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jeudi 25 septembre 2014

21,1 km course des 3 villes - 35e édition du 21/09/2014 - Le Tréport

Courses des 3 villes : semi-marathon


Prévue de longue date, j'avais hâte d'être sur la route en direction ma campagne natale pour ce petit week-end prolongé avec, en guise d'entrée, un semi-marathon du côté des villes sœurs que sont Le Tréport, Mers les Bains et Eu.
Ce week-end commence mal. Le trajet est quelque peu perturbé par de violents orages mais j'arrive quand même à Ganaches en temps et en heure pour aller faire quelques courses et surtout me rendre au retrait des dossard.
Devant le magasin sponsor de l'épreuve, pas de stand pour le semi-marathon,. Une dame m'invite à rentrer dans le magasin pour aller au rayon chaussures et là fraueyr, mon nom n'est pas dans la liste ? Une autre dame m'informe qu'une seconde liste est affichée sur le poteau opposé, tout va bien, je retire mon enveloppe rapidement, retour à la maison.















Malgré les prévisions météos qui n'annoncent pas de grosses perturbations pour le lendemain je reste sur la réserve mais quoi qu'il arrive, faudra faire avec. 
Mes affaires étant prêtes je me réveille au dernier moment. La nuit a été un peu agitée, comme chaque première nuit passée à la campagne même si c'est la chambre de mon enfance. J'avale vite fait un petit déjeuner, passage dans la salle de bain, je suis prêt alors que ma fille se fait attendre. Le ciel est bien couvert voir menaçant mais la température est agréable sauf que j'ai oublié un détail, ma maman habite une petite vallée à 15 km de la mer. En arrivant à Eu, je constate la présence d'un vent assez fort qui va certainement nous enquiquiner. 
Il est 8h15 environ et tous les bénévoles dont déjà en place aux carrefours et ronds-points. La voiture garée à côté de la caserne des pompiers de Mers-les-Bains, je rejoins la zone de départ à pied. 
Ils sont déjà nombreux à s'échauffer. De mon côté, je fais un petit tour pour explorer et repérer les lieux, donner un point de rendez-vous à ma fille. Un sifflet retentit pour nous demander de rejoindre la ligne de départ à quelques centaines de mètres de là, devant l'office du tourisme. Comme compté vite fait la veille sur les listes affichées, c'est environ 300 personnes qui s’apprêtent à prendre le départ de ce semi-marathon. 
Un rapide briefing il est demandé aux marcheurs et spectateurs de se mettre sur le côté et le coup de pétard retentit, la course est lancée !














Et ça part vite pour une première petite boucle qui nous fait faire le tour de la zone d'arrivée. De retour à proximité de l'office du tourisme nous reprenons la première ligne droite du départ sauf qu'au bout, cette fois nous tournerons à droite. 
Commence une boucle à parcourir deux fois avant de quitter Le Tréport. C'est là que commencent les difficultés. Un léger faux plat et une petite butte qui casse un peu le rythme. Quand j'entame pour la première fois cette petite grimpette, je croise le premier qui se trouve le quai François 1er, je l'encourage ! 
Quelques personnes sont à leur porte et nous applaudissent, ça fait du bien. Avec un beau soleil ils auraient été plus nombreux. A mon second passage les barrières métalliques tombent les unes après les autres poussées par ce vent violent. Ce même vent nous l'aurons de face tout au long de l'esplanade jusqu'au casino. 
Ce satané vent combiné à un début de parcours bosselé et une vitesse trop élevée font que je ne tiendrai pas cette allure jusqu'au bout. A chaque passage sur la ligne de départ les encouragements son nombreux et font du bien, mais la balade dans Le Tréport est terminée, maintenant direction Mers-les-Bains. 
Ici ce n'est pas le semi-marathon de Paris : les kilomètres ne sont pas tous annoncés, seule une pancarte de temps en temps nous donne une indication sur le kilométrage restant. 




Heureusement j'ai ma montre qui me donne des indications un peu plus précises. Les routes ne sont pas fermées à la circulation mais ici les automobilistes sont moins nombreux, moins stressés et plus compréhensifs qu'à Paris : ça semble se passer plutôt bien. Mais tout comme à Paris le semi fera la même distance et comme il est qualificatif pour les championnats de France il a été mesuré dans les règles de l'art et quelques pointures régionales ont fait le déplacement.

