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lundi 8 février 2016

Foulées de Vincennes, 14e édition du 07/02/2016, 10km route.

Les foulées de Vincennes 2016





Après une édition 2015 en mode accompagnateur, je m'y suis inscrit cette année dans le but de savoir où j'en suis. Depuis deux ans, mes chronos sur la distance évoluent favorablement mais après un record personnel sur 100 km en octobre dernier pourrai-je encore faire mieux ?

Je me présente sur la ligne de départ sans trop me prendre la tête. Après avoir réalisé le mois de janvier le plus important depuis 9 ans en terme de kilomètres, la forme est peut-être là mais la tête n'y est pas. Même pas envie d'y aller, envie de me recoucher surtout en voyant de nouveau cette grisaille par la fenêtre et puis un sursaut, j'enfile ma nouvelle tenue Ceramiq, prends mon pass running, ma carte d'identité, mon téléphone, un change, 2 tickets de métro et c'est parti.


En arrivant sur place je constate que j'ai oublié ma montre, je n'aurai aucun repère pendant la course, c'est peut-être mieux ainsi.
La course élite est partie depuis une bonne dizaine de minutes, je peux voir la tête de course boucler son premier tour puis je file chercher mon dossard. Là, petite frayeur. La dame va mettre pas mal de temps à trouver mon petit bout de papier sur lequel est inscrit 3583 et mon prénom. Passage au T-shirt, ça râle un peu, certaines tailles ne sont plus disponibles, pour moi c'est bon !


En partant vers la ligne d'arrivée pour assister au finish élite je croise Francine accompagnée de son amie Isabelle puis nous croisons Céline et ses enfants. Le départ est dans une heure. Je me trouve un banc pour me mettre en tenue. C'est qu'il ne fait pas chaud et comme j'ai trop attendu, il y a foule à la consigne, entre ceux qui veulent déposer leurs affaires et ceux qui viennent de terminer et qui veulent récupérer leur sac c'est un bordel sans nom.


Pendant ce temps, Francine et son amie sont partie s'échauffer. Je tente de les retrouver en vain et dans leur zone de départ il y a déjà énormément de monde,. Je décide alors de me rabattre sur la zone qui correspond à mon numéro dossard. Il me faudra attendre que tous les enfants aient terminé leur course pour me positionner pas trop loin de l'arche de départ et pas trop près non plus pour éviter d'être bousculé par des fous furieux du chrono. 

Le départ va être donné et je n'aurai pas eu la chance de voir Jean-Pierre ni l'ami Pascal qui doit passer après son entraînement au club.

Voilà que les nuages laissent place à un beau rayon de soleil qui lance la compétition.



Je franchis les tapis une vingtaine de seconde après le coup de feu. Si je n'ai pas osé me mettre devant, d'autres l'ont fait et il me faut slalomer pour progresser.
Je ne fais absolument pas attention aux allures des autres coureurs, le départ est commun entre le 10 km et le 5 km, je ne sais pas qui fait quoi alors je me concentre sur MA course car sans montre et donc sans repère de vitesse je ne dois pas m'emballer pour être à la ramasse à la fin. 

Je n'ai pas vu la marque du premier kilomètre. Quand je vois la pancarte du second kilomètre posée sur le sol, tout va bien, le peloton est moins dense et je peux évoluer sans faire de grands écarts. Juste avant de boucler le premier tour l'ami Pascal m'encourage tout en prenant des photos avec son téléphone. Je zappe le ravitaillement pour rester sur le même tempo. Tout va pour le mieux même si je sais que généralement vers le 6e, 7e kilomètre je flanche un peu et justement j'y arrive. Ils sont quelques-uns à me dépasser pourtant je n'ai pas l'impression d'avoir craqué par contre je suis dans l'incapacité d’accélérer. Dans ces conditions, sans savoir où j'en suis côté chrono, je me dis que je peux souffler un peu pour tenter de faire les deux derniers kilomètres à bloc.

Juste après le 7e kilomètre on se retrouve sur une très longue ligne droite au revêtement parfait et je tente de garder une distance raisonnable avec un petit groupe qui vient de me dépasser. Pour avoir vu le panneau du 8e posé après une intersection, je sais à peu près quand je vais devoir essayer d'accélérer un peu et c'est ce que je fais. J'y arrive jusqu'à 600m de l'arrivée où une relance aura eu raison de moi. Cependant je m'accroche, je résiste. Le dernier virage est en vue. Pascal m'encourage encore, j'entends son téléphone crépiter.

