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dimanche 23 octobre 2016

2016 10 15 - Trail des raids dingues (31 km)


Le trail des raids dingues 
(version 31 km)

Pour avoir participé à la première édition de cette manifestation, et même si je n'avais pas fait le parcours entièrement suite à une erreur d'aiguillage, cette course m'avait bien plu et l'organisation était sympa. Alors pour préparer la Saintélyon et se familiariser avec la course de nuit j'ai décidé d'y retourner sur la plus longue distance, à savoir 33 km.

J'arrive sur place dans les temps. Le départ est dans une heure trente. Il n'y a pas encore grand monde, je récupère mon dossard rapidement puis je retourne à la voiture.
A moins d'une heure du départ le parking s'est bien rempli, c'est le moment de se mettre en tenue. Le ciel est gris, menaçant et un petit vent frais me fait dire que la nuit va être fraîche alors j'accumule les couches.

Une fois prêt je me dirige vers le centre ville. Un départ fictif est donné du côté de la mairie et de l'église, belle occasion pour papoter un peu avec un coureur du coin.
Quelques gouttes d'eau font leur apparition mais rien de bien méchant puis, avec quelques minutes de retard, le départ est donné pour l'épreuve la plus longue. Un petit tour en centre ville puis nous nous retrouvons sur un chemin à la sortie du village pour un rapide briefing. On nous annonce plusieurs choses. D'abord que le parcours est raccourci de 2 km soit 31 km. Ensuite que le terrain est sec. Les pluies tombées la nuit précédente sur Paris auraient visiblement épargné la région.

Par contre, le point d'eau n'est pas fait pour remplir les bidons. C'est la surprise pour pas mal de coureurs. Nous aurons droit à un gobelet par coureur. A deux minutes du départ trop tard pour aller remplir la poche d'eau. Je ferai avec mes deux bidons. Enfin, on nous explique que le balisage est fluorescent et que par conséquent, si nos frontales ne nous montre rien sur une vingtaine de mètres c'est que nous sommes perdus.
Juste après ce beau discours le départ est donné et c'est en queue de peloton que je m'élance sans aucune pression.
A peine 1 km de course et nous entrons dans un bois, sur un sentier qui ne permet pas trop de dépasser mais qui est très souple et bien agréable. Mais ça ne va pas durer. 
Après une belle petite descente où pas mal de coureurs se sont servis de la corde mise en place pour le retour, je me débrouille sans et j'en profite pour dépasser quelques concurrents.
Après ça va se gâter. Une longue partie en devers que mes chevilles n'apprécient guère, puis des zones caillouteuses que je n'aime pas du tout, faut faire avec !  Je suis prudent, pas envie de me blesser. Je me rends compte assez rapidement que je vais avoir chaud et que je vais être limite au niveau boisson puisque mes bidons sont déjà bien entamés. Les écarts entre coureurs commencent à se faire de plus en plus important mais vers le 6e/7e km, je vais suivre une personne avec qui je vais papoter pendant environ 13 km.

Nous allons traverser un village (les seuls km sur bitume) puis, peu après une belle petite grimpette à l'aide d'une corde, nous nous retrouvons au point d'eau, soit presque la mi-parcours.
Juste après avoir avalé notre gobelet, nous entrons aussitôt dans une zone privée où des panneaux annoncent clairement la présence de nombreuses vipères, je ne suis pas très rassuré... Les petites côtes et descentes se succèdent. Mon compagnon de route, se fait une petite frayeur dans une descente. De derrière j'ai bien vu sa cheville partir de travers et j'ai craint le pire mais après avoir marché un peu, plus de peur que de mal, nous continuons.
Sur le retour nous retraversons le village en remerciant toujours les gentils bénévoles au passage. J'annonce à mon compagnon de route que je vais devoir faire une pause technique. Il me répond qu'il va lever le pied pour m'attendre. Au 20e km à ma montre,  je m'arrête donc quelques secondes mais peu après être reparti, un petit raidillon va me laisser sur place. Impossible d'avancer, je n'ai plus de jambe et mes bidons sont quasiment vides. Je ne suis pas rendu !
Je n'ai pas récupéré des 20 km de Paris courus la semaine précédente et je suis peut-être parti un peu trop vite. J'ai une pensée pour le coureur qui m'a peut-être attendu, j'imagine qu'il s'est douté que je n'étais pas au mieux.
C'est donc une longue traversée du désert qui m'attend. Je n'ai d'autre choix que de marcher seul. Plus de lumière devant comme derrière. Le moindre bruit me fait penser qu'une maman sanglier est peut-être en train de m'observer prête à me foncer dessus si elle se sent menacée. J'ai le cerveau qui se met à délirer, pendant ce temps là je progresse lentement mais surement. Je vais revenir sur un jeune coureur bien plus mal en point que moi avec de gros ennuis digestifs. Je lui demande s'il souhaite que je reste avec lui mais il insiste pour que je poursuive ma route.

J'arrive tant bien que mal au km 28. C'est là que des bénévoles nous aident à franchir un grillage. Je leur explique que je ne suis pas au mieux compte tenu du manque d'eau. L'un d'entre aux va aller me chercher une bouteille pour m'en donner un peu, je les remercie. Mais le mal est fait. Je vais pouvoir trottiner un peu mais je suis obligé d'alterner avec la marche.
A la sortie du bois, un coureur revient sur moi et me demande si on peut terminer ensemble. Je lui réponds que je vais essayer mais pas certain d'y parvenir. Il me réplique qu'il est dans le même état que moi. Nous allons donc faire le dernier kilomètre en se motivant mutuellement.


Finalement, après plus de 4 heures, je rentre dans le gymnase pour conclure ces 31 km exigeants. On me remet un petit cadeau puis je retrouve le coureur qui m'a accompagné de nombreux kilomètres. Il me dit avoir aussi souffert sur la fin, notamment de crampes. Des restes du semi de Reims qu'il a fait le week-end précédent.
Je file vite fait pour boire au moins 2 litres d'eau puis je vais avaler quelques pâtes et une bonne bière avant de reprendre la route, épuisé mais quand même satisfait de cette course.

Une belle balade assez technique dans les forêts normandes à deux pas de la région parisienne. Une course super bien balisée qui a un bel avenir mais il faut que le règlement soit plus précis dès l'inscription car apprendre à 2 minutes du coup de feu qu'un ne pourra pas faire le plein sur un point d'eau c'est un peu léger.
Je savais qu'il n'y avait pas de ravitaillement solide j'avais donc prévu mais pour l'eau ce fut une surprise, tout comme le nombre de coureurs figurant dans le classement final. 110 coureurs sur plus de 120 inscrits alors qu'au départ je pensais que nous étions plus nombreux.

Pour terminer, j'ai pu tester ma nouvelle frontale Led Lenser XEO 19 R acquise pour palier mes soucis de vue. L'éclairage est puissant et me convient parfaitement. Seul le poids de l'ensemble est un peu un handicap. Avec la batterie dans la sac ça va mais au bout que 4 heures on la sent quand même bien sur la tête. Globalement satisfait, on verra ce que ça donne à la Saintélyon.


GPS :


mes rares photos :


© Hubert Leclercq 2016
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mardi 3 février 2015

2015 02 01 - 34 km Trail des marcassins (95)

C'est à une vingtaine de kilomètres au nord de Paris, à Saint Brice Sous forêt pour être précis, que les traileurs se sont donnés rendez-vous ce 01 février 2015 pour le trail des marcassins.
Un 34 km départ à 9h15, un 17 km à 9h45 et une marche nordique à 9h50 sont au programme de la matinée.
Depuis la disparition de l'Ice Trail qui se déroulait non loin de là, à peu près à la même période, c'est la première épreuve nature d'une trentaine de kilomètres organisée dans la région, un test pour les futurs participants à l'eco-Trail de Paris notamment.