Sur l'esplanade de Mers-les-bains je dois lutter de nouveau contre ce vent sur un bon kilomètre et nous devons aussi franchir quelques obstacles en béton servant certainement à briser les vagues quand la mer déborde, si bien que j'arrive au second ravitaillement, vers le 11e km avec une bielle qui a coulé, plus de jus.
C'est à cet endroit qu'a été donné le départ du 10 km quelques minutes avant mon passage. J'avale un gobelet d'eau vite fait, c'est qu'il reste encore 10 bornes et quelques difficultés à surmonter alors je ne m'éternise pas.
Sur la longue route qui va m'emmener à Eu cinq concurrents vont me passer dont une fille très à l'aise. C'est que les féminines ne sont pas très nombreuses, en tous les cas j'en ai pas vu beaucoup.
Je salue quelques pompiers présents sur un rond-point avant d'avaler un nouveau gobelet d'eau au 3e ravitaillement (14e km).



J'entre dans Eu et il faut grimper sur le pont qui enjambe les voies de chemin de fer. La traversé du centre ville se passe plutôt bien pour moi, je bois encore un peu d'eau au quatrième ravitaillement. A la sortie du centre ville ils sont nombreux à nous encourager, c'est ici que doit être donné le départ de la course de 4 km mais la route qui longe de château et son domaine pour quitter la ville est en faux plat aussi. Je ne la voyais pas aussi longue.
Je vois que certains souffrent plus que moi et se mettent à la marche. Je vais profiter de la petite descente qui suit pour doubler trois ou quatre coureurs mais mon bonheur sera de courte durée car nous allons tourner sur la gauche et ça va grimper à nouveau. Je vais zapper le denier ravitaillement (vers le 20e km) puis accélérer dans la dernière descente. A ce moment précis une féminine me dépasse si vite qu'elle m'a enrhumé.
Troisième et dernier passage dans la rue Saint-Nicolas, puis la rue des Salines, la rue du Dr Pépin avant de retrouver les quais et l'avenue des Canadiens. Juste avant de descendre sur les quais, je dépasse les derniers concurrents du 10 km, une jeune fille qui encourage énergiquement ses deux amis.
Plus que 600 mètres, dernier virage je crois qu'on annonce mon nom au micro, bip bip, c'est terminé, on m'enlève la puce fixée à la chaussure.

Un chrono pas terrible mais avec un 50 km trois semaines plus tôt, un rhume qui m'a ennuyé quelques jours auparavant, une nuit agitée, un parcours un peu salé, un départ trop rapide fallait pas croire au père Noël.
Ce n'est pas grave, je suis quand même très satisfait de cette belle matinée d'autant qu'on va m’offrir un beau t-shirt, un porte-clé, un paquet de gâteau. On est pas au semi de Paris et ses tarifs exorbitants et son maillot en coton mais pour 10 euros ici, on est super bien gâtés.














Un dernier gobelet d'eau et je retrouve ma fille puis nous filons car la famille nous attend du côté de Gamaches. 


Une matinée sportive qui n'existerait pas sans le dévouement de nombreuses personnes. Et il y en avait pour tout le monde : 3 courses, du semi au 4 km en passant par un 10 km mais aussi des marches et des épreuves pour les enfants qui ont répondu présent puisqu'ils étaient plus de 150.
Alors un énorme merci aux organisateurs, à tous les bénévoles.
Merci à ma maman pour son accueil, mon frère pour la moules-frites party lundi soir ! 


Toutes mes photos :


Les traces de mon GPS qui a "merdoyé" un peu du côté de la ville d'Eu


la même trace mais sur openrunner

La page facebook du club organisateur :
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jeudi 27 mars 2014

21 km Trail du Val de Trie (Moyenneville - 80)



J'avais prévu d'aller rendre visite à la famille depuis quelques semaines mais pas de faire une course. Par curiosité, je suis quand même allé faire un tour sur le calendrier du site le-sportif.com et j'ai trouvé ce trail, à 14 km de chez ma maman.
Je n'ai pas pu résister et je me suis inscrit par internet sur la plus longue distance, le 21 km (l'autre épreuve étant sur 13 km).
J'arrive dans le hameau de mon enfance peu avant midi sous une belle averse de grêles. Ca promet pour cet après-midi. Le temps change rapidement et le ciel bleu réapparaît mais pas pour longtemps, comme chacun sait, après le beau temps, la pluie...
.


Le temps de manger et c'est déjà l'heure de se préparer puis de reprendre la voiture sous un ciel très menaçant. En arrivant à Moyenviille, rien n'indique qu'une manifestation sportive va se dérouler dans le village. Je me gare à deux pas de l'église, la route sèche vite grâce à un vent assez fort.
C'est en me rendant au stade que j'ai vu cette petite banderole qui annonce la course.


C'est une petite tente qui abrite l'accueil des sportifs pour la remise des dossards. Les coupes et les récompenses y sont aussi exposées. Nous sommes une bonne centaine de coureurs inscrits sur le 21 km et à peine une cinquantaine sur le 13 km.


