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samedi 26 août 2017

2017 06 11 - Les courants de la liberté, le marathon de Caen

Les courants de la liberté


Prévu de longue date pour un rassemblement "d’amis-collègues coureurs" c'est finalement seul que je pars vivre cette aventure.
Pour rentabiliser le trajet j'ai proposé un covoiturage. Départ de Paris vendredi 9h30. Je dépose mes passagers à proximité du Zenith de Caen puis je file sur la zone commerciale de Mondeville, pour me restaurer, acheter des ampoules pour la voiture et quelques babioles à Decathlon (magasin que j’ai cherché un peu).
Retour du côté du Zenith et du parc des expositions. Je laisse la voiture sur le parking de l’hôtel puis je file faire un tour en ville à pied. Belle ballade qui va me ramener en fin d’après-midi au parc des expos pour retirer mon dossard. Pour moi ça ira vite. Par contre énormément de monde pour la Rochamebelle. Un petit tour rapide du village et des exposants puis retour à l'hôtel pour récupérer les clés de ma chambre. Je m’installe et prépare déjà mes affaires pour la course du dimanche.

Cette opération réalisée il est déjà l’heure de dîner. Nouvel aller-retour en centre-ville à pied (par un autre chemin) avant de me mettre au lit car le samedi va être chargé.
J’ai en effet passé un magnifique samedi en compagnie de ma nièce Anne-Sophie, son mari Arnaud et leur grande famille. On a accompagné la plus jeune sur un plateau de basket à Cabourg puis nous nous sommes promenés sur l’esplanade avant de rentrer pour un excellent barbecue. Au passage, ma nièce m'a déposé dans un supermarché à Blainville-sur-Orne pour m'acheter mon petit-déjeuner du lendemain matin car l'hôtel n'a fait aucun effort pour les marathoniens.

De retour dans ma chambre, je n'ai même pas envie de dormir malgré cette longue journée chargée. Peut-être aussi à cause de la chaleur dans la pièce. Le réveil est programmé pour 6 heures afin d'être à l'heure au parc des expositions pour prendre le bus qui va nous conduire sur la zone de départ.
J'ouvre les yeux avec une heure d'avance sur mon réveil. Je grignote en me préparant tranquillement, aucune pression même si je sais que la journée s’annonce difficile.
A 6h45 ma voiture est sur le parking derrière le Zenith, quasiment à côté des vigiles. Je ne laisse rien de valeur dans la voiture mais avec une présence humaine à proximité il y a peu de chance qu'on me vole mes affaires sales des jours précédents.

Direction les navettes. Je serai dans le premier bus pour Courseulles-sur-Mer, petit port où j’ai dégusté d’excellentes moules (frites) en aout dernier.

On nous dépose presque à la sortie de la ville. Du coup, peu de spectateurs. Le peu d’habitants à côté de l’arche ne semblent pas très concernés par l’évènement, je suis donc un peu déçu que le départ ne soit pas donné au centre de cette petite bourgade.

L’attente est un peu longue, le départ est dans plus d’une heure. Les coureurs arrivent petit à petit. Je dépose mon sac dans un casier à côté du camion puis je fais quelques photos.
A vingt minutes du départ, Marieno me fait un petit coucou. Elle est en compagnie de Gilles (Arlequin), Gilbert dans une tenue tahitienne et William en militaire (dans le thème des plages du débarquement). Tous trois auront beaucoup de succès notamment auprès des photographes.



Puis c’est au tour de Nadia de nous faire un petit coucou. Encore quelques photos puis direction la ligne de départ où l’arche a disparu !
Gros soucis technique, il n’y a plus d’électricité ce qui va décaler l’heure du départ car sans courant ... pas de chrono !
C’est donc après quelques minutes de retard que le départ est donné. On se souhaite bonne course et c’est parti !
N’ayant aucun objectif chronométrique je pars prudemment puis vais me caler derrière les meneurs d’allure en 4h15. Sauf que le premier kilomètre est avalé en moins de 5’52, ce qui correspond plutôt à un temps final d’environ 4h05. Ce qui laisse un peu de marge mais compte tenu de la chaleur qu'il fait déjà, il va y avoir de la casse.
Et le soleil brille bien fort, peu de vent donc pas d’air, ça va être dur mais comme nous traversons de jolis villages, que c’est tout plat et que tous les spectateurs applaudissent en voyant les meneurs d’allure tout va bien.
Je reste derrière les flammes jusqu'au premier ravitaillement où je vais prendre une bouteille sans m’arrêter. Je bois bien, m’arrose et continue mon chemin.
Le parcours est très agréable. A certains endroits on voit la mer jusqu'à bien s’en rapprocher et même courir le long de la plage juste après le 13e km.
Nous quittons Lion-sur-Mer et allons entrer dans Ouistreham. Le parcours, les spectateurs, les groupes de musique, tout est génial, j’adore.

Les ravitaillements se succèdent et je bois toujours ma petite bouteille d’eau mais, surtout, c’est la première fois que je profite bien des zones d’épongeages sur un marathon. Le ciel se couvre un peu mais cela ne sera pas suffisant pour faire baisser la température.
A la sortie de Ouistreham, après le 17e km, nous nous retrouvons le long du canal de Caen à la mer. L’ambiance change du tout au tout. Sur ces 7 km, nous sommes isolés, peu de spectateur un coin parfait pour une petite pause technique. Il n’y a qu’à Bénouville, au Pégasus bridge, lieu de départ du semi-marathon, que nous retrouverons de nombreux encouragements, malheureusement sur une trop courte portion.
Peu après je vais me faire dépasser par les 2 meneurs d’allure en 4h15 que je suivais au début. Malgré leurs encouragements je sais que ça va se durcir. Je les remercie et leur renvoie les miens. Je constate que la meute qui les suivait au départ a bien fondue car ils sont quasiment seuls.
Peu après le 23e km nous quittons ce canal. Je me réjouis à l’idée de revoir du monde par contre le parcours va se compliquer. Cette première petite grimpette qui n’est pourtant pas un col de haute montagne va me laisser sur place. Je résiste à l’idée de marcher mais je sais au plus profond de moi que la fin va être très compliquée. Cette partie campagnarde du parcours est plus vallonnée, je sais que je ne résisterai pas longtemps à l’idée de marcher et c’est au 28e km que cela va arriver, peu de temps après m'être fait dépasser par Marieno et Gilles.
Encore 14 km, ça va être long mais comme le public, les bénévoles sont super sympas, finalement le temps passe vite.
Par contre je bois, je bois, je n’ai jamais autant bu sur une course. Je m’arrose aussi beaucoup pour bien me rafraichir. J’alterne marche et course, enfin je fais comme je peux pour avancer et rallier la ligne d’arrivée dans une ville de Caen très calme, c’est l’heure du déjeuner.

Elsie, ma collègue de Pierrefitte qui a fait la Rochambelle le samedi soir et le 10 km ce dimanche matin est à quelques mètres de l’arche et m’encourage pour ces dernières foulées, grand merci à toi Elsie !

Même pas faim, ni soif, je récupère mes affaires puis file à la voiture pour me changer.

