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lundi 4 juillet 2016

26 juin 2016 : La Transbaie (en Picardie)

La Transbaie en Picardie


Quoi dire de plus que les éditions précédentes ? Cette année Samuel est de la partie avec un bonne dizaines de membres de son club, le Val d'Orge Athlétic. C'est lui qui va retirer mon dossard car je ne peux pas arriver la veille. Cette année nous aurons des supporters en la présence de mon frère Jean-Marie, Bénédicte ma belle-soeur, les parents de Samuel et ma fille Sophie.
La température est idéale pour courir malgré l'absence du soleil. Un peu de vent en baie et grand soleil à l'arrivée. Pas de pluie mais une Transbaie plus humide cette année par la présence plus importante de gués plus ou moins profonds. Juste une chute à signaler dès le second gué à franchir. Je ne le pensais pas si profond et j'ai comme qui dirait, raté une marche... Mais mieux que des paroles, l'intégralité de la retransmission de France 3 Picardie :



Une excellente après course avant de rentrer sur la capitale. Un bon repas en famille sur une terrasse ensoleillée ou je me suis régalé avec un bonne moules-frites et 2 bonnes bières.
Grand Merci à Jean-Marie, Bénédicte, Marie-Odile, Henri et Samuel.

La trace de mon GPS :



Mes photos :




Et pour terminer, le classement




Hubert Leclercq
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jeudi 15 octobre 2015

100 km d'Amiens - le 10-10-2015

100 km d’Amiens



Quand cette manifestation a refait surface en 2012 après 17 ans d’interruption j’ai toujours eu en tête d’aller courir sur mes terres. Amiens est une ville que je connais bien puisqu’elle est la préfecture de mon département de naissance mais aussi parce que j’y ai vécu deux ans et pour y être revenu faire mon service militaire en 1987. Malheureusement les aléas de la vie m’ont obligé à repousser chaque année jusqu’à cette année 2015 où rien ne m’aurait empêché d’y aller. 

De retour sur la distance après les 100 km de Millau 2013, mon seul et unique objectif est de terminer cette course sans objectif chronométrique, juste se faire plaisir et finir sans bobo.
J’embarque avec moi l’ami Pascal qui souhaite faire une performance sur ce parcours annoncé très roulant et ça tombe bien car n’ayant plus de voiture c’est sa compagne Isabelle qui va nous prêter la sienne pour cette virée Picarde.
Aussitôt arrivés sur place vendredi après-midi, sous un magnifique soleil, nous allons retirer nos dossards au gymnase de la Hotoie. L’accueil est chaleureux, les bénévoles sont déjà au top. Nous nous renseignons pour nos ravitaillements personnels. Comme nous n’avons pas d'accompagnateur et qu’en vue de l’organisation des championnats de France de la discipline l’année prochaine, l’organisation a prévu 5 points sur le parcours, en gros un ravitaillement sur deux, où il est possible de déposer nos bouteilles. Comme on passe 2 fois sur ces points de ravitaillement, nous avons donc préparé 10 petites bouteilles avec nos numéros dessus conformément au règlement de l’épreuve. Le bénévole nous demande de les déposer dans une espèce de seau  nus assurant qu’elles seront bien réparties sur les 5 tables. La façon dont s’est passée cette étape me laisse un peu perplexe, d’ailleurs l’ami Pascal me dit en rigolant, "on va retrouver nos 10 bouteilles au premier ravito" , on verra demain…


Le dossard et le maillot souvenir (pas terrible) en main, direction le centre-ville pour une balade en attendant que notre hébergeur d’une nuit trouvé sur rbnb nous accueille. Mais c’était sans compter sur la présence de Joseph qui est venu chercher ses enfants à la sortie des écoles.
On le rencontre vite fait et on se donne rendez-vous le lendemain car il sera sur le marathon, qu’il n’a malheureusement pas pu préparer comme il aurait voulu. Il nous assure qu'il nous attendra sur la ligne d'arrivée, il est trop sympa ce Joseph !
La voiture garée à deux pas du logement nous prenons la direction du centre-ville puis du quartier Saint-Leu à pieds profitant de cette météo exceptionnelle.
Vers 20 heures, les clés en poche, direction un restaurant un peu atypique que j’ai connu il y a près de 25 ans et qui existe encore. Nus ne prendrons pas les spécialités américaines du menu. Ce sera une belle assiette de pâtes et, pour ce qui me concerne, un petit dessert histoire d’aller au lit le ventre bien plein. C’est qu’il faut accumuler de l’énergie pour l’énorme effort qui nous attend le lendemain.

Jour J


5H00, même pas besoin du réveil pour me lever. N'ayant pas bien dormi essentiellement à cause de la literie, je suis réveillé bien avant que ça sonne. La maison est assez calme malgré la présence de nombreux étudiants. C'est le parquet qui s'est fait entendre très tard dans la soirée. Je prends un bon petit-déjeuner avant de m’habiller. Les affaires ont été préparées la veille, ça va aller vite même si je suis toujours à la recherche de quelque chose, le stress peut-être…
5h55 nous quittons la maison. Le ciel est bien étoilé ce qui nous laisse imaginer que la journée va être belle.Quelques minutes après nous arrivons au gymnase. Il n’y a pas encore grand monde. Les personnes présentes se préparent tranquillement, c’est quand même très calme.Les coureurs arrivent petit à petit avec pour la plupart un accompagnateur qui prépare le vélo à l’extérieur.
Le sac déposé à la consigne l’ami Pascal retrouve des connaissances avec qui il discute et pour moi direction les toilettes avant de rejoindre la ligne de départ. Quand nous sortons du gymnase je trouve que ça s’est rafraîchi un peu. La brume qui recouvre le parc de la Hotoie y est peut-être pour quelque chose. On aperçoit toujours les étoiles, c’est tout bon, j’ai hâte de rentrer dans le vif du sujet.