Le dossard et le gâteau battu en main, je retourne à la voiture pour me mettre en tenue et attendre le départ. Un ravitaillement est prévu vers le 12e km mais je ne compte pas m'arrêter. Je ne sais pas ce qu'on va y trouver alors j'emporte mon sac à dos avec tout ce dont j'aurais besoin.
Je vais profiter de la présence d'un beau soleil pour aller m’échauffer et repérer un peu les lieux. Sur le parking de l'autre côté de l'église ça se prépare aussi. Aucune tête connue mais des maillots que j'ai déjà vu sur des courses parisiennes mais aussi sur de grandes manifestations comme la Transbaie, Millau, etc...
Je n'ai qu'une vague idée du type de parcours qui nous attend mais ce qui est certain c'est qu'un vent fort va bien nous enquiquiner.
On ne sait pas trop ou sera donné le départ. Ici c'est la campagne et on fait avec les moyens du bord. Pas de ligne tracée sur le sol pour nous indiquer où sera donné le départ. Je me trouve un petit coin et j'attends de voir ce qui va se passer.



A quelques minutes du départ un petit briefing est donné pour nous demander d'être vigilant sur les changements de parcours car si on part sur la mauvaise distance, pas de classement. Pour ce qui me concerne, ça m’ennuierait de ne pas faire 21 km !
Pas beaucoup de moyens mais un coup de pétard très fort libère le troupeau.
C'est quasiment en queue de peloton que je m'élance avec pour seul but de faire une sortie longue en mode reporter.
Un petit tour de la place du village et de l'église puis nous quittons le bourg pour entrer sur le premier chemin après 900 m de course.



Ca papote pas mal dans le peloton qui s'étire tout doucement et comme je n'ai pas pris la musique ça me distrait un peu.
Je suis surpris de l'état du terrain. Avec tout ce qui est tombé je m'attendais à beaucoup plus d'eau et de boue. Pour l'instant le parcours est agréable, pourvu que ça dure !
Après 2,6 km de course, cap à gauche toute et la première difficulté se présente à nous. Un long faux plat montant qui ne me résistera pas. En haut, je sors l'appareil photo ce qui fait causer un peu...

En plaine, le vent est très désagréable. Au kilomètre 3,8, nous retrouvons le bitume, ça monte légérement mais pas pour longtemps.
Tout baigne jusqu'au 6e km où ça commence à descendre. Comme je ne suis pas bon dans ce domaine et que le sol est recouvert de gros cailloux je ne prends pas de risque, je me retourne pour faire quelques photos..



Nous arrivons dans un hameau où je salue les rares personnes qui nous regardent passer. Comme je le pensais, tout ce qui se descend se remonte, une belle côte nous ramène en plaine. Je vais la monter tranquillement sans m'épuiser et en haut on retrouve ce p....n de vent !
Peu avant le 8e km les deux parcours se séparent. On ne se bousculait pas mais alors là, je me retrouve quasiment seul.
Je bois régulièrement l'isostar que j'ai emporté dans mes bouteilles et tout va bien, je me régale. Ca descend de nouveau. Nous arrivons dans un tout petit hameau où j'aperçois une énorme ferme aux portes de hangar numérotées de 1 à 12 ! impressionnant
Je dépasse un tracteur juste avant de tourner à gauche et là, surprise, une belle côte ! Je commence à la monter en courant mais rapidement je me rends compte que je vais y laisser des plumes alors je marche et j'en profite pour grignoter une barre de céréales.



Quelques concurrents en profitent pour me dépasser mais cela ne m'inquiète pas du tout,car je suis persuadé que certains vont se mettre dans le rouge, et c'est bien ce qui va arriver. 
Je suis surpris de retrouver nos camarades de la petite distance. Je ne savais pas qu'on les retrouvait pour les quitter à nouveau et pour de bon un kilomètre plus loin.

En bas d'une descente, quelques maisons et  quelques coureurs arrêtés au ravitaillement. Nous sommes vers le kilomètre 11,5. Comme prévu je le zappe et je continue ma route mais une nouvelle côte s'offre à nous. Je vais à nouveau marcher et me faire dépasser par des coureurs requinqués par le ravitaillement. Pas d'affolement, je ne m'occupe pas des autres et je poursuis à mon rythme.
Nous nous retrouvons sur une très longue ligne droite en direction de Rogeant, à découvert mais fort heureusement le vent n'est plus de face. J'en profite pour doubler quelques personnes.
Avant d'aborder la descente vers le village, j'ai le temps d'observer les coureurs qui remontent de l'autre côté du champs. Ce qui me fait dire qu'on aura une dernière difficulté à surmonter avant de dérouler vers l'arrivée, sauf surprise....
J'entre dans le petit village, j'ai.chaud et j'ai pas mal bu si bien qu'à un moment ça doit ressortir. Je dois donc m'arrêter pour me soulager.
Quelques centaines de mètres plus loin, la grimpette est là. Un petite côte pas très raide mais qui casse bien les jambes quand même. 