Une fois viré à droite l'arche est là, je donne tout ce que peux et j'aperçois un chrono autour des 44'50 (chrono officiel 44'59, réel 44'43), j'en crois pas mes yeux ! 
Je n'étais pas passé sous les 45 minutes depuis 2009, j'égale mon second meilleur temps sur 10 bornes, je suis sur une autre planète. Je retrouve Pascal avec qui je vais rentrer en métro. Il m'annonce n'avoir pu courir que 8 km à cause d'une douleur au pied, une bien mauvaise nouvelle, j'espère n'est pas trop grave et je lui souhaite de se rétablir vite, nous avons de belles échéances qui nous attendent.

Voilà une belle manifestation qui se termine et je ne regrette pas d'y être allé. Accrocher un dossard, l'ambiance d'avant et d'après course, revoir des têtes connues, des amis, l'odeur de pommade chauffante, de camphre, y'a pas à dire, ça fait du bien au moral. Merci aux organisateurs qui pourraient mettre les repères kilométriques en hauteur pour qu'ils soient visibles de tout le monde ce qui permettrait aux étourdis de savoir où ils en sont notamment pour les coureurs qui oublient leur montre et ceux du 5 km qui ont commencé une seconde boucle. 

A part ça rien à dire et peut-être à l'année prochaine.

Merci aux gentils bénévoles et au public nombreux qui nous a bien encouragé.
Rendez-vous dans 15 jours pour un trail de 51 km du côté de Versailles et Rambouillet.



Pas de trace GPS, juste quelques photos :



Vidéo de l'arrivée

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mercredi 3 juin 2015

36e foulées pantinoises (Pantin - 93) le 31/05/2015

Foulées pantinoises 2015


36e édition de cette manifestation gratuite si on s’inscrit par internet ou par correspondance, 10 € sur place le jour même.
Un record de participation est annoncé cette année avec plus de 1200 participants pour ce 10 km qualificatif au championnat de France.
Jean-Pierre, que j’ai retrouvé sur place, m’explique que cette année aucune autre épreuve n’est organisée le même jour dans le nord de la capitale et que ceci explique peut-être cela.

Je me suis rendu sur place en métro en ayant quitté la maison avec le soleil. Sur place, les nuages ont fait leur apparition et c’est la grisaille qui va désormais dominer cette matinée. Le dossard récupéré rapidement, je retrouve Jean-Pierre avec qui je pars déposer mes affaires à la consigne située à l’entrée de la piscine municipale, fermée aux baigneurs pour l’occasion. En me rendant aux toilettes, je vais découvrir un joli bâtiment atypique, on va dire un peu ancien, qui aurait besoin d’un bon rafraîchissement tout comme de gros travaux de plomberie.

