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mardi 31 octobre 2017

2017 10 15 - 10K Paris Centre

10 km Paris Centre


Depuis le marathon "Les courants de la liberté" qui s'est déroulé du côté de Caen à la mi-juin, je n'ai rien de prévu pour la fin de l'année. Juste une pause de toutes activités physiques pendant 3 mois.
Finalement, l'abus de fromages, de charcuteries et d'apéros pendant les vacances m'ont obligés à reprendre l’entraînement une dizaine de jours plus tôt que prévu. 
Mais la motivation n'est pas au rendez-vous alors, quand je découvre dans un mail que le 10 km Paris centre n'est pas complet à 3 semaines de l’événement, je n'hésite pas une seconde à dépenser 25€ pour profiter du magnifique parcours qui est présenté en espérant qu'il ne soit pas modifié.

Quelques jours après la confirmation de mon inscription, je reçois un courriel m’informant que la préfecture de police a demandé à décaler la date de la course. Elle est désormais programmée 2 semaines plus tard, soit le 15 octobre. Un remboursement est proposé mais comme je suis disponible je serai de la partie.
Entre temps, j'en parle à un jeune collègue qui est allé voir sur le site et a pu s'inscrire quasiment à la dernière minute. Ce sera, pour ce grand tri-athlète, l'occasion de faire un vrai 10 km !

C'est d'ailleurs en sa compagnie et celle de Stéphane que je vais récupérer mon dossard le vendredi midi. Pas trop de monde, ça ira très vite.
Rendez-vous est donné dimanche matin 9h10 devant le PC sécurité. Et c'est accompagné de Pascal et Isabelle que nous nous rendons sur la zone de départ en trottinant sous un magnifique soleil.
Nous passons le long des barrières de la zone d'arrivée où les secours sont déjà en place et où de nombreux bénévoles s'activent. Pour moi cette zone me paraît petite pour accueillir plus de 10 000 personnes, on verra bien.

Il y a déjà du monde dans les différents sas mais pas encore assez à mon goût car nous nous retrouvons presque en première ligne des coureurs en moins de 50mn. Je sais que ça va partir vite, trop vite pour moi et que je vais exploser. Mais bon, à moi d'être raisonnable.
En attendant que Kevin Mayer donne le départ on papote puis enfin, il libère les handisports suivis quelques minutes plus tard des élites malgré un pistolet défaillant.
Nous nous rapprochons de l'arche. A peine le temps de se souhaiter une bonne course à mes amis et de prendre une photo que c'est parti.
Et comme prévu l'Opéra Garnier se rapproche rapidement, puis on tourne à gauche, sur la rue de la Paix (on commence le monoply). Je traverse la place Vendôme aux côtés du premier meneur d'allure en 50'.
Nous entrons sur la longue rue de Rivoli, longeons les Tuileries, le Louvre puis la tour Saint-Jacques que nous allons contourner par la droite afin de rejoindre les quais hauts par la place du Châtelet. Comme prévu le coup de mou est là. Il m'est impossible de suivre le meneur d'allure qui s’éloigne doucement mais sûrement, pire, le second meneur d'allure me dépasse...
La mi-parcours est au niveau des Tuileries, non loin de la Place de la Concorde et de ses pavés. C'est d'ailleurs là que se trouvent les tables du ravitaillement. 
Ca se complique sérieusement et je sais que sur les Grands Boulevards ça va se vallonner un peu jusqu'à la fin, c'est mal barré cette histoire.
A la place de la Madeleine, nous prenons le boulevard des Capucines. Nous traversersons l'avenue de l'Opéra (place de l'Opéra) où les encouragements sont nombreux puis continuer sur le boulevard des Italiens jusqu'au boulevard de Montmartre. Il reste un peu moins de 3 kilomètres et c'est à partir de là que ça va se corser un peu. Cependant, contrairement à ce que j'imaginais, comme je suis en toute petite foulée, je souffre moins que prévu alors que pour d'autres la marche s'impose.



Juste après la porte Saint-Denis nous allons tourner à droite pour "descendre" le boulevard de Sébastopol jusqu'à la rue Etienne Marcel. Un autre meneur d'allure (le dernier en cinquante minutes) me dépasse en encourageant tout le monde. 
Nous sommes dans le dernier kilomètre, la place des Victoires (troisième et dernière place royale traversée par les coureurs) est en vue. Nous la contournons par la droite, longeons la Banque de France. L’arrivée est proche, ça descend légèrement, ça accélère autour de moi, j'en suis incapable et dans le dernier virage, un coureur force le passage et m'oblige quasiment à m'arrêter. 
L'arche est en vue et comme je l'imaginais c'est le bordel. Je vais passer le premier tapis et je n'irai pas plus loin, ça bouchonne devant, ça pousse derrière pour franchir la ligne mais il y a trop de monde.
Non seulement la zone d'arrivée est trop petite, pas assez longue et large mais l'organisation n'a pas trouvé mieux que de distribuer les médailles 20 mètres plus loin ce qui ne laisse pas assez d'espace pour faire dégager rapidement la zone d'arrivée.

Juste après, sur la rue du Louvre, on trouve le ravitaillement d'arrivée. Les tables sont disposées que d'un seul côté c'est aussi la bousculade pour les approcher. Pour moi rien d'intéressant et surtout rien d'emballé donc je n'ai qu'une idée en tête quitter cette zone surpeuplée, je ne prendrai même pas un gobelet d'eau.
J'arrive quand même à retrouver Pascal et Isabelle avec qui je vais rentrer. Samuel a été trop rapide et comme il était attendu pour un déjeuner familial il avait prévu de repartir aussitôt.

Malgré les soucis de l'arrivée, j'ai quand même passé une excellente matinée. Le soleil était présent, le parcours magnifique et finalement un chrono que je n'aurais pas pensé faire avec seulement un mois de reprise et des kilos en trop.

A la prochaine !

Trace de mon GPS :

Liens vers mes photos (au smartphone) ICI

Lien vers les résultats sur le site de la FFA ICI
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samedi 26 août 2017

2017 06 11 - Les courants de la liberté, le marathon de Caen

Les courants de la liberté


Prévu de longue date pour un rassemblement "d’amis-collègues coureurs" c'est finalement seul que je pars vivre cette aventure.
Pour rentabiliser le trajet j'ai proposé un covoiturage. Départ de Paris vendredi 9h30. Je dépose mes passagers à proximité du Zenith de Caen puis je file sur la zone commerciale de Mondeville, pour me restaurer, acheter des ampoules pour la voiture et quelques babioles à Decathlon (magasin que j’ai cherché un peu).
Retour du côté du Zenith et du parc des expositions. Je laisse la voiture sur le parking de l’hôtel puis je file faire un tour en ville à pied. Belle ballade qui va me ramener en fin d’après-midi au parc des expos pour retirer mon dossard. Pour moi ça ira vite. Par contre énormément de monde pour la Rochamebelle. Un petit tour rapide du village et des exposants puis retour à l'hôtel pour récupérer les clés de ma chambre. Je m’installe et prépare déjà mes affaires pour la course du dimanche.

Cette opération réalisée il est déjà l’heure de dîner. Nouvel aller-retour en centre-ville à pied (par un autre chemin) avant de me mettre au lit car le samedi va être chargé.
J’ai en effet passé un magnifique samedi en compagnie de ma nièce Anne-Sophie, son mari Arnaud et leur grande famille. On a accompagné la plus jeune sur un plateau de basket à Cabourg puis nous nous sommes promenés sur l’esplanade avant de rentrer pour un excellent barbecue. Au passage, ma nièce m'a déposé dans un supermarché à Blainville-sur-Orne pour m'acheter mon petit-déjeuner du lendemain matin car l'hôtel n'a fait aucun effort pour les marathoniens.

De retour dans ma chambre, je n'ai même pas envie de dormir malgré cette longue journée chargée. Peut-être aussi à cause de la chaleur dans la pièce. Le réveil est programmé pour 6 heures afin d'être à l'heure au parc des expositions pour prendre le bus qui va nous conduire sur la zone de départ.
J'ouvre les yeux avec une heure d'avance sur mon réveil. Je grignote en me préparant tranquillement, aucune pression même si je sais que la journée s’annonce difficile.
A 6h45 ma voiture est sur le parking derrière le Zenith, quasiment à côté des vigiles. Je ne laisse rien de valeur dans la voiture mais avec une présence humaine à proximité il y a peu de chance qu'on me vole mes affaires sales des jours précédents.

Direction les navettes. Je serai dans le premier bus pour Courseulles-sur-Mer, petit port où j’ai dégusté d’excellentes moules (frites) en aout dernier.

On nous dépose presque à la sortie de la ville. Du coup, peu de spectateurs. Le peu d’habitants à côté de l’arche ne semblent pas très concernés par l’évènement, je suis donc un peu déçu que le départ ne soit pas donné au centre de cette petite bourgade.

L’attente est un peu longue, le départ est dans plus d’une heure. Les coureurs arrivent petit à petit. Je dépose mon sac dans un casier à côté du camion puis je fais quelques photos.
A vingt minutes du départ, Marieno me fait un petit coucou. Elle est en compagnie de Gilles (Arlequin), Gilbert dans une tenue tahitienne et William en militaire (dans le thème des plages du débarquement). Tous trois auront beaucoup de succès notamment auprès des photographes.