Petite douche à la voiture, l'eau y est bien chaude et une fois débarbouillé je vais attendre Marieno pour un retour sur Paris avec 3 autres personnes.  Un retour avec pas mal de gendarmes sur le bord des routes normandes et une entrée difficile dans la capitale, comme tous les dimanches après-midi qui signifie que ce beau week-end est terminé.

Je ne remercie pas, mais alors pas du tout l’hôtel "le crocus" de Caen qui n’a fait aucun effort pour les marathoniens. Accueil sympa mais direction sournoise. Seul effort, petit déjeuner à 7h30 au lieu de 8 heures, heure à laquelle partait la dernière navette du parc des expos…
Et impossibilité de laisser ses affaires dans une pièce de l’hôtel en sécurité, démerdez-vous, on rend les chambres pour 11 heures, c’est comme ça on ne discute pas.

Par contre, grand merci à ma nièce et sa famille pour son accueil samedi.
Merci et bravo à toute l’organisation pour ce week-end de courses pour tous qui a commencé le vendredi avec tous les enfants des écoles de la ville, qui s’est poursuivi le samedi avec une course de rollers, la Rochambelle, un 10 km, un semi-marathon, un marathon relai et le marathon. Vraiment bien organisé, chapeau.
Et cela ne pourrait pas se faire sans les bénévoles qui ont été, comme toujours, d’une grande gentillesse et d’une grande disponibilité.
Pour moi c’est trois mois de repos.
A la revoyure !


La trace de mon GPS :


Mes photos du week-end :

2017 06 11 - Courant de la liberte - Marathon Caen

 Le résumé en vidéo :

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jeudi 11 décembre 2014

2014 12 06 - Trail du tour du Canton (82 km)

TTC : Trail du Tour du Canton 2014

Le club cycliste de Beuzeville La Grernier, petite commune normande d'un peu plus de 1000 habitants de la Seine-Maritime, pas très loin du Havre, organise la 7e édition du trail du tour du canton. Une manifestation pédestre qui va nous faire tourner autour de Bolbec, chef lieu de canton et dont le but est de récolter des fonds pour le Telethon, l'intégralité des inscriptions étant reversées à la cause.
Plusieurs épreuves au programme, un trail de 82 km en individuel ou en run and bike avec 1290 m de dénivelé positif et 2 points pour l'UTMB, un 42 km individuel ou en run & bike, un 24 km course ou marche, bref, il y en a pour tous les goûts.

Pourquoi ce trail est une question qui revient souvent. Parce que des amis l'ont fait et que leur récit m'avait donné l'envie de venir. Parce que faire la Saintélyon avec la neige, le verglas et des températures extrêmes deux années de suite ras le bol. Enfin, parce que je pensais pouvoir aller rendre visite à ma maman après la course. La vallée de la Bresle (la glass vallée) n'étant qu'à une petite heure de route de Bolbec.
Quand j'ai annoncé mon intention de participer à cette course sur Facebook plusieurs personnes semblaient intéressés par le covoiturage mais au final il n'y aura que mon neveu Samuel qui répondra présent.

Grosse frayeur la veille du départ. A 17 heures, sur le point de quitter le boulot, mon portable sonne. Je me dis que c'est encore de la pub mais je décroche quand même. Alors que j'étais prêt à envoyer sur les roses cette personne il s'avère que c'est l'hôtel que j'ai réservé par internet depuis plusieurs mois qui m'annonce que l'établissement est fermé.
Super, on fait comment ? La dame me propose deux autres établissements mais ils sont un peu loin du lieu de la course. Elle me dit se renseigner et me rappelle 30 minutes plus tard pour m'annoncer de bonnes nouvelles : un hôtel partenaire de la course a encore une chambre, ce sera plus proche et moins cher, merci m'dame !

Vendredi, 13h30, direction l'Essonne pour prendre Samuel. La traversée de Paris est un peu difficile mais après ça roule ! Trajet sans encombre à papoter course à pied, je n'ai pas vu le temps passer. J'ai pris la première sortie vers le pont de Tancarville sur l'A13 et n'ai pas suivi mon gps. Du coup on s'est tapé quelques routes de campagne sous un ciel gris avec quelques gouttes de pluie mais on a pas trop perdu de temps si bien qu'aux environs de 16h40 nous sommes dans notre chambre.
On dépose nos affaires puis on part retirer notre dossard à la salle B. Legros, juste à côté du stade de Beuzeville-la-Grenier.

L'accueil est chaleureux et tout se passe vite et bien : présentation du certificat médical, contrôle du sac et du matériel obligatoire, remise du dossard chasuble jaune fluo portant le N° 85. Faut dire qu'il n'y a pas encore grand monde dans la salle. 
En attendant l'arrivée d'un collègue de Samuel et de sa petite famille, je pars à la recherche d'une bouteille d'eau ce qui va me permettre de découvrir un peu le village même si de nuit, je ne me rends pas bien compte. Je constate que des tentes sont en train d'être montées sur la place du village, ici le téléthon c'est l'affaire de tous !

Olivier et sa famille arrivent peu après mon retour à la salle où il n'est pas facile d'avoir du réseau pour se connecter à internet avec nos téléphones. Olivier participera à son premier marathon et pour cela il n'a pas choisi le plus facile. Nous nous retrouvons tous un peu plus tard au centre de Bolbec, dans l'hôtel-restaurant qui héberge Olivier's family pour déguster une bonne assiette de pâtes avant d'aller au lit. Nous constatons que nous ne sommes pas les seuls coureurs à dîner dans cet établissement.
En reprenant la voiture on se rend compte que la place du centre ville est un peu mouillée, aurons-nous bien demain le soleil annoncé par les prévisionnistes ?
Je suis au lit à 21h40 et m'endormirai assez rapidement après un denier coup de fil. C'était l'opérateur internet auprès de qui j'avais réservé la chambre qui souhaitait savoir si j'ai bien trouvé une solution, Il est temps...

4H10, tout le monde debout ! Faut être fou pour se lever de si bonne heure un week-end !
Tout comme Samuel j'ai bien dormi. Une douche, on s'habille et on file prendre un bon petit déjeuner. 5H20, on a réglé la chambre et on constate qu'il fait bien frais dehors, les vitres de la voiture sont givrées. 10 minutes plus tard nous sommes garés à proximité de la salle, c'est un avantage pour les coureurs de la longue distance. Samuel dépose un sac que l'organisation emportera à Bolbec, point de ravitaillement de la mi-course. Il pourra se changer et y laisser ce dont il n'a plus besoin. Moi je ne laisse qu'un sac à la salle de Beuzeville avec des affaires propres et le nécessaire pour prendre une douche après l'épreuve.