Avec Marie, que JP m’a présentée, nous allons partir faire un galop d’essai histoire de nous mettre en jambes et de découvrir les premiers hectomètres du parcours. Marie est sous le coup d’une bronchite et tousse énormément. Elle a bien du courage de s’aligner au départ en étant pas au top de sa forme; à sa place je serais peut-être resté au chaud. 
En attendant tranquillement l’heure du départ, on s'abrite comme on peut des quelques petites gouttes d'eau qui tombent, heureusement ça ne durera pas longtemps.
Jean-Pierre connaît beaucoup de monde, surtout des féminines avec qui il papote un peu puis vient le coup de pétard, on se souhaite bonne course. 
A peine le temps de lancer le chrono en passant sur la ligne que JP m’a déjà mis un vent. Il est parti comme une fusée et semble arriver à se faufiler assez facilement alors que Marie s’isole, les écouteurs sur les oreilles. 
De mon côté pas de risque, pas d’affolement, ça va bientôt se rétrécir et ça va légèrement monter, ça va donc se bousculer. Et c’est bien ce qui s’est passé pour une fille qui en a perdu une chaussure. C’est quand on va se retrouver le long du canal pour la première fois que je vais pouvoir prendre doucement mon rythme mais arrive déjà une autre petite grimpette pour remonter au niveau d'un pont suivi aussitôt d’une descente.
J’ai rattrapé JP et je l’encourage tout en sachant qu’il doit être prudent suite aux petits pépins physiques qu’il a rencontrés ces derniers temps.
Après s’être écarté des berges du canal de l’Ourcq, on les retrouve et je reconnais bien l’endroit où je me suis cassé le bras il y a maintenant une bonne dizaine d’années suite à une chute de vélo, nous en sommes à plus de 2 km de course. Nous quittons le canal pour une zone pavée que peu apprécie puis ça remonte cette fois pour franchir un pont. De l’autre côté ça redescend aussitôt pour nous retrouver sur la longue ligne droite de la nationale 3.
Nous sommes dans le couloir de bus. Au début nous sommes séparés de la grande route par des véhicules en stationnement mais plus loin, sur les 200 derniers mètres ce n’est plus le cas, Heureusement, la circulation à cette heure du dimanche n’est pas dense par contre les bus font descendre des voyageurs un peu surpris par ce qui se passe et qui n’ont, comme seul objectif, atteindre le trottoir le plus rapidement possible sans se préoccuper des coureurs, il faut donc être vigilant et tout se passe bien.
A partir de là le parcours va être un peu plus sinueux. On va rejoindre le canal pour le quitter et le retrouver un peu plus loin pour le traverser. C'est là que se trouve la dernière difficulté du tracé car une fois de l’autre côté, nous nous retrouvons face à la mairie et la ligne d’arrivée se situe tout de suite à droite sauf qu’il y a un second tour à faire.



Le chrono de la ligne d’arrivée indique 23’26. La seule donnée que j’ai regardé une fois sur mon chrono vers le second kilomètre c'est l'allure et là je constate qu’elle a bien évolué. 
Maintenant il me faut gérer pour la maintenir. Je vais rattraper un couple dans le premier faux plat mais là ou j'ai dépassé JP au premier tour, je vais commencer à peiner un peu. C’est toujours le cas entre le 7e et le 9e km. Le jeune homme et son amie me repassent et sur la longue ligne droite de la nationale, je les vois s’éloigner impuissant. 
Au bout de cette ligne droite un passager mécontent en descendant d’un bus projette une barrière sur le parcours et ça fait râler quelques coureurs mais aussi les policiers municipaux présents en nombre sur cette portion délicate du parcours.
Ils sont de moins en moins nombreux à me dépasser et arrive la dernière côte où je vais revenir sur un petit groupe qu'il me sera impossible de dépasser.

La ligne d’arrivée est déjà là, j’arrête le chrono. Je prends une bouteille d’eau, on me donne un sac contenant un joli t-shirt jaune et une médaille puis je file récupérer mon sac au plus vite car j’ai prévu de rentrer en courant.
Juste avant de quitter les lieux j’aperçois au loin Marie au téléphone. Je ne suis pas allé la déranger pour savoir si sa course s’était bien passé. De son côté JP est un peu déçu car il n'a pas eu de bonne sensation et son chrono n'est pas à la hauteur de ses espérances même s'il savait qu'il ne battrait pas de record ici. Après une blessure, il faut reprendre doucement, le chrono n'est pas la priorité et je pense qu'être allé au bout sans bobo est une excellente chose, il faut positiver !
Je quitte les lieux pour rentrer à la maison sous la pluie, c'est que j'ai 6 bornes à faire (7 en passant par la boulangerie), heureux d’avoir passé un super bon moment sur cette première des 5 courses qui m'attendent en quatre semaines.
Prochaine course, dimanche prochain, les 72 km de la Transju'trail, parcours qui relie Mouthe aux Rousses dans le Jura.

Je tiens à remercier la municipalité de Pantin qui arrive à organiser une course gratuite. Certes, les ravitaillements ne sont pas ceux des grandes courses, on ne trouve ici que de l’eau mais pour une course chronométrée électroniquement avec en cadeau, un maillot et une médaille, chapeau !!
Le parcours n’est peut-être pas des plus beaux, mais j’en ai vu des plus moches et je dois ajouter que c’est bien organisé, faut dire qu’après 35 éditions on a forcément l’expérience.
Merci aussi à tous les bénévoles et à tous les services municipaux qui ont travailler dur pour que tout se déroule dans de très bonnes conditions.