Puis c’est au tour de Nadia de nous faire un petit coucou. Encore quelques photos puis direction la ligne de départ où l’arche a disparu !
Gros soucis technique, il n’y a plus d’électricité ce qui va décaler l’heure du départ car sans courant ... pas de chrono !
C’est donc après quelques minutes de retard que le départ est donné. On se souhaite bonne course et c’est parti !
N’ayant aucun objectif chronométrique je pars prudemment puis vais me caler derrière les meneurs d’allure en 4h15. Sauf que le premier kilomètre est avalé en moins de 5’52, ce qui correspond plutôt à un temps final d’environ 4h05. Ce qui laisse un peu de marge mais compte tenu de la chaleur qu'il fait déjà, il va y avoir de la casse.
Et le soleil brille bien fort, peu de vent donc pas d’air, ça va être dur mais comme nous traversons de jolis villages, que c’est tout plat et que tous les spectateurs applaudissent en voyant les meneurs d’allure tout va bien.
Je reste derrière les flammes jusqu'au premier ravitaillement où je vais prendre une bouteille sans m’arrêter. Je bois bien, m’arrose et continue mon chemin.
Le parcours est très agréable. A certains endroits on voit la mer jusqu'à bien s’en rapprocher et même courir le long de la plage juste après le 13e km.
Nous quittons Lion-sur-Mer et allons entrer dans Ouistreham. Le parcours, les spectateurs, les groupes de musique, tout est génial, j’adore.

Les ravitaillements se succèdent et je bois toujours ma petite bouteille d’eau mais, surtout, c’est la première fois que je profite bien des zones d’épongeages sur un marathon. Le ciel se couvre un peu mais cela ne sera pas suffisant pour faire baisser la température.
A la sortie de Ouistreham, après le 17e km, nous nous retrouvons le long du canal de Caen à la mer. L’ambiance change du tout au tout. Sur ces 7 km, nous sommes isolés, peu de spectateur un coin parfait pour une petite pause technique. Il n’y a qu’à Bénouville, au Pégasus bridge, lieu de départ du semi-marathon, que nous retrouverons de nombreux encouragements, malheureusement sur une trop courte portion.
Peu après je vais me faire dépasser par les 2 meneurs d’allure en 4h15 que je suivais au début. Malgré leurs encouragements je sais que ça va se durcir. Je les remercie et leur renvoie les miens. Je constate que la meute qui les suivait au départ a bien fondue car ils sont quasiment seuls.
Peu après le 23e km nous quittons ce canal. Je me réjouis à l’idée de revoir du monde par contre le parcours va se compliquer. Cette première petite grimpette qui n’est pourtant pas un col de haute montagne va me laisser sur place. Je résiste à l’idée de marcher mais je sais au plus profond de moi que la fin va être très compliquée. Cette partie campagnarde du parcours est plus vallonnée, je sais que je ne résisterai pas longtemps à l’idée de marcher et c’est au 28e km que cela va arriver, peu de temps après m'être fait dépasser par Marieno et Gilles.
Encore 14 km, ça va être long mais comme le public, les bénévoles sont super sympas, finalement le temps passe vite.
Par contre je bois, je bois, je n’ai jamais autant bu sur une course. Je m’arrose aussi beaucoup pour bien me rafraichir. J’alterne marche et course, enfin je fais comme je peux pour avancer et rallier la ligne d’arrivée dans une ville de Caen très calme, c’est l’heure du déjeuner.

Elsie, ma collègue de Pierrefitte qui a fait la Rochambelle le samedi soir et le 10 km ce dimanche matin est à quelques mètres de l’arche et m’encourage pour ces dernières foulées, grand merci à toi Elsie !

Même pas faim, ni soif, je récupère mes affaires puis file à la voiture pour me changer.

Petite douche à la voiture, l'eau y est bien chaude et une fois débarbouillé je vais attendre Marieno pour un retour sur Paris avec 3 autres personnes.  Un retour avec pas mal de gendarmes sur le bord des routes normandes et une entrée difficile dans la capitale, comme tous les dimanches après-midi qui signifie que ce beau week-end est terminé.

Je ne remercie pas, mais alors pas du tout l’hôtel "le crocus" de Caen qui n’a fait aucun effort pour les marathoniens. Accueil sympa mais direction sournoise. Seul effort, petit déjeuner à 7h30 au lieu de 8 heures, heure à laquelle partait la dernière navette du parc des expos…
Et impossibilité de laisser ses affaires dans une pièce de l’hôtel en sécurité, démerdez-vous, on rend les chambres pour 11 heures, c’est comme ça on ne discute pas.

Par contre, grand merci à ma nièce et sa famille pour son accueil samedi.
Merci et bravo à toute l’organisation pour ce week-end de courses pour tous qui a commencé le vendredi avec tous les enfants des écoles de la ville, qui s’est poursuivi le samedi avec une course de rollers, la Rochambelle, un 10 km, un semi-marathon, un marathon relai et le marathon. Vraiment bien organisé, chapeau.
Et cela ne pourrait pas se faire sans les bénévoles qui ont été, comme toujours, d’une grande gentillesse et d’une grande disponibilité.
Pour moi c’est trois mois de repos.
A la revoyure !


La trace de mon GPS :


Mes photos du week-end :

2017 06 11 - Courant de la liberte - Marathon Caen

 Le résumé en vidéo :

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lundi 29 mai 2017

2017 05 21 - La grande course du Grand Paris

La Grande course du Grand Paris


Première et unique édition d’une épreuve créée pour deux raisons. La première est la promotion de la candidature de Paris à l’organisation des jeux olympiques de 2024. La seconde est le rapprochement de Paris avec sa banlieue dans le cadre du Grand Paris. 
C’est la raison pour laquelle le départ sera donné au cœur de la capitale, à l’Hôtel de ville, et l’arrivée jugée en Seine-Saint-Denis, sur la piste d’athlétisme du stade de France, la même piste qui a vu évoluer de nombreuses célébrités de l’athlétisme, notamment à l’occasion des championnats du monde en 2003.

C'est parce que les Archives nationales ont trois sites en Ile de France dont deux dans le Grand Paris : le premier à deux pas du stade de France, à Pierrefitte-sur-Seine, le second dans le centre de Paris (500m de l’hôtel de ville) et le troisième à Fontainebeleau, qu'est née l’idée de monter une équipe qui s’alignerait sur le challenge entreprise. Un appel général a été lancé par l’association sportive et culturelle pour trouver au moins cinq coureurs. Au départ je n’étais pas partant car je ne devais pas être à la maison ce week-end là. Mais le programme a été bouleversé et me voilà, ce dimanche 21 mai, à 8h30, dans la cour d’honneur du site parisien des Archives nationales, en train de me changer avec les collègues.
Et ce ne sont pas les supporters qui manquent. Nous nous préparons sous l’œil bienveillant de notre directeur adjoint, Nicolas Houzelot, de Caroline Piketty, responsable du service des public de Pierrefitte, et d’Olivier, qui, au nom de l’association s’est occupé de toute la logistique (l’inscription, retrait des dossards, maillots...).

1er rang, de gauche à droite : moi, Loïc, Maïa
debout : Benoît, Pascal, Olivier (Moliv), M. Houzelot, Simon, Arnaud, Martine, Olivier, Delphine et son mari


Les préparations et la photo de groupe faites, direction l’hôtel de ville. En cours de route nous récupérons Léa, qui n'est donc pas sur la photo ci-dessus. Après avoir franchi le contrôle de sécurité nous allons attendre l’heure de départ de notre SAS.
L’ambiance est bonne, on a raté l’échauffement commun, on papote, on prend des photos. Un détail important, la météo est plus que favorable pour courir, ça va être génial. Toute l’équipe des archives se retrouve dans la même zone de départ, tout le monde à le sourire jusqu'à ce que le coup de pétard retentisse.
On se souhaite bonne course et c’est parti !

Avec un marathon trois semaines plus tard je n’ai aucun objectif chronométrique. J’ai comme mission d’être le « lièvre » de Benoît, un collègue qui se remet à la course à pied et qui a fait le pari de faire avec moi le marathon de Porto en 2018.

Même si les premières avenues sont larges, il y a beaucoup de monde ce qui ne facilite pas notre progression. Je me retourne régulièrement pour m’assurer que Benoît est bien derrière moi. Nous avons la chance de porter un maillot bleu qui n’est pas à la mode sur cette course ce qui permet de nous retrouver facilement.
En revanche, j’ai mal configuré ma nouvelle montre Garmin. Je n’aurai que l’allure moyenne, aucune information précise de chrono. Dans un sens, ce n’est peut-être pas plus mal, on se mettra moins la pression.

Peu avant le second kilomètre nous arrivons Place de la République et là, à ma grande surprise, nous n’allons pas la contourner. Nous quittons le bitume pour la traverser. Trottoir à monter, grands bancs en bois ne laissant qu'un étroit passage, rendent cette manœuvre un peu dangereuse. Pour nous ça passe et 300 mètres plus loin, à gauche toute pour nous retrouver le long du canal Saint Martin. Ca va grimper un peu, un tout petit peu. J’annonce à Benoît que ce sera comme ça jusqu'à Stalingrad et après ce sera du billard.
A Stalingrad, 4e kilomètre, un ravitaillement nous attend mais on le zappe. On aurait dû y trouver des « bulles d’eau ». Un ravitaillement écologique puisque pas de bouteille, pas de gobelet, on croque une poche d’eau, on avale tout… mais j’en ais pas vu et personne de notre équipe n’a eu le privilège de voir à quoi ça ressemblait.