Photo du départ par l'organisation
A quelques minutes du départ, on se dirige en convoi au centre du village. On y retrouve nos voisins de table de la veille. Monsieur est en tenue, madame est supportrice. 
Je souhaite bonne course à Samuel et le départ est donné après le décompte des 5 dernières secondes. Le Chrono est en marche, c'est parti.
Samuel s'envole déjà vers les avants-postes alors que moi ce sera l'arrière-train !
Je n'ai pas d'objectif particulier si ce n'est de terminer sans bobo cette dernière course de l'année pour ce qui me concerne. Dans ma tête je compte mettre dans les 11h00/11h30 après, sur une telle distance il peut s'en passer des choses, je ferai ce que je pourrai...
Le petit peloton, puisque le nombre de coureurs est limité à 160 et que nous sommes 130 à partir cette année, s'étire doucement dans le calme de cette fin de nuit où quelques gros nuages masquent de temps en temps la lune.
Après un bon kilomètre on se retrouve sur le premier chemin mais pas pour longtemps car nous allons retrouver assez rapidement le bitume et ça va s'alterner comme cela assez souvent avec quand même une présence plus importante du macadam.
Ces premiers chemins vont donner une idée de ce que vont être les autres sentiers, un peu de boue et de belles flaques d'eau, rien de bien méchant tout comme le dénivelé qui ne présente aucune difficulté jusqu'au 6e km où nous entrons dans la première zone boisée. C'est ici qu'on trouve la première grimpette. Deux photographes s'y trouvent dont un qui va me flasher. Pour m'économiser je progresse en marchant, d'ailleurs tout le monde fait la même chose.

C'est en compagnie du coureur portant le numéro de dossard qui suit le mien (le N° 86) que j'arrive au premier ravitaillement. Je reconnais sa supportrice, c'est le couple du restaurant d'hier soir.
Il me dit qu'on a mis 1h13 pour parcourir les 13 premiers kilomètres. Je n'ai pas de calculatrice dans la tête mais je sais que c'est trop rapide pour moi. Ce qui se bouscule dans ma tête c'est le fait de ne pas être allé aux toilettes ce matin, ça me tracasse mais pour l'instant tout va bien.

A l'entrée de ce premier ravitaillement nous sommes pointés mais je ne rentre pas dans la salle, je zappe ces premières tables par contre je commence à boire l'isostar de mon bidon.

Je suis derrière un groupe qui semble plus rapide que moi, je n’essaie même pas de les suivre. Le jour se lève doucement, bientôt je ne vais plus avoir besoin de la frontale. 
Un peu plus loin, sur un long chemin en ligne droite, une énorme flaque d'eau occupe toute la largeur, on arrive à passer sur le côté mais je fais attention de ne pas glisser, même si j'ai des chaussettes étanches, je ne connais pas la profondeur de cette marre et n'ai pas envie d'avoir les pieds noyés.
Kilomètre 18, nous devons traverser une pâture dont l'entrée est très imbibée d'eau, un vrai marécage. Heureusement que j'ai de bonnes chaussettes !
Deux kilomètres plus loin, un coureur qui m'avait dépassé peu de temps avant refuse d'obéir aux directives d'un bénévole qui lui demande de s'arrêter pour laisser passer une voiture. Un comportement inacceptable, heureusement que l'automobiliste s'est arrêté.
Ce coureur n'a pas lu l'article 13 du règlement et tout ça pour s'arrêter 3 kilométrés plus loin pour se soulager en pleine nature...
21e km, nous traversons un petit village ou l'accompagnatrice du coureur 86 nous encourage. Son poulain s'est arrêté au premier ravitaillement, il est derrière moi. 
Les portions de bitume sont importantes et je commence à me demander si je suis bien sur un trail.
24e km, nous traversons une ferme où des vaches nous regardent passer, que peuvent-lles bien penser de nous ? Le village qui suit, au kilomètre 26, est le second point de contrôle et second ravitaillement.
Je suis vigilant car certaines portions de la route sont très glissantes. Je m'arrête pour faire l'appoint d'eau dans mon bidon, je bois un gobelet d'eau, j'avale un gâteau salé et je repars après avoir remercié tous les bénévoles.
Quelques centaines de mètres plus loin je me demande si j'aurais pas mieux fait d'aller aux toilettes. Je le sens pas bien. Je fais demi-tour ou pas ? 
Trop tard, je ne fais pas demi-tour, pas envie de faire des kilomètres en plus, j'irai au prochain ravitaillement.
Un coup d'œil au chrono et je constate que je suis trop rapide avec une moyenne sous les 6 minutes au kilo, je vais exploser et vais souffrir pour terminer, si j'arrive à aller au bout.

Le parcours est agréable surtout que le soleil est bien présent et nous réchauffe un peu car le fond de l'air est quand même frais.

Si je ne me trompe pas, vers le 31e km un photographe de normandiecourseapied.com nous immortalise. Au bout du chemin se trouve la dame du coureur 86 et heureusement qu'elle était là pour me donner la bonne direction.
On se rapproche de Bolbec et de son ravitaillement en centre ville. Avant d'y arriver nous aurons droit à un passage agréable dans un bois, à la limite des champs et ça se termine par une belle descente. Les premières maisons sont là, enfin pour l'instant c'est la station d’épuration, quelques usines. Nous remontons sur les hauteurs de la ville où, de temps en temps, nous avons une vue plongeante sur la cité.
37e km, j'entre dans le centre ville de Bolbec, je passe à côté de la place où nous avons mangé la veille puis j’enchaîne la rue piétonne où, au bout, au pied de l'église, se trouve le 3e ravitaillement et point de contrôle. J'ai droit à quelques bravo ! courage ! ça fait plaisir.
Ces tables sont sous des tentes, visiblement pas de toilette ici. Je retire mon sac pour remettre des pastilles d'isostar dans mon bidon, faire le plein sans oublier de mettre la frontale dans mon sac.
Je mange un mini sandwich et je repars au moment où la première féminine entre sous la tente. Elle n'est pas loin derrière moi depuis le début. Je l'ai même souvent entendu jacter dernière moi.

C'est à partir de là que nous allons rencontrer les plus importantes difficultés et effectivement, pour sortir de la ville une première côte bétonnée, certes pas très longue mais bien raide, fait mal aux cuisses. Le parcours devient plus nature et boisé même si les portions de bitumes se succèdent toujours. 
Dans une première grimpette je vais entendre cette voix féminine qui m'informe que je vais bientôt être rattrapé, d'ailleurs ma moyenne baisse un peu et dans la côte suivante 3 coureurs me dépassent dont cette dame.
Je m'accroche à ce groupe, nous sommes sur un sentier forestier assez agréable du côté du 44e km.
Un monsieur aux couleurs de l'AC Veules viens à notre rencontre. Il est visiblement venu à la rencontre de l'athlète féminine et ça va se confirmer car il lui propose de la soulager de ses bâtons quand elle n'en a pas l'utilité. 
Personnellement j'en ai rien à faire mais si on emporte du matos, on s'en charge jusqu'au bout... 

Un peu plus loin, avant de sortir de la forêt, on entend de la musique au loin. Trop tôt pour un ravito, y aurait-il une fête dans le coin ? Non, il s'agit d'un cortège de tracteurs et remorques aux couleurs du téléthon qui circulent avec de nombreux passagers à bord.
Nous les croisons au début d'une longue portion bitumée sur laquelle je vais lâcher prise car j'ai un petit creux, une grosse soif et un gros coup de moins bien.
Je les vois s'éloigner doucement mais sûrement et personne dernière moi. Je me retrouve de plus en plus seul. Il me faut être vigilant pour bien suivre le balisage, ne pas me perdre devient une priorité. 
Je bois beaucoup, je bois énormément mais le 4e ravitaillement approche. Encore une belle grimpette où un concurrent me dépasse très à l'aise et le village est en vue. Nous y arrivons après avoir traversé un champ de maïs coupé récemment.