Mes photos :



La trace de mon GPS


Les résultats


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mardi 5 mai 2015

16e édition du marathon de Sénart (77) le 01/05/2015

16e Marathon de Sénart


Je n'avais rien de prévu en avril et mai jusqu'à ce que j'ai la chance de gagner un dossard pour le marathon de Sénart grâce au blog de Thepinkrunner que je remercie encore une fois ici. 
Ce sera ma première participation à cette manifestation qui se déroule chaque année le 1er mai dans la région parisienne.

L'objectif pour moi est une sortie longue en préparation de la Transju'trail (72 km avec 3200 m de D+) qui se déroulera début juin. Une petite chose me tracasse un peu c'est mon genou gauche qui, depuis le 30e km du marathon de NewYork, me fait des trucs pas normaux. Je ne sais pas comment l'expliquer, ce n'est pas une douleur, ça ne m’empêche pas de courir mais je sens que quelque chose ne tourne pas rond. Ça se présente généralement après 25 bornes sur le bitume car sur le trail du tour du canton (82 km) comme sur l'Ecotrail de Paris tout s'est bien passé de ce côté là. Bref, depuis un mois j'ai changé de pneus et j'espère que ça va bien se passer.

C'est donc sans aucune pression que je me rends à Combs-la-Ville, pour prendre la navette qui m’emmènera sur la zone de départ. J'arrive vers 7h20 sur place et je me gare assez rapidement, tout est bien organisé. 
Installé au chaud dans le bus je salue ma collègue Delphine et son mari accompagnés par quelques coureurs de leur club de Marcoussis. C'est sur le 10 km qu'ils s'aligneront. On se dit qu'il faut vraiment en vouloir pour s'être levé si tôt un jour de repos et tout ça pour aller souffrir sous un ciel à ne pas mettre un chien dehors. Courir sous la pluie je m'en accommode mais s'il faut ajouter à cela du vent, là je ne vais pas apprécier du tout même si j'ai connu pire. 
Le bus nous dépose à proximité de la zone de départ où sont déjà présents Marc, Francine, Karine et Patrick que je n'avais pas reconnu. Je récupère mon dossard, mon t-shirt puis j'avale mon petit morceau de gâteau avant de me changer. 



Francine et Marc sont les stars. Beaucoup les ont vus à la TV dans un reportage du journal de 20 heures diffusé le soir du 29 avril sur France 2. Aussitôt en tenue je file déposer mon sac à la consigne pour ne pas faire la queue plus tard puis direction les toilettes. 
Le 10 km va bientôt partir. En me rendant sur la ligne de départ je croise un autre Marc et son fils Tristan. Marc essaiera de faire mieux qu'au marathon de Rome qui s'est déroulé quelques semaines auparavant alors que son fils s'élancera sur le 10 km tout comme le champion du monde de marche Yohann Diniz que je croiserai un peu plus loin. Ce 10 bornes sert de support au championnat de France universitaire, il y a donc de bons athlètes présents à Tigery qui s'élanceront à 9h00 sou nos yeux et nos encouragements.


Je retrouve Marc et Francine qui partent à l'échauffement avec Karine. C'est bien la première fois que je les vois partir faire cet exercice... J'essaie de trouver d'autres connaissances dont Didier, Luc mais pas de chance, ce sera pour une autre fois.
A quelques secondes du départ je retire le sac poubelle qui me protégeait jusque là du froid. Nous nous souhaitons bonne course et le coup de pétard retentit. Je lance mon chrono et je franchirai la ligne de départ quasiment en queue de peloton, 1 minute après les premiers. 
C'est qu'en partant dans les derniers, faut dépasser et la route n'est pas très large au début ce qui m'oblige à emprunter les bas-côtés. Il me faut être raisonnable, ne pas prendre trop de risque, ne pas m'emballer pour essayer de garder le même rythme jusqu'au bout. J'arrive tant bien que mal à dépasser le troupeau qui suit le meneur d'allure des 4h30. A partir du 3e kilomètre, je vais faire le yoyo avec un coureur qui n'a visiblement pas envie de se faire doubler. Il augmente d'ailleurs son allure, je le laisse partir pour me mettre à la hauteur d'une féminine qui a une allure qui me convient. Je vais donc faire un bon bout de chemin avec cette dame au dossard 538. 