Là aussi, on nous fait traverser la place et, pour rejoindre les quais du bassin de la Villette, nous devons passer sous un tout petit tunnel très étroit, ce n’est pas l’idéal mais ça passe.

Le long du bassin nous sommes en plein soleil et la température monte. Jusque là mon coéquipier va bien.
Peu après la caserne des pompiers de Paris de Bitche, nous croisons un coureur à fond dans l’autre sens. Je plaisante avec Benoît mais malheureusement il allait chercher les secours pour une dame allongée sur le bitume. Elle était bien entourée, nous espérons que ce n’était pas grave.

Au 6e km, nous sommes sur le canal de Saint-Denis et pour ne pas couper la circulation sur un pont on va nous faire passer dessous. Ca va descendre et monter mais le pire est que ce passage étroit comporte de nombreux petits plots d’amarrage métalliques ce qui rend cet endroit très dangereux même si le peloton s'est bien étiré. Il faut être vigilant ce qui n'a pas été le cas d'un monsieur qui s’est bien abîmé le genou, les secours sont auprès de lui.
Au pont suivant nous nous retrouvons de l’autre côté du canal. Ca commence à devenir dur pour mon camarade mais il s’accroche. L’allure baisse très légèrement mais on devrait être sous l’heure au 10e km.

Pas de spectateur ni d’ambiance sur cette partie du tracé. Il faut faire attention aux quelques trous, pavés ou autres obstacles que nous pouvons croiser sinon c’est tout plat.
Le stade de France apparaît sur notre gauche, l’arche du 10e kilomètre se profile. Un dernier effort et nous passons la première ligne dans un temps que j’estime autour des 55 minutes mais il reste 1,8 km pour rejoindre la ligne d’arrivée du stade de France or une très grande partie des coureurs, s’arrête et marche.
Benoît en fait de même pour reprendre son souffle. Il me dit de continuer seul. Pas question, on a commencé ensemble, on termine ensemble. Je l’invite alors à reprendre à une allure cool, très cool.
Quelques marches, un pont et c’est l’entrée dans les entrailles du stade de France. Nous allons emprunter le périphérique intérieur du stade. Un virage à droite et la piste se présente à nous. J’annonce à Benoît que je vais partir devant pour le prendre en photo à l’arrivée et c’est dans la joie et la bonne humeur qu'il passe la ligne en un peu plus d’une heure et sept minutes.



On se félicite, puis, la médaille autour du coup nous allons grignoter, boire un peu, retrouver les collègues déjà arrivés et attendre les autres. On se félicite, on refait notre course puis une fois tout le monde arrivé c’est l’heure de rentrer à la maison, en courant mais par un chemin plus direct. Pascal m’accompagnera tout comme Loïc qui nous quittera du côté de Max Dormoy et Benoît peu avant la gare de L’Est.

Merci à la direction des Archives nationales, à l’association sportive et culturelle de notre institution (notamment Olivier) et à toutes les autres personnes qui ont rendu possible cette belle matinée de sport.

Aux dernières nouvelles, si Paris obtient les jeux olympiques, cette course pourrait être maintenue jusqu'en  2024. A suivre…

Bravo à tous les concurrents, à tous mes collègues et, pour ce qui me concerne, rendez-vous au marathon de Caen, "Les courants de la liberté" le 11 juin.


Lien Garmin :
La course :

 Le retour :


Lien vers ma galerie photo Google (mes photos, celles de Caroline Piketty et des photos trouvées principalement sur Facebook)


Ambiance à l'arrivée :




Les résultats,
par équipe (Les Archives nationales se classent 27e sur 73)



au 10e km



et au Stade de France















Hubert Leclercq


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lundi 10 avril 2017

2017 04 02 - Marathon de Rome

Marathon de Rome 2017


Dès la fin septembre 2016 j'ai commencé à me renseigner sur cette course. Entre Madrid et Rome, madame a choisi l'Italie mais, comme le site internet n'est pas très bien traduit, qu'il est question d'une runcard, d'un certificat médical avec examen cardiaque, j'ai décidé d'aller au plus facile et de faire confiance à l'agence Coureurs sans Frontière. C'est peut-être un peu plus cher mais on s'occupe de nous emmener à l'hôtel, au retrait des dossards ce qui va ma faciliter la vie.

Le voyage s'est bien passé. Le bus nous emmène au palais des congrès, dans un quartier Mussolinien, où il faudra être patient pour retirer notre dossard.

Après une longue file d'attente (heureusement sous un beau soleil), nous entrons enfin dans cette grande bâtisse. Une jeune italienne me remet mon enveloppe et me renvoie vers une personne, certainement française vu sa façon de s'exprimer, qui va nous expliquer tout ce que contient l'enveloppe. Ne reste plus qu'à suivre le tapis rouge qui nous emmène au retrait du sac à dos pour la consigne et du T-shirt. 
On ne s'éternise pas, de toute façon je ne capte rien à l'italien...

20 minutes de bus plus tard nous sommes à l'hôtel Massimo D'Azeglio, à côté de la grande gare centrale Termini. C'est qu'il est déjà plus de 15 heures et nous avons faim. Une fois nos affaires déposées dans la chambre, une bonne assiette de pâtes avalée, nous commençons à découvrir cette magnifique ville toujours sous un beau soleil.
Rendez-vous est donné à 19h30 pour la pasta-party au restaurant de l'hôtel. Nous faisons la connaissance d'un gentil couple originaire de Bretagne. Cette belle soirée ne s'éternise pas car le lendemain il y a un marathon à courir.
Mes affaires sont prêtes, donc pas de stress pour le réveil. Vers 7h00 je prends un petit déjeuner un peu trop léger à mon gout puis à 7h30 je retrouve la petite moitié du groupe qui va rejoindre la zone de départ ensemble. L'autre moité ayant décidé de se débrouiller par ses propres moyens.

Notre guide connait bien l'épreuve et nous fait passer par le chemin le plus court. Comme le Colisée et la zone de départ sont grillagées, il faut savoir où passer sinon on fait quelques kilomètres de marche supplémentaires avant les 42 du marathon.

La foule est dense mais on rejoint assez facilement notre sas de départ. Comme nous ne sommes pas loin de notre hôtel, je ne laisse rien à la consigne et comme je ne sais pas ce que je vais trouver sur les ravitaillements, j'emporte avec moi 3 barres de céréales.

Le départ de notre vague est prévu pour 8h45. Eric, notre guide, nous dit qu'avec les italiens... mais l'un des speakers annonce en français que nous allons bientôt partir et effectivement le décompte est lancé en italien. Nous nous souhaitons bonne course et nous partons à l'heure !

Très bonne ambiance sur la zone de départ mais très vite, après 3 minutes de course le ciel s'assombrit, le tonnerre gronde, quelques éclairs et les gouttes d'eau commencent à tomber. La température est pourtant clémente malgré la pluie qui ne me quittera pas jusqu'au 13e km avec une averse limite grêle.

Le début de course est un peu vallonné et contrairement à ce que je pensais mes Hoka tiennent bien sur les pavés humides. Par contre impossible de faire des photos, j'ai donc rangé mon appareil dans une pochette de ma ceinture. Faire des photos au flash en courant n'a aucun intérêt autant protéger mon appareil de l'eau et d'une éventuelle chute.

Comme je n'ai pas mes lunettes et que l'eau recouvre ma montre, impossible de savoir quelle est mon allure mais comme tout se passe bien ça ne m'inquiète pas, je profite.

Après être passé devant la Basilique Saint-Paul-Hors-Les-Murs, nous traversons une première fois le Tibre par le pont G. Marconi. 
Au second ravitaillement je comprends l'affichage des chronos. Le panneau affiche le chrono pour chacune des 3 vagues et là je comprends que je me suis cramé et que je vais le payer certainement vers le 37e. J'avale une bouteille d'eau à bonne température et je continue cette belle aventure. 
Malgré la pluie nous sommes régulièrement encouragés. J'imagine que par beau temps il y aurait plus de monde. Sur une courte portion, nous devons partager une large avenue avec des automobilistes dont certains nous encouragent derrière la vitre de leur véhicule.

Nous traversons à nouveau le Tibre que nous allons suivre sur 4 km. Au troisième ravitaillement je vois apparaitre des aliments solides. Y en aura t-il aussi sur les ravitaillements suivants ? Comme je viens d'avaler ma première barre de céréales je ne prends qu'un gobelet d'eau.
De là où nous sommes, nous ne voyons ni le fleuve ni la magnifique petite Ile Tibérine. Par contre je commence à apercevoir le sommet de la Basilique Saint Pierre. 

La pluie nous abandonne. Il y a une bonne ambiance dans le peloton. Pas mal de français et des Italiens qui parlent fort et même certains qui chantent.
Juste après avoir vu le château Saint-Ange puis l'arrière de l'imposant palais de justice (cour suprême de cassation) nous passons de l'autre côté du Tibre pour passer devant le tribunal. Je sais que la Place Saint Pierre n'est plus très loin. Effectivement, 500m plus loin, je me retrouve face à la Basilique que nous voyons si souvent à la télé.