Il fait encore nuit quand le départ est donné. Il est 7h00, nous nous souhaitons bonne course, l'aventure commence.
Un petit tour dans le parc de la Hotoie dans lequel on passe le premier kilomètre. Un chronométreur égraine le temps qui passe. 6’11 pour moi, c’est plus rapide que les 6’18 prévues mais pas d’affolement, c'est quand même beaucoup plus prudent qu'à l'ecotrail. Tout va bien, je me dis que je vais y venir progressivement.
Le peloton qui s’étire n’empêche pas certains de discuter. On parle objectif, on parle des courses faites ou à faire, on passe le temps comme on peut. Pas de papotage de mon côté, j’essaie de me concentrer pour avoir la foulée la plus économique possible. Après le premier ravitaillement où j’ai pris un gobelet d’eau vite fait, il me faut trouver un endroit pour une première pause technique, ce sera fait après le 7e km.
Avec le jour qui se lève quelques riverains ouvrent leurs fenêtres, promènent leur chien et nous encouragent. Une brume recouvre tout l'hippodrome d’Amiens et je ressens cette humidité qui gène un peu ma respiration. Je pense qu'avec le soleil qui semble vouloir se montrer l’atmosphère devrait se réchauffer et faire disparaître ce petit brouillard.
Retour à la Hotoie où le chrono positionné au 10e kilomètre affiche 1h32. Un bref coup d’œil à ma montre pour constater que mon allure, au lieu de baisser, a légèrement évolué pour passer à 6’03. Je comptais pas être si rapide mais bon, pour l’instant ça va alors je me dis que je vais continuer ainsi. J'espère tenir jusqu’au 60e comme en Sologne puis je terminerai comme je peux si possible en 11h20-11h40.
La Hotoie c’est aussi là que les accompagnateurs vélos attendent leur poulain. Pour moi et l’ami Pascal ce sera une course en solitaire sans accompagnateur puisque personne n’a eu le courage de venir se frotter à la distance. Alors qu'un coureur est encouragé par ses petits-enfants, pour une accompagnatrice l’aventure commence mal, le panier mal fixé au cycle et son contenue se retrouve au sol. Elle doit alors s’activer à tout remettre en place. 

Nous quittons Amiens par les bords de la Somme. C’est un endroit que j’ai bien fréquenté pendant mon service militaire mais qui a bien changé.
Au 3e ravitaillement (premier ravitaillement personnel) je trouve bien une de mes bouteilles d’Isostar. Je me dis qu’ils ont mis le seconde de côté pour le retour, mais non. Le plan ne sera pas sans accroc.
Nous quittons les bords de la rivière pour la seconde boucle du parcours entre Argoeuves, Saint-Sauveur, La Chaussée Tirancourt, Picquigny..
Deux choses vont me tracasser. De légers troubles intestinaux mais cela ne m'inquiète pas encore trop car j’ai repéré quelques champs de maïs où je pourrai aller me soulager. La seconde c’est de courir avec ma bouteille à la main et le bruit du liquide qui m’énerve. Heureusement, je suis parti avec une ceinture avec 2 pochettes dans lesquelles j’ai réparti des barres énergétiques, mon appareil photo, mon téléphone (qui contient ma musique) et des mouchoirs en papier. J’arrive à caser le tout dans une pochette ce qui libère la seconde pour accueillir ma petite bouteille, ça rentre pile poil, nickel !
Aux tables de Saint-Sauveur j’avale vite fait quelques gâteaux salés et un peu d’eau. Après une petite côte j’arrive au ravitaillement de la Chaussée Tirancourt 1. Une bouteille devrait m’attendre là mais rien. Le bénévole sont désolés, ne comprennent pas, tant pis, on va faire sans mais cela m'énerve un peu quand même. Mon plan ravitaillement personnel est complètement bouleversé. Je me demande où sont passées mes bouteilles. J’ai pourtant bien respecté ce qui était écrit dans le règlement, j’aurai dû ajouter une étiquette précisant le nom du point de ravitaillement.

Au 25e km un officiel annonce les temps de passage, ce qui permet aussi de contrôler que tout le monde est bien passé par là. Il m’annonce 2h32, toujours dans une moyenne de 6’02-6’03, tout baigne. Je crois que je ne l’ai pas remercié perturbé par mon histoire de bouteille. Je m’en excuse vivement.
Une dame en vélo arrive à ma hauteur et me demande si tout se passe bien. Je lui explique mes soucis de bouteilles. Elle me propose son aide. C’est gentil, je la remercie, mais elle a un coureur à s’occuper, je me débrouillerai seul comme un grand. Avant de bifurquer sur une départementale bien fréquentée je vais faire une seconde pause pipi. Je me retrouve ensuite avec un léger vent de face qui n’est pas très agréable et comme les nuages gris ont décidé d’être de la partie, je suis bien content d’avoir mis des manchettes que je vais garder jusqu’à la fin.

Beaucoup de monde au ravitaillement de la Chaussée Tirancourt 2 et surprise, 2 bouteilles étiquetées 48 m’attendent, une d’isostar et une de Nutraperf. Je jette la première qui est vide et j’en embarque une pleine. Je repars sous de nombreux encouragements.
A Picquigny on vire à gauche pour retrouver la tranquillité des bords de Somme. Quelques pêcheurs nous regardent passer s’intéressant plus à ce que nous n'abîmions pas leur matériel qu'à nous applaudir. Je leur demande si ça mord, les réponses sont négatives.
Au ravitaillement d’Ailly sur Somme, contrairement à ce qui était prévu pas de bouteille 48. Pas grave, j’en ai une quasiment pleine sur moi. Après le 38e km, du côté de Drueil-les-Amiens nous reprenons cette seconde boucle en direction d’Argoeuves.
Second passage au ravitaillement de Saint-Sauveur. Beaucoup de monde et d’encouragements, ça fait plaisir. C’est une zone de passage de témoin pour ceux qui font la course en relais. Le premier concurrent vient d’ailleurs de me dépasser. Aux tables, une dame m’interpelle pour me signaler que j’ai oublié ma bouteille au premier passage. Je suis surpris, ce n’était pas prévu d’en trouver une là. Je vide rapidement celle que j’avais en stock pour emporter celle-ci.

Je passe le marathon en 4h14 soit 2 minutes de plus qu’en Sologne en 2009.  La chaussée Tirancourt 1, là aussi un bénévole m’informe qu’une bouteille m’attend. Encore plus surpris car au premier passage on m’a dit qu’il n’y avait rien pour moi. Du coup, j’ai une bouteille dans la pochette, une dans la main et bientôt une troisième car j’en ai une qui m’attend au ravitaillement suivant. Moi qui pensais que mes vitamines étaient perdues je suis un peu rassuré.
Par contre, pour finir l’épreuve il me faudra faire sans boisson énergétique sur les 3 derniers ravitaillements, il me faut être prévoyant. En tous les cas, pour les championnats de France l’année prochaine l’organisation va devoir s’améliorer sérieusement sur ce point, peut-être en s’inspirant de ce qui se fait ailleurs.