Après les 82 km du tour du canton début décembre, je me suis bien reposé pour reprendre en janvier. Ce sera ma première course de l'année. Pour le coup l'ami Pascal s'est aussi inscrit et il y retrouvera quelques-uns de ses camarades de club.
Florian, le fils d'un collègue qui m'avait accompagné en novembre dernier aux Flambeaux, sera là aussi en compagnie de Karine tous deux sur la plus longue distance et de Christelle en mode supportrice.

En quittant la maison nous constatons que le ciel semble être dégagé mais avec le jour qui se lève c'est malheureusement la grisaille qui se profile. Il fais bien frais quand nous laissons la voiture sur le parking du supermarché, pourvu qu'elle redémarre après la course...
Ce parking sera aussi le point de départ de cette aventure.
Nous trouvons le village de la course après avoir tournicoté un peu. Le dossard en main nous saluons Florian, Karine et Christelle qui viennent d'arriver.













On fait un petit tour rapide du coin pour voir à quoi ressemble les vestiaires, finalement on se changera et on laissera nos affaires à la voiture.
En chemin nous croisons les coureurs de la SAM Paris qui seront au départ du 34 km. Nous les saluons puis nous filons nous changer, nous avons une quarantaine de minutes devant nous.

Ca commence mal pour moi. Déjà je n'ai pas envie de courir et en plus ma montre est bloquée et refuse de se mettre en marche. Je ne sais plus comment on fait un reset de ce GPS. Après m'être énervé sur toutes les combinaisons possibles il redémarre enfin.
Pascal salue les autres membres de son club qui s'aligneront au départ du 17 km. Quelques photos, quelques foulées pour se réchauffer puis nous rejoignons le reste du troupeau..
Je me retrouve quasiment en queue de peloton quand tout ce petit monde s'élance sans même un coup de feu ou un coup de sifflet, je mets le chrono en marche.
Quelques centaines de mètres puis nous quittons le bitume pour un chemin où tout le monde tente d'éviter les flaques d'eau puis nous entrons dans la forêt, dans le vif du sujet et affronter ce qui va devenir le cauchemar de la matinée, la boue.
Certaines personnes font de gros détours pour éviter les flaques d'eau mais en fait c'est là que ça glisse le moins et puis j'ai des chaussettes étanches, ça rafraîchit les pieds mais il restent au sec.
Dans les pentes il n'y a pas ces flaques d'eau mais c'est holiday on ice tellement le sol est détrempé souvent recouvert d'une belle couche de boue. Cette gadoue qui s’agglutine sur les chaussures alourdit considérablement chaque foulée, on y perd beaucoup d'énergie, un calvaire.
Après 3 bornes on se retrouve sur un single où ça monte légèrement. On commence à marcher alors que ces petites bosses ne sont pas si terribles que ça. Pas d'affolement, ce n'est que le début. Je suis le mouvement même si en certains endroits il serait possible de doubler.
Chacun tente de trouver la meilleure trace possible pour trouver de bons appuis mais vers le 7e km, au moment où je dépasse la collègue de club de Pascal, une belle descente bien raide, bien glissante se présente. Elle n'est pas facilement négociable, même sur les côtés on ne peut as progresser. Je la descends en essayent de m'accrocher aux branches, je manque de m'étaler à plusieurs reprises mais j'arrive quand même en bas sain et sauf.

Un peu plus loin je me retrouve avec des coureurs en face de moi ? Me serais-je trompé quelque part ? En fait, à l'intersection qui se trouve entre moi et eux, je vais tourner sur la droite et eux descendront à gauche. Au second passage, parce qu'en fait on a 2 tours à faire, il n'y aura même plus de bénévole, je suis persuadé que certains auront été tenté de de prendre une autre direction...
Vers le 12e km nous contournons le fort de Domont, ancien bâtisse militaire transformée en centre de formation en incendie qui semble être gardé par de gros chiens qui aboient.

C'est là que Florian me dépasse. Je le pensais loin devant. Pour son second trail il est gâté…
Un peu plus loin, vers le 14e kilomètre, dans une descente sinueuse entre des arches et des branchages un coureur me double prenant beaucoup de risque, puis un second. C'est la tête de course du 17 km qui s'est élancé 30 minutes après nous.
Vu les conditions de course, c'est prendre beaucoup de risque pour pas grand-chose, enfin, chacun fait ce qu'il veut.
Encore une belle bosse à franchir et ce premier tour va bientôt se terminer. J'en suis à me demander si je continue ou pas. Ca m'a amusé un peu au début mais galérer dans une telle bouillasse n'est plus un plaisir. Je suis usé par tous ces appuis fuyants, ces pieds lourds de boue collante si bien que ma montre affiche presque 2 heures pour ces 16 premiers kilomètres.
Arrive l'intersection où on nous annonce que les dossards rouges du 17 km vont tout droit les autres à droite et là, et bien je vire à droite.
Et c'est reparti pour un tour ! Et ça commence par une petite grimpette. Je tente de progresser dans les bois pour éviter cette montée très glissante mais en fait le sol est très mou et les branchages trop importants pour pouvoir évoluer correctement, je me rabats sur le chemin. J'ai l'impression d'avancer en reculant, je n'ai aucune accroche, pourtant elle n'est pas bien méchante cette côte. J'arrive au sommet et je me dis dans ma tête que j'aurais vraiment dû mettre le clignotant tout à l'heure. Maintenant c'est trop tard.

Au ravitaillement que je zappe, Christelle m'encourage, j'espère qu'elle n'a pas trop froid. Elle est vraiment très courageuse d'être resté sur le bord du parcours à nous voir passer, chapeau et merci !
Là je fait une petite erreur, j'aurais dû faire le plein de mon bidon car sur la fin j'aurais bien aimé boire un peu plus. J'étais persuadé d'en avoir peu consommé sur la première boucle.

Le peloton s'est bien étiré. Je me retrouve souvent seul. Entre le 20e et le 21e km je m'arrête pour prendre quelques photos et récupérer un peu. Une féminine à la veste fuchsia que j'avais doublée vers le 14e me repasse. Je vais faire le yoyo avec elle jusqu'au 28e où elle s'arrête pour faire une pause; je l'encourage, je lui dis qu'il ne reste plus de 6 bornes... Cet arrêt lui aura permis de bien récupérer car un peu plus loin et va me mettre un vent terrible, je ne la reverrai plus.
Entre temps, dans un virage en devers, une glissage m'oblige à mettre un genou au sol, j'évite le pire. A l'intersection suivante, les secours sont au chevet d'un coureur assis, protégé par une couverture de survie. J'arrive ensuite dans la pire descente du parcours que je ne sais comment aborder. En plein milieu les secouristes doivent brancarder là où se trouvent de belles ornières et de la boue en grande quantité. Ils ont laissé le quad en bas et ils semblent embarrassés. Je leur propose mon aide mais il la décline et m'affirment que ça va aller, ce n'est pas grave.