Quelques kilomètres plus loin, après avoir passé le semi-marathon, nous rejoignons la rive droite du Tibre. Après deux kilomètres nous passons devant le Stade Olympique de Rome et l'imposant complexe sportif puis nous passons sur la rive gauche. Nous devons à nouveau partager la chaussée avec de rares voitures. Au ravitaillement, je vais prendre une bonne poignée de fruits secs et un gobelet d'eau juste avant d'attaquer ce qui sera pour moi la grosse difficulté du parcours. C'est qu'elle fait mal cette petite grimpette du 28e km. Quelques-uns marchent, je vais faire l'effort de ne pas m'arrêter, ça aussi je vais certainement le payer plus tard. Tout baigne, pourvu que ça dure...

Du 33e au 37e km nous allons redescendre vers le centre ville en longeant le Tibre. Nous nous engouffrons dans la vieille ville, traversons la très belle piazza Navona où je me fais dépasser par ce qui semble être le meneur d'allure des 4 heures et par un groupe d'italiens qui galopent dans la joie et la bonne humeur en chantant.
Le 37e km est passé, je craignais le pire. La vitesse a baissée mais ce n'est pas le gros coup de barre habituel. Peu après je me retrouve en bas de la place de Venise, je vois l'arche d'arrivée sur ma droite mais nous allons tourner à gauche. Il y a encore 4 bons km à faire. 

Je me retrouve sur la Via del Corso, cette longue artère centrale qui va nous emmener sur la Piazza del Popolo (Place du peuple). Beaucoup de monde sur cette avenue mais plus de touristes que de supporters qui n'ont qu'un seul et unique objectif : traverser !
Et ce qui devait arriver arriva. Un touriste qui déboule juste devant moi sans avoir regardé. Je n'ai d'autre choix que de m'arrêter brutalement. Là, ça fait mal, j'ai du mal à relancer.
Je contourne la place du peuple pour une nouvelle longue ligne droite qui va nous faire passer devant la belle place d'Espagne. 

La pluie refait son apparition avec un petit vent frais de face, c'est le gros coup de bambou qui me tombe dessus. Fallait que ça arrive, je m'y attendais, c'est la logique des départs trop rapides. 
L'allure en prend un gros coup. En plus j'ai les pieds trempés et je n'aime pas ça. 
Au dernier ravitaillement, à l'entrée d'un tunnel, je prends à nouveau des fruits secs et une bouteille de Powerade. C'est trop de sucré pour moi, ça passe mal, quand ça ne va plus, rien ne va plus ! Fort heureusement il ne reste qu'un bon kilomètre à faire. 

Je me retrouve sur la Via Nazionale. Pour y être passé la veille je sais où est la marque du dernier kilomètre.

Ca commence à descendre un peu mais les pavés ne sont pas en bon état, il faut rester vigilant.
La place de Venise est là, les encouragements sont nombreux. Deux virages à gauche plus loin l'arche d'arrivée me fait face et je passe dessous après plus de 4 heures d'efforts, hyper heureux d'être allé au bout sans bobo.

On me remet une jolie médaille puis on une couverture de survie. Je constate qu'il y a pas mal de monde au massage, pas le temps d'attendre, la première sortie à gauche est la rue de mon hôtel et ma femme m'attend justement à cet endroit sous la pluie.

Voilà une belle course qui se termine. J'ai trouvé que l'ambiance à l'arrivée était un peu tristounette comme dans Central Park à New-York. La pluie, mais aussi et surtout les nombreuses barrières, les mesures de sécurité y sont certainement pour quelque chose. Je trouve ça dommage.
Je regrette aussi de ne pas avoir vu de ravitaillement à l'arrivée, peut-être fallait-il aller un peu plus loin. Cela dit, j'ai passé un agréable moment, j'ai adoré cette course, dommage que la météo n'était pas favorable.

Merci à Eric de Coureurs sans Frontière pour sa bonne humeur, ses conseils, etc...
Un grand merci aussi à tous les bénévoles de cette belle épreuve.
Bravo à tous les participants et au groupe CSF.
Maintenant place au courant de la Liberté, un marathon Normand !



Liens vers les galeries photos non triées et non modifiées :
Album course
Rome le 1er avril
Rome le 2 avril
Rome le 3 avril
Rome le 4 avril
Photos avion



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dimanche 23 octobre 2016

2016 10 09 - 38e édition des 20 km de Paris


Les 20 km de Paris


Profiter du meilleur tarif (36€) a été ma première motivation pour remplir le formulaire d'inscription dès l'ouverture. La seconde est que j'avais réussi à Vincennes, quelques semaines auparavant, un bon 10 km (pour mon petit niveau) et je voulais savoir ce que j'étais capable de faire sur une distance plus longue. Un prix abordable, un parcours assez roulant, ces 20 km de Paris ont tous les ingrédients pour passer un bon moment.

Ce qui n'était pas au programme c'est la pubalgie qui m'est tombée dessus suite au trail des villes Royales fin février. Tous mes plans ont dû être revu et notamment le trail de la Vallée des Lacs dans les Vosges, que j'ai fait en grande partie en mode touriste.
Après un peu de repos et en utilisant un short dit "anti-pubalgie" de la marque Under Armour, l'été s'est plutôt bien passé. La douleur dans le bas ventre est partie mais l'adducteur droit demeure sensible alors je reste prudent. Quasiment toutes mes sorties se font à moins de 10 km/h, dans ces conditions impossible de faire une performance aux 20 km de Paris, ce sera donc une course plaisir.

Je vais retirer mon dossard vendredi midi pendant la pause méridienne. Il n'y a pas grand monde, ça va vite. Juste un bref arrêt au stand des courants de la Liberté car il est prévu que je participe au marathon en juin prochain.
Dans les courriels envoyés aux coureurs, l'organisation a bien insisté sur les consignes de sécurité et que les accès aux SAS seraient bien contrôlés. Il nous a été recommandé d'être à l'heure et comme chez moi, l'heure c'est l'heure, c'est avec une bonne dizaine de minutes que je me pointe à l'endroit où est censé se trouver la porte d'accès des dossards jaunes. Sauf qu'à 8h20 c'est encore un peu le bazar. Les grilles sont déplacées maintes et maintes fois et pendant ce temps là je suis quasiment seul à bien me cailler les miches.
Heureusement la journée devrait être belle. Le soleil se lève et petit à petit le monde arrive. Miraculeusement, presque dans les temps, nous pouvons enfin accéder aux SAS, départ dans moins d'une heure-trente !
Après une présentation du parcours par les speakers, deux brefs échauffements collectifs le départ des handisports est donné et 5 minutes plus tard ce sont les élites qui s'élancent suivi des préférentiels il est 10 heures.

On se rapproche de la ligne. On sépare le peloton juste derrière moi. Je ferai donc parti de la seconde vague. Ca m’inquiète un peu car j'imagine que la majeure partie des coureurs présents ici sont là pour faire un chrono entre 1h35-1h40, peut-être un peu moins, ça va donc partir vite. Un meneur d'allure en 1h40 se positionne devant ce qui confirme mes craintes, ça va être trop rapide pour moi. D'un autre côté, je me dis qu'en étant dans les derniers coureurs de cette vague, j'ai peut-être une chance de ne pas m'emballer dès les premières foulées.

Le décompte est lancé puis les fauves sont lâchés !
Conformément a ce qui a été dit et répété au micro, le départ, qui a changé par rapport aux années précédentes, est bien étroit. Moi qui voulait partir tranquillement je suis comblé, mais là on marche !
Faut toujours qu'il y ait des personnes qui se mettent devant alors qu'elles n'ont rien à y faire. Et en plus ils se mettent à 3 ou 4 de front, râlent quand certains les bousculent en les dépassant, inadmissible et un manque total de respect pour ceux qui courent.

C'est la première grosse nouveauté du parcours pour raison de sécurité. Au lieu se grimper directement l'avenue des Nations Unies pour se retrouver sur la place du Trocadéro, nous allons emprunter l'avenue de New-York le long des quais sur 900 m environ. 
L'avantage c'est que c'est plat. Mais ça va pas durer. Après 900m nous allons tourner à gauche pour prendre l'avenue Marceau qui va nous emmener à l'Arc de Triomphe. C'est là que se trouve la première difficulté, une légère côte pavée dans laquelle il faut être prudent.



Après avoir contourné l'Arc de Triomphe par la rue de Presbourg, on se retrouve sur l'avenue Foch qui est animée par quelques groupes musicaux. C'est très large, on ne se marche pas dessus.
Le bois de Boulogne se profile. Un rapide coup d’œil au chrono pour constater que je suis trop rapide mais tout baigne alors je continue sur ma lancée, ça ne va pas durer bien longtemps.
Le premier ravitaillement a été placé juste avant le passage sur les tapis du 5e kilomètre. Je sais qu'Ella et Isa sont sur ce poste mais de quel côté ?
L'ami Pascal doit aussi y être sauf s'il a trouvé quelqu'un de son club à accompagner. Je vois Ella sur la gauche comme l'année dernière, elle tend une bouteille que j'emporte et Isa me tend mes bonbons préférés que je rate, obligé de faire marche arrière. Merci pour tout les filles ! Pas vu Pascal, il doit être en train de courir. 
La dernière modification du parcours est là. Nous allons quitter l'allée de Longchamp plus tôt que d'habitude pour emprunter l'allée de la Reine Marguerite. Je dépasse une joellette puis nous allons croiser les coureurs qui ont déjà fait le demi-tour.
Je me fais de plus en plus doubler, j'imagine par les coureurs les plus rapides des vagues suivantes.