A part ça, je vais bien, tout va bien, pourvu que ça dure mais il me faut encore faire une pause pipi (au même endroit que la précédente).
De nouveau à Picquigny cette fois on tourne à droite pour un aller-retour vers Long qui se trouve à environ 17 km. A partir de là, le parcours, même s’il est agréable au bord de l’eau, devient monotone. Je me sens un peu seul malgré la présence de quelques canards sur la Somme. A mon allure, qui reste stable à 6’03, je reviens sans forcer, tranquillement sur quelques coureurs avec qui je papote un peu avant de les laisser.
Il y en aura deux qui n’apprécient pas de se faire doubler et me repassent. Je ne rentre pas dans leur jeu, ils s’épuiseront d’ailleurs avant moi. J’encourage aussi tous les relayeurs qui me doublent. Ils auront tous des mots gentils en retour, ça fait plaisir, merci !
Quelques troubles intestinaux se manifestent à nouveau. Là s’est compliqué, entre la Somme à gauche et un petit ruisseau à droite difficile de trouver un coin tranquille. D’ailleurs, un peu plus loin une dame n’aura d’autre choix que de se soulager sur le côté à la vue de tout le monde. De ce côté-là aussi les organisateurs pourraient faire un effort en installant des toilettes sur quelques ravitaillements.

A ma grande surprise aucun signe de faiblesse, les jambes tournent bien. Je double un concurrent qui n’aura pas de soucis de boisson. Il est équipé d’un camelbak, d’une ceinture porte-bidon et le panier du vélo qui le suit semble bien garni. Je vais croiser le leader de l’épreuve. La couleur de son maillot et le mot Irlande floqué dessus ne laissent aucun doute sur l’origine de ce monsieur Je l’encourage, j’aurais droit à un sourire en retour. C’est qu’il a une avance considérable, pour moi il a course gagné, je ne me suis pas trompé.
Le ravitaillement d’Hangest-sur-Somme est aussi une zone de passage de relais ce qui fait qu’il y a beaucoup de monde. Les encouragements sont nombreux, ça fait du bien au moral cependant il me tarde d’arriver au demi-tour.

La première féminine, l’italienne Francesca Canepa semble être au taquet, le casque fixé sur les oreilles. J’apprendrai qu’elle a amélioré son record personnel et même battu le record de l’épreuve amiénoise, elle repart avec 650 euros en poche. Bravo à cette grande championne.
Et pendant ce temps-là je suis toujours surpris d’aller bien, j’en profite et j’encourage toutes les personnes que je croise, je me sens moins seul mais je suis inquiet de ne pas encore avoir vu mon pote ce sera chose faite un peu plus loin peu avant le ravitaillement du 65e km. Je l’encourage vivement. Il me répond qu’il a froid, mais je suis confiant, il a l’air bien parti pour faire une belle performance.
Après le ravitaillement du 65e km et après avoir remonté et traversé un pont, on change de rive puis j’arrive enfin à Long, que c’était long !
C’est que ça grimpe un peu pour atteindre la place du village où se trouve le ravitaillement et le bidon bleu qu’il faut contourner pour repartir dans l’autre sens. Aux tables il n’y a plus rien de chaud ce qui fait râler quelques personnes, les bénévoles sont désolés. Je ne m’attarde pas, j’avale un TUC et c’est reparti.
De retour au ravitaillement de L’Etoile km73, juste après être repassé sur la rive droite, une personne dit aux autres voilà Hubert, planquez tout ! C’est l’ami Pascal qui les a mis en garde sur mon appétit féroce. Ils n’ont pas fait attention à moi à l’aller mais au retour ils ne m’ont pas oublié. Merci biloute !!!! Là encore plus de chaud. Les bénévoles sont désolés. Il a a eu visiblement des ratés dans les quantités livrées.


Les jambes vont bien mais naturellement l’allure commence à baisser, ce qui n’est pas le cas du moral qui est remonté à bloc. Je me dis que ça ne va pas durer comme ça encore longtemps, à un moment les jambes vont dire stop, mais quand ?
Premiers pépins. D’abord un caillou est rentré dans ma chaussure et il me gêne trop, je dois m’arrêter pour le retirer. Un peu plus loin, après Yzeux où j’ai trouvé un peu de soupe, mon ventre se manifeste violemment. Je n'ai plus le choix, il me faut trouver un coin tranquille car il est hors de question pour moi de faire comme la dame devant tout le monde. C’est qu’il me faudra attendre bien longtemps pour trouver l’endroit idéal, vers le 88e km. Après trois minutes d’arrêt la reprise est difficile, les jambes montrent leurs premières raideurs. 

Pour occuper mon esprit ailleurs, car je ne croise plus grand monde depuis Hangest-sur-Somme, je décide de mettre en marche la musique mais après un titre j’ai droit aux cours d’anglais qui se trouvent sur mon téléphone. Quand j’arrive au ravitaillement d’Ailly-Sur-Somme je coupe tout, de toute façon le son est trop faible, j’entends pas grand-chose dans le casque.
Je prends un coca et je repars sous les encouragements du bénévole qui me dit que c’est bientôt la fin, qu’il n’y a plus que trois remontées de pont et c’est l’arrivée. Merci monsieur, mais c’est à 9 bornes quand même...
Un coup d’œil au chrono pour constater que mon allure se fixe sur 6’17 au kilomètre, sauf que mon GPS affiche 800m de plus que les repères de l'organisation. Je suis incapable de calculer une heure d'arrivée précise mais je pense être largement dans les temps ce qui me rassure et me motive.


J’arrive au 96e, j’en reviens pas, je n’ai pas marché une seule fois. Les bénévoles du dernier ravitaillement ont la liste des concurrents pour un accueil personnalisé comme des stars. Je prends le temps de papoter un peu pour savoir si tout se déroule bien. A leur connaissance pas mal d’abandons ou hors délai sur le marathon et trois coureurs auraient bâché sur le 100km. Je les remercie et reprends mon chemin sans oublier de faire quelques photos des panneaux qu’ils ont accrochés sur les arbres.
2 coureurs me dépassent dont un accompagné d’un cycliste. Je suis certain que le premier est un relayeur mais le second je ne sais pas. En tous les cas il a une belle foulée.
Les premières maisons sont en vue, puis apparaît le panneau du 98e km. Un coup d’œil au chrono pour constater que je peux espérer être sous les 10h30 si je ne traîne pas. Alors je profite des quelques encouragements pour essayer d’élever le rythme.
Plus personne devant, derrière je ne sais pas, je me suis dit tout au long du parcours que c’était devant que ça se passait et qu’il ne me fallait jamais regarder derrière, ce que j’ai respecté.
Les bénévoles arrêtent les voitures de l’avenue Georges Pompidou pour me laisser traverser, je les remercie comme ceux du faubourg de Hem. Purée que c’est bon !
Je rentre dans le parc de la Hotoie sous un soleil qui se montre enfin timidement, l’arrivée est à l’autre extrémité. Dernier virage et au loin j’entends mes potes Pascal et Joseph hurler à plusieurs reprises “Allez Hubert”, tout le monde se retourne. Que d’émotions.
Joseph m’accompagne sur quelques mètres caméra à la main. Un dernier regard au chrono, c’est bon, j’ai amélioré mon temps de 9 minutes alors que je n’étais vraiment pas venu pour ça, tout se bouscule dans ma tête.
Une dame me demande si tout va bien, elle me propose même de m'asseoir mais je n’ai qu’une seule idée en tête qu’elle enlève la puce vite fait pour retrouver les potes et aller savourer tout ça devant une bière bien fraîche. Et c’est ce que nous allons faire sans passer par la case massage car il y avait trop de monde mais après avoir pris une petite douche.