Photo Pascal Vilain

Premier ravitaillement, je prends un gobelet d'eau. Ma nouvelle stratégie en matière d'alimentation et de consommer principalement du liquide. Nous arrivons ensuite dans un endroit très animé, bien bruyant du côté du 8e km. C'est la première zone d'épongeage où se trouvent de quelques connaissances : Nadia, Céline, Pascal & Pascal....
Je m'arrête pour faire la bise à Nadia. Mon lièvre est toujours à proximité par contre, au ravitaillement suivant, je vais m'arrêter prendre à nouveau un gobelet d'eau et là elle va prendre le large car elle a son ravitaillement sur elle ce qui lui permet de zapper ceux mis à notre disposition par l'organisation.
Nous avons la chance, malgré les mauvaises conditions météos, d'être encouragés par quelques personnes, dont quelques élus puisque j'en ai vu quelques-uns avec une écharpe tricolore. Ces cris et ces applaudissements donnent des ailes, il me faut me calmer. Je sens que j’accélère mais je dois en garder sous pied pour la fin.  De toute façon mon allure va baisser car je vais m'arrêter pour une petite pause technique après le 12e kilomètre. Désormais je vois mon lièvre au loin mais je ne désespère pas de la revoir un peu plus tard. Alors que nous traversons un village bien animé un coureur me fait part de ses impressions et nous allons papoter un petit peu sur quelques kilomètres.
Nous nous retrouvons sur la portion du parcours où les coureurs se croisent et là j'encourage vivement Marc qui se trouve devant le meneur d'allure des 3h45. Nous entrons dans le centre du village mais nous n'avons pas croisé le meneur d'allure des 4h00, où est-il ?

Après le demi-tour autour d'un pâté de maisons, j'encourage Karine qui arrive dans l'autre sens. Je ne verrai pas Francine ni Marc ce qui veut dire qu'ils sont pas loin derrière moi et que ça doit bien se passer pour eux.
J'ai repéré sur les ravitaillements précédents qu'il y avait des morceaux de barres de céréales. Je vais donc en manger un pour la première fois au ravitaillement du 20e accompagné d'un gobelet d'eau. La mi-parcours, qui se trouve dans une petite grimpette, est franchie en 2h02 à ma montre.
Je vais bien, tout va bien ! J'ai envie d’accélérer mais je me retiens. Je suis de plus en plus seul et je dépasse quelques concurrents qui se mettent à marcher ou qui s'étirent. Mais au 25e mon genou semble vouloir se manifester mais il ne m’empêche pas de courir et de garder mon rythme. Ce sera aussi épisodiques qu’éphémère sur quelques kilomètres si bien que j'ai l'impression que c'est mon cerveau qui ne tourne pas rond…

Pour ne rien arranger pour le moral, nous nous retrouvons sur une très longue ligne droite avec une légère grimpette qui laisse entrevoir la flamme des 4h00 quelques centaines de mètres devant moi. De loin, on dirait qu'elle emmène derrière elle pas mal de coureurs.

Heureusement, nous avons la chance d'avoir un léger vent de trois-quarts dos et donc aucune gène de ce côté là. 
Sur d'autres portions du parcours nous l'avons eu de face mais il n'était pas trop fort et ne m'a pas perturbé.
Nous nous rapprochons du 30e kilomètre. Les coureurs qui sont à mes côtés me font par de leur inquiétude sur l’apparition de ce fameux  mur du marathonien. L'un d'eux nous apprend que l'année dernière il a dû abandonner au 35e. Je ne dis rien, mais j'ai rarement été aussi bien au 30e, je sens que ça va passer.
Après la ravitaillement du 30e où j'ai pris un petit morceau de barre de céréales et ou nous sommes toujours autant encouragé par les gentils et courageux bénévoles je décide d'élever légèrement le rythme. 
Je vais remonter quelques concurrents un à un. Si bien qu'au 33e je reviens sur la féminine que je suivais au début. Au ravito du 35e, je retrouve Pascal qui était à l'épongeage du 8e km. Je m'arrête pour prendre des ses nouvelles, on va papoter une bonne minute. Je n'ai pas vu les autres copains, désolé. 