Nous quittons le bois de Boulogne, longeons l'hippodrome d'Auteuil. A partir de là plus de changement sur le parcours. Peu après avoir passé le 10e km, je me rends comte que le meneur d'allure en 1h40 n'est pas très loin devant moi.  A-t-il eu une défaillance ? Aurais-je accéléré ? Ma montre affiche une allure légèrement meilleure mais rien d'anormal et rien à y comprendre.
Nous nous retrouvons sur les quais, en plein soleil. Je commence à avoir chaud, je retire mon buff et j'abaisse mes manchettes. Je dépasse une fille du club à Pascal qui ne semble pas être au mieux. Vers le 13e km je constate que mon short, avec le poids du téléphone, des bonbons et des 2 barres énergétiques se fait la malle. Je dois m'arrêter pour le resserrer et refaire un nœud solide.



Puis arrive la partie qui me fait un peu peur. D'une part parce que j'ai toujours du mal à partir du 16e km mais aussi parce que le parcours se complique avec les tunnels et leurs petites pentes pour en sortir. Je profite du ravitaillement du 15e pour boire une seconde fois et je remercie bien les bénévoles.
Juste avant de passer sous le tunnel de la Concorde je reconnais le tatouage de Thierry, un ami facebook rencontré grâce à l'ami Jean-Pierre. On se salue et on se souhaite une bonne fin de course. Les Tuileries sont sur ma gauche, le musée d'Orsay sur ma droite. Changement de direction à droite pour prendre le pont Royal puis la voie sur berge de la rive gauche que je connais bien pour y venir généralement au moins une fois par semaine.

Là, je me prends un courant d'air. La fille du club à Pascal me repasse à une allure qu'il m'est impossible de suivre. Je regarde mon chrono pour me rendre compte que je peux être sous les 1h40 voire peut-être mieux. Alors je me donne un coup de pied aux fesses pour finalement passer la ligne en 1h38 et 56 secondes !! 
Un temps que je n'aurais jamais imaginé même en rêve, mais je l'ai fait ! Je ne sais pas comment car je ne fais que des entrainement à moins de 10 km/h de moyenne, pas fractionné, aucune ppg et autres trucs du même style sans oublier les quelques kilos de trop.
Bref, la médaille en poche, je rentre à la maison en trottinant. Je suis sur un petit nuage et au total j'aurai couru 6 km de plus en vue de la Saintélyon.

Pour conclure, à part les 150 premiers mètres du parcours cette épreuve est une très belle course pour qui veut faire un chrono sur le bitume parisien.
Je n'ai pas eu la chance de croiser Francine ni Jean-Pierre qui se trouvaient sur le parcours en mode photographe.

Il me reste à remercier tous les bénévoles qui ont donné de leur temps pour que cette course soit une réussite.
A la prochaine !




Diaporama de quelques photos (lien vers l'album complet à la fin):


©Hubert Leclercq-2016
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lundi 8 février 2016

Foulées de Vincennes, 14e édition du 07/02/2016, 10km route.

Les foulées de Vincennes 2016





Après une édition 2015 en mode accompagnateur, je m'y suis inscrit cette année dans le but de savoir où j'en suis. Depuis deux ans, mes chronos sur la distance évoluent favorablement mais après un record personnel sur 100 km en octobre dernier pourrai-je encore faire mieux ?

Je me présente sur la ligne de départ sans trop me prendre la tête. Après avoir réalisé le mois de janvier le plus important depuis 9 ans en terme de kilomètres, la forme est peut-être là mais la tête n'y est pas. Même pas envie d'y aller, envie de me recoucher surtout en voyant de nouveau cette grisaille par la fenêtre et puis un sursaut, j'enfile ma nouvelle tenue Ceramiq, prends mon pass running, ma carte d'identité, mon téléphone, un change, 2 tickets de métro et c'est parti.


En arrivant sur place je constate que j'ai oublié ma montre, je n'aurai aucun repère pendant la course, c'est peut-être mieux ainsi.
La course élite est partie depuis une bonne dizaine de minutes, je peux voir la tête de course boucler son premier tour puis je file chercher mon dossard. Là, petite frayeur. La dame va mettre pas mal de temps à trouver mon petit bout de papier sur lequel est inscrit 3583 et mon prénom. Passage au T-shirt, ça râle un peu, certaines tailles ne sont plus disponibles, pour moi c'est bon !


En partant vers la ligne d'arrivée pour assister au finish élite je croise Francine accompagnée de son amie Isabelle puis nous croisons Céline et ses enfants. Le départ est dans une heure. Je me trouve un banc pour me mettre en tenue. C'est qu'il ne fait pas chaud et comme j'ai trop attendu, il y a foule à la consigne, entre ceux qui veulent déposer leurs affaires et ceux qui viennent de terminer et qui veulent récupérer leur sac c'est un bordel sans nom.


Pendant ce temps, Francine et son amie sont partie s'échauffer. Je tente de les retrouver en vain et dans leur zone de départ il y a déjà énormément de monde,. Je décide alors de me rabattre sur la zone qui correspond à mon numéro dossard. Il me faudra attendre que tous les enfants aient terminé leur course pour me positionner pas trop loin de l'arche de départ et pas trop près non plus pour éviter d'être bousculé par des fous furieux du chrono. 

Le départ va être donné et je n'aurai pas eu la chance de voir Jean-Pierre ni l'ami Pascal qui doit passer après son entraînement au club.

Voilà que les nuages laissent place à un beau rayon de soleil qui lance la compétition.



Je franchis les tapis une vingtaine de seconde après le coup de feu. Si je n'ai pas osé me mettre devant, d'autres l'ont fait et il me faut slalomer pour progresser.
Je ne fais absolument pas attention aux allures des autres coureurs, le départ est commun entre le 10 km et le 5 km, je ne sais pas qui fait quoi alors je me concentre sur MA course car sans montre et donc sans repère de vitesse je ne dois pas m'emballer pour être à la ramasse à la fin. 

Je n'ai pas vu la marque du premier kilomètre. Quand je vois la pancarte du second kilomètre posée sur le sol, tout va bien, le peloton est moins dense et je peux évoluer sans faire de grands écarts. Juste avant de boucler le premier tour l'ami Pascal m'encourage tout en prenant des photos avec son téléphone. Je zappe le ravitaillement pour rester sur le même tempo. Tout va pour le mieux même si je sais que généralement vers le 6e, 7e kilomètre je flanche un peu et justement j'y arrive. Ils sont quelques-uns à me dépasser pourtant je n'ai pas l'impression d'avoir craqué par contre je suis dans l'incapacité d’accélérer. Dans ces conditions, sans savoir où j'en suis côté chrono, je me dis que je peux souffler un peu pour tenter de faire les deux derniers kilomètres à bloc.

Juste après le 7e kilomètre on se retrouve sur une très longue ligne droite au revêtement parfait et je tente de garder une distance raisonnable avec un petit groupe qui vient de me dépasser. Pour avoir vu le panneau du 8e posé après une intersection, je sais à peu près quand je vais devoir essayer d'accélérer un peu et c'est ce que je fais. J'y arrive jusqu'à 600m de l'arrivée où une relance aura eu raison de moi. Cependant je m'accroche, je résiste. Le dernier virage est en vue. Pascal m'encourage encore, j'entends son téléphone crépiter.

Une fois viré à droite l'arche est là, je donne tout ce que peux et j'aperçois un chrono autour des 44'50 (chrono officiel 44'59, réel 44'43), j'en crois pas mes yeux ! 
Je n'étais pas passé sous les 45 minutes depuis 2009, j'égale mon second meilleur temps sur 10 bornes, je suis sur une autre planète. Je retrouve Pascal avec qui je vais rentrer en métro. Il m'annonce n'avoir pu courir que 8 km à cause d'une douleur au pied, une bien mauvaise nouvelle, j'espère n'est pas trop grave et je lui souhaite de se rétablir vite, nous avons de belles échéances qui nous attendent.

Voilà une belle manifestation qui se termine et je ne regrette pas d'y être allé. Accrocher un dossard, l'ambiance d'avant et d'après course, revoir des têtes connues, des amis, l'odeur de pommade chauffante, de camphre, y'a pas à dire, ça fait du bien au moral. Merci aux organisateurs qui pourraient mettre les repères kilométriques en hauteur pour qu'ils soient visibles de tout le monde ce qui permettrait aux étourdis de savoir où ils en sont notamment pour les coureurs qui oublient leur montre et ceux du 5 km qui ont commencé une seconde boucle. 

A part ça rien à dire et peut-être à l'année prochaine.

Merci aux gentils bénévoles et au public nombreux qui nous a bien encouragé.
Rendez-vous dans 15 jours pour un trail de 51 km du côté de Versailles et Rambouillet.



Pas de trace GPS, juste quelques photos :



Vidéo de l'arrivée

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mercredi 3 février 2016

Marseille-Cassis - 37e édition le 25 octobre 2015

Marseille Cassis 2015


Il me faut d'abord remercier le Conseil Général des Bouches-du-Rhône qui m'a offert l'inscription suite à un tirage au sort sur Facebook.