Grosse déception au ravitaillement d'arrivée. Plus rien à manger alors qu’on nous a remis la veille un bon pour se restaurer. Nous ne serons pas les seuls à nous plaindre.
Heureusement il reste de la bière. Nous allons refaire notre course devant une pression bien fraîche sans trop nous attarder quand même, car le lendemain il faut se lever tôt pour rendre service aux coureurs des 20 km de Paris en tant que bénévole au ravitaillement du 5e km. Nous laissons donc notre ami Joseph rentrer sur Saint-Quentin après l’avoir remercié chaleureusement d’être resté aussi longtemps sur place puis direction Paris avec un Pascal super content, satisfait de sa course puisqu’il améliore son temps d’une bonne vingtaine de minute pour s’approcher des 9 heures.

Venu pour espérer faire un chrono autour des 11h30 et faire mieux qu’en Sologne 6 ans auparavant c’est quand même jubilatoire, je ne peux le nier. Il est vrai que je suis arrivé à Amiens avec un kilométrage bien plus élevé afin de pouvoir finir cette course dans les meilleures conditions possibles, terminer sans trop de souffrance et c’est ce qui s’est passé. Je dois dire que tout s’est déroulé sans accroc (sauf pour les ravitaillements personnels).
Côté chaussures et pieds pas de soucis, pas d’ampoule, les Hoka ont été géniales. Côté alimentation j’ai grignoté quelques TUC et un morceau de cake sur la fin, je n’ai donc pas avalé grand-chose de solide. J’ai surtout bien bu mes boissons énergétiques le plus régulièrement possible. Je n’ai pas pu alterner Isaostar et Nutraperf comme prévu mais les deux sont bien complémentaires. Je dois quand même avouer que j’ai une préférence pour l’isostar, pour son goût et pour son côté effervescent. Faute de bouteille sur la fin, j’ai terminé avec 2 coca.
Il faut aussi dire que le parcours se prête bien à la performance ; A part quelques remontés de pont et une toute petite côte de rien du tout du côté de la Chaussée Tirancourt, le parcours est assez roulant.
C’est un parcours globalement agréable, mais en bord de Somme on se sent un peu seul au monde, surtout quand on ne croise aucun coureur. La présence du soleil aurait donné un peu plus de charme à cet endroit mais je ne me plains pas, les conditions météos ont été bonnes pour courir.


Avant de terminer sur quelques points noirs côté organisation, je tiens comme toujours à remercier tous les bénévoles qui ont fait le maximum pour nous. Ils ont été à la hauteur de l’événement et ils ont assurés un max, parfois avec les moyens du bord, grand bravo à eux.
Il n’en reste pas moins que l’organisation à quelques défauts à corriger surtout qu’elle devra mettre en place les championnats de France de la distance l’année prochaine, aucun faux pas ne sera accepté.
Le premier point ce sont les ravitaillements personnels. Pourquoi ne pas s'inspirer de ce qui se fait ailleurs. En Sologne, par exemple, il y a 19 postes de ravitaillement tout au long du parcours. Du coup, on trouve dans la salle de retrait des dossards 19 bacs où les coureurs déposent eux-mêmes leur bidon pour les retrouver aux tables qu’ils souhaitent. C’est très simple et pas compliqué à faire.
Le second point, c’est qu’on nous avait remis un bon pour se restaurer à l’arrivée. Malheureusement plus de sandwich, plus de pizzas, que quelques gâteaux, madeleines et pain d’épices. Là c’est pas sympa et il y avait encore des concurrents sur le parcours. Je ne sais pas ce qui s’est passé, pas assez prévu ?  pourtant depuis une semaine le nombre total de coureurs était connu… y a t-il eu un contrôle correct des tickets ?  
J’ai entendu pas mal de personnes se plaindre de l’absence de boisson chaude (soupe, café, thé) à certains ravitaillements. C’est une chose qu’il faut aussi corriger sinon des coureurs ne reviendront pas.
J’aurai aussi bien aimé trouver des toilettes de temps en temps, je pense que c’est largement faisable pour le bien être des concurrents mais aussi des bénévoles et de la nature...
Enfin, sur tous les 100 km que j’ai faits, un speaker était présent à l’arrivée félicitant tous les finishers. Là, personne. On entendait quelqu’un au micro parler de je ne sais quoi. Je trouve que ce n’est pas rendre hommage aux personnes qui font la course, sans coureurs il n'y a pas de course.
Bref, il y a un peu de boulot sur la planche mais rien d'insurmontable. Je sais qu’il y aura toujours quelqu’un pour critiquer mais en améliorant ces points on ne pourra plus reprocher grand chose.
Merci quand même pour cette belle journée de sport et j’espère à bientôt.


Merci à toutes celles et ceux qui m'ont envoyé un message de soutien et d'encouragement. Bravo à tous les concurrents du 100 km comme du marathon, félicitations à tous les finishers !














La trace de mon GPS :

Mes photos :



Les vidéos de Joseph, mon arrivée :


Et un autre tout aussi heureux (y) Bravo Hubert ;-)
Posted by Joseph Corban on dimanche 11 octobre 2015




celle de Pascal :

Un cenbornard heureux ;-) Bravo PASCAL (y)
Posted by Joseph Corban on dimanche 11 octobre 2015



Les résultats :

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mardi 30 juin 2015

La Transbaie - 26e édition du 21/06/2015

La Transbaie 2015


Comme chaque année les dossards de cette course sont partis rapidement. Heureusement je m'y étais pris tôt. Aussitôt inscrit, aussitôt partagé sur internet. C'est alors que Florian me fait savoir qu'il se laisserait bien tenter et me demande quelques renseignements. Comme il est engagé sur le marathon de la Baie du Mont Saint-Michel quelques semaines auparavant il souhaite notamment se rassurer sur la faisabilité de la chose. Il finira par s'inscrire emmenant avec lui dans cette aventure Christelle et Karine.