On voit le long cortège de coureurs qui confirme ce que je pensais, c'est tout plat jusqu'à la fin.



Je ne sais pas ce qui me donne des ailes, la peur de me prendre une saucée ? l'isostar ? Mais je vais augmenter l'allure ce qui va me permettre de dépasser 6 ou 7 personnes juste avant d'entrer dans la zone pavillonnaire qui marque l'entrée dans Moyenneville.
Le coureur qui me précède est trop loin pour le rattraper. Nous entrons sur le stade ou un mini-cross nous attend avant de franchir la ligne d'arrivée quelques secondes après le monsieur que je ne pensais pas rattraper.
Mon GPS affiche une distance de 20,7 km.


Photo de l'organisation

Aussitôt arrivé, on me pique mon dossard.
Comme de grosses gouttes commencent à tomber et que la tente semble saturée pour profiter d'un ravitaillement, je fonce à la voiture pour rentrer vite fait profiter d'une bonne douche avant d'emmener ma maman faire ses courses.
Super content de cette belle sortie campagnarde. Une course bien organisée, bien balisée, des bénévoles super sympas, un parcours agréable et en bon état malgré les averses, bref, que du bonheur et pas mécontent d'avoir fait le déplacement.

Quelques chffres : 127 classés sur le 21 km ( contre 97 en 2013) et 48 coureurs sur le 13 km.

La trace de mon GPS :

Photos :

Site de l'épreuve avec toutes les infos sur la course, les résultats, les photos, etc...
http://www.trail-du-val-de-trie.com/

Prochain rendez-vous : le marathon de Paris le 06 avril
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mercredi 5 mars 2014

Semi-marathon de Paris - 22e édition du 02/03/2014



Je me présente à ce 22e semi-marathon de Paris avec quelques incertitudes. Quelques doutes sur ma capacité à tenir la distance après un 15 km terminé dans la douleur début février. Par contre le moral est au beau fixe suite au bon chrono réalisé sur un 10 km une semaine plus tard.

La veille, je suis allé retirer mon dossard dans un “village” assez tranquille peu avant midi. Aucune connaissance rencontrée, je suis donc revenu rapidement à la maison où je vais éternuer jusqu’à l’heure d’aller au lit. Cela m’inquiète un peu mais le lendemain plus rien...
Quelle surprise de me réveiller avec un magnifique ciel dégagé et un soleil radieux. Est-ce le signe que la journée va être exceptionnelle ? Le petit déjeuner avalé, la douche prise, habillé quasiment prêt à courir, direction le métro. Pas grand monde dans la rue des Archives comme sur la rue de Rivoli encore endormie. Par contre dans le métro il y a beaucoup de monde comme aux heures de pointes en semaine, mais qu’est-ce qui peut bien se passer du côté de Vincennes ?
La rue de Rivoli au niveau du BHV et de l’hôtel de ville est encore calme.
Les allées qui bordent le château de Vincennes, tranquille la veille, se sont transformées en une énorme fourmilière. Francine m’a vu et vient me saluer. Nadia est là aussi. Nous interpellons Jean-Pierre qui traînait dans le coin puis nous partons retrouver d’autres personnes dont j’ignore les identités. Les appareils photos sont de sortie notamment pour rendre hommage et encourager Harry, un speaker très connu dans la région parisienne, qui doit subir une lourde intervention chirurgicale le lendemain.

Entre temps Marc nous a retrouvé. Nous filons déposer nos affaires à la consigne et comme de nombreuses personnes n'ont pas lu ou compris comment ça fonctionnait cette année, il me faudra être un peu patient.
Je retrouve Francine, Nadia et Marc. Nous sommes dans le même sas, nous resterons donc ensemble. Un petit tour du propriétaire pour trouver l'entrée de la zone d'attente et l'échauffement commun et en musique est lancé, il est 9h30.
Nous nous faufilons pour nous rapprocher des premiers rangs, c'est là que nous retrouvons Jean-Pierre
.