Arrivé la veille de la course, je récupère les clés de l'appartement réservé sur airbnb puis je file retirer mon dossard au parc des expositions, juste à côté du stade Vélodrome. Je profite de l'après-midi pour revenir sur le vieux port par la plage du Prado, la corniche, tout ça à pied sous un beau soleil. Bilan, pas mal de kilomètres dans les jambes et une ampoule sous le pied gauche.

La nuit a été courte. L'appartement, très bien situé sur la Cannebière, proche du Vieux-port est dans un quartier très vivant et donc très bruyant. Heureusement, avec le changement d'heure j'ai une heure de plus pour me reposer...

Toujours à pied, je me dirige vers le stade vélodrome, passage obligé pour tous les coureurs. J'en profite pour faire un tour aux toilettes, une photo souvenir au bord de la pelouse puis je dépose mon sac au camion consigne, système identique à l'Eco-Trail de Paris.
J'ai quasiment deux heures d'attente dans le sas. Heureusement il fait bon, l'enseigne d'une pharmacie affiche 15 degrés mais le ciel est voilé et surtout il n'y a pas de vent. Des conditions idéales rarement réunies ensemble d'après ce que j'entends autour de moi.
Je suis plutôt bien placé dans le peloton et à 9h30 précises le coup de pétard lâche les quelques 15 000 coureurs.
Cette année, en raison de travaux, le parcours fera 19,6 km et ça commence par une très longue ligne droite, quelques ronds-points et une petite bosse à gravir, rien de bien méchant. 

Quelques spectateurs nous encouragent et il faut en profiter car après le premier ravitaillement, vers le 5e km, nous allons sortir de la ville et les choses sérieuses commencent. Le col de la Gineste et ses 6 bornes de grimpette est déjà là. 
Pour moi tout va bien. Je m'arrête pour prendre des photos et j'arrive à repartir sans problème malgré la pente. Ce qui me gène le plus c'est le fort dévers de la chaussée que mes pieds comme mon corps n'aiment pas du tout.





Au sommet du col, il reste environ 11 km. Au second ravitaillement je vais prendre une bouteille d'eau et on amorce la descente. Contrairement aux courses printanières où bon nombre de coureurs manque de préparation à cause du froid de l'hiver, le coureur Marseillais ayant bien couru tout l'été est bien préparé pour cette grande classique de fin d'année.
Au semi de Paris, dès le 5e km sur un parcours plat, il n'est pas rare de voir pas mal de personnes marcher. Ici ça galope faut dire qu'en descente c'est aussi un peu plus facile.

Cassis se présente, en voulant doubler je me suis écarté sur les bas-côtés et j'ai failli aller au tapis à cause des trous, je me rabats alors sur la chaussée pour ne plus la quitter. Beaucoup de monde dans Cassis et ça fait du bien au moral. 
Une petite bosse puis une seconde et apparaît le panneau annonçant qu'il nous reste 2 bornes. Pas mal de concurrents lèvent les bras pensant avoir fait le plus dur mais une dernière bosse nous attend juste avant la descente sur le port bondé de spectateurs, quelle ambiance !

La ligne franchie, le chrono n'a que peu d'importance, j'en ai pris plein les yeux, je savoure.

Je profite du ravitaillement, file récupérer mes affaires pour me changer puis je me dirige vers les navettes pour le retour. 
C'est qu'elles sont loin et c'est bien le bordel pour monter dans les bus. De ce côté là, l'organisation doit revoir sa copie, pour le reste, rien à dire, c'était parfait.

De retour sur Marseille vers 15h45, direction le vieux port, le fort St Jean et le Mucem tout ça toujours à pied. J'irai voir Notre Dame de la Garde avant de reprendre le train le lendemain.
Un week-end bien chargé qui se termine.
Merci aux organisateurs, aux bénévoles, à toutes les personnes qui m'ont encouragé.

Trace de mon GPS :



Mes 4 albums photos :









Un résumé vidéo :







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jeudi 15 octobre 2015

100 km d'Amiens - le 10-10-2015

100 km d’Amiens



Quand cette manifestation a refait surface en 2012 après 17 ans d’interruption j’ai toujours eu en tête d’aller courir sur mes terres. Amiens est une ville que je connais bien puisqu’elle est la préfecture de mon département de naissance mais aussi parce que j’y ai vécu deux ans et pour y être revenu faire mon service militaire en 1987. Malheureusement les aléas de la vie m’ont obligé à repousser chaque année jusqu’à cette année 2015 où rien ne m’aurait empêché d’y aller. 

De retour sur la distance après les 100 km de Millau 2013, mon seul et unique objectif est de terminer cette course sans objectif chronométrique, juste se faire plaisir et finir sans bobo.
J’embarque avec moi l’ami Pascal qui souhaite faire une performance sur ce parcours annoncé très roulant et ça tombe bien car n’ayant plus de voiture c’est sa compagne Isabelle qui va nous prêter la sienne pour cette virée Picarde.
Aussitôt arrivés sur place vendredi après-midi, sous un magnifique soleil, nous allons retirer nos dossards au gymnase de la Hotoie. L’accueil est chaleureux, les bénévoles sont déjà au top. Nous nous renseignons pour nos ravitaillements personnels. Comme nous n’avons pas d'accompagnateur et qu’en vue de l’organisation des championnats de France de la discipline l’année prochaine, l’organisation a prévu 5 points sur le parcours, en gros un ravitaillement sur deux, où il est possible de déposer nos bouteilles. Comme on passe 2 fois sur ces points de ravitaillement, nous avons donc préparé 10 petites bouteilles avec nos numéros dessus conformément au règlement de l’épreuve. Le bénévole nous demande de les déposer dans une espèce de seau  nus assurant qu’elles seront bien réparties sur les 5 tables. La façon dont s’est passée cette étape me laisse un peu perplexe, d’ailleurs l’ami Pascal me dit en rigolant, "on va retrouver nos 10 bouteilles au premier ravito" , on verra demain…


Le dossard et le maillot souvenir (pas terrible) en main, direction le centre-ville pour une balade en attendant que notre hébergeur d’une nuit trouvé sur rbnb nous accueille. Mais c’était sans compter sur la présence de Joseph qui est venu chercher ses enfants à la sortie des écoles.
On le rencontre vite fait et on se donne rendez-vous le lendemain car il sera sur le marathon, qu’il n’a malheureusement pas pu préparer comme il aurait voulu. Il nous assure qu'il nous attendra sur la ligne d'arrivée, il est trop sympa ce Joseph !
La voiture garée à deux pas du logement nous prenons la direction du centre-ville puis du quartier Saint-Leu à pieds profitant de cette météo exceptionnelle.
Vers 20 heures, les clés en poche, direction un restaurant un peu atypique que j’ai connu il y a près de 25 ans et qui existe encore. Nus ne prendrons pas les spécialités américaines du menu. Ce sera une belle assiette de pâtes et, pour ce qui me concerne, un petit dessert histoire d’aller au lit le ventre bien plein. C’est qu’il faut accumuler de l’énergie pour l’énorme effort qui nous attend le lendemain.

Jour J


5H00, même pas besoin du réveil pour me lever. N'ayant pas bien dormi essentiellement à cause de la literie, je suis réveillé bien avant que ça sonne. La maison est assez calme malgré la présence de nombreux étudiants. C'est le parquet qui s'est fait entendre très tard dans la soirée. Je prends un bon petit-déjeuner avant de m’habiller. Les affaires ont été préparées la veille, ça va aller vite même si je suis toujours à la recherche de quelque chose, le stress peut-être…
5h55 nous quittons la maison. Le ciel est bien étoilé ce qui nous laisse imaginer que la journée va être belle.Quelques minutes après nous arrivons au gymnase. Il n’y a pas encore grand monde. Les personnes présentes se préparent tranquillement, c’est quand même très calme.Les coureurs arrivent petit à petit avec pour la plupart un accompagnateur qui prépare le vélo à l’extérieur.
Le sac déposé à la consigne l’ami Pascal retrouve des connaissances avec qui il discute et pour moi direction les toilettes avant de rejoindre la ligne de départ. Quand nous sortons du gymnase je trouve que ça s’est rafraîchi un peu. La brume qui recouvre le parc de la Hotoie y est peut-être pour quelque chose. On aperçoit toujours les étoiles, c’est tout bon, j’ai hâte de rentrer dans le vif du sujet.

Il fait encore nuit quand le départ est donné. Il est 7h00, nous nous souhaitons bonne course, l'aventure commence.
Un petit tour dans le parc de la Hotoie dans lequel on passe le premier kilomètre. Un chronométreur égraine le temps qui passe. 6’11 pour moi, c’est plus rapide que les 6’18 prévues mais pas d’affolement, c'est quand même beaucoup plus prudent qu'à l'ecotrail. Tout va bien, je me dis que je vais y venir progressivement.
Le peloton qui s’étire n’empêche pas certains de discuter. On parle objectif, on parle des courses faites ou à faire, on passe le temps comme on peut. Pas de papotage de mon côté, j’essaie de me concentrer pour avoir la foulée la plus économique possible. Après le premier ravitaillement où j’ai pris un gobelet d’eau vite fait, il me faut trouver un endroit pour une première pause technique, ce sera fait après le 7e km.
Avec le jour qui se lève quelques riverains ouvrent leurs fenêtres, promènent leur chien et nous encouragent. Une brume recouvre tout l'hippodrome d’Amiens et je ressens cette humidité qui gène un peu ma respiration. Je pense qu'avec le soleil qui semble vouloir se montrer l’atmosphère devrait se réchauffer et faire disparaître ce petit brouillard.
Retour à la Hotoie où le chrono positionné au 10e kilomètre affiche 1h32. Un bref coup d’œil à ma montre pour constater que mon allure, au lieu de baisser, a légèrement évolué pour passer à 6’03. Je comptais pas être si rapide mais bon, pour l’instant ça va alors je me dis que je vais continuer ainsi. J'espère tenir jusqu’au 60e comme en Sologne puis je terminerai comme je peux si possible en 11h20-11h40.
La Hotoie c’est aussi là que les accompagnateurs vélos attendent leur poulain. Pour moi et l’ami Pascal ce sera une course en solitaire sans accompagnateur puisque personne n’a eu le courage de venir se frotter à la distance. Alors qu'un coureur est encouragé par ses petits-enfants, pour une accompagnatrice l’aventure commence mal, le panier mal fixé au cycle et son contenue se retrouve au sol. Elle doit alors s’activer à tout remettre en place. 