Beuzevillette, place du village, 15 minutes d'arrêt !
Avant de reprendre la route, je fais le plein de mon bidon, je mange un mini-sandwich au jambon et on me propose une soupe avec des pâtes que j'accepte. 
Pour profiter de tout ça je m'assois quelques instants. Avant de repartir je demande s'il y a des toilettes et on me répond par l'affirmative. On me dirige vers le fond de la cour de récréation, sous le préau.
Je repars léger et requinqué mais un kilomètre plus loin je vais faire une belle boulette. Au bout du chemin, sur une route, un panneau nous oriente vers la gauche mais je suis envoûté par l'entrée du château. Je vois la bâtisse au bout d'une allée fleurie et je me dis qu'on ne peut pas nous faire passer dans ce domaine. 
Je décide de prendre la route, mais 2 intersections plus loin plus de balisage. J'ai un gros doute et décide de faire demi-tour et là je vois au loin 2 concurrents entrer dans la cour du château.
Si j'avais bien fait attention j'aurais remarqué les flèches sur le sol qui se voient bien sur ma photo. Du coup 600 mètres de plus, comme si 82 km ne suffisaient pas.

La sortie du domaine est un chemin réparé avec des gravas. Entre les cailloux, les blocs de pierre, des morceaux de parpaings il faut faire attention, je déteste !
Puis on enchaîne avec un champ de patates fraîchement recouvert d'un bon fumier bien odorant et pas moyen d'y échapper, le bon parfum de la campagne !
Dans le village suivant, un bénévole me dit que je suis 44e. Je le remercie, comme j'ai remercié tous les bénévoles croisés jusqu'ici mais je vais bientôt passer 43e car le concurrent qui me précède a un petit coup de mou et bientôt 42e..
Vers le 58e kilomètre nous entrons dans un bois pour une très longue descente où il faut être prudent car le chemin caillouteux et recouvert d'une épaisse couche de feuilles mortes et on ne sait pas où on met les pieds. Le coureur qui me précède peste un peu en me disant qu'on pourrait profiter de cette pente favorable pour récupérer un peu mais que nenni, cette descente est un peu exigeante, les appuis sont fuyants, on s'use quelque peu. Je suis moins prudent que lui et je le dépasse. 
Deux bornes plus loin, alors que je suis sorti du bois, je ne vois plus de balisage. Je peste à mon tour, je me suis encore perdu. Je n'ai pourtant pas vu de chemin à gauche ou à droite et personne devant, personne derrière. J'hésite quelques minutes. Sur le point de faire demi-tour, le coureur dépassé auparavant apparaît, je pousse un grand Ouf de soulagement. Maintenant je vais faire attention, Pourtant je n'ai pas mis la musique, rien pour me déconcentrer. J'ai le casque sans fil sur les oreilles depuis le départ mais je ne l'utilise pas, au prochain arrêt, je le range dans le sac.
Peu avant le 62e km il nous faut traverser un petit ruisseau, les pieds doivent passer dans l'eau. Grâce à mes chaussettes je ne prends pas l'eau mais je sens bien la fraîcheur. A la sortie du village suivant on traverse une route assez fréquentée où des bénévoles arrêtent les véhicules puis on se retrouve dans un beau domaine, il s'agit de l'Abbaye du Valasse.

Notre parcours longe des bâtiments plus récents et un espace qui semble accueillir des spectacles puis, au bout du sentier, on rentre dans un beau bâtiment récent, 5e ravitaillement, point kilométrique 64.
Je refais le plein de mon bidon d'isostar sauf que les dernières pastilles sont coincées au fond du tube, je m'énerve. La dame me propose une soupe, que j'accepte volontiers. Je vais aussi avaler un nouveau petit sandwich au pâté et un coca. 

Je repars après avoir rangé mon casque dans le sac et après un passage rapide par les toilettes.
Je me retrouve juste derrière le coureur dépassé dans le précédente descente mais comme ça grimpe et qu'il y a un peu de circulation sur cette route, je marche derrière lui.
Il se retourne pour me demander comment ça va. Je lui répond que ça devient dur. Il me répond que pour lui aussi et il me propose de terminer ensemble en alternant marche quand ça monte, course quand on peut. J'accepte mais pourrais-je aller au bout ?
On fait connaissance, on papote et quand on se retrouve à une intersection, plus de marquage. On a oublié quelques chose. On fait demi-tour et cinquante mètres plus bas on retrouve le bon chemin. Encore 100 m de plus au compteur...
Les kilomètres défilent tranquillement en appliquant à la lettre sa technique sauf que, quand je suis devant, j'ai tendance à m'emballer et à le distancer alors je préfère rester en retrait. Je commence à sentir la présence d'une ampoule sous un orteil du pied droit, ça se corse. Pourquoi le pied droit et pas le gauche ? J'aimerais bien le savoir.

Au 4e ravitaillement (celui de Beuzevillette) j'ai entendu parler d'une grosse difficulté avant le dernier ravitaillement qui doit se trouver au 74e km. Jusque là rien du tout. Mon camarade en doute un peu mais ce qui est certain c'est qu'il nous faut passer, comme cela a été dit au briefing, sur une voie ferrée et vu son état elle doit être en service, je ne suis pas rassuré. 
Nous n'osons pas nous aventurer au milieu des rails ou le sol semble pourtant plus adapté pour courir que sur les côtés où nous marchons sur une bonne couche de cailloux, Je n'aime vraiment pas ce passage. Un concurrent n'a pas hésité à emprunter le centre de la voie et nous dépasse par contre il n'a pas vu que nous devions quitter cet endroit pour entrer dans les bois. Nous l'avons sifflé pour qu'il revienne sur le bon chemin, il nous remercie. 
Nous longerons à nouveau les rails un peu plus loin, c'est la seule solution qu'à trouvé l'organisation pour éviter de nous faire traverser une importante route nationale.

Mais où peu bien se cacher cette dernière grimpette ? Le dernier ravitaillement approche.
Nous la trouverons un peu plus loin, après avoir traversé un stade, km 71. Un petit raidillon pas très méchant mais j'ai du mal à repartir une fois en haut d'autant que le chemin n'est pas très praticable à cause de grosses ornières un peu boueuses.
Mon GPS affiche 74e km. Pas de ravitaillement à l’horizon, d'ailleurs pas de village ni de clocher en vue. Se présente alors une descente vertigineuse dans un pâturage. J’aperçois des tentes en bas, nous y sommes. C'est vrai que j'ai 800 à 900m mètres en plus au compteur à cause de mes erreurs de parcours.

Là, j'aimerais bien prendre un café, sauf qu'il n'y en a pas. On me propose un thé qu'on va me préparer gentiment. Pendant ce temps je fais l'appoint de mon bidon et mon camarade de route se renseigne sur ce qu'il reste à faire. Un bénévole nous indique un dernier "coup de cul", je me méfie. Par contre il nous précise que le chemin est très humide et glissant ce que nous remarquerons assez rapidement.
Quelques faux plats qui nous permettent de récupérer un peu puis le clocher de Beuzeville la Grenier se profile.
Un coup d’œil à la montre et je constate un temps incroyable. Je n'aurais jamais imaginé un tel chrono même s'il ne sera certainement pas sous les 10 heures.
Comme pour pas mal de coureurs présents aujourd'hui, mon camarade n'a comme seul objectif de termine quelque soit le chrono afin d'obtenir les deux points qui lui ouvrent les portes d'une épreuve de l'UTMB. 

