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mardi 31 octobre 2017

2017 10 15 - 10K Paris Centre

10 km Paris Centre


Depuis le marathon "Les courants de la liberté" qui s'est déroulé du côté de Caen à la mi-juin, je n'ai rien de prévu pour la fin de l'année. Juste une pause de toutes activités physiques pendant 3 mois.
Finalement, l'abus de fromages, de charcuteries et d'apéros pendant les vacances m'ont obligés à reprendre l’entraînement une dizaine de jours plus tôt que prévu. 
Mais la motivation n'est pas au rendez-vous alors, quand je découvre dans un mail que le 10 km Paris centre n'est pas complet à 3 semaines de l’événement, je n'hésite pas une seconde à dépenser 25€ pour profiter du magnifique parcours qui est présenté en espérant qu'il ne soit pas modifié.

Quelques jours après la confirmation de mon inscription, je reçois un courriel m’informant que la préfecture de police a demandé à décaler la date de la course. Elle est désormais programmée 2 semaines plus tard, soit le 15 octobre. Un remboursement est proposé mais comme je suis disponible je serai de la partie.
Entre temps, j'en parle à un jeune collègue qui est allé voir sur le site et a pu s'inscrire quasiment à la dernière minute. Ce sera, pour ce grand tri-athlète, l'occasion de faire un vrai 10 km !

C'est d'ailleurs en sa compagnie et celle de Stéphane que je vais récupérer mon dossard le vendredi midi. Pas trop de monde, ça ira très vite.
Rendez-vous est donné dimanche matin 9h10 devant le PC sécurité. Et c'est accompagné de Pascal et Isabelle que nous nous rendons sur la zone de départ en trottinant sous un magnifique soleil.
Nous passons le long des barrières de la zone d'arrivée où les secours sont déjà en place et où de nombreux bénévoles s'activent. Pour moi cette zone me paraît petite pour accueillir plus de 10 000 personnes, on verra bien.

Il y a déjà du monde dans les différents sas mais pas encore assez à mon goût car nous nous retrouvons presque en première ligne des coureurs en moins de 50mn. Je sais que ça va partir vite, trop vite pour moi et que je vais exploser. Mais bon, à moi d'être raisonnable.
En attendant que Kevin Mayer donne le départ on papote puis enfin, il libère les handisports suivis quelques minutes plus tard des élites malgré un pistolet défaillant.
Nous nous rapprochons de l'arche. A peine le temps de se souhaiter une bonne course à mes amis et de prendre une photo que c'est parti.
Et comme prévu l'Opéra Garnier se rapproche rapidement, puis on tourne à gauche, sur la rue de la Paix (on commence le monoply). Je traverse la place Vendôme aux côtés du premier meneur d'allure en 50'.
Nous entrons sur la longue rue de Rivoli, longeons les Tuileries, le Louvre puis la tour Saint-Jacques que nous allons contourner par la droite afin de rejoindre les quais hauts par la place du Châtelet. Comme prévu le coup de mou est là. Il m'est impossible de suivre le meneur d'allure qui s’éloigne doucement mais sûrement, pire, le second meneur d'allure me dépasse...
La mi-parcours est au niveau des Tuileries, non loin de la Place de la Concorde et de ses pavés. C'est d'ailleurs là que se trouvent les tables du ravitaillement. 
Ca se complique sérieusement et je sais que sur les Grands Boulevards ça va se vallonner un peu jusqu'à la fin, c'est mal barré cette histoire.
A la place de la Madeleine, nous prenons le boulevard des Capucines. Nous traversersons l'avenue de l'Opéra (place de l'Opéra) où les encouragements sont nombreux puis continuer sur le boulevard des Italiens jusqu'au boulevard de Montmartre. Il reste un peu moins de 3 kilomètres et c'est à partir de là que ça va se corser un peu. Cependant, contrairement à ce que j'imaginais, comme je suis en toute petite foulée, je souffre moins que prévu alors que pour d'autres la marche s'impose.



Juste après la porte Saint-Denis nous allons tourner à droite pour "descendre" le boulevard de Sébastopol jusqu'à la rue Etienne Marcel. Un autre meneur d'allure (le dernier en cinquante minutes) me dépasse en encourageant tout le monde. 
Nous sommes dans le dernier kilomètre, la place des Victoires (troisième et dernière place royale traversée par les coureurs) est en vue. Nous la contournons par la droite, longeons la Banque de France. L’arrivée est proche, ça descend légèrement, ça accélère autour de moi, j'en suis incapable et dans le dernier virage, un coureur force le passage et m'oblige quasiment à m'arrêter. 
L'arche est en vue et comme je l'imaginais c'est le bordel. Je vais passer le premier tapis et je n'irai pas plus loin, ça bouchonne devant, ça pousse derrière pour franchir la ligne mais il y a trop de monde.
Non seulement la zone d'arrivée est trop petite, pas assez longue et large mais l'organisation n'a pas trouvé mieux que de distribuer les médailles 20 mètres plus loin ce qui ne laisse pas assez d'espace pour faire dégager rapidement la zone d'arrivée.