Je repars et je me remets à dépasser. Je dois dire qu'il y en a quelques-uns qui sont à l'agonie, dans le fameux mur. Je retrouve le monsieur qui ne voulait pas me voir devant lui au début de la course, mais là il ne peut pas me suivre. 39e kilomètre, je suis toujours bien, je dépasse une charmante runchic, Virginie, puis arrive une petite montée de pont qui semble faire beaucoup de mal aux coureurs devant moi. Quelques-uns tentent de s’accrocher mais malheureusement ils ne tiennent pas longtemps. 
De l'autre côté du pont, juste après qu'un coureur m'ait mis un vent (je pense qu'il avait un dossard), un bénévole annonce qu'après 500m ça descendra jusqu'au stade. 
Effectivement la fin de parcours me permettra de faire le dernier km en 5' si bien que je vais revenir à grandes enjambées sur le meneur d'allure des 4 heures, bien seul, que je dépasserai sur la ligne juste pour le fun. 


La médaille autour du coup, la puce retirée de la chaussure je file boire un coup puis arrive Marc que j'ai dépassé sans m'en rendre compte au 41e.
On papote vite fait car, comme toujours après l'effort, je me refroidis rapidement alors je récupère mon sac et file à la voiture mettre des vêtements secs.
Pour moi tout s'est bien passé, objectif plus qu'atteint avec une seconde moitié de course légèrement plus rapide que la première tout en étant à l'aise et sans bobo.
Le parcours, entre villes modernes, zones industrielles, campagnes et villages. ne présente pas de réel intérêt si ce n'est qu'il est très roulant et l'ambiance y est bien sympathique. 
Malgré le mauvais temps il y avait quand même pas mal de spectateurs répartis tout au long du parcours et si le beau temps avait été présent, je pense que nous aurions eu beaucoup plus d'encouragements.



Merci à l'organisation et à ThePinkRunner de m'avoir permis de passer un super moment.
Merci à tous les bénévoles pour votre dévouement, votre gentillesse et tous vos encouragements.
Merci pour tous vos messages qui font chaud au cœur.
Bravo à tous les concurrents.
Je reviendrai !

 La trace de ma montre :


ou sur openrruner

Compte tenu de la météo je n'ai pas fait beaucoup de photos, les voici avec celles récupérées des amis :




Les photos de Sébastien Briatte à l'arrivée ici


et une vidéo de l'organisation 
où j'apparais brièvement à l'arrivée






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mardi 3 février 2015

2015 02 01 - 34 km Trail des marcassins (95)

C'est à une vingtaine de kilomètres au nord de Paris, à Saint Brice Sous forêt pour être précis, que les traileurs se sont donnés rendez-vous ce 01 février 2015 pour le trail des marcassins.
Un 34 km départ à 9h15, un 17 km à 9h45 et une marche nordique à 9h50 sont au programme de la matinée.
Depuis la disparition de l'Ice Trail qui se déroulait non loin de là, à peu près à la même période, c'est la première épreuve nature d'une trentaine de kilomètres organisée dans la région, un test pour les futurs participants à l'eco-Trail de Paris notamment.

Après les 82 km du tour du canton début décembre, je me suis bien reposé pour reprendre en janvier. Ce sera ma première course de l'année. Pour le coup l'ami Pascal s'est aussi inscrit et il y retrouvera quelques-uns de ses camarades de club.
Florian, le fils d'un collègue qui m'avait accompagné en novembre dernier aux Flambeaux, sera là aussi en compagnie de Karine tous deux sur la plus longue distance et de Christelle en mode supportrice.

En quittant la maison nous constatons que le ciel semble être dégagé mais avec le jour qui se lève c'est malheureusement la grisaille qui se profile. Il fais bien frais quand nous laissons la voiture sur le parking du supermarché, pourvu qu'elle redémarre après la course...
Ce parking sera aussi le point de départ de cette aventure.
Nous trouvons le village de la course après avoir tournicoté un peu. Le dossard en main nous saluons Florian, Karine et Christelle qui viennent d'arriver.













On fait un petit tour rapide du coin pour voir à quoi ressemble les vestiaires, finalement on se changera et on laissera nos affaires à la voiture.
En chemin nous croisons les coureurs de la SAM Paris qui seront au départ du 34 km. Nous les saluons puis nous filons nous changer, nous avons une quarantaine de minutes devant nous.