Mais on ne retourne pas au village par le chemin le plus court, ça serait trop facile. Une dernière longue ligne droite, une petite cuvette à passer et nous entrerons dans le bourg sans profiter du concours équestre qui est organisé à quelques encablures de la salle. C'est dingue ce qu'arrive à faire cette petite bourgade pour cette belle cause qu'est le téléthon, chapeau !

Nous entrons dans le village sous de chaleureux applaudissements. Virage à gauche toute puis à droite.. mais la salle c'est tout droit !! non, non, vous faites le tour. Comme ils aiment nous en faire baver jusqu'au bout ces organisateurs !
Derniers virages sous les encouragements des personnes présentes, la salle est en vue, nous y entrons et passons la ligne main dans la main avec un chrono impensable de 9h58 et des poussières. Je suis sur une autre planète.
Je serai un peu déçu le lendemain en regardant les résultats officiels car ils m’ont ajouté plus d'une minutes. Cela ne va pas changer la face du monde ni m'empêcher de dormir mais c'est curieux cet énorme écart. D'habitude j'ai au max 5 à 6 secondes de différence avec le chrono officiel. Là, plus d'une minute ça me surprend un peu.


Je remercie Philippe de m'avoir boosté sur ces 18 derniers kilomètres puis je retrouve Samuel hyper content de sa prestation.
Il finit 3e au scratch avec un chrono de 7h29. Je m'en doutais qu'il allait s'éclater sur ce type de parcours.
Olivier est aussi finisher de son premier marathon-trail et pas des plus faciles. Grand bravo à lui quand on sait qu'il n'y a pas longtemps qu'il a commencé à courir. Ce qu'il a fait est énorme, peu l'aurait fait.
Une petite photo avec mon camarade de route puis je profite d'une petite bière avant d'aller à la douche.
Samuel ira se doucher à l'hôtel d'Olivier car à son arrivée les douches étaient froides. Une binouze pour arroser le podium de Samuel (un panaché pour moi car je dois prendre le volant) puis nous quittons Olivier et sa famille car il nous faut rentrer sur la capitale. 

Pour terminer, je suis hyper satisfait de la façon dont j'ai géré l'alimentation. Tout s'est super bien passé de ce côté là, c'est le gros point positif. Pas de bobo à part cette ampoule et une petite douleur dans le dos le lendemain certainement lié au sac, pour le reste nickel.
A noter que pour une fois je n'ai pas vu de déchet sur le sol. Bravo les gars. Il paraît que sur la Saintélyon c'était l'horreur.
Comme d'habitude, je vais remercier l'organisation de cette belle épreuve. Continuez comme ça, c'était parfait, c'était génial !
Un énorme merci aux bénévoles toujours aussi sympathiques qu'il faut respecter car sans eux il n'y aurait pas de course.
Un grand bravo à tous les coureurs et finishers dont Samuel qui m'a épaté sur cette course. Il aurait préféré un peu plus de chemins que de bitume mais il s'est fait plaisir quand même et il a fait une belle performance. Bravo champion. La famille est fière de toi !
Bravo aussi à Olivier qui a souffert mais terminé son premier "maratrail". Il n'a rien lâché et il l'a fait ! bravo aussi champion !

La trace de mon GPS


Mes photos


Le site de l'organisation où on trouve des photos, des vidéos et toutes les infos sur la course : http://ccpbeuzevillais.fr


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jeudi 25 septembre 2014

21,1 km course des 3 villes - 35e édition du 21/09/2014 - Le Tréport

Courses des 3 villes : semi-marathon


Prévue de longue date, j'avais hâte d'être sur la route en direction ma campagne natale pour ce petit week-end prolongé avec, en guise d'entrée, un semi-marathon du côté des villes sœurs que sont Le Tréport, Mers les Bains et Eu.
Ce week-end commence mal. Le trajet est quelque peu perturbé par de violents orages mais j'arrive quand même à Ganaches en temps et en heure pour aller faire quelques courses et surtout me rendre au retrait des dossard.
Devant le magasin sponsor de l'épreuve, pas de stand pour le semi-marathon,. Une dame m'invite à rentrer dans le magasin pour aller au rayon chaussures et là fraueyr, mon nom n'est pas dans la liste ? Une autre dame m'informe qu'une seconde liste est affichée sur le poteau opposé, tout va bien, je retire mon enveloppe rapidement, retour à la maison.















Malgré les prévisions météos qui n'annoncent pas de grosses perturbations pour le lendemain je reste sur la réserve mais quoi qu'il arrive, faudra faire avec. 
Mes affaires étant prêtes je me réveille au dernier moment. La nuit a été un peu agitée, comme chaque première nuit passée à la campagne même si c'est la chambre de mon enfance. J'avale vite fait un petit déjeuner, passage dans la salle de bain, je suis prêt alors que ma fille se fait attendre. Le ciel est bien couvert voir menaçant mais la température est agréable sauf que j'ai oublié un détail, ma maman habite une petite vallée à 15 km de la mer. En arrivant à Eu, je constate la présence d'un vent assez fort qui va certainement nous enquiquiner. 
Il est 8h15 environ et tous les bénévoles dont déjà en place aux carrefours et ronds-points. La voiture garée à côté de la caserne des pompiers de Mers-les-Bains, je rejoins la zone de départ à pied. 
Ils sont déjà nombreux à s'échauffer. De mon côté, je fais un petit tour pour explorer et repérer les lieux, donner un point de rendez-vous à ma fille. Un sifflet retentit pour nous demander de rejoindre la ligne de départ à quelques centaines de mètres de là, devant l'office du tourisme. Comme compté vite fait la veille sur les listes affichées, c'est environ 300 personnes qui s’apprêtent à prendre le départ de ce semi-marathon. 
Un rapide briefing il est demandé aux marcheurs et spectateurs de se mettre sur le côté et le coup de pétard retentit, la course est lancée !














Et ça part vite pour une première petite boucle qui nous fait faire le tour de la zone d'arrivée. De retour à proximité de l'office du tourisme nous reprenons la première ligne droite du départ sauf qu'au bout, cette fois nous tournerons à droite. 
Commence une boucle à parcourir deux fois avant de quitter Le Tréport. C'est là que commencent les difficultés. Un léger faux plat et une petite butte qui casse un peu le rythme. Quand j'entame pour la première fois cette petite grimpette, je croise le premier qui se trouve le quai François 1er, je l'encourage ! 
Quelques personnes sont à leur porte et nous applaudissent, ça fait du bien. Avec un beau soleil ils auraient été plus nombreux. A mon second passage les barrières métalliques tombent les unes après les autres poussées par ce vent violent. Ce même vent nous l'aurons de face tout au long de l'esplanade jusqu'au casino. 
Ce satané vent combiné à un début de parcours bosselé et une vitesse trop élevée font que je ne tiendrai pas cette allure jusqu'au bout. A chaque passage sur la ligne de départ les encouragements son nombreux et font du bien, mais la balade dans Le Tréport est terminée, maintenant direction Mers-les-Bains. 
Ici ce n'est pas le semi-marathon de Paris : les kilomètres ne sont pas tous annoncés, seule une pancarte de temps en temps nous donne une indication sur le kilométrage restant. 