Je me retrouve enfin en bas sans être tombé, une chance. Je continue sans grande envie mais je dois aller au bout. Heureusement j'approche du fort de Domont. C'est pour moi la partie la plus agréable du parcours. Je dépasse des randonneurs certainement des participants à la marche nordique qui ont la gentillesse de s'écarter pour me laisser passer, je les remercie.
J'ai 2 coureurs et une fille à une trentaine de mètres devant moi, je ne cherche pas à les rattraper mais où mettre les pieds pour ne pas aller au tapis et puis je dois faire une petite pause technique.
Vers le 30e km je vais dépasser une féminine que je n'ai pas reconnu, c'était Karine…
Un peu plus loin, au pied de la dernière côte un coureur est assis sur un tronc d'arbre, un peu pâlichon. Il me dit que ça ira mieux après s'être reposé un instant. Je lui propose une barre de céréales qu'il accepte volontiers.

Cette dernière difficulté surmontée tant bien que mal, je sais que le plus dur est fait. Je dépasse un, puis deux, puis trois et un quatrième coureur. Virage à droite, il reste à ma montre 1600 mètres si la distance annoncée est correcte ce qui est confirmé par les gentils signaleurs.
A 500 mètres du but un coureur dépassé vers le 21e alors qu'il semblait être dans le dur me met un second vent. C'est la journée des courants d'air ! Impossible de le suivre, il est trop rapide..

L'arche est enfin en vue, je passe l'arrivée en oubliant d'arrêter mon chrono. On me remet la jolie médaille, un sac contenant une boisson de récupération d'un partenaire et quelques pubs, et un ticket pour un sandwich.
Quelques photos et je retrouve Christelle et Pascal transis de froid. Pascal a fait un super chrono, Christelle attend sa sœur et me dit que Florian est arrivé une dizaine de minutes avant moi et qu'il est sous la douche.
On ne s’attarde pas. Le sandwich en main direction la voiture, on se change vite fait puis on rentre à la maison, heureusement la voiture a démarré…

Une course qui a la réputation d'être difficile et elle l'a été. J'en ai bien bavé mais on a pris un bon bol d'air pour bien démarrer la semaine. Merci à l'organisation et à tous les bénévoles qui ont eu bien du courage avec ces températures hivernales. Un parcours très sinueux qui m'a vite déboussolé mais comme l'ami Pascal, je préférais l'Ice Trail.
Bravo à tous les participants, surtout aux amis qui sont allés au bout, fallait en vouloir !

Prochain rendez-vous la semaine prochaine pour un 10 km à Vincennes avec des collègues, après plus rien avant juin !



La trace GPS :



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Mes photos :



Photos de l'organisation :
galerie 1 ; galerie 2 ;

Résultats :





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mercredi 7 mai 2014

The Trail Yonne - 35 km à Sens (Yonne - 89)

The trail Yonne



The trail propose de nombreux formats de course permettant ainsi d'intéresser et donc d'attirer un grand nombre de personnes.
Du 18 km (la nouveauté de cette seconde édition), au 110 km en passant par le 35, 63, 85, des épreuves en relais sur le 35 et 85 km sans oublier des marches nordiques, il y en a pour tous les goûts.
J'avais repéré et suivi à la radio la première édition de cette manifestation à laquelle je ne m'étais pas inscrit pour 2 raisons. La première est qu’au lancement de cette course j'avais trouvé le prix des inscriptions très élevé. Il me semble que les organisateurs avaient corrigé le tir après. La seconde raison, la plus importante, est que j'avais comme objectif de retourner à Steenwerck qui se déroulait quelques jours après.
Cette année, sachant que quelques connaissances allaient s'y rendre je me suis inscrit tôt mais pas pour la même distance qu'eux. Quand j'ai gagné New-York je me suis fait la promesse de ne pas faire de course de plus de 50 km et à la fin du mois de mai j'ai le marathon du Mont Saint Michel alors pas de folie. C'est donc sur le 35 km que je vais aller m'amuser.

La famille devait m'accompagner jusqu’à la veille ou ma femme change d'avis. Je me dis alors qu'y aller en train serait peut-être préférable sauf qu'en voyant l'heure du dernier train pour rentrer cela risque de faire juste, C'est donc en voiture que je rejoins cette jolie bourgade bourguignonne aux confins de la région parisienne.

J'arrive à Sens en début d'après-midi et je fais confiance au fléchage vers le parking. Je vois déjà un coureur en tenue en train de trottiner à une heure trente du premier départ...

Direction la salle pour retirer le dossard. Ça commence par le contrôle d'identité, le bénévole garde la pièce d'identité en échange de la puce. Méthode que je trouve limite légale compte tenu de l'explosion des usurpations d'identité, mais je n'ai pas trouvé de texte officiel sur le sujet.
Ca continue avec la vérification du matériel obligatoire. Celui ou celle qui a oublié son sac est priée d'aller le chercher. A la fin de l'inspection, tout est bon, on me remet un petit ticket à présenter à la table suivante, la remise du dossard et de la puce. 
L'enveloppe en main, il nous est demandé d'apposer sur le dossard une pastille de couleur correspondant à notre distance, verte pour ce qui me concerne.
J'ai la chance de tomber sur Thierry, bénévole pour l'occasion puisqu’il est blessé. Un grand merci pour son implication, sans eux il n'y aurait pas de course.

Thierry
Francine , Marc, Muriel et Juan














Je retourne à la voiture pour déposer mes affaires et attendre les amis. A peine le coffre ouvert que je vois arriver Muriel, Francine, Juan et Marc.
Muriel est inscrite sur le 18 km, elle partira donc en même temps que moi à 16 heures alors que nos amis, inscrits sur la plus longue distance, partiront une heure plus tôt avec le 63 et 85 km. 
Nous retournons à la salle ou Francine souhaite savoir ou se trouve la consigne. Nous constatons que la météo sera plutôt clémente avec nous. Même si de temps en temps, quelques nuages menaçants cachent le soleil et qu'un vent frais désagréable apportent un peu de fraîcheur. 
Je commence à penser qu'une fois sur les hauteurs de la ville le vent risque d'être plus fort alors je vais certainement courir avec une veste.

Dans la salle ça s'active. Pendant que Marc, Francine, Juan saluent des connaissances j'observe ce qui se passe. Il y a ceux qui réfléchissent, ceux qui s'étirent, ceux qui papotent et ceux qui friment exhibant leurs derniers équipements à la mode hors de prix...
Au loin j’aperçois furtivement Guillaume, le vainqueur de la première édition. Une dernière photo et direction la ligne de départ.
Je tombe sur Greg qui compte bien prendre sa revanche sur l'écotrail et glaner les points nécessaires pour pouvoir s'inscrire à la CCC. Objectif atteint haut la main, grand bravo à lui !!


Je vais me trouver une place pour filmer entièrement les coureurs des 100, 85 et 63 km s'élancer mais j'ai merdé grave, du coup... pas de vidéo !

Les derniers participants passés direction la voiture pour me mettre en tenue. Alors que Muriel est déjà prête, il me faut remplir les bidons, un isostar orange et un citron, mettre quelques barres de céréales dans le sac, l'appareil photo, mon téléphone dans une poche de la veste, la casquette sur la tête. Je suis prêt !

Retour vers l'arche du départ. Pas de passage par les toilettes car il y a trop de monde. Une petite discussion avec Thierry qui fait une pause bien mérité puis nous allons nous positionner vers la fin du peloton histoire de ne pas gêner les coureurs rapides.
Nous n'attendrons pas trop longtemps. Après un briefing clair net et précis sensiblement identique à celui du premier peloton le départ est donné dans une très bonne ambiance.
Je souhaite bonne course à Muriel et au passage sur les tapis le chrono est lancé.