Nouveauté de cette édition 2015, la course ne partira pas l'après midi comme c'était la coutume jusqu'en 2014 mais à 10h15. En conséquence, toute l'organisation a été revue dont le retrait des dossards qui n'est désormais plus possible avant la course. Tout le monde doit être passé à Saint-Valéry-Sur-Somme au plus tard le samedi 22 heures.


Je me suis donc rendu la veille chercher mon dossard mais aussi ceux de toute l'équipe. Il y a une bonne ambiance sur le village. Le soleil est présent, il y a de nombreuses animations pour les enfants et pendant ce temps là le plateau de télévision se met en place ainsi que la zone d'arrivée. A noter qu'en fin d'après midi des courses pour les enfants sont prévues.
Dimanche matin changement de météo. C'est un ciel gris et surtout un vent soufflant en rafale qui m’attendent à mon arrivée sur le parking aux environs de 8 heures. Il n'y a pas encore grand monde mais le parking va vite se remplir. Florian me tient au courant de leur progression. Ils vont arriver par la route qui bouchonne le plus. En attendant j'ai bien rigolé en voyant les nombreux déguisements passer devant moi. J'ai cru que nous allions rater le départ mais finalement, même après un passage par les toilettes nous nous présentons sur la ligne de départ une dizaine de minutes avant.

Christelle est inquiète. Elle n'a jamais participé à une épreuve aussi longue, on la rassure comme on peut mais pour elle c'est certain, elle n'ira pas au bout, c'est ce qu'on va voir… On décide de la faire ensemble. J'ai l'appareil photo en main pour immortaliser cette belle aventure.

A quelques minutes du départ les mains se lèvent, l'ambiance monte d'un cran quand la locomotive qui va donner le signal du départ se présente mais aussi quand l'hélicoptère de France 3 nous survole. Cette année France 3 fait les choses en grand. Comme les années précédentes je pensais que la course serait retransmise uniquement sur le site internet de la chaîne. Je me suis trompé. C'est aussi retransmis sur France 3 Nord Pas-de-Calais, haute et basse Normandie si bien que de nombreux téléspectateurs dont ma maman ont pu nous regarder en direct à la télé (liens pour revoir l'intégralité de la course à la fin de cette bafouille).

Comme nous sommes dans le troisième quart du peloton, il nous faudra 4 bonnes minutes pour passer sous l'arche du partenaire de l'organisation qui est en train de se dégonfler. Dès le premier virage ça part en montant. On prend donc une allure tranquille ce qui nous permet de rester facilement en contact

Cette petite boucle de 4 km sur le bitume de la ville nous permet de nous échauffer. A plusieurs reprises, en raison de rétrécissement il nous faudra piétiner un peu et je sens que certains sont un peu tendus ne sachant pas trop ce qui les attend dans quelques instants. Comme toujours il y a beaucoup de monde pour nous encourager surtout du côté de l'écluse où on quitte le macadam définitivement pour emprunter la digue nord vers la baie. Peu après le panneau 4km, un dernier ralentissement et c'est la descente dans la baie, les premières glissades, premiers bains de boue, premières flaques d'eau le tout dans la bonne humeur. Nous allons progresser tranquillement et pour ce qui me concerne je m'arrête assez fréquemment pour prendre des photos de mes compagnons du jour.
Je trouve quand même que le parcours et nettement plus humide et boueux que le années précédentes. Est-ce qu'avec un départ en début d'après-midi, à l'heure où le soleil chauffe le plus, cela permet au parcours de "sécher" un peu ? C'est possible en tous les cas cette année il ne faut pas compter sur lui, les nuages en ont décidé autrement. On aura même quelques petites gouttes d'eau vers le Crotoy mais rien de bien méchant.

A l'approche du "canyon", en plein milieu de la baie la mature du terrain change. Toujours de la vase puis de la verdure et de nombreux obstacles qu'il faut sauter, parfois escalader en s'aidant des mains, un exercice que semble apprécier Christelle.
Il y a une belle solidarité dans ce peloton qui avance petit à petit vers le Crotoy.
Là, pour la seconde fois en course, la seconde fois aussi en compagnie de Florian (la première fois c'était aux Flambeaux), je dois refaire un lacet, mes camarades m'attendent, merci ! Après avoir traversé le chenal du Crotoy, une belle flaque d'eau pas si froide que ça finalement, on arrive au ravitaillement où je vais boire un peu. De nombreux spectateurs nous attendent et nous encouragent, ça fait du bien au moral. Heureusement que la température est assez clémente pour eux comme pour nous même si, dès que je m'arrête, le vent me refroidit assez rapidement.
En redescendant en baie nous constatons qu'il y a encore bien du monde dernière nous. Normalement le retour est plus facile donc un peu plus rapide sauf que le terrain est très très glissant. Florian en profite même pour faire quelques figures de style, Karine et Christelle assurent, on va aller au bout tous ensemble.


J'ai tellement de boue, de sable dans les chaussures qu'elles sont très lourdes et elles ont énormément perdu en souplesse. Chaque flaque d'eau est l'occasion de se débarrasser un peu de cette vase qui s'accumule sur les pieds. Les dernières zones vaseuses traversées, c'est déjà remonté sur la digue cette fois en direction de la ligne d'arrivée.
Cette dernière côte est bien glissante mais nous la passons quand même assez bien mais j'ai perdu Florian et Christelle que nous voyons devant nous.
Nous revenons sur eux pour cette dernière ligne droite afin de passer la ligne d'arrivée ensemble après une petite accélération histoire que marquer le coup. Finalement nous ne sommes pas si sales que ça par rapport à d'autres.
Pendant que nous nous félicitons tous, au micro est interviewée la petite fille de Jacques Brel qui a terminé sa course juste devant nous. On nous remet un sac contenant la médaille, une bouteille d'eau, une barre énergétique, un fruit et quelques publicités puis nous filons à la douche enlever le plus gros de la boue qui recouvre essentiellement les chaussettes et les chaussures.

Ainsi se termine ma 6e participation à cette manifestation atypique qui nous réserve chaque année de belles choses.

Comme toujours, merci à l'organisation, aux bénévoles. Merci à Florian, Christelle et Karine d’être venus. J'espère que vous avez pris du plaisir. On en refait une quand vous voulez !



Pour moi, quelques semaines de repos avant de commencer à penser au 100km d'Amiens puis Marseille-Cassis puis ???