Heureusement j'ai ma montre qui me donne des indications un peu plus précises. Les routes ne sont pas fermées à la circulation mais ici les automobilistes sont moins nombreux, moins stressés et plus compréhensifs qu'à Paris : ça semble se passer plutôt bien. Mais tout comme à Paris le semi fera la même distance et comme il est qualificatif pour les championnats de France il a été mesuré dans les règles de l'art et quelques pointures régionales ont fait le déplacement.

Sur l'esplanade de Mers-les-bains je dois lutter de nouveau contre ce vent sur un bon kilomètre et nous devons aussi franchir quelques obstacles en béton servant certainement à briser les vagues quand la mer déborde, si bien que j'arrive au second ravitaillement, vers le 11e km avec une bielle qui a coulé, plus de jus.
C'est à cet endroit qu'a été donné le départ du 10 km quelques minutes avant mon passage. J'avale un gobelet d'eau vite fait, c'est qu'il reste encore 10 bornes et quelques difficultés à surmonter alors je ne m'éternise pas.
Sur la longue route qui va m'emmener à Eu cinq concurrents vont me passer dont une fille très à l'aise. C'est que les féminines ne sont pas très nombreuses, en tous les cas j'en ai pas vu beaucoup.
Je salue quelques pompiers présents sur un rond-point avant d'avaler un nouveau gobelet d'eau au 3e ravitaillement (14e km).



J'entre dans Eu et il faut grimper sur le pont qui enjambe les voies de chemin de fer. La traversé du centre ville se passe plutôt bien pour moi, je bois encore un peu d'eau au quatrième ravitaillement. A la sortie du centre ville ils sont nombreux à nous encourager, c'est ici que doit être donné le départ de la course de 4 km mais la route qui longe de château et son domaine pour quitter la ville est en faux plat aussi. Je ne la voyais pas aussi longue.
Je vois que certains souffrent plus que moi et se mettent à la marche. Je vais profiter de la petite descente qui suit pour doubler trois ou quatre coureurs mais mon bonheur sera de courte durée car nous allons tourner sur la gauche et ça va grimper à nouveau. Je vais zapper le denier ravitaillement (vers le 20e km) puis accélérer dans la dernière descente. A ce moment précis une féminine me dépasse si vite qu'elle m'a enrhumé.
Troisième et dernier passage dans la rue Saint-Nicolas, puis la rue des Salines, la rue du Dr Pépin avant de retrouver les quais et l'avenue des Canadiens. Juste avant de descendre sur les quais, je dépasse les derniers concurrents du 10 km, une jeune fille qui encourage énergiquement ses deux amis.
Plus que 600 mètres, dernier virage je crois qu'on annonce mon nom au micro, bip bip, c'est terminé, on m'enlève la puce fixée à la chaussure.

Un chrono pas terrible mais avec un 50 km trois semaines plus tôt, un rhume qui m'a ennuyé quelques jours auparavant, une nuit agitée, un parcours un peu salé, un départ trop rapide fallait pas croire au père Noël.
Ce n'est pas grave, je suis quand même très satisfait de cette belle matinée d'autant qu'on va m’offrir un beau t-shirt, un porte-clé, un paquet de gâteau. On est pas au semi de Paris et ses tarifs exorbitants et son maillot en coton mais pour 10 euros ici, on est super bien gâtés.














Un dernier gobelet d'eau et je retrouve ma fille puis nous filons car la famille nous attend du côté de Gamaches. 


Une matinée sportive qui n'existerait pas sans le dévouement de nombreuses personnes. Et il y en avait pour tout le monde : 3 courses, du semi au 4 km en passant par un 10 km mais aussi des marches et des épreuves pour les enfants qui ont répondu présent puisqu'ils étaient plus de 150.
Alors un énorme merci aux organisateurs, à tous les bénévoles.
Merci à ma maman pour son accueil, mon frère pour la moules-frites party lundi soir ! 


Toutes mes photos :


Les traces de mon GPS qui a "merdoyé" un peu du côté de la ville d'Eu


la même trace mais sur openrunner

La page facebook du club organisateur :
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mercredi 28 mai 2014

Marathon de la baie du Mont Saint-Michel - 17e édition du 25/05/2014

Le marathon de la baie du Mont Saint-Michel


Visiter l'un des plus beaux sites de France et sa région ça ne se refuse pas d'autant que je n'avais jamais vu le mont Saint-Michel si ce n'est une fois de loin. Alors quand Stéphane m'a demandé si j'étais intéressé par le marathon de la baie du mont Saint-Michel j'ai tout de suite dit oui.
Côté intendance, c'est un ami à Stéphane membre d'un club de la région du Mans qui s'occupe de la réservation d'un mobile-home pour tout le club et pour Stéphane, Georges, moi et nos épouses.

Par manque d'entrainement Georges ne sera pas des nôtres et comme les prévisions météos sont si mauvaises depuis plusieurs jours, ma femme renonce à faire ce voyage si bien qu'à 7 heures ce vendredi 23 mai, après son service, Stéphane et moi partons ensemble en direction de son domicile à Cerans-Foulletourte dans la Sarthe.
C'est la pluie qui va nous accueillir au Mans. Un petit tour du circuit des 24 heures où c'est l'effervescence car l'épreuve se déroulera dans quelques semaines me permet de découvrir la longue ligne droite des Hunaudières et les impressionnantes installations de sécurité en cours de montage.

Une fois arrivé, en attendant la fin des cours de ses enfants et que son épouse Séverine quitte son travail, Stéphane me fait visiter son village, sa caserne, l'exploitation agricole d'un pote et on en profite aussi pour faire quelques courses. Après avoir déjeuné, les valises faites, il est un peu plus de 14h30 quand nous prenons la route pour rejoindre la Normandie. Une petite visite rapide de la ville du Mans et sur l'autoroute je vais faire une petite sieste. A mon réveil, je serai le copilote jusqu'au camping le Saint-Michel à Courtils (8 km du Mont) où nous arrivons vers 18 heures accueillis par Bruno et son épouse Catherine, les amis de Stéphane.













Une fois installé dans un beau mobile-home, une autre couple de Cerans-Foulletourte nous rejoins pour le dîner. 5 marathoniens sur 7 personnes à table ça parle obligatoirement course à pied mais pas question de faire nuit blanche car le programme du samedi est chargé.
Le samedi matin 10h00, direction Saint-Malo où nous devons retirer notre dossard. C'est l'occasion de faire un peu de tourisme en passant par Cancale, la pointe du Grouin (point de départ de la route du rhum), le fort Du Guesclin et la côte d'émeraude, magnifique !! Jusque là pas de pluie. En arrivant à Saint-Malo, les nuages sont plus nombreux. Un petit tour dans le "village" et une fois le dossard et le beau tee-shirt en main, direction la vieille ville pour une petite balade sur les remparts.














14 heures, retour au camping pour grignoter un peu, c'est qu'un sportif doit manger... Heureusement Stéphane nous a préparé de très bonnes lasagnes même q'il a oublié quelques ingrédients.
Bruno et Catherine sont déjà à table mais ils vont venir nous tenir compagnie. Pendant ce temps là, de belles averses nous tombent dessus, ça promet pour la visite du mont prévue après le repas.