1600 m dans les rues de Sens et nous quittons la ville par un chemin très pentu qui donne le ton. Avec ce qui est tombé du ciel ces derniers jours je pensais que le sol serait bien gras mais il n'en est rien. Si j'avais su j'aurais mis d'autre pompes.
Je ne vais pas m'épuiser dès le début, je fais comme les autres, je marche. Le chemin n'est pas très large mais certain arrivent quand même à dépasser.
Le marquage au sol montre qu'au retour on repassera par ce chemin.
Ce qui est monté se descend mais là nous nous retrouvons sur du bitume jusqu'à la sortie du premier village que nous traverserons.
Je suis régulièrement doublé par un coureur minimaliste qui accompagne une dame, Véro si je ne me trompe pas. Il est en train de faire une belle séance de fractionnés surtout dans les grimpettes.

Même s'il est vallonné, le parcours est très agréable. Entre les champs, les bois c'est le calme absolu. Je n'ai vu aucune circulation sur les petites routes empruntées pourtant il a quelques habitations et donc des riverains susceptibles de sortir ou rentrer chez eux.
La descente de la seconde bosse va nous amener à Collemiers, km 08, premier ravitaillement bien animé.
Je prends un tuc, une gorgée d'un de mes bidons et c'est reparti toujours dans une bonne ambiance. 
Après ce village, les parcours du 18 et du 35 se séparent ce qui va éclaircir considérablement le peloton qui s'était déjà pas mal étiré.
Vers le 9e kilomètre, je vais me remettre à marcher dans la 3e montées. Dans certain coin la végétation est si verte qu'on se croirait en Normandie mais les vastes champs de colza nous rappellent que nous sommes bien en Bourgogne.

Tout s’enchaîne pour le mieux. J'ai assez chaud mais de temps en temps un vent frais me rappelle que j'ai quand même bien fait de mettre une veste.
C'est le pied, je n'ai même pas pris de musique et je ne regrette pas même si je me retrouve occasionnellement seul.
Vers le 16e km une longue côte va faire baisser ma moyenne d'autant que je vais m'arrêter pour une pause technique. De 6'10 de moyenne je vais passer à 6'20 /km. Je dois aussi avouer que je m'arrête pour prendre des photos...
C'est à ce niveau que notre parcours se sépare de celui des 100, 85 et 63 km. 3 bons kilomètres plus loin (vers le 19e km) le marquage au sol nous indique que toutes les distances (sauf le 18 km) se retrouvent à partir de ce point pour rentrer à Sens.
Les descentes, qui ne sont pas un exercice dans lequel j'excelle, me font toujours perdre des places puisque je ne prends pas de risque. Ça me permet de voir ce qui se passe sur le coteau d'en face, ce qui me fait dire que ça va bientôt remonter mais d'abord il y a le second ravitaillement, celui de Marsanguy, km 22. 

Pas mal de monde dès l'entrée du village jusqu'aux tables. Là, un musicien doit se sentir bien seul sous cette grande halle au centre du village. 
Là, je vais prendre un peu de temps pour avaler 2 tuc, quelques raisins secs et un gobelet de cola. J'en profite pour remplir une gourde que j'ai vidé à boire régulièrement.

En repartant j'entends quelques personnes se demander combien de kilomètres il reste à faire. Je vois aussi pas mal de coureurs qui s'étirent, ça devient dur pour pas mal de monde surtout qu'à la sortie du bourg une belle longue côte se présente. 
Ca va faire mal !
Je suis surpris de voir une fille me dépasser super à l'aise. Sur le coup j'avais pas capté mais le 35 km se fait aussi en relais, c'est certainement une personne qui vient de commencer sa course. Je dépasse le coureur minimaliste. Il n'est pas au mieux d'autant que sa copine a plus de 100 m d'avance sur lui.
Dès que le dénivelé devient propice je me remets à courir. Sur les hauteurs on apercoit la vallée de l'Yonne et la ville de Sens se profile.

Une nouvelle descente. Comme mon gps affiche 31 km je me dis qu'il ne doit plus y avoir qu'une seule difficulté sauf que sur la colline d'en face, je ne vois pas les installations sportives qui se trouvaient en haut de la première côte. Nous arrivons dans un nouveau village où un dernier ravitaillement nous est proposé. Il resterait 5 km à faire et une côte à gravir.

Cette côte est juste après le ravitaillement. De plus en plus de coureurs n'en peuvent plus dont un qui me dit avoir des crampes dans les deux jambes. 
Ca descend de nouveau légèrement, une fille qui marche comme un canard ou un pingouin (c'est comme on veut) n'en peut plus. Je l'encourage en lui disant que c'est bientôt la fin mais le monsieur juste devant elle nous lance "il y a 38 km à faire !!" et en levant la tête, apparaissent en face de moi les bâtiments qui confirment les dires de ce monsieur.

Il y a donc bien encore une côte et quelle côte !
Le pompon, la cerise sur le gâteau.
Juste après avoir traversé un rond point, un petit sentier étroit et très raide s'offre à nous. Que c'est dur, mais quel régal un peu plus haut quand on découvre la vue sur la ville de Sens et l'Yonne qui la traverse.


Encore quelques efforts et je me retrouve sur le chemin que nous avions monté au départ et qu'il faut désormais descendre. Celle là fait mal au cuissots.
Les quelques concurrents que je dépasse marchent tous. Je rentre en vile et un papy à son balcon me lance "allez monsieur, c'est bientôt fini !!" je le remercie chaleureusement. 
Je vais faire l'effort pour revenir et dépasser un groupe de filles, je passe le rond point, double un coureur épuisé, dernier virage, dernière ligne droite, bip bip, ma puce est enregistrée, c'est terminé.
J'aurais bien fait quelques kilomètres de plus mais il faut être raisonnable.

On me remet une jolie médaille, puis je file faire la queue pour rendre la puce et récupérer ma carte d'identité. En même temps on me donne un tee-shirt sympa. 
Direction la consigne reprendre mon sac. Il n'y a personne, ça va vite par contre ils sont nombreux à se faire masser..



Je passe un maillot sec et je vais profiter du plateau repas qui est offert avant de reprendre la route. C'est l'occasion de revoir Thierry qui officie un peu partout, c'est le dur métier de bénévole et il faut être courageux, encore merci à tous les bénévoles super sympas rencontrés tout au long du parcours.
A table il me semble entendre que le premier du 63 km vient de franchir la ligne d'arrivée. La sono, avec le brouhaha est un peu limite pour cette grande salle et je n'ai peut-être pas bien compris, en tous les cas aucune info sur les amis en piste sur le 110 km.
Une fois rassasié, il fait encore jour quand je reprends le route pour rentrer à la maison. Finalement j'avais largement le temps pour le dernier train mais là il me faut trouver une station service si je ne veux pas faire des kilomètres à pieds en plus.

En conclusion, une très belle épreuve à 1h30 de Paris. A part cette histoire de rétention de pièce d'identité l'organisation est parfaite. Le parcours, super bien balisé, est très agréable cependant, pour de purs traileurs il y a certainement un peu trop de bitume. Les chemins n'étaient pas trop détrempés juste ce qu'il faut pour qu'ils soient suffisamment souples à mon goût.
A faire et à refaire !!

Surpris par le nombre important de coureurs en difficulté sur une telle distance. Mal préparés ? Partis trop vite et surpris par la difficulté du tracé ?
Par contre je n'ai pas vu de déchet sur le sol ce qui est un point très positif.

Bravo à tous les coureurs (finishers ou pas) et comme toujours, énorme merci à tous les bénévoles !