Ca commence mal pour moi. Déjà je n'ai pas envie de courir et en plus ma montre est bloquée et refuse de se mettre en marche. Je ne sais plus comment on fait un reset de ce GPS. Après m'être énervé sur toutes les combinaisons possibles il redémarre enfin.
Pascal salue les autres membres de son club qui s'aligneront au départ du 17 km. Quelques photos, quelques foulées pour se réchauffer puis nous rejoignons le reste du troupeau..
Je me retrouve quasiment en queue de peloton quand tout ce petit monde s'élance sans même un coup de feu ou un coup de sifflet, je mets le chrono en marche.
Quelques centaines de mètres puis nous quittons le bitume pour un chemin où tout le monde tente d'éviter les flaques d'eau puis nous entrons dans la forêt, dans le vif du sujet et affronter ce qui va devenir le cauchemar de la matinée, la boue.
Certaines personnes font de gros détours pour éviter les flaques d'eau mais en fait c'est là que ça glisse le moins et puis j'ai des chaussettes étanches, ça rafraîchit les pieds mais il restent au sec.
Dans les pentes il n'y a pas ces flaques d'eau mais c'est holiday on ice tellement le sol est détrempé souvent recouvert d'une belle couche de boue. Cette gadoue qui s’agglutine sur les chaussures alourdit considérablement chaque foulée, on y perd beaucoup d'énergie, un calvaire.
Après 3 bornes on se retrouve sur un single où ça monte légèrement. On commence à marcher alors que ces petites bosses ne sont pas si terribles que ça. Pas d'affolement, ce n'est que le début. Je suis le mouvement même si en certains endroits il serait possible de doubler.
Chacun tente de trouver la meilleure trace possible pour trouver de bons appuis mais vers le 7e km, au moment où je dépasse la collègue de club de Pascal, une belle descente bien raide, bien glissante se présente. Elle n'est pas facilement négociable, même sur les côtés on ne peut as progresser. Je la descends en essayent de m'accrocher aux branches, je manque de m'étaler à plusieurs reprises mais j'arrive quand même en bas sain et sauf.

Un peu plus loin je me retrouve avec des coureurs en face de moi ? Me serais-je trompé quelque part ? En fait, à l'intersection qui se trouve entre moi et eux, je vais tourner sur la droite et eux descendront à gauche. Au second passage, parce qu'en fait on a 2 tours à faire, il n'y aura même plus de bénévole, je suis persuadé que certains auront été tenté de de prendre une autre direction...
Vers le 12e km nous contournons le fort de Domont, ancien bâtisse militaire transformée en centre de formation en incendie qui semble être gardé par de gros chiens qui aboient.

C'est là que Florian me dépasse. Je le pensais loin devant. Pour son second trail il est gâté…
Un peu plus loin, vers le 14e kilomètre, dans une descente sinueuse entre des arches et des branchages un coureur me double prenant beaucoup de risque, puis un second. C'est la tête de course du 17 km qui s'est élancé 30 minutes après nous.
Vu les conditions de course, c'est prendre beaucoup de risque pour pas grand-chose, enfin, chacun fait ce qu'il veut.
Encore une belle bosse à franchir et ce premier tour va bientôt se terminer. J'en suis à me demander si je continue ou pas. Ca m'a amusé un peu au début mais galérer dans une telle bouillasse n'est plus un plaisir. Je suis usé par tous ces appuis fuyants, ces pieds lourds de boue collante si bien que ma montre affiche presque 2 heures pour ces 16 premiers kilomètres.
Arrive l'intersection où on nous annonce que les dossards rouges du 17 km vont tout droit les autres à droite et là, et bien je vire à droite.
Et c'est reparti pour un tour ! Et ça commence par une petite grimpette. Je tente de progresser dans les bois pour éviter cette montée très glissante mais en fait le sol est très mou et les branchages trop importants pour pouvoir évoluer correctement, je me rabats sur le chemin. J'ai l'impression d'avancer en reculant, je n'ai aucune accroche, pourtant elle n'est pas bien méchante cette côte. J'arrive au sommet et je me dis dans ma tête que j'aurais vraiment dû mettre le clignotant tout à l'heure. Maintenant c'est trop tard.