16H20, nous sommes sur le parking du Mont Saint-Michel, c'est parti pour une visite rapide où nous aurons à gravir près de 320 marches (dixit le guide) pour atteindre l'abbaye. Un site merveilleux à voir absolument !! Je n'ai pas pensé à prendre une batterie de rechange pour mon appareil photo si bien que j'ai dû me servir de mon téléphone.













19 heures, nous sommes de retour au camping. Un dernier repas tranquille et pour certain(e)s du club des 3 A (Allonnes, Arnage, Athlé) la pression monte, moi ça va pas m’empêcher de dormir.
Le réveil est prévu vers 5h mais une demi-heure plus tôt des mouvements dans le mobile-home voisin me réveillent.
Un petit déjeuner copieux puis je me mets en tenue. Nous laissons Séverine seule avec pour mission de rendre les clés du mobile-home avant 11 heures (merci à elle!!) et de venir nous rechercher à l'arrivée.
C'est Bruno et Catherine qui nous emmènent aux navettes sur le parking gratuit de l'hippodrome de Moidrey, à quelques kilomètres de la ligne d'arrivée.
Il ne fait pas chaud et un ciel bien dégagé laisse présumer une belle matinée mais n'oublions pas que nous sommes en bord de mer, cela peut vite changer.
Le voyage vers cancale me paraît long. Les cars nous déposent à 500 mètres du port. Il y a déjà pas mal de monde qui attend aux toilettes, quelques personnes se changent sur la plage.













Dans cette foule j'ai la chance de croiser Laurent, un ami facebook du Havre que j'avais déjà rencontré sur le semi de Paris. On papote un peu mais il est annoncé au micro que les sacs doivent être déposés aux camions avant 8 heures, ce qui nous laisse plus beaucoup de temps pour nous préparer.
Un petit peu de NOK pour moi et Stéphane et je laisse mon sac aux bénévoles. Il est temps de se rapprocher de la zone de départ. Bruno et Catherine partent s'échauffer avec leurs collègues de club, nous on a 42 bornes pour ça. Nous les retrouvons quelques instants avant le coup de feu. Les speakers nous répètent que nous sommes sur l'un des parcours le plus plat du monde. Une seule difficulté au départ le reste est très roulant et nous devrions avoir un petit vent dans le dos sur la fin. Ce sont donc des conditions idéales pour la performance, ce qui ne me concerne pas trop puisque je ne suis pas ici pour battre un record, juste me rapprocher un peu des 4 heures.
Les meneurs, pardon, animateurs d'allure des 4 heures se positionnent juste derrière nous. Encore quelques photos et le coup de pétard retentit, on se souhaite bonne course !














La ligne franchie, le chrono est mis en route et nous nous élançons pour cette nouvelle aventure dans une très bonne ambiance. Tout de suite ça se met à monter mais le plus gênant est que la route s'est très nettement rétrécie et ça se bouscule pas mal. 
Comme toujours, entre les "bœufs" qui veulent passer coûte que coûte et les pas rapides qui veulent être sur la photo en se positionnant aux avant-postes il n'est pas facile de se frayer un chemin et comme je ne souhaite pas faire tomber quelqu'un je ne prends pas de risque tout en gardant un œil sur Steph qui reste quelques mètres devant moi alors que Bruno et Catherine nous ont distancé. 



Cette petite côté passée, vers le second kilomètre la route s'élargit. Nous sommes passés derrière l'animateur d'allure des 4 heures et revenus à la hauteur de Bruno et Catherine. Ces derniers vont passer à la vitesse supérieure et nous mettre un vent. D'après mon chrono, l'allure affichée de 5'33 c'est un chrono final de 3h55 alors, prendre la poudre d'escampette c'est le risque d'un crash certain quand on veut passer juste sous les 4 heures. Risque qui peut être payant mais qui généralement se termine en échec, après chacun fait ce qu'il veut... 


Derrière cette flamme verte je suis bien, l'allure me convient parfaitement. Stéphane et moi allons profiter du premier ravitaillement pour boire une coup. Sur ces premières tables on ne trouve que des bouteilles pleines, c'est beaucoup de gâchis. 
A partir du 6e kilomètre nous allons longer la baie jusqu'au 24e km et traverser quelques villages plus ou moins animés. De nombreuses personnes ont sorti les chaises sur leur palier pour nous regarder passer tout en nous encourageant, ce qui est très chaleureux et ça donne des forces pour aller plus loin. 
Je sens Stéphane en forme et peut-être a t-il un challenge avec Bruno si bien que nous allons accélérer légèrement ce qui va nous faire passer devant le meneur d'allure mais pas pour longtemps car au ravitaillement suivant nous allons nous arrêter pour boire un coup alors que lui trace sa route sans escale. 
Le 10e km est passé sur une base de 3h55, ce qui est un peu rapide pour moi. 




Nous allons faire le yoyo une nouvelle fois avec ce groupe des 4 heures car Steph me dit qu'il doit faire une pause technique. Ils vont donc repasser devant mais pas pour longtemps. Dans ma tête je me pose pas mal de questions car le meneur d'allure semble très régulier alors que de notre côté le rythme plus saccadé et plus élevé qui nous permet de repasser devant risque de nous emmener vers le mur que tous les marathoniens connaissent.
Mais bon, tout va bien, on a une belle vue sur la baie où la mer s'est retirée le temps d'une marée, le soleil brille, l'accueil dans les villages est chaleureux et l'ambiance dans le peloton très agréable.

Au 3e ravitaillement une bénévole nous demande de ne pas jeter nos déchets dans la nature... sauf qu'il n'y a pas de poubelle !! Au 17e km, sur une belle ligne droite après un petit crochet par le port mytilicole du Vivier sur Mer, je me retourne et je ne vois plus la flamme verte. Ma montre affiche une allure moyenne de 5'30, ce qui me semble peu rapide, on verra bien...
Au 19e km nous passons devant un moulin transformé en habitation puis un second moulin qui a gardé ses ailes, photo oblige.


En rangeant mon appareil je suis surpris par un photographe de Maindru qui m'a pris la main dans le sac ! Dans le village suivant, entre le 20e et 21e km, c'est le passage de témoin pour les duos (relais) et le ravitaillement pour nous.
Ici je vais manger quelques raisins secs et boire à nouveau. En repartant la flamme verte refait son apparition pas loin derrière nous. Nous passons néanmoins le semi dans un temps très favorable pour terminer dans l'objectif mais le parcours va bientôt changer. Avec tout ce que j'ai bu jusque là, il me faut faire une pause pipi, Steph en fera de même.
La belle et large route va laisser place à un parcours plus sinueux qui va s'éloigner petit à petit du littoral sur un bitume pas toujours en bon état. Après le 24e km nous allons même quitter le macadam pour ce qui ressemble plus à un chemin. Quelques cailloux pas très agréables puis un sentier en très bon état, c'est à dire sans trou, mais bien détrempé limite boueux avec tout ce qui est tombé du ciel les jours précédents. Rien de bien méchant quand même surtout que ça ne dure pas longtemps.
Désormais, les villages sont moins nombreux pour ne pas dire inexistants Nous ne voyons que des habitations isolées, des fermes pour la plupart et des pancartes "navettes abandons" qui fleurissent sur le bord de la route. Je demande à mon ami si tout va bien et il me répond que oui. Je lui propose de s'envoler s'il en a la force. Il me répond qu'il ne le souhaite pas et me propose la même chose mais je n'ai ni l'envie ni la force d'aller plus vite.