Grosso modo, nous allons devoir attendre au moins 45 minutes, mais ça va passer vite. D'abord on papote, puis on regarde ma tronche qui passe régulièrement sur l'écran géant (merci Vittel, partenaire de la manifestation). 10 h 00, l'écran géant nous montre le départ de la course sous de nombreux applaudissement. Quelques minutes plus tard, ce sera le tour des dossards préférentiels.
On se rend déjà compte à l'écran, que des dossards n'ayant pas la bonne couleur se retrouvent en première ligne. Que font-ils là ? comment ont ils pu rentrer dans le SAS ? Mystère...
Visant un chrono d'une heure et quarante-cinq minutes, j'avais le choix entre partir avec les 1h40 avec le risque de gêner des gens plus rapides que moi ou partir avec les 1h50, en essayant d'être devant pour na pas être gêné. C'est la seconde option que j'ai retenu avec l'inconvénient d'une attente un peu plus longue. Avant chaque nouveau "lâcher" de coureurs, un décompte est lancé, puis vient notre tour d’avancer doucement pour rejoindre la rue de la Pyramide. Nous découvrons un véritable champ de bataille. Des protections en plastiques plein sur le sol, sur les barrières mais aussi des vêtements, des bouteilles certainement remplies d'urine, des dames et des messieurs qui font leur besoin avant de partir même devant quelques badauds, supporters...
..
Il serait peut-être intéressant que l'organisation installe des sanitaires dans les SAS. Arrive enfin le décompte final pour nous. On se souhaite bonne course, puis au passage sous l’arche, je mets mon chrono en marche.
Je compte prendre un départ prudent car je ne suis pas chaud. Je ne souhaite pas me faire mal et me mettre dans le rouge tout de suite. Le peloton est assez fluide, pas de bousculade et pas besoin de slalomer.
C’est quand même sur un bon rythme que je passe le premier kilomètre (5"03). Au lieu de rester à cette allure, je vais rapidement me retrouver proche des 4’50. Entre le 3e et le 4e kilomètre, je suis surpris de voir l’ami Pascal en train de discuter sur le bord de la chaussée. Le biloute devait faire une sortie de 3 heures tôt le matin pour pouvoir nous encourager du côté du BHV, rue de Rivoli. Mais un réveil tardif l’a contraint à revoir son emploi du temps. Je vais donc avoir la chance de faire quelques kilomètres en sa compagnie.
Passage au 5e kilomètre un peu en avance sur l’objectif en 24’ et des poussières. Dans les temps pour faire mieux que l’année dernière mais je signale à mon ami que je risque de le payer plus tard, la route est encore longue. Je zappe le premier ravitaillement où il n’y a plus grand-chose notamment sur les premières tables et il y a encore du monde derrière...
La porte de Charenton est bien garnie en spectateurs. Les pompiers de Paris ne sont pas avares en encouragements, ça fait chaud au cœur. Nous sommes désormais dans Paris intra-muros. Je sais qu’en bas de la rue de Charenton, nous tournerons à droite pour nous retrouver dans la première difficulté du parcours, une petite côte qui casse un peu les pattes. Je vais assez bien négicier cette partie du tracé.
Beaucoup de monde aussi place Félix Eboué où nous allons prendre la direction de la place de la Bastille sur une route en pente plus favorable. Les kilomètres défilent sans soucis si ce n’est que j’ai chaud. J’aurais dû opter pour le tee-shirt ou le débardeur.
Je passe l’arche des 10 km, en 49’11. L’allure a sensiblement baissée mais toujours dans les temps. Peu avant la place de la Bastille, je souhaite m’écarter le plus possible du ravitaillement offert par Powerade, partenaire de la manifestation. Je sais qu’à cet endroit le bitume va être très collant. Par contre je vais prendre une bouteille d’eau au ravitaillement officiel quelques mètres plus loin.
Nous entrons sur une place de la Bastille noire de monde. Un concurrent chute lourdement devant nous mais se relève aussitôt. Sur les quais mais aussi sur toute la rue de Rivoli de nombreux spectateurs sont présents et ça donne des ailes. La météo exceptionnelle doit être la raison principale qui a fait sortir toutes ces personnes.
Nous contournons l’hôtel de ville pour rejoindre la rue de Rivoli qui nous ramènera à la Bastille. Pascal me dit qu’au bout de la rue de Rivoli il ralentira pour essayer de retrouver Francine, Marc et d’autres, puis il aura terminé sa sortie du jour. Il me souhaite de bien terminer et me laisse seul face à mon destin.
L’arche du 15e km se profile sur la rue du faubourg Saint-Antoine. Un petit coup d’œil au chrono et je me rends compte que je suis plus rapide d’une minute par rapport au chrono réalisé trois semaines plus tôt aux foulées charentonnaises. Toujours dans l’objectif, mais je sais que la rue de Reuilly sera le juge de paix. Si j’arrive à bien négocier cette plus longue côte, je peux espérer bien finir les quatre petits kilomètres qui resteront à parcourir. Mais ça ne se passe pas toujours comme on l’espère.
Dans cette grimpette, je vais prendre le train d’une féminine jusqu’à la place Félix Eboué où je vais la doubler. Mais j’ai dépensé beaucoup d’énergie et j’ai beaucoup de mal à relancer la machine surtout que je vais rattraper des groupes de concurrents qui courent soit pour la bonne cause soit entre amis, que sais-je, mais ils occupent presque tout la largeur de la chaussée ce qui m’ oblige à modifier ma trajectoire et je perds un peu de temps.
Plus besoin de regarder le chrono pour savoir que c’est foutu.
Derrière le zoo de Vincennes, le 20e km est là. Nous allons tourner à droite pour nous retrouver sur l’avenue Daumesnil en direction du château de Vincennes où on n’aperçoit pas encore la ligne d’arrivée.
Qu’il est long ce dernier kilomètre. Certains ont encore beacoup du jus et n'ont peut-être pas tout donné pour accélérer aussi fortement, j’en suis incapable.
Les derniers photographes sont au milieu de la chaussée quand enfin, l’arche se profile. Je vais quand même réussir à faire un bon dernier kilo (bon pour mon niveau), mais le chrono final est moins bon d’une minute que l’année dernière en 1h45’42. Pas grave, j’ai passé un super moment.