Au ravitaillement que je zappe, Christelle m'encourage, j'espère qu'elle n'a pas trop froid. Elle est vraiment très courageuse d'être resté sur le bord du parcours à nous voir passer, chapeau et merci !
Là je fait une petite erreur, j'aurais dû faire le plein de mon bidon car sur la fin j'aurais bien aimé boire un peu plus. J'étais persuadé d'en avoir peu consommé sur la première boucle.

Le peloton s'est bien étiré. Je me retrouve souvent seul. Entre le 20e et le 21e km je m'arrête pour prendre quelques photos et récupérer un peu. Une féminine à la veste fuchsia que j'avais doublée vers le 14e me repasse. Je vais faire le yoyo avec elle jusqu'au 28e où elle s'arrête pour faire une pause; je l'encourage, je lui dis qu'il ne reste plus de 6 bornes... Cet arrêt lui aura permis de bien récupérer car un peu plus loin et va me mettre un vent terrible, je ne la reverrai plus.
Entre temps, dans un virage en devers, une glissage m'oblige à mettre un genou au sol, j'évite le pire. A l'intersection suivante, les secours sont au chevet d'un coureur assis, protégé par une couverture de survie. J'arrive ensuite dans la pire descente du parcours que je ne sais comment aborder. En plein milieu les secouristes doivent brancarder là où se trouvent de belles ornières et de la boue en grande quantité. Ils ont laissé le quad en bas et ils semblent embarrassés. Je leur propose mon aide mais il la décline et m'affirment que ça va aller, ce n'est pas grave.

Je me retrouve enfin en bas sans être tombé, une chance. Je continue sans grande envie mais je dois aller au bout. Heureusement j'approche du fort de Domont. C'est pour moi la partie la plus agréable du parcours. Je dépasse des randonneurs certainement des participants à la marche nordique qui ont la gentillesse de s'écarter pour me laisser passer, je les remercie.
J'ai 2 coureurs et une fille à une trentaine de mètres devant moi, je ne cherche pas à les rattraper mais où mettre les pieds pour ne pas aller au tapis et puis je dois faire une petite pause technique.
Vers le 30e km je vais dépasser une féminine que je n'ai pas reconnu, c'était Karine…
Un peu plus loin, au pied de la dernière côte un coureur est assis sur un tronc d'arbre, un peu pâlichon. Il me dit que ça ira mieux après s'être reposé un instant. Je lui propose une barre de céréales qu'il accepte volontiers.

Cette dernière difficulté surmontée tant bien que mal, je sais que le plus dur est fait. Je dépasse un, puis deux, puis trois et un quatrième coureur. Virage à droite, il reste à ma montre 1600 mètres si la distance annoncée est correcte ce qui est confirmé par les gentils signaleurs.
A 500 mètres du but un coureur dépassé vers le 21e alors qu'il semblait être dans le dur me met un second vent. C'est la journée des courants d'air ! Impossible de le suivre, il est trop rapide..

L'arche est enfin en vue, je passe l'arrivée en oubliant d'arrêter mon chrono. On me remet la jolie médaille, un sac contenant une boisson de récupération d'un partenaire et quelques pubs, et un ticket pour un sandwich.
Quelques photos et je retrouve Christelle et Pascal transis de froid. Pascal a fait un super chrono, Christelle attend sa sœur et me dit que Florian est arrivé une dizaine de minutes avant moi et qu'il est sous la douche.
On ne s’attarde pas. Le sandwich en main direction la voiture, on se change vite fait puis on rentre à la maison, heureusement la voiture a démarré…

Une course qui a la réputation d'être difficile et elle l'a été. J'en ai bien bavé mais on a pris un bon bol d'air pour bien démarrer la semaine. Merci à l'organisation et à tous les bénévoles qui ont eu bien du courage avec ces températures hivernales. Un parcours très sinueux qui m'a vite déboussolé mais comme l'ami Pascal, je préférais l'Ice Trail.
Bravo à tous les participants, surtout aux amis qui sont allés au bout, fallait en vouloir !

Prochain rendez-vous la semaine prochaine pour un 10 km à Vincennes avec des collègues, après plus rien avant juin !



La trace GPS :



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Résultats :





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