Super bénévole Thierry


Trace gps de ma montre :



Mes photos :

Autres médias :


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dimanche 21 octobre 2012

38 km trail des raids dingues à Saint André de l'Eure (27) – 1ère édition du 20/10/2012


Après l'annulation des 100 km de la Somme j'ai longtemps hésité entre le marathon de Reims et me lancer dans cette aventure mais comme la Saintélyon approche à grands pas c'était l'occasion de se tester sur une sortie nocturne sans oublier qu'il s'agit d'une première édition.
Même si la météo n'a pas été favorable de toute la semaine je me faisais une grande joie de participer à cette épreuve car c'était aussi l'occasion de revoir Samuel que j'ai connu au trail Seine Mauldre et l'ami Stéphane. Mais finalement, le boulot pour le premier et l'humidité pour le second auront raison d'eux.
C'est donc seul que je vais prendre la route sous une pluie battante qui a commencé vers 11 heures et qui ne me suivra pendant ce long voyage car la capitale est bien encombrée. Ce n'est qu'une fois arrivé dans cette charmante commune normande d'environ 4 000 habitants plantée au beau milieu d'une plaine que la pluie se calme. De prime abord je me dis que le relief ne sera pas mon pire ennemi aujourd'hui.
La voiture garée en centre ville, je me dirige en contre-sens des gens en tenue de sport avec le même sac plastic à la main en disant qu'ils doivent tous être passés par la case inscription ou retrait des dossards.

Au bout de quelques mètres je trouve des panneaux qui confirme ce que je pensais par contre il me semblait avoir lu que la partie administrative se passait à la mairie alors que nous sommes accueillis dans un coin d'un petit bistrot sympa. Les formalités accomplies auprès de personnes fort sympathiques on me remet le dossard 70 puis je pars faire un petit tour en ville pour repérer les lieux.


De retour à la charrette j'ai une bonne demi-heure devant moi pour me préparer alors je prends mon temps. J'ajuste le sac a dos et je vérifie que j'ai bien quelques barres de céréales car il n'y a qu'un seul ravitaillement en eau uniquement. Une fois prêt je repars vers la mairie ou sera donné le départ. Il y a encore peu de monde mais petit à petit les traileurs arrivent.

 
Nous aurons droit à un petit briefing où on nous explique l'origine du nom de cette course mais aussi tout ce qu'il faut savoir sur le balisage, les points de contrôle car l'aller et le retour utilisent parfois les mêmes chemins.
On nous confirme qu'il y a bien un ravitaillement vers la mi-parcours en liquide uniquement enfin, on nous dit que le départ devant la mairie est fictif car nous allons parader en centre ville pour remercier les commerçants partenaires de l'épreuve.
Il est 17h30 quand les 77 concurrents s'élancent derrière le véhicule qui nous ouvre la route. Après un bon kilomètre nous sommes à la sortie du village prêt à en découdre. Quelques fumigènes sont allumés pour nous donner le signal du départ et c'est parti pour la grande aventure.
Quand nous entrons dans le premier bois le peloton s'est déjà bien étiré et scindé en cinq groupes bien distincts, je suis à la queue du 4e. Ce premier sentier forestier est assez sinueux et en devers donc un peu glissant compte tenu de toute l'eau qui est tombée ces derniers temps. La sortie du bois se fait par une courte descente bien raide où l'organisation à mis en place une corde pour nous aider à l'aller comme au retour. Moi qui croyais que ça allait être plat, c'est raté...
Entre campagne et bois je poursuis mon petit bonhomme de chemin au rythme que je me suis fixé avec la musique sur les oreilles tout en faisant attention au balisage pour ne pas me perdre mais de toute façon j'ai toujours quelqu'un en ligne de mire pour m'orienter.
Avec la nuit qui commence à tomber les couleurs de l'automne, les odeurs de la forêt, la brume qui enrobe la cime des arbres et la température agréable rendent ce parcours très agréable. Je commence même à avoir chaud alors je baisse mes manchettes. Un peu plus tard j’enlèverai aussi le buff que j'ai mis sur la tête pour ne pas avoir froid aux oreilles...
Au 4e km, clic clac c'est dans la boite.
Jusqu'à maintenant j'ai constaté que nous sommes essentiellement guidé par des panneaux. Je n'ai pas vu beaucoup de rubalise mais ça ne m’inquiète pas plus que ça car j'ai toujours du monde devant et derrière moi.
Vers le 9e km, dans une petite descente je vois 4 coureurs venir en sens inverse et s'infiltrer dans le bois. C'est qu'ils n'avaient pas vu le panneau pourtant bien visible.
Ces personnes sont à une petite cinquantaine de mètres devant moi quand ils quittent le chemin pour un autre sur la droite. J'hésite un peu car je ne vois aucun balisage nous interdisant d'aller tout doit ni de prendre à droite. je suis un peu perdu alors je vais faire confiance au groupe devant moi en me disant qu'ils sont plusieurs et qu'ils doivent savoir ce qu'ils font. Mais 300 m plus loin ils s'arrêtent car ils ne voient pas de balisage.
Du coup nous sommes désormais une quinzaine à nous retrouver au beau milieu de nulle part.... Le premier prend l'initiative de continuer, je le suis et les autres aussi. Finalement, à l'intersection suivante nous croisons un coureur venant de la gauche qui nous affirme être sur le bon chemin pour avoir vu un panneau cent mètres avant. Nous lui emboîtons le pas rassurés d'être revenu sur les bons rails.
Après une belle grimpette je vois au loin un véhicule sur la route, warning allumés, qui ouvre la route à aux concurrents.
Certains se posent des questions mais comme l'avant du groupe à suivi c'est que tout va bien. Là j'ai rien pigé, je passe un coureur que j'ai doublé 20 minutes avant...
Mais nous nous faisons aussi dépasser par des coureurs bien plus rapides que nous ce qui fait dire à mon compagnon du moment que nous avons dû gagner 2 ou 3 km tout à l'heure dans la forêt, ce qui est tout à fait plausible sauf qu'au 16e kilomètre tout le monde s'arrête auprès des bénévoles que nous avons vu une trentaine de minutes plus tôt.
Là il y a un problème, nous avons tourné en rond. En fait tout à déraillé en haut de la côte vers le km 12,5 à mon GPS juste après avoir rencontré le coureur qui nous a remis sur la bonne route. Nous aurions dû voir une flèche au sol nous indiquant de tourner à gauche mais personne ne l'a vu.
Le bénévole qui est venu nous chercher avec sa voiture est une personne postée sur le chemin du retour un peu plus haut. Quand il a vu débouler des coureurs 400 mètres devant lui il a pensé que des coureurs sur le retour se sont égarés et il a pensé bien faire en venant nous chercher sauf qu'il aurait dû nous dire de faire demi-tour sur 500m puis tourner à droite. Mais le savait-il ?
Je ne sais pas ce qui s'est dit devant, incompréhension entre les coureurs et cette personne ? peut-être que cette personne n’était pas bien informée sur le tracé ? toujours est-il que nous sommes une trentaine à nous demander ce qu'il faut faire.
Il faut aussi souligner que jusque là personne n'avait allumé sa frontale car on y voyait encore, peut-être que nous aurions vu des éléments réfléchissants qui nous auraient mis la puce à l'oreille et cela aurait changé la donne, on ne le saura jamais.
Bref, le bénévole à pour consigne de la direction de course de faire rentrer tout le monde au bercail. Nous nous remettons à courir mais le cœur n'y est plus. Les frontales allumées nous voyons bien les éléments réfléchissants qui nous guideront jusqu'au gymnase. Sauf vers le 21e km, je suis préoccupé à me trouver un endroit pour une petite pause technique si bien que quand je m'arrête je suis surpris de ne voir personne passer. En tournant la tête je me rends compte que j'ai pas vu le flèche pour tourner à gauche... Rien de bien méchant, je refais cette dizaine de mètres en trop. Avant d'entrer en ville nous aurons un petit passage sur un sol très très mou qui m'use beaucoup puis, en ville, juste avant d'arriver à la salle, un petit ruisseau à traverser. L'arche est là mais il faut continuer encore quelques métrés pour entrer dans l'enceinte ou je dis au contrôleur que je n'ai pas fait l'intégralité du parcours. Il me répond qu'il est au courant et que je ne suis pas le seul. Effectivement, au final c'est prêt d'une quarantaine de traileurs qui se sont perdus et ce n'est pas tout.