Je vais attendre Francine que je laisserai après le dernier ravitaillement, car je suis attendu.

Pour conclure, je suis en manque de sortie longue, ce qui est un handicap pour terminer correctement les courses. Cependant je suis super heureux d’avoir vu (revu) du beau monde et d’avoir passé une très très belle matinée. Merci à tous pour vos encouragements. Merci à tous les bénévoles, à l’organisation et peut-être à l’année prochaine. Merci au partenaire Overstim.s, pour le dossard !

TRACE GPS :


PHOTOS :

Quelques vidéos de l’organisation
 :



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dimanche 17 novembre 2013

2013 11 17 - Semi-marathon de Boulogne-Billancourt (92)

 
C’est un week-end ou j’avais prévu 2 courses. Le trail des flambeaux, le samedi soir et le semi-marathon de Boulogne-Billancourt le dimanche mais, comme je m’y suis pris un peu tard pour m’inscrire à la première, je ne ferai que la seconde pour la troisième année consécutive. Il était prévu que Jean-Marie, ancien partenaire de foot, beau-frère de l’ami Thierry, que je n’ai pas vu depuis quelques années soit présent mais, des petits soucis de santé l’ont obligés à renoncer à ce projet. Il viendra nous faire un petit coucou à l’arrivée. 
 
 

 Ayant pris l’option "dossard par courrier" pas besoin de me déplacer le samedi pour aller retirer un morceau de papier. Le jour J, j’arrive sur place en métro vers 8 heures. Les rues de Boulogne sont un peu animées, que peut-il bien se passer dans le coin ? Tous les bancs de la salle sont déjà pris. Je vais me trouver un petit coin pour me préparer. Après avoir renseigné une dame un peu perdu pour sa première compétition, je file aux toilettes, je dépose mon sac à la consigne puis je pars m’échauffer. Il est environ 9h20 et je n’ai vu aucune connaissance. A l’extérieur, pas de soleil, pas de vent, pas de pluie, des températures fraîches. Bref, des conditions quasi idéale pour courir et pour battre un record puisque nous sommes là sur l’un des parcours les plus rapides de France.

   

Moi, je n’ai pas chaud alors pour ne pas terminer en glaçon, je trottine jusqu’à 10 m du départ où j’entre dans mon sas. Beaucoup n’ont pas fait attention aux différentes couleurs des dossards et des panneaux à l’entrée des sas, si bien qu’il y a pas mal de coureurs qui devraient être devant. 10H00 pile le coup de pétard retentit. Les élites, préférentiels et les coureurs en moins d’une heure quarante s’élancent. Deux bonnes minutes plus tard nous sommes libérés sous de nombreux applaudissements. Tout de suite je prends une allure un peu rapide mais comme je me sens super bien je continue comme ça, on verra bien. Contrairement à l’année dernière, il y a foule mais ça ne bouchonne pas trop. 
Peu avant le 2e kilo je dépasse Sylvie que je salue. Nous sommes sur les quais de Seine. Je trouve qu’il y a moins de spectateurs que les années précédentes et ça me paraît un peu monotone. Le peloton s’est bien étiré et les kilomètres défilent avec de bonnes sensations. Je zappe le ravito du 5e kilomètre me doutant que l’eau va être glaciale. L’allure donnée par mon GPS n’est plus fiable, car j’ai désormais une centaine de mètres d’avance sur le marquage officiel mais ça me sert de base pour savoir si je maintiens ou pas l’allure. 