Nous sommes dépassés par quelques coureurs en pleine forme qui viennent de commencer leur relais. Certains vont très vite et nous démoralisent un peu comme le souligne notre charmante "voisine" du moment. Mais cela est vite compensé par les coureurs de plus en plus nombreux à marcher. Puis la première ambulance qui doit se frayer un chemin. De temps en temps des cyclistes de l'organisation remontent le peloton demandant surtout aux marcheurs si tout va bien. 
Vers le 29e km nous devons à nouveau laisser passer l'ambulance qui doit certainement évacuer le coureur qui était au sol peu de temps avant. Pour nous l'allure commence à baisser, d'ailleurs la première flamme verte va nous passer et nous allons la voir s'éloigner progressivement signe que nous ne sommes plus dans le coup. Au ravitaillement du 30e je bois encore pas mal d'eau et je mange un premier morceau de banane. Ici des plastics ont été mis au sol pour recueillir les déchets ce qui n'empêche pas quelques "buses" d'emporter avec eux des bouteilles pour les jeter quelques kilomètres plus loin où il n'y a pas de poubelle alors qu'ils pourraient les garder pour les jeter au ravito suivant... 




Je sens le Stéphane à la peine et ça se concrétise par une allure qui baisse de plus en plus. Je ne dis rien mais je sais désormais que les 4 heures ne sont plus possibles et au 35e il va coincer grave étant obligé de mettre le clignotant. 
Pour avoir connu cet état, quand ça veut plus ça veut plus... Je lui propose de marcher un peu pour repartir tranquillement et ainsi avancer tout doucement mais sûrement vers ce Mont Saint-Michel qui se fait de plus en plus présent même s'il est encore loin. 

Le moral qui en prend encore un coup quand le second meneur d'allure nous dépasse mais nous ne sommes pas les seuls à souffrir, c'est difficile pour beaucoup de monde. 













Le 36e km marque notre entrée dans le département de la Manche matérialisée par une arche. Nous quittons la Bretagne pour la Normandie.

Vers le 39e km nous nous offrons une nouvelle phase de récupération active avant de passer un pont que nous voyons déjà au loin et où il semble y avoir beaucoup de monde. 
A chaque changement de direction nous voyons Bruno deux cent mètres devant nous. Il est seul ce qui nous permet de supposer et d'espérer que Catherine a pu garder un bon rythme pour aller au bout. 
Du côté du ciel le soleil à laissé la place à quelques nuages et un peu de grisaille mais rien de bien grave.




Nous arrivons à ce pont et nous observons une pause d'une part pour profiter du dernier ravitaillement (40e km) et pour prendre des photos du mont Saint-Michel qui se trouve au bout de ce fleuve, le Couesnon.  La délivrance se trouve au bout de ces 2 derniers kilomètres de ligne droite le long de ce cours d'eau. 
Ce sont de nombreux spectateurs aux encouragements incessants qui vont nous porter jusqu'à l'arrivée mais l'ami Steph n'en peut plus, une nouvelle séance de marche est nécessaire. On se remet à trottiner pour la dernière fois. Nous apercevons Séverine et les enfants. La musique et les speakers sont désormais audibles et on voit enfin cette ligne d'arrivée que nous allons franchir en même temps, l'appareil photo à la main pour filmer cet instant unique.
Stéphane est épuisé. On se félicite mutuellement puis nous nous dirigeons vers la zone de ravitaillement. 

On nous remet une jolie médaille puis nous récupérerons rapidement nos affaires. Nous retrouvons Bruno qui a aussi coincé comme Stéph vers le 35e et Catherine qui n'a pas atteint son objectif mais qui est quand même très satisfaite de sa course.






















Quelques photos et on repart sur le camping prendre une douche, manger un morceau avant de reprendre la route. 
Un week-end qui se termine bien et qui m'a émerveillé à tout point de vue. A faire et à refaire sans aucun doute. 


Pour conclure, j'avais entendu pas mal de choses sur cette manifestation et j'avais de nombreuses craintes. S'agissant d'un marathon en bord de mer, le premier risque est une une météo qui peut changer rapidement, ça n'a pas été trop le cas. C'est aussi le risque d'avoir pas mal de vent. De ce côté là et pour ce qui me concerne, il ne m'a pas légèrement gêné que sur 2 ou 3 km vers la fin où je l'avais à mes 2 heures un peu trop frais à mon gout, mais rien de bien méchant. On m'avait dit aussi qu'en cas de grosses chaleurs il n'y a pas de zones ombragées pour se protéger du soleil, ça été le cas, j'ai pris quelques coup de soleil mais cela ne m'a pas handicapé pour courir, les températures étaient correctes.
Toute les conditions étaient réunies pour que cette édition se passe au mieux et nous avons eu beaucoup de chance compte tenu de ce qui s'est passé les jours précédents.
Ajouté à cela une organisation au top surtout grâce à un système de navettes très bien pensé et pratique,  des bénévoles aux petits soins c'est une très belle épreuve dans un cadre unique. 
Seul bémol, l'absence ou la rareté des poubelles sur les ravitaillements est pour moi le seul point négatif de cette belle manifestation. 

Merci à Stéphane à Séverine son épouse, leurs enfants, pour tous ces bons moments passés ensemble et pour l'intendance. Grand bravo à Stéphane pour être allé au bout avec pour seuls entraînements ceux du foot. On remet ça quand tu veux dans les mêmes conditions parce que bien entraîné je ne pourrai jamais te suivre. 
Merci au club des 3A pour leur accueil chaleureux, leur bonne humeur et pour s'être occupé de la réservation du camping. 
Merci à toutes à et à tous pour vos messages par sms, facebook... Petit point négatif du côté du camping, l'obligation de rendre les clés avant 11 heures le dimanche ce qui a obligé Séverine à ranger et nettoyer le logement seule. A cette période de l'année le camping était surtout occupé par des marathoniens et les mobile-homes n'étaient pas tous reloués pour la semaine suivante. Ils auraient pû faire un effort, pour preuve, nous étions autorisés à prendre une douche dans les parties communes et quand nous sommes partis après 15 heures personne n'avait pris la suite. 


Rendez-vous en juin pour la Transbaie !
Quelques chiffres en provenance de la page facebook de l'organisation concernant cette édition: 3432 inscrits 3005 partants 2868 arrivants

Liens :
La Trace GPS de mon Garmin :


Openrunner : http://www.openrunner.com/index.php?id=3659787

Mes photos, en espérant qu'elles soient bien classées chronologiquement car prises avec 3 appareils :


Celles de Victor :


Les photos de Ouest France :
http://www.klikego.com/gallery/marathon-de-la-baie-du-mont-saint-michel-2014/1253705011503-1398179032220

Un article et un résumé vidéo :
http://basse-normandie.france3.fr/2014/05/25/les-kenyans-largement-vainqueurs-du-marathon-de-la-baie-du-mont-saint-michel-484599.html

Une vidéo :


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