Bonnes vacances à toutes et à tous !!

Voici pleins de liens pour vous donner une idée de ce qu'est cette Transbaie


La trace de mon gps


Mes photos :


La course en intégralité grâce à France 3 (en 4 parties)  :


L'arrivée des coureurs :

Partie 3  (notre arrivée)

La vidéo d'un partenaire :

https://youtu.be/gKZ6oC7ne04


les résultats :

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jeudi 25 septembre 2014

21,1 km course des 3 villes - 35e édition du 21/09/2014 - Le Tréport

Courses des 3 villes : semi-marathon


Prévue de longue date, j'avais hâte d'être sur la route en direction ma campagne natale pour ce petit week-end prolongé avec, en guise d'entrée, un semi-marathon du côté des villes sœurs que sont Le Tréport, Mers les Bains et Eu.
Ce week-end commence mal. Le trajet est quelque peu perturbé par de violents orages mais j'arrive quand même à Ganaches en temps et en heure pour aller faire quelques courses et surtout me rendre au retrait des dossard.
Devant le magasin sponsor de l'épreuve, pas de stand pour le semi-marathon,. Une dame m'invite à rentrer dans le magasin pour aller au rayon chaussures et là fraueyr, mon nom n'est pas dans la liste ? Une autre dame m'informe qu'une seconde liste est affichée sur le poteau opposé, tout va bien, je retire mon enveloppe rapidement, retour à la maison.















Malgré les prévisions météos qui n'annoncent pas de grosses perturbations pour le lendemain je reste sur la réserve mais quoi qu'il arrive, faudra faire avec. 
Mes affaires étant prêtes je me réveille au dernier moment. La nuit a été un peu agitée, comme chaque première nuit passée à la campagne même si c'est la chambre de mon enfance. J'avale vite fait un petit déjeuner, passage dans la salle de bain, je suis prêt alors que ma fille se fait attendre. Le ciel est bien couvert voir menaçant mais la température est agréable sauf que j'ai oublié un détail, ma maman habite une petite vallée à 15 km de la mer. En arrivant à Eu, je constate la présence d'un vent assez fort qui va certainement nous enquiquiner. 
Il est 8h15 environ et tous les bénévoles dont déjà en place aux carrefours et ronds-points. La voiture garée à côté de la caserne des pompiers de Mers-les-Bains, je rejoins la zone de départ à pied. 
Ils sont déjà nombreux à s'échauffer. De mon côté, je fais un petit tour pour explorer et repérer les lieux, donner un point de rendez-vous à ma fille. Un sifflet retentit pour nous demander de rejoindre la ligne de départ à quelques centaines de mètres de là, devant l'office du tourisme. Comme compté vite fait la veille sur les listes affichées, c'est environ 300 personnes qui s’apprêtent à prendre le départ de ce semi-marathon. 
Un rapide briefing il est demandé aux marcheurs et spectateurs de se mettre sur le côté et le coup de pétard retentit, la course est lancée !














Et ça part vite pour une première petite boucle qui nous fait faire le tour de la zone d'arrivée. De retour à proximité de l'office du tourisme nous reprenons la première ligne droite du départ sauf qu'au bout, cette fois nous tournerons à droite. 
Commence une boucle à parcourir deux fois avant de quitter Le Tréport. C'est là que commencent les difficultés. Un léger faux plat et une petite butte qui casse un peu le rythme. Quand j'entame pour la première fois cette petite grimpette, je croise le premier qui se trouve le quai François 1er, je l'encourage ! 
Quelques personnes sont à leur porte et nous applaudissent, ça fait du bien. Avec un beau soleil ils auraient été plus nombreux. A mon second passage les barrières métalliques tombent les unes après les autres poussées par ce vent violent. Ce même vent nous l'aurons de face tout au long de l'esplanade jusqu'au casino. 
Ce satané vent combiné à un début de parcours bosselé et une vitesse trop élevée font que je ne tiendrai pas cette allure jusqu'au bout. A chaque passage sur la ligne de départ les encouragements son nombreux et font du bien, mais la balade dans Le Tréport est terminée, maintenant direction Mers-les-Bains. 
Ici ce n'est pas le semi-marathon de Paris : les kilomètres ne sont pas tous annoncés, seule une pancarte de temps en temps nous donne une indication sur le kilométrage restant. 




Heureusement j'ai ma montre qui me donne des indications un peu plus précises. Les routes ne sont pas fermées à la circulation mais ici les automobilistes sont moins nombreux, moins stressés et plus compréhensifs qu'à Paris : ça semble se passer plutôt bien. Mais tout comme à Paris le semi fera la même distance et comme il est qualificatif pour les championnats de France il a été mesuré dans les règles de l'art et quelques pointures régionales ont fait le déplacement.

Sur l'esplanade de Mers-les-bains je dois lutter de nouveau contre ce vent sur un bon kilomètre et nous devons aussi franchir quelques obstacles en béton servant certainement à briser les vagues quand la mer déborde, si bien que j'arrive au second ravitaillement, vers le 11e km avec une bielle qui a coulé, plus de jus.
C'est à cet endroit qu'a été donné le départ du 10 km quelques minutes avant mon passage. J'avale un gobelet d'eau vite fait, c'est qu'il reste encore 10 bornes et quelques difficultés à surmonter alors je ne m'éternise pas.
Sur la longue route qui va m'emmener à Eu cinq concurrents vont me passer dont une fille très à l'aise. C'est que les féminines ne sont pas très nombreuses, en tous les cas j'en ai pas vu beaucoup.
Je salue quelques pompiers présents sur un rond-point avant d'avaler un nouveau gobelet d'eau au 3e ravitaillement (14e km).



J'entre dans Eu et il faut grimper sur le pont qui enjambe les voies de chemin de fer. La traversé du centre ville se passe plutôt bien pour moi, je bois encore un peu d'eau au quatrième ravitaillement. A la sortie du centre ville ils sont nombreux à nous encourager, c'est ici que doit être donné le départ de la course de 4 km mais la route qui longe de château et son domaine pour quitter la ville est en faux plat aussi. Je ne la voyais pas aussi longue.
Je vois que certains souffrent plus que moi et se mettent à la marche. Je vais profiter de la petite descente qui suit pour doubler trois ou quatre coureurs mais mon bonheur sera de courte durée car nous allons tourner sur la gauche et ça va grimper à nouveau. Je vais zapper le denier ravitaillement (vers le 20e km) puis accélérer dans la dernière descente. A ce moment précis une féminine me dépasse si vite qu'elle m'a enrhumé.
Troisième et dernier passage dans la rue Saint-Nicolas, puis la rue des Salines, la rue du Dr Pépin avant de retrouver les quais et l'avenue des Canadiens. Juste avant de descendre sur les quais, je dépasse les derniers concurrents du 10 km, une jeune fille qui encourage énergiquement ses deux amis.
Plus que 600 mètres, dernier virage je crois qu'on annonce mon nom au micro, bip bip, c'est terminé, on m'enlève la puce fixée à la chaussure.