Après un bon ravitaillement j'entends un gars s’énerver au téléphone. Il s'agit d'un responsable de l'organisation qui engueule un bénévole car la tête de course est perdue aussi...
Il est excédé car il nous affirme avoir vérifié et revérifié le balisage.
C'était une première édition, il faudra en tirer les leçons.
Dans cette histoire tout le monde a sa part de responsabilité. Les coureurs pour ne pas avoir allumé leur frontale plus tôt et par leur manque de vigilance. Les organisateurs pour avoir peut-être mal informé les bénévoles sur le tracé et les conduites à tenir (peut-être expliquer sur carte et sur site) mais aussi sur un balisage un peu léger. En tous les cas j'ai quand même passé un bon moment même si j'aurais préféré accomplir l'intégralité du parcours.
Toute l'organisation a été aux petits soins pour nous. Le ravitaillement à l'arrivée était copieux. Si tous les problèmes sont corrigés, la prochaine édition se sera à n'en pas douter une très belle épreuve. Le retour à la maison se fera de nouveau sous la pluie et le brouillard. Un petit coup de RIA pour nettoyer les pompes puis gros dodo pour faire les kilomètres manquant le lendemain.

Pour ce qui me concerne je ne sais pas si je retenterai l'aventure "première édition" d'une course. Après la première édition du semi de Rueil Malmaison en 2010 où j'ai fait 24 km je me dis jamais 2 sans 3, alors...
le parcours officiel :

Ma trace GPS :

 
Merci à toutes les personnes qui m'ont encouragé et envoyé un message fort sympathique. Merci à cette organisation qui nous a très très bien accueilli. Merci à tous les bénévoles pour leur gentillesse et leur dévouement. Merci au site normandiecourseapied.com pour les belles photos.
Mes photos sur Picasa
D'autres photos sur normandiecourseapied  et la galerie de l'organisation
la trace de mon Garmin et sur openrunner
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dimanche 30 septembre 2012

32 km trail du CORD à Dammartin en Goelle (77)- 2e édition du 30/09/2012


 
Si tout s'était bien passé cette épreuve aurait dû être ma dernière sortie longue avant les 100 km de la Somme à Amiens, mais le destin en a décidé autrement alors j'y suis allé avec le seul but de m'amuser. 
Pourtant je suis quand même inquiet car la première édition en 2011 a été, si j'en crois le récit d'un participant, assez folklorique (lien de son récit ci-dessous). Mais cela ne m'a pas découragé et c'est ainsi qu'en ce dimanche matin qui s'éveille je prends la route sous un ciel bien dégagé qui annonce une belle journée. 
Direction Dammartin-en-Goelle, cité de 8000 habitants située au nord-ouest du département de la Seine et Marne à la limite de l'Ile de France et de la Picardie mais aussi à deux pas de l'aéroport international Roissy Charles de Gaule. 

 

Après une portion de périphérique, d'autoroute A3 et de nationale 2 j'arrive sur les lieux du crime où je trouve assez facilement le parc de le Corbie malgré l'absence de fléchage. 
Il n'y a pas grand monde sur place si bien que je récupère mon dossard très rapidement auprès d'un monsieur très sympathique. Quelques photos, un petit coup d’œil sur le parcours et je retourne à la voiture me changer. 
Je constate que de nombreuses personnes portent le même maillot et connaissent bien l'organisation. Il s'agit de coureurs de l'Es Saint Pathus-Oissery, club d'une ville voisine Saint Pathus. 

 
 
 
Avant d'aller me mettre en tenue, petit passage par les toilettes du gymnase. Quasiment prêt j'hésite quand même à retirer le bas de mon jogging car ça caille bien. Mais bon, faut bien y aller !! Aussitôt enlevé je ferme la voiture et je me mets à trottiner pour me réchauffer. J'en profite pour faire aussi quelques photos dans la parc.


 
Ca s'est moi, pas terrible, on passe. 
 


A 10 minutes du départ les coureurs se rapprochent de l'arche. L'herbe est bien humide, j'ai les pieds trempés et je commence à me refroidir. 

On ne sait pas trop qui est sur le 16 km et qui est sur le 32, ce qui est certain c'est que nous ne sommes pas nombreux. Tout ce petit monde tient sur une photo

Vue de face 
 
Vue de derrière 
 


Nous sommes environ 80, peut-être 90 coureurs sur les 2 parcours. Je mets en marche l'ipod de ma fille. J'entends aussi des personnes dire que le parcours fait moins de 32km. Comme le parcours est un 8 a faire 2 fois, je verrai à la fin du premier tour si c'est vrai ou pas. 
A 9H01, le départ est donné par un coup de pétard. 
Je m'élance presque en queue de peloton et c'est parti pour un petit tour dans le parc puis nous le quittons pour entrer sur la boucle "sud" au fléchage bleu. 
Nous traversons un bout de la ville pour nous retrouver sur un petit chemin qui nous emmène dans un autre quartier. Une fois traversé nous voilà enfin dans la campagne. 
L'organisation a prévenu les sociétés de chasse de notre présence et nous pouvons galoper en toute liberté, sans crainte, ça n’empêche que j'entends des coups de feu malgré la musique sur les oreilles et que nous croiserons quelques personnes armées. 
J'entends aussi les avions en approche de l'aéroport. Cela gâche un peu le cachet de cette charmante bourgade.


 

KM 3, premier ravitaillement que je zappe puis une petite côte fait son apparition. Nous longeons une propriété bien gardé par des chiens qui n'aiment pas notre présence et aimeraient croquer un peu de chair fraîche. J'espère qu'il n'y a pas de faille dans la clôture... 
après cette petite difficulté retour sur le bitume puis dans la ville. 
KM 5 : les coureurs qui papotent devant n'ont pas fait attention au fléchage et n'ont pas tourné à droite. Nos cris vont les faire revenir sur leur pas. 
KM 6,8 : une seconde grimpette nous amène dans le parc de la Corbie ce qui signifie que la première boucle se termine. 
KM 7,5 nous sortons du parc pour enchaîner sur la boucle "Nord" au fléchage vert. C'est là qu'un photographe me surprend.


 

Un peu de bitume avant de retrouver un chemin forestier en légère descente. Un coureur me dépasse mais je suis dans ma bulle avec la musique sur la tête et je regarde les quelques propriétés qui se trouvent sur notre chemin. 
A la sortie du bois, le chemin va nous mener au ravitaillement du km 10 situé derrière le supermarché de la ville voisine (Othis). Jusqu'à maintenant je n'ai encore rien mangé et bu alors je vais m'arrêter. 