Depuis plusieurs kilomètres je reste à une distance raisonnable d’une féminine qui a une allure qui me convient bien puis, après le demi-tour avant le 8e km, je la croise et reconnaît Nadine Weiss. Etant de l’autre côté de la chaussée, je ne peux l’encourager. Vers le 8e kilomètre, j’aperçois sur la chaussée opposée, les 2 coureurs en tête de course, ils sont entre le 14e et 15e km, ça va vite (le record de l’épreuve sera battu d’une seconde par un coureur Kenyan) Après l’hippodrome de Longchamp, nous entrerons dans le bois de Boulogne avec son faux plat montant qui nous emmènera au 10e km que je passe en un peu moins de 50’. Là, je vais perdre un peu de temps au ravitaillement, car la soif s’est manifestée. Comme je le craignais, l’eau est bien fraîche... J’ai un peu de mal à retrouver le rythme que j’avais mais les portions suivantes, au dénivelé plus favorables, me permettront peut-être de retrouver mon allure. Effectivement, dans la descente du 13e km, je sens que mon allure est retrouvée et c’est ce qu’affiche mon GPS, mais le temps perdu ne se rattrapera jamais... 
Nous revenons sur les quais pour 6 km environ. Je ne prends rien au ravitaillement du 15e km. Je me demande quand va arriver le coup de mou. Aux 20 km de Paris, c’est arrivé au 18e ce qui me laisse imaginer le pire pour la suite. A part quelques douleurs au ventre certainement lié à l’eau froide avalée plus tôt, je suis surpris d’être toujours aussi bien et ce ne sont pas les 3 petites bosses qui nous font éviter les ponts qui changeront quoi que ce soit. Et puis nous sommes bien encouragés notamment par les pompiers de Paris venus en nombre, mégaphone en main à hurler "Allez, c’est bientôt la fin !" merci messieurs !! 
Le 19 e km est là, nous allons quitter les quais pour entrer dans Boulogne-Billancourt. Je passe le 20e km d’ 1h39’ mais là je vais prendre un coup sur la tête. Même si je dépasse quelques coureurs, ils sont encore plus nombreux, pour ne pas dire très nombreux à me doubler. Ils ont lancé le sprint final à une borne de l’arrivée, iront-ils au bout ?

 

Dernière ligne droite, l’arche se présente, un petit coucou aux photographes puis bip bip, c’est déjà terminé, heureux d’avoir participé à cette belle fête très bien organisée. La médaille au coup, je profite rapidement du ravitaillement avant de filer me changer pour retrouver Jean-Marie.


Retour à la maison, entièrement satisfait de cette belle matinée. Maintenant place à la Saintélyon !!
Merci aux organisateurs, à tous les bénévoles et à toutes les personnes qui m’ont encouragé. 
Pas beaucoup de photos...

Trace GPS Garmin
 
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mercredi 13 novembre 2013

2013 11 10 - 30 km de la Sans Raison (2e édition) à Vélizy (78)



Généralement les courses portent le nom d'un site géographique, d'un fait historique mais à Vélizy-Villacoublay rien de tout ça, venez courir sans raison mais pas sans objectif !
Objectif pour l'organisation, aider l'association Laurette Fugain qui lutte contre la leucémie.
Pour moi, c'est aussi l'occasion de faire une sortie longue et de tester la bête comme le matériel pour la Saintélyon. Le tout sans bobo, car la semaine suivante j’ai le semi de Boulogne-Billancourt.

Deux heures avant le départ je suis sur place. Il est tôt, les bénévoles ne sont pas encore prêts à distribuer les dossards. Marc et Francine arrivent. Eux sont passés la veille récupérer la petite feuille de papier et les cadeaux. On va se trouver un petit coin au chaud pour se mettre en tenue, papoter et pour... aller aux toilettes.



Une fois prêt, il nous reste encore pas mal de temps à attendre et comme il fait un peu frais dehors, nous allons faire plusieurs allers-retours entre les tentes à la recherche d’une éventuelle connaissance et les vestiaires où il fait bon.
Quand le speaker prend la parole, c’est tout de suite, pour nous mettre au parfum de ce qui nous attend : boue, flaques d’eau et terrain glissant. Avec ce qui est tombé du ciel toute la semaine et la nuit de samedi à dimanche ça ne m’étonne qu’à moitié
.
Près de 700 participants sont attendus sur les deux courses proposées, un 15 km et le 30 km ouvert aussi à la marche nordique mais, comme la "petite distance" part 45 minutes après nous, c’est sans doute la raison pour laquelle il n’y a pas tant de monde que ça sur le stade. Une course pour les enfants est aussi au programme de la matinée.

Petite séance photo avant le départ avec des connaissances de Marc et Francine puis nous nous dirigeons vers la ligne de départ.