Un chrono pas terrible mais avec un 50 km trois semaines plus tôt, un rhume qui m'a ennuyé quelques jours auparavant, une nuit agitée, un parcours un peu salé, un départ trop rapide fallait pas croire au père Noël.
Ce n'est pas grave, je suis quand même très satisfait de cette belle matinée d'autant qu'on va m’offrir un beau t-shirt, un porte-clé, un paquet de gâteau. On est pas au semi de Paris et ses tarifs exorbitants et son maillot en coton mais pour 10 euros ici, on est super bien gâtés.














Un dernier gobelet d'eau et je retrouve ma fille puis nous filons car la famille nous attend du côté de Gamaches. 


Une matinée sportive qui n'existerait pas sans le dévouement de nombreuses personnes. Et il y en avait pour tout le monde : 3 courses, du semi au 4 km en passant par un 10 km mais aussi des marches et des épreuves pour les enfants qui ont répondu présent puisqu'ils étaient plus de 150.
Alors un énorme merci aux organisateurs, à tous les bénévoles.
Merci à ma maman pour son accueil, mon frère pour la moules-frites party lundi soir ! 


Toutes mes photos :


Les traces de mon GPS qui a "merdoyé" un peu du côté de la ville d'Eu


la même trace mais sur openrunner

La page facebook du club organisateur :
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jeudi 26 juin 2014

2014 06 22 - 26e Transbaie

La Transbaie


26e édition de la Transbaie , 5e participation à cette course depuis 2008. Cette manifestation me tient particulièrement à cœur puisqu'elle se déroule dans la région où j'ai passé les vingts premières années de mon existence, c'est donc l'occasion de voir la famille. 
D'un autre côté, cette course a la particularité de nous emmener en plein milieu de la baie de Somme à marée basse, un endroit qui m'était interdit d'aller quand j'étais jeune pour sa dangerosité. Chaque année la presse locale nous rapportait les nombreux accidents survenus en baie faisant souvent des victimes. Sables mouvants, mer qui remonte si vite qu'on se retrouve bloqué me faisaient peur. Alors quand j'ai entendu parler de cette épreuve je me suis dit qu'on envoyait pas des gens à abattoir alors je me suis inscrit pour aller voir comment c'était là-bas avec pas mal d'appréhension, mais quand on l'a fait une fois, on choppe un virus qui vous oblige à y revenir tellement la baie est belle et l'ambiance exceptionnelle.


En raison d'une circulation difficile sur Paris et son périphérique, petit détour par Amiens ce qui me fait arriver chez ma mère avec 30 minutes de retard sur l'horaire prévu. Quelques courses, alimentaires celles-là, puis direction Saint-Valéry-sur-Somme pour retirer mon dossard. Je n'ai pas vu l'heure défiler et je pensais que le village serait ouvert jusqu'à 19 heures mais non, portes closes. J'ai fait le voyage et gaspillé du carburant pour rien, tant pis, on verra ça demain.


Le soleil brille déjà quand je me lève dimanche matin. Petit déjeuner puis casse-croûte avant de partir vers 11 heures. Ça roule bien jusqu'à Saint-Valéry-sur-Somme. Ce n'est qu'au rond point qui nous permet d’accéder au parking que ça bloque un peu, les gendarmes font la circulation.
11h40 la voiture est sur le parking, direction les stands en compagnie de ma fille Océane. On me donne rapidement mon dossard et un t-shirt toujours en... coton, puis on fait un petit tour dans le village où ça s'agite pas mal du côté du plateau TV de France 3.


Il me reste une heure trente à patienter. On va essayer de trouver un coin à l'ombre pas loin du départ mais les places sont rares.
Nous nous installons finalement sur un trottoir, à l’ombre d'un camping car et à une cinquantaine de mètres de l'arche. Nous ne resterons pas seul longtemps car ils seront nombreux à nous imiter. La petite information que nous réussirons à entendre du speaker est que le départ est avancé de 5 minutes pour cause de retransmission TV. Par la suite, le brouhaha des coureurs de plus en plus nombreux couvrira ce qui se dit au micro.  Nous voyons défiler devant nos yeux quelques déguisements (mais aussi des tatouages) plus ou moins originaux, plus ou moins bien faits, tout ça dans une très bonne ambiance. Pour se faire remarquer, un véhicule de gendarmerie souhaite se frayer un chemin sirène hurlante dans cette foule désormais compacte. Mais comme l'organisation a mis des barrières sous l'arche pour créer un sas élite, ils devront faire marche arrière sous les huées de toute l'assistance. 

A une demi-heure du départ, mes fesses ne supportent plus le bitume. Je me lève pour me dégourdir les jambes, j'en profite pour mettre le GPS en marche. Que de monde !! Tout à coup des bras se lèvent, puis des cris, des sifflets ça sent le départ mais c'est une bande de joyeux lurons déguisés tout de verts vêtus formant une chenille. Ca sent le départ, je fixe un point de rendez-vous à ma fille pour la retrouver après la course. A quelques minutes du coup de feu nous nous rapprochons un peu de l'arche













13h55, le sifflet du petit train de la Baie de Somme donne le départ des 6500 coureurs inscrits. Une bonne minute plus tard je passe la ligne dans une ambiance de folie, je déclenche alors le chrono juste pour avoir la trace GPS et connaitre la distance que je vais parcourir.
Ici le chrono n'a aucune importance pour moi comme pour beaucoup d'autres. C'est la course pour le plaisir, pour s'amuser, décompresser. De toute façon, d'une année sur l'autre, le tracé et les difficultés du parcours ne sont pas les mêmes à cause des marées qui remodèlent un peu la baie deux fois par jour.