Je repars de ce ravitaillement avec 3 coureurs que j'ai rattrapé et avec 5 autres bien équipés qui ne se sont pas arrêtés. Dans ce groupe il y en a 5 de l'Es Saint Pathus-Oissery. 
Sur ces 8 coureurs, 1 va prendre le large avant d'être repris suite à un arrêt technique puis il repartira de plus belle pour nous mettre un vent. 
Parmi les 5 coureurs de la même équipe, un va creuser l’écart petit à petit. 

Un chemin d'environ 2 km, parfois en faux plat montant va nous conduire dans un petit bois où le parcours va devenir sinueux et comporter une petite bosse. 
Après c'est quasiment tout plat jusqu'au 14e km où l'entrée dans Dammartin se fait par une petite pente douce sur environ 500 m. 
Km 15, retour dans le parc de la Corbie, ce qui veut dire que la seconde boucle est terminée et que le parcours ne fera pas 32 km, donc MBO foutu !! 
Pour l'instant tout va bien, l'allure du groupe que je suis me convient parfaitement. 


 


Sur la ligne d'arrivée on nous encourage, merci beaucoup !! 
Une petite table nous propose un petit ravitaillement. Les 4 gars au maillot vert en profite pour prendre la poudre d’escampette. Une petite photo des récompenses et c'est reparti pour le deuxième round.


 


Un second tour avec moins de monde puisque les concurrents du 16 km ont terminé. Je me dis que j'ai bien fait de mettre la musique sur les oreilles. 
Mais après 1 km, de vieilles connaissances refont surface. Ces satanées douleur dans les orteils. Si ce n'est pas le mollet ou la hanche faut que ça soit autre chose. Bref, je me pose pas mal de questions : Ai-je mal mis mes semelles ? Ai-je bu trop tard ? Autant de question auxquelles je n'ai pas de réponse. La seule chose dont je suis sûr c'est que la veille j'ai un peu abusé de le choucroute qui n'est pas le repas idéal la veille d'un tel effort. 
Cela dit, après 2 kilomètres, je suis revenu à une petite cinquantaine de mètres du petit groupe qui m'a faussé compagnie au précédent ravitaillement. Mais la petite cote arrive et je sais que je ne pourrai pas être au top pour franchir ce petit obstacle. Je me dis même qu'il serait souhaitable de faire demi-tour. Mais comme en marchant ça va pas trop mal je continue et j'en profite aussi pour faire quelques clichés. 

 


Les kilomètres défilent avec une douleur plus ou moins vive, je fais avec... 
Peu avant le 19e km un concurrent me passe et me demande ce qu'affiche mon PS. Il a exactement la même chose ce qui confirme que le parcours ne fera pas 32 km. 
Après m'avoir lâché je vais faire les 5 kilomètres suivants seul. Au 25e km une petite fringale m'oblige à ouvrir la barre de céréales que j'ai emporté et je vide mon bidon qui me servira alors de poubelle. 
Tant bien que mal je reviens sur un coureur aux couleurs de Nandy (club organisateur du trail du four à chaux auquel je suis inscrit la semaine prochaine). 
Une fois à sa hauteur je l'entends râler et s’énerver car il n'arrive à attraper un la friandise dans la poche arrière de son maillot. Lui aussi a une fringale. Je vais m'arrêter pour l'aider ce qui va permettre à un autre coureur du même club (Nandy) de nous rattraper et de nous larguer... 

Les 4 derniers kilomètres seront faits seul aussi. A l'entrée du parc le bénévole m'encourage et l'en remercie. Plus que 300 m mais auparavant dernier arrêt photo 


JJe Je ne l'ai pas vu au premier passage
La ligne d'arrivée est en vue. J'entends le speaker annoncer mon arrivée en citant mon nom et mon club... PcaP IDF 
Une fois la ligne franchie j'aurai bien aimé boire et manger mais les tables sont vides... 
A côté du podium il n'y a qu'une boisson chaude qui ne m'intéresse pas, ce n'est pas grave. Je file vite me changer pour rentrer au plus vite car j'ai entendu qu'une manifestation était organisée dans le centre de la capitale et je n'ai pas envie de passer l'après-midi dans la voiture. 

Bilan un peu mitigé de cette matinée. Un premier tour qui s'est bien passé, un second un peu plus douloureux mais au final je suis quand même satisfait car je me suis amusé sur ce parcours nature pas trop détrempé ou le bitume est quand même bien présent. mais
Pour le challenge MBO je suis un peu déçu car les 2 bons kilomètres manquants me font perdre quelques points. 
Une course petite course sympathique victime d'un week-end chargé (Paris Versailles, Millau, Berlin et j'en passe...). 
Des bénévoles comme toujours super sympas, merci à vous !! 
Un seul tube de gel jeté ou perdu sur le parcours, c'est toujours un de trop !! 

Comme les résultats sont publiés sur le site internet, parlons un peu chiffre. 
Premier tout 15,12 km ce qui inclus le petit tour dans le parc avant d'entrer sur le circuit. 
Second tour : 14,31 km 
Chrono 2:53'28 (avec 2,4 km de plus à 6' j'étais dans les 3h09 annoncé sur PCaP ) 
41 classés sur le 16 km 
36 classés sur le 32 km, je suis le 25e 

Lien vers mes photos sur Picasa
(Les photos encadrées sont des copies d'écran à partir du site de l'organisation) : 

Trace GPS chez Garmin chez Openrunner
Openrunner : http://www.openrunner.com/index.php?id=2001622  

Site de l'épreuve : http://www.cord.fr/pages/accueil.php  

Compte rendu d'un participant à la première édition : 
http://traileur77.over-blog.com/article-trail-du-cord-32km-260910-58124001.html
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dimanche 17 juin 2012

35 km trail du pays de Sully (78) - Edition du 17/06/2012

Sur les 3 courses proposées par la section athlétisme du CSM Rosny sur Seine je n'ai pas choisi le 10, ni le 17 mais le 35 km annoncé avec un dénivelé de 1000 m. Cette manifestation porte le nom d'un ministre d'Henri IV qui a été baron puis marquis de Rosny, le duc de Sully.
La ville est coincée entre la Seine et la forêt, toujours en Ile de France mais à deux pas de la Normandie et aux portes du parc naturel régional du Vexin Français.

Quelques jours avant l'événement l'organisation me met en relation avec des coureurs qui ont des soucis de transport pour se rendre à Rosny sur Seine. Il semblerait que le premier train pour rejoindre le cette jolie bourgade arrive après le départ de la première course.
Comme j'ai de la place dans la voiture j'emmènerai 3 traileurs : Sebastian, sympathique coureur d'origine Belge a qui j'ai donné rendez vous à la maison. Gérard, de passage à Paris alors qu'il vit principalement à Tokyo et Marie à qui j'ai donné rendez-vous devant le magasin planet jogging de l'avenue de la Grande Armée. Marie est membre du Nanterre athletic club le même club que notre ami Jean-Claude alias Laplombe.

Comme tout le monde est à l'heure, que ça roule super bien et que l'organisation a mis en place un fléchage dès l'entrée dans la cité nous arrivons sans problème sur le parking où des bénévoles nous accueillent et veillent à ce que nous nous rangions correctement. Nous sommes dans les premiers, nous avons du temps devant nous pour aller à l'école chercher notre dossard et pour nous mettre en tenue. Nous récupérerons rapidement notre sésame car il n'y a pas de queue puis tout le monde se prépare. Marie va retrouver ses camarades de club, Gérard va devoir patienter car le départ de son épreuve, le 17 km, est à 10 heures. Comme la consigne n'est pas surveillée Sebastian va laisser ses affaires à la voiture.