Nous quittons Amiens par les bords de la Somme. C’est un endroit que j’ai bien fréquenté pendant mon service militaire mais qui a bien changé.
Au 3e ravitaillement (premier ravitaillement personnel) je trouve bien une de mes bouteilles d’Isostar. Je me dis qu’ils ont mis le seconde de côté pour le retour, mais non. Le plan ne sera pas sans accroc.
Nous quittons les bords de la rivière pour la seconde boucle du parcours entre Argoeuves, Saint-Sauveur, La Chaussée Tirancourt, Picquigny..
Deux choses vont me tracasser. De légers troubles intestinaux mais cela ne m'inquiète pas encore trop car j’ai repéré quelques champs de maïs où je pourrai aller me soulager. La seconde c’est de courir avec ma bouteille à la main et le bruit du liquide qui m’énerve. Heureusement, je suis parti avec une ceinture avec 2 pochettes dans lesquelles j’ai réparti des barres énergétiques, mon appareil photo, mon téléphone (qui contient ma musique) et des mouchoirs en papier. J’arrive à caser le tout dans une pochette ce qui libère la seconde pour accueillir ma petite bouteille, ça rentre pile poil, nickel !
Aux tables de Saint-Sauveur j’avale vite fait quelques gâteaux salés et un peu d’eau. Après une petite côte j’arrive au ravitaillement de la Chaussée Tirancourt 1. Une bouteille devrait m’attendre là mais rien. Le bénévole sont désolés, ne comprennent pas, tant pis, on va faire sans mais cela m'énerve un peu quand même. Mon plan ravitaillement personnel est complètement bouleversé. Je me demande où sont passées mes bouteilles. J’ai pourtant bien respecté ce qui était écrit dans le règlement, j’aurai dû ajouter une étiquette précisant le nom du point de ravitaillement.

Au 25e km un officiel annonce les temps de passage, ce qui permet aussi de contrôler que tout le monde est bien passé par là. Il m’annonce 2h32, toujours dans une moyenne de 6’02-6’03, tout baigne. Je crois que je ne l’ai pas remercié perturbé par mon histoire de bouteille. Je m’en excuse vivement.
Une dame en vélo arrive à ma hauteur et me demande si tout se passe bien. Je lui explique mes soucis de bouteilles. Elle me propose son aide. C’est gentil, je la remercie, mais elle a un coureur à s’occuper, je me débrouillerai seul comme un grand. Avant de bifurquer sur une départementale bien fréquentée je vais faire une seconde pause pipi. Je me retrouve ensuite avec un léger vent de face qui n’est pas très agréable et comme les nuages gris ont décidé d’être de la partie, je suis bien content d’avoir mis des manchettes que je vais garder jusqu’à la fin.

Beaucoup de monde au ravitaillement de la Chaussée Tirancourt 2 et surprise, 2 bouteilles étiquetées 48 m’attendent, une d’isostar et une de Nutraperf. Je jette la première qui est vide et j’en embarque une pleine. Je repars sous de nombreux encouragements.
A Picquigny on vire à gauche pour retrouver la tranquillité des bords de Somme. Quelques pêcheurs nous regardent passer s’intéressant plus à ce que nous n'abîmions pas leur matériel qu'à nous applaudir. Je leur demande si ça mord, les réponses sont négatives.
Au ravitaillement d’Ailly sur Somme, contrairement à ce qui était prévu pas de bouteille 48. Pas grave, j’en ai une quasiment pleine sur moi. Après le 38e km, du côté de Drueil-les-Amiens nous reprenons cette seconde boucle en direction d’Argoeuves.
Second passage au ravitaillement de Saint-Sauveur. Beaucoup de monde et d’encouragements, ça fait plaisir. C’est une zone de passage de témoin pour ceux qui font la course en relais. Le premier concurrent vient d’ailleurs de me dépasser. Aux tables, une dame m’interpelle pour me signaler que j’ai oublié ma bouteille au premier passage. Je suis surpris, ce n’était pas prévu d’en trouver une là. Je vide rapidement celle que j’avais en stock pour emporter celle-ci.

Je passe le marathon en 4h14 soit 2 minutes de plus qu’en Sologne en 2009.  La chaussée Tirancourt 1, là aussi un bénévole m’informe qu’une bouteille m’attend. Encore plus surpris car au premier passage on m’a dit qu’il n’y avait rien pour moi. Du coup, j’ai une bouteille dans la pochette, une dans la main et bientôt une troisième car j’en ai une qui m’attend au ravitaillement suivant. Moi qui pensais que mes vitamines étaient perdues je suis un peu rassuré.
Par contre, pour finir l’épreuve il me faudra faire sans boisson énergétique sur les 3 derniers ravitaillements, il me faut être prévoyant. En tous les cas, pour les championnats de France l’année prochaine l’organisation va devoir s’améliorer sérieusement sur ce point, peut-être en s’inspirant de ce qui se fait ailleurs.

A part ça, je vais bien, tout va bien, pourvu que ça dure mais il me faut encore faire une pause pipi (au même endroit que la précédente).
De nouveau à Picquigny cette fois on tourne à droite pour un aller-retour vers Long qui se trouve à environ 17 km. A partir de là, le parcours, même s’il est agréable au bord de l’eau, devient monotone. Je me sens un peu seul malgré la présence de quelques canards sur la Somme. A mon allure, qui reste stable à 6’03, je reviens sans forcer, tranquillement sur quelques coureurs avec qui je papote un peu avant de les laisser.
Il y en aura deux qui n’apprécient pas de se faire doubler et me repassent. Je ne rentre pas dans leur jeu, ils s’épuiseront d’ailleurs avant moi. J’encourage aussi tous les relayeurs qui me doublent. Ils auront tous des mots gentils en retour, ça fait plaisir, merci !
Quelques troubles intestinaux se manifestent à nouveau. Là s’est compliqué, entre la Somme à gauche et un petit ruisseau à droite difficile de trouver un coin tranquille. D’ailleurs, un peu plus loin une dame n’aura d’autre choix que de se soulager sur le côté à la vue de tout le monde. De ce côté-là aussi les organisateurs pourraient faire un effort en installant des toilettes sur quelques ravitaillements.

A ma grande surprise aucun signe de faiblesse, les jambes tournent bien. Je double un concurrent qui n’aura pas de soucis de boisson. Il est équipé d’un camelbak, d’une ceinture porte-bidon et le panier du vélo qui le suit semble bien garni. Je vais croiser le leader de l’épreuve. La couleur de son maillot et le mot Irlande floqué dessus ne laissent aucun doute sur l’origine de ce monsieur Je l’encourage, j’aurais droit à un sourire en retour. C’est qu’il a une avance considérable, pour moi il a course gagné, je ne me suis pas trompé.
Le ravitaillement d’Hangest-sur-Somme est aussi une zone de passage de relais ce qui fait qu’il y a beaucoup de monde. Les encouragements sont nombreux, ça fait du bien au moral cependant il me tarde d’arriver au demi-tour.

La première féminine, l’italienne Francesca Canepa semble être au taquet, le casque fixé sur les oreilles. J’apprendrai qu’elle a amélioré son record personnel et même battu le record de l’épreuve amiénoise, elle repart avec 650 euros en poche. Bravo à cette grande championne.
Et pendant ce temps-là je suis toujours surpris d’aller bien, j’en profite et j’encourage toutes les personnes que je croise, je me sens moins seul mais je suis inquiet de ne pas encore avoir vu mon pote ce sera chose faite un peu plus loin peu avant le ravitaillement du 65e km. Je l’encourage vivement. Il me répond qu’il a froid, mais je suis confiant, il a l’air bien parti pour faire une belle performance.
Après le ravitaillement du 65e km et après avoir remonté et traversé un pont, on change de rive puis j’arrive enfin à Long, que c’était long !
C’est que ça grimpe un peu pour atteindre la place du village où se trouve le ravitaillement et le bidon bleu qu’il faut contourner pour repartir dans l’autre sens. Aux tables il n’y a plus rien de chaud ce qui fait râler quelques personnes, les bénévoles sont désolés. Je ne m’attarde pas, j’avale un TUC et c’est reparti.
De retour au ravitaillement de L’Etoile km73, juste après être repassé sur la rive droite, une personne dit aux autres voilà Hubert, planquez tout ! C’est l’ami Pascal qui les a mis en garde sur mon appétit féroce. Ils n’ont pas fait attention à moi à l’aller mais au retour ils ne m’ont pas oublié. Merci biloute !!!! Là encore plus de chaud. Les bénévoles sont désolés. Il a a eu visiblement des ratés dans les quantités livrées.