Schéma du Courrier Picard qui n'est pas à jour pour la boucle en ville avant d'entrer en baie

Ce que je sais, c'est que l'aller vers Le Crotoy est la partie la plus difficile du parcours où on nous fait passer dans les zones les plus accidentées. Mais avant d'entrer en baie, on nous fait faire 4 km en ville de sorte à étirer le peloton pour que ça se bouscule moins sur l'étroite digue nord.
Les premières centaines de mètres sont en légère côte sur une route pas très large si bien que ça joue des coudes, même que certains n’hésitent pas à pousser ce qui en irritent plus d'un dont moi. Après s'être écarté un peu de la ville on y revient par une nouvelle petite grimpette. Les encouragements ne manquent pas. Ils sont nombreux à être sortis de chez eux pour nous voir passer, faut dire que le soleil, même s'il s'est caché un peu vers 13 heures et de nouveau bien présent.
Vers le 2e kilomètres je me retrouve sur la gauche d'une chaussée très étroite aux obstacles nombreux et même si de la paille a été mise en place pour nous protéger je suis vigilant car je ne tiens pas à embrasser un poteau ou un pylône. Cela ne m’empêche pas de prendre quelques photos en cours de route.











Après le second kilomètre nous nous retrouvons sur le port. Sur l'autre rive de la Somme, on aperçoit les coureurs qui nous devancent et qui s'apprêtent à prendre leur premier bain de boue. Un public en nombre et pas avare en encouragements nous accompagne jusqu'à la descente en baie et même sur les premiers mètres de la baie, pieds nus, pour profiter de la partie la plus spectaculaire du tracé. Cette descente avec la première zone de boue et d'eau est l'endroit où pas mal de concurrents s'en donnent à cœur joie. 
Nous passons devant tout le dispositif de sécurité, derrière la zone d'arrivée, le village de la course et le plateau de France 3, puis nous repassons sous l'arche de départ mais dans l'autre sens. Ma fille est un peu surprise car je suis en avance sur l'horaire prévu, du coup elle n'a pas le temps de prendre de photo. L'écluse franchie, je me retrouve sur la digue où je commence à avoir chaud alors que j'en suis qu'au début. Comme d'habitude ça se resserre sur cette partie du tracé jusqu'à que que nous descendions en baie mais fort heureusement sans grosse bousculade.

On y est !!
Quelques-uns sont surpris par ce qu'ils voient. On ne peut pas y échapper. La première zone de boue et de vase nous attend. Le public est ravi et réagit à chaque chute. Certains se laissent même tomber exprès où passent dans la partie où on a de la boue jusqu'au genou, d'autres s’amusent entre amis, c'est l'éclate totale. A partir de là les zones de boue, de vase et les flaques d'eau vont se succéder. Par rapport aux précédentes participations, je trouve le parcours beaucoup plus glissant, mais j'assure, j’évite la chute parfois en zigzaguant pas mal à la recherche du meilleur terrain sans me soucier de la trajectoire idéale. 

A partir du 6e kilomètre la nature du terrain va changer. On se retrouve sur un sol verdoyant mais il faut rester vigilant, la végétation peut cacher quelques pièges et se révéler glissante aussi. Désormais nous devons aussi franchir de nombreux fossés plus ou moins larges et profonds. Les premiers sont passés juste en sautant mais certains demandent un peu de réflexion. Après un bon kilomètre à sauter, escalader, ramper je m’aperçois que sur la droite, ceux qui courent dans le fossé, certes les pieds dans un peu d'eau, n'ont pas tous ces obstacles à surmonter alors je décide de les rejoindre mais nous allons vite nous retrouver sur une zone très humide et hyper glissante. Les appuis sont si fuyants que j'y laisse beaucoup d'énergie. 
On s'approche du Crotoy. Je vais me retrouver aux côtés des premiers qui sont sur le chemin du retour, nous sommes nombreux à les encourager. Le sol devient plus praticable mais les gués sont nombreux plus ou moins profonds. Je suis donc très prudent, je sors mon appareil photo de ma poche, m'écarte un peu de sorte à le protéger des éclaboussures.

 


Le public est aussi très nombreux au Crotoy où se trouve le seul ravitaillement de la course. Pour y arriver nous devons évoluer sur un sable fin qui me fatigue aussi car les appuis sont loin d'être stables. 
J'arrive enfin au ravitaillement. J'évite une caméra, pend une bouteille d'eau que j'avale rapidement tellement j'avais soif mais je ne m’attarde pas, je repars aussi sec. On traverse une partie de la ville bien animée et ça rebooste pour  les 6 kilomètres de plaisir qui m'attendent en baie de Somme. 

J'entame ce retour très calmement en prenant quelques photos. Comme ce long serpentin formé par cet énorme peloton de 6500 personnes qui s'est étiré est impressionnant. Les obstacles que nous rencontrons désormais sont généralement des zones de vase et des gués à l'eau parfois très noire. A quelques centaines de mètres de la sortie de la baie on nous fait passer dans une partie si vaseuse qu'en ressortant j'ai l'impression que mes jambes sont trois fois plus lourdes et je ne vous raconte pas l'odeur. 


J'ai hâte de trouver une belle flaque d'eau pour me rincer les baskets toutes noires. Heureusement ce n'est pas ce qui manque ici.
Curieusement c'est un peu moins glissant qu'à l'aller, le soleil a peut-être eu le temps de sécher le sol, d'ailleurs, quand j'arrive dans la montée finale, je constate que celle-ci est moins glissante que d’habitude je sors de la baie sans difficulté.



Un bon kilomètre et c'est l'arrivée que j'espère atteindre au plus vite car j'ai soif. J'ai la gorge desséchée, premier signe d'un mal de gorge qui va commencer et qui dure encore. Je vais faire le yoyo avec un concurrent qui n'en peut plus, il avance par à-coups jusqu'à ce que j'entre sur la dernière ligne droite où je vais le lâcher. Tiens un dossard au sol, une personne ne serra pas classée.
Porté par une foule qui n'a rien à envier à celle présente sur les grands cols du tour de France, je donne un dernier coup de collier et je passe la ligne en ayant doublé quelques coureurs. 

Bip bip !! Cette belle aventure est terminée. Que c'était bon, que c'était bien !!
On nous donne un sac contenant la médaille, une grande bouteille d'eau et une orange. Je retrouve ma fille puis nous filons récupérer la voiture pour rentrer chez ma maman. Curieusement je sors de cet immense parking sans encombre et entièrement satisfait de cette belle journée. 

A part le ravitaillement que je trouve un peu léger à l’arrivée et le t-hirt toujours en coton, rien à dire de cette belle organisation que je remercie. 
Un énorme merci à tous les bénévoles qui ont fait du bon boulot dans des conditions souvent difficiles. 
Merci à ma fille de m’avoir accompagné, merci à ma maman de nous avoir hébergé, merci au grand frérot pour l’excellente moules-frites, merci pour vos messages d’encouragement et à très bientôt.


Mes photos ( 2 albums puisque 2 appareils) :



Trace GPS : 



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