C’est le soulagement quand le départ est donné, car nous n’avions pas chaud à attendre, immobile.
Après un kilomètre et demi nous entrons en forêt et nous ne la quitterons plus jusqu’à la fin. Notre terrain de jeu du jour, la forêt domaniale de Meudon, une partie de la forêt domaniale de Versailles appelée le bois du pont Colbert, en flirtant avec les villes de Chaville, Viroflay et Meudon. Des chemins et sentiers que l’éco-trail de Paris emprunte chaque année.

Pas de difficulté majeure sur les 4 premiers kilomètres. C’est à partir de là que les réjouissances commencent, par une belle descente que je vais aborder si prudemment que je me fais dépasser par de nombreux concurrents.
J’ai peur des feuilles mortes, qui peuvent recouvrir de nombreux pièges, et de partir à la faute.
Un kilomètre plus loin, la première côte se présente. Je l’aborde en courant et la termine en marchant. J’ai décidé de grimper tranquillement, en petites foulées, jusqu’à une certaine limite pour ne pas me griller. A ce petit jeu, sur l’ensemble du parcours, je n’ai marché que dans trois côtes. Par contre, à chaque fois que ça descend, la prudence me fait perdre toujours quelques places par des coureurs que j’ai dépassé dans les grimpettes.



Je vais gagner quelques places à aller tout droit, en passant dans les flaques d’eau et la boue, quand d’autres cherchent à éviter de mettre les pieds dans la gadoue.
Après 7 bons kilomètres un ravitaillement est annoncé. Ca me perturbe un peu, car il était annoncé un seul ravitaillement au 20e kilomètre. Aurions-nous pris le parcours du 15 km ?
Nous traversons alors une route (l’avenue de Virolflay) où je pense apercevoir Jean-Pierre sur son vélo...
Les écarts entre les concurrents se creusent si bien que je dois faire attention au balisage, heureusement, il est très bien fait, difficile de se perdre...

55 minutes de course, le soleil se montre et ça fait du bien au moral. Marc profite de mon arrêt technique pour me dépasser. Je repars dans son sillage mais peu de temps après c’est à son tour de s’arrêter pour la énième fois.
Quelques centaines de mètres plus loin, un bénévole annonce que le 30 km doit aller tout droit, je suis bien sur le bon parcours, ça me rassure.
Vers le 17e kilomètre, la dame que j’ai rattrapé me dit que la pluie qui tombe est bien fraîche. Je lui réponds que c’est de saison !
Mais quelques secondes plus tard c’est une avalanche de grêlons qui nous tombe sur la tête et ça pique fort les oreilles comme les mains. A ce moment-là, on se demande ce qu’on est venu faire là.
Nous ne sommes pas encore au 20e km que le ravitaillement est déjà là. Comme j’ai mangé deux barres de céréales peu de temps avant, je ne m’arrête pas. De toute façon, les tables ne me semblent pas bien garnies.
Sans forcer, je reviens sur des concurrents à un à un et mine de rien j’avance..
Plus que 5 km,
puis une excellente nouvelle
On se dit alors que le plus dur et passé, mais aussi qu’une surprise peut encore nous attendre et ce sera bien le cas après le 27e km. Une longue séries de whoops (comme au supercross), sur une monotrace assez sinueuse et glissante entre les arbres et leurs racines. C'est l'éclate totale.
Après ce passage délicat, il ne reste plus qu’à dérouler jusqu’à l’arrivée. Les premières maisons apparaissent, je me retourne, personne derrière moi sur cette dernière ligne droite qui me fait entrer en ville.
Le stade est là, un petit tour de piste et c’est l’arrivée non sans avoir été encouragé une dernière fois par Francine, l’appareil photo en main.


Bip bip, c’est terminé. On me remet une médaille et je file au ravito profiter d’une bonne boisson chaude.
Quelques minutes après Marc nous rejoint. J'avale un petit sandwich au fromage puis je file me changer avant de saluer mes amis que je dois quitter en leur souhaitant une bonne course pour le lendemain.
Une seconde édition bien organisée, un parcours super sympa, dans un cadre qui mérite d’être découvert à deux pas de la capitale.
Des bénévoles supers sympas et pour une fois, je n’ai pas vu de déchets sur le sol.
Beaucoup de plaisir et pas de bobo à l’arrivée, le principal est là.
Maintenant place au bitume et au semi-marathon de Boulogne-Billancourt la semaine suivante. 
Quelques chiffres, 246 classés sur le 30 km, 432 sur le 15 km, 13 marcheurs sur le 30 km et une bonne centaine d’enfants pour l’épreuve qui leur était dédiée.
Trace GPS :
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openrunner : http://www.openrunner.com/index.php?id=3049831
Photos :
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