Les jambes vont bien mais naturellement l’allure commence à baisser, ce qui n’est pas le cas du moral qui est remonté à bloc. Je me dis que ça ne va pas durer comme ça encore longtemps, à un moment les jambes vont dire stop, mais quand ?
Premiers pépins. D’abord un caillou est rentré dans ma chaussure et il me gêne trop, je dois m’arrêter pour le retirer. Un peu plus loin, après Yzeux où j’ai trouvé un peu de soupe, mon ventre se manifeste violemment. Je n'ai plus le choix, il me faut trouver un coin tranquille car il est hors de question pour moi de faire comme la dame devant tout le monde. C’est qu’il me faudra attendre bien longtemps pour trouver l’endroit idéal, vers le 88e km. Après trois minutes d’arrêt la reprise est difficile, les jambes montrent leurs premières raideurs. 

Pour occuper mon esprit ailleurs, car je ne croise plus grand monde depuis Hangest-sur-Somme, je décide de mettre en marche la musique mais après un titre j’ai droit aux cours d’anglais qui se trouvent sur mon téléphone. Quand j’arrive au ravitaillement d’Ailly-Sur-Somme je coupe tout, de toute façon le son est trop faible, j’entends pas grand-chose dans le casque.
Je prends un coca et je repars sous les encouragements du bénévole qui me dit que c’est bientôt la fin, qu’il n’y a plus que trois remontées de pont et c’est l’arrivée. Merci monsieur, mais c’est à 9 bornes quand même...
Un coup d’œil au chrono pour constater que mon allure se fixe sur 6’17 au kilomètre, sauf que mon GPS affiche 800m de plus que les repères de l'organisation. Je suis incapable de calculer une heure d'arrivée précise mais je pense être largement dans les temps ce qui me rassure et me motive.


J’arrive au 96e, j’en reviens pas, je n’ai pas marché une seule fois. Les bénévoles du dernier ravitaillement ont la liste des concurrents pour un accueil personnalisé comme des stars. Je prends le temps de papoter un peu pour savoir si tout se déroule bien. A leur connaissance pas mal d’abandons ou hors délai sur le marathon et trois coureurs auraient bâché sur le 100km. Je les remercie et reprends mon chemin sans oublier de faire quelques photos des panneaux qu’ils ont accrochés sur les arbres.
2 coureurs me dépassent dont un accompagné d’un cycliste. Je suis certain que le premier est un relayeur mais le second je ne sais pas. En tous les cas il a une belle foulée.
Les premières maisons sont en vue, puis apparaît le panneau du 98e km. Un coup d’œil au chrono pour constater que je peux espérer être sous les 10h30 si je ne traîne pas. Alors je profite des quelques encouragements pour essayer d’élever le rythme.
Plus personne devant, derrière je ne sais pas, je me suis dit tout au long du parcours que c’était devant que ça se passait et qu’il ne me fallait jamais regarder derrière, ce que j’ai respecté.
Les bénévoles arrêtent les voitures de l’avenue Georges Pompidou pour me laisser traverser, je les remercie comme ceux du faubourg de Hem. Purée que c’est bon !
Je rentre dans le parc de la Hotoie sous un soleil qui se montre enfin timidement, l’arrivée est à l’autre extrémité. Dernier virage et au loin j’entends mes potes Pascal et Joseph hurler à plusieurs reprises “Allez Hubert”, tout le monde se retourne. Que d’émotions.
Joseph m’accompagne sur quelques mètres caméra à la main. Un dernier regard au chrono, c’est bon, j’ai amélioré mon temps de 9 minutes alors que je n’étais vraiment pas venu pour ça, tout se bouscule dans ma tête.
Une dame me demande si tout va bien, elle me propose même de m'asseoir mais je n’ai qu’une seule idée en tête qu’elle enlève la puce vite fait pour retrouver les potes et aller savourer tout ça devant une bière bien fraîche. Et c’est ce que nous allons faire sans passer par la case massage car il y avait trop de monde mais après avoir pris une petite douche.

Grosse déception au ravitaillement d'arrivée. Plus rien à manger alors qu’on nous a remis la veille un bon pour se restaurer. Nous ne serons pas les seuls à nous plaindre.
Heureusement il reste de la bière. Nous allons refaire notre course devant une pression bien fraîche sans trop nous attarder quand même, car le lendemain il faut se lever tôt pour rendre service aux coureurs des 20 km de Paris en tant que bénévole au ravitaillement du 5e km. Nous laissons donc notre ami Joseph rentrer sur Saint-Quentin après l’avoir remercié chaleureusement d’être resté aussi longtemps sur place puis direction Paris avec un Pascal super content, satisfait de sa course puisqu’il améliore son temps d’une bonne vingtaine de minute pour s’approcher des 9 heures.

Venu pour espérer faire un chrono autour des 11h30 et faire mieux qu’en Sologne 6 ans auparavant c’est quand même jubilatoire, je ne peux le nier. Il est vrai que je suis arrivé à Amiens avec un kilométrage bien plus élevé afin de pouvoir finir cette course dans les meilleures conditions possibles, terminer sans trop de souffrance et c’est ce qui s’est passé. Je dois dire que tout s’est déroulé sans accroc (sauf pour les ravitaillements personnels).
Côté chaussures et pieds pas de soucis, pas d’ampoule, les Hoka ont été géniales. Côté alimentation j’ai grignoté quelques TUC et un morceau de cake sur la fin, je n’ai donc pas avalé grand-chose de solide. J’ai surtout bien bu mes boissons énergétiques le plus régulièrement possible. Je n’ai pas pu alterner Isaostar et Nutraperf comme prévu mais les deux sont bien complémentaires. Je dois quand même avouer que j’ai une préférence pour l’isostar, pour son goût et pour son côté effervescent. Faute de bouteille sur la fin, j’ai terminé avec 2 coca.
Il faut aussi dire que le parcours se prête bien à la performance ; A part quelques remontés de pont et une toute petite côte de rien du tout du côté de la Chaussée Tirancourt, le parcours est assez roulant.
C’est un parcours globalement agréable, mais en bord de Somme on se sent un peu seul au monde, surtout quand on ne croise aucun coureur. La présence du soleil aurait donné un peu plus de charme à cet endroit mais je ne me plains pas, les conditions météos ont été bonnes pour courir.


Avant de terminer sur quelques points noirs côté organisation, je tiens comme toujours à remercier tous les bénévoles qui ont fait le maximum pour nous. Ils ont été à la hauteur de l’événement et ils ont assurés un max, parfois avec les moyens du bord, grand bravo à eux.
Il n’en reste pas moins que l’organisation à quelques défauts à corriger surtout qu’elle devra mettre en place les championnats de France de la distance l’année prochaine, aucun faux pas ne sera accepté.
Le premier point ce sont les ravitaillements personnels. Pourquoi ne pas s'inspirer de ce qui se fait ailleurs. En Sologne, par exemple, il y a 19 postes de ravitaillement tout au long du parcours. Du coup, on trouve dans la salle de retrait des dossards 19 bacs où les coureurs déposent eux-mêmes leur bidon pour les retrouver aux tables qu’ils souhaitent. C’est très simple et pas compliqué à faire.
Le second point, c’est qu’on nous avait remis un bon pour se restaurer à l’arrivée. Malheureusement plus de sandwich, plus de pizzas, que quelques gâteaux, madeleines et pain d’épices. Là c’est pas sympa et il y avait encore des concurrents sur le parcours. Je ne sais pas ce qui s’est passé, pas assez prévu ?  pourtant depuis une semaine le nombre total de coureurs était connu… y a t-il eu un contrôle correct des tickets ?  
J’ai entendu pas mal de personnes se plaindre de l’absence de boisson chaude (soupe, café, thé) à certains ravitaillements. C’est une chose qu’il faut aussi corriger sinon des coureurs ne reviendront pas.
J’aurai aussi bien aimé trouver des toilettes de temps en temps, je pense que c’est largement faisable pour le bien être des concurrents mais aussi des bénévoles et de la nature...
Enfin, sur tous les 100 km que j’ai faits, un speaker était présent à l’arrivée félicitant tous les finishers. Là, personne. On entendait quelqu’un au micro parler de je ne sais quoi. Je trouve que ce n’est pas rendre hommage aux personnes qui font la course, sans coureurs il n'y a pas de course.
Bref, il y a un peu de boulot sur la planche mais rien d'insurmontable. Je sais qu’il y aura toujours quelqu’un pour critiquer mais en améliorant ces points on ne pourra plus reprocher grand chose.
Merci quand même pour cette belle journée de sport et j’espère à bientôt.


Merci à toutes celles et ceux qui m'ont envoyé un message de soutien et d'encouragement. Bravo à tous les concurrents du 100 km comme du marathon, félicitations à tous les finishers !














La trace de mon GPS :

Mes photos :



Les vidéos de Joseph, mon arrivée :


Et un autre tout aussi heureux (y) Bravo Hubert ;-)
Posted by Joseph Corban on dimanche 11 octobre 2015




celle de Pascal :

Un cenbornard heureux ;-) Bravo PASCAL (y)
Posted by Joseph Corban on dimanche 11 octobre 2015



Les résultats :

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