De retour à l'école, à peine le temps de discuter un peu qu'il faut se rapprocher de la ligne de départ.
Au micro il est annoncé prés de 500 concurrents sur l'ensemble des épreuves dont 180 sur le 35 km. 125 bénévoles sont mobilisés sur le parcours pour nous aiguiller, merci à eux. Le speaker nous promet un bon bain de boue ce que je redoutais mais vu tout ce qui est tombé ces derniers jours ça ne m'étonne pas. Pour terminer, il confirme que des points de ravitaillement nous attendent bien aux points kilométriques 11, 22 et 29.

Le briefing terminé nous observerons une minute de silence à la mémoire de Jihèle puis le départ sera donné. Même si le soleil est enfin avec nous il ne fait pas si chaud que ça à 9 heures du matin et j'ai bien fait d'opter pour les manchettes que je retirerai un peu plus tard. A noter que pour la première fois, j'ai embarqué dans mon camelbak l'ipod de ma fille.

Le peloton s'élance sous de nombreux encouragements. Pour moi ça sera un départ tranquille car je ne me suis pas échauffé et dès le premier mètre ça grimpe. 500 mètres de bitume et nous entrons dans la forêt, je m'attends au pire mais finalement le terrain n'est pas aussi détrempé que je l'imaginais.

Après 4 kilomètre les hostilités commencent avec une belle descente qui s'offre à nous. Certains vont la dévaler à fond. Je reste prudent car de nombreux cailloux jonchent le sol et je n'ai pas envie de tomber. Dans ma tête je me dis que si ça descend c'est que ça va monter à un moment ou à un autre et à peine le temps d'avoir terminé ma phrase qu'un beau petit raidillon fait son apparition.



Puis une belle ligne droite qui ne nous permettra pas de faire d'excès de vitesse car un radar a été mis en service en plein milieu de la forêt.





Jusqu'au premier ravitaillement qui se trouve bien au 11e kilomètre nous aurons d'autres belles lignes droites où il faut simplement faire attention aux flaques d'eau, puis deux ou trois (à l'heure qu'il est je n'en suis plus certain) descentes et grimpettes dont une petite bien raide juste avant de se restaurer.



Un grand merci aux bénévoles de ce premier ravito et c'est reparti.
Je vais suivre un groupe d'une dizaine de coureurs qui va me distancer assez rapidement mais vers le 13e km quelques-uns se sont trompés de chemin alors que le panneau était pourtant bien visible.
Mais ça grimpe de nouveau alors certains vont me repasser vite fait bien fait. Cela ne me perturbe absolument pas. Je suis bien et je vais continuer à mon rythme sans me soucier des autres. Je me suis trouvé un nouveau petit groupe et leur allure me convient, je ferme la marche.



Le seul truc qui me dérange c'est l'eau de mon camelbak qui n'est pas restée fraiche longtemps. Faut que je redemande à Neptune l'astuce qu'il m'avait donnée à Millau.

Bref, du 15e au 19 e km nous aurons à faire à la partie la plus boueuse du parcours. Les nombreuses ornières sont gorgées d'eau mais on arrive quand même à les éviter en étant prudent. Un concurrent que j'ai rattrapé n'aura pas cette chance et va même chuter après une belle glissade. Il se relève sans bobo mais il n'est pas content du tout car il s'est sali. Je le rassure en lui disant que le plus important c'est de ne pas s'être fait mal et de pouvoir continuer, la boue ça se lave…



Nous sommes désormais sur un chemin caillouteux à découvert. Je sens bien le soleil chauffer. C'est à ce moment que je vais regarder ma montre pour constater que je suis trop rapide pour le MBO. 20 km en 2 heures et des poussières ca va me faire arriver en 3H45 si je continue comme (j'ai annoncé 4H10 sur PCaP). Alors que tout le monde fait le maximum pour arriver au plus vite je vais faire le contraire...
Désormais dans chaque montée je vais marcher, dans un sens ça m'arrange car la semaine prochaine je remets les couverts.


Au beau milieu de la forêt avec vue sur la vallée de la Seine…Joli.

Encore une fois merci aux bénévoles, ici les dames du 2nd ravitaillement où je vais faire une longue pause et me goinffrer.



En plaisantant je sors "c'est bon le plus dur est fait !!"
Les dames se sont regardées et ont répliqué "certainement pas" sans vouloir en dire plus.

Arrêt trop long ? Trop mangé ? Trop bu ? Toujours est-il que j'ai beaucoup de mal à repartir et seul de surcroit alors par peur de me perdre je vais être hyper vigilant.
Puis j'ai un gros probleme. Le ventre garguille et réclame une pause technique. Au 27e km, je me trouve un coin tranquille, je vous passe les détails des orties qui me piquent etc…
Quand je repars j'en suis à 2h57 d'effort à 8 km de l'arrivée. Pour l'objectif c'est fichu mais c'est sans compter sur les dernières difficultés de ce beau tracé et mes arrêts photos.
Je vais désormais faire le yoyo avec des coureurs revenus sur moi mais aussi avec des concurrents que je rattrape.
Je repasse devant le radar.





Puis me voilà déjà au dernier ravito. Nombreux sont ceux qui s'interrogent sur la distance qui reste à parcourir et sur les pièges qui nous attendent.

Merci mesdames.

Encore quelques raidillons, quelques passages style "supercross" et la ville n'est plus loin. Un coureur qui est revenu à ma hauteur est victime d'une crampe. Je vais rester avec lui. Il me propose de me photographier, c'est super gentil, merci à lui, nous terminerons ensemble.





Je vais retrouver Gérard et profiter du ravitaillement où il n'y a plus grand-chose. Un bon sandwich et une bière me suffiront.
Gérard va m'apprendre qu'il y a eu un problème de balisage et que les premiers n'ont pas fait les 35 km et ne seront pas classés.
Etrange car j'ai trouvé que le balisage était parfait, la preuve, je ne me suis pas perdu. Marie arrivera quelques minutes après moi, pour une première bravo !!



Nous retrouvons Sebastian en compagnie d'un collègue. Il est satisfait de sa course comme nous tous d'ailleurs mais pas le temps de discuter car il et déjà plus de 13h30 et il y a une bonne heure de route.
Une superbe course 100% nature, bien organisée avec des bénévoles supers sympas et de belles rencontres. Merci à vous tous. Pour une fois je n'ai pas vu de papier ou des tubes de gel sur le sol jetés pas des coureurs, par contre j'ai vu beacoup de limaces.

J'ai quand même un petit coup de gueule. Je suis surpris par le nombre important de coureurs qui ne dit pas bonjour ni merci aux bénévoles. Sans eux il n'y aurait pas de course alors soyez sympa avec eux, remerciez les, ça ne coute rien et ça fait plaisir.

De retour sur la capitale je dépose Gérard à la Concorde et on se donne rendez-vous la semaine prochaine car avant de repartir au Japon il est inscrit sur la même course que moi. Sebastian compte se reposer avant de se lancer dans une nouvelle aventure.

Pour terminer, faire une course en musique c'est pas mal surtout quand on se retrouve seul mais j'ai du retirer une oreillette car je n'entendais pas ce qui se passait autour de moi. Par contre faut que je trouve une solution pour être moins gêné par le fil des écouteurs.


Merci de m'avoir lu et rendez vous la semaine prochiane pour les 30 km du trail du vieux lavoir.

Mes photos : https://picasaweb.google.com/113245630134072672330/20120617TrailDuPaysDeSully35Km
La trace GPS : http://www.openrunner.com/index.php?id=1737040
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