Juste après, sur la rue du Louvre, on trouve le ravitaillement d'arrivée. Les tables sont disposées que d'un seul côté c'est aussi la bousculade pour les approcher. Pour moi rien d'intéressant et surtout rien d'emballé donc je n'ai qu'une idée en tête quitter cette zone surpeuplée, je ne prendrai même pas un gobelet d'eau.
J'arrive quand même à retrouver Pascal et Isabelle avec qui je vais rentrer. Samuel a été trop rapide et comme il était attendu pour un déjeuner familial il avait prévu de repartir aussitôt.

Malgré les soucis de l'arrivée, j'ai quand même passé une excellente matinée. Le soleil était présent, le parcours magnifique et finalement un chrono que je n'aurais pas pensé faire avec seulement un mois de reprise et des kilos en trop.

A la prochaine !

Trace de mon GPS :

Liens vers mes photos (au smartphone) ICI

Lien vers les résultats sur le site de la FFA ICI
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lundi 29 mai 2017

2017 05 21 - La grande course du Grand Paris

La Grande course du Grand Paris


Première et unique édition d’une épreuve créée pour deux raisons. La première est la promotion de la candidature de Paris à l’organisation des jeux olympiques de 2024. La seconde est le rapprochement de Paris avec sa banlieue dans le cadre du Grand Paris. 
C’est la raison pour laquelle le départ sera donné au cœur de la capitale, à l’Hôtel de ville, et l’arrivée jugée en Seine-Saint-Denis, sur la piste d’athlétisme du stade de France, la même piste qui a vu évoluer de nombreuses célébrités de l’athlétisme, notamment à l’occasion des championnats du monde en 2003.

C'est parce que les Archives nationales ont trois sites en Ile de France dont deux dans le Grand Paris : le premier à deux pas du stade de France, à Pierrefitte-sur-Seine, le second dans le centre de Paris (500m de l’hôtel de ville) et le troisième à Fontainebeleau, qu'est née l’idée de monter une équipe qui s’alignerait sur le challenge entreprise. Un appel général a été lancé par l’association sportive et culturelle pour trouver au moins cinq coureurs. Au départ je n’étais pas partant car je ne devais pas être à la maison ce week-end là. Mais le programme a été bouleversé et me voilà, ce dimanche 21 mai, à 8h30, dans la cour d’honneur du site parisien des Archives nationales, en train de me changer avec les collègues.
Et ce ne sont pas les supporters qui manquent. Nous nous préparons sous l’œil bienveillant de notre directeur adjoint, Nicolas Houzelot, de Caroline Piketty, responsable du service des public de Pierrefitte, et d’Olivier, qui, au nom de l’association s’est occupé de toute la logistique (l’inscription, retrait des dossards, maillots...).

1er rang, de gauche à droite : moi, Loïc, Maïa
debout : Benoît, Pascal, Olivier (Moliv), M. Houzelot, Simon, Arnaud, Martine, Olivier, Delphine et son mari


Les préparations et la photo de groupe faites, direction l’hôtel de ville. En cours de route nous récupérons Léa, qui n'est donc pas sur la photo ci-dessus. Après avoir franchi le contrôle de sécurité nous allons attendre l’heure de départ de notre SAS.
L’ambiance est bonne, on a raté l’échauffement commun, on papote, on prend des photos. Un détail important, la météo est plus que favorable pour courir, ça va être génial. Toute l’équipe des archives se retrouve dans la même zone de départ, tout le monde à le sourire jusqu'à ce que le coup de pétard retentisse.
On se souhaite bonne course et c’est parti !

Avec un marathon trois semaines plus tard je n’ai aucun objectif chronométrique. J’ai comme mission d’être le « lièvre » de Benoît, un collègue qui se remet à la course à pied et qui a fait le pari de faire avec moi le marathon de Porto en 2018.

Même si les premières avenues sont larges, il y a beaucoup de monde ce qui ne facilite pas notre progression. Je me retourne régulièrement pour m’assurer que Benoît est bien derrière moi. Nous avons la chance de porter un maillot bleu qui n’est pas à la mode sur cette course ce qui permet de nous retrouver facilement.
En revanche, j’ai mal configuré ma nouvelle montre Garmin. Je n’aurai que l’allure moyenne, aucune information précise de chrono. Dans un sens, ce n’est peut-être pas plus mal, on se mettra moins la pression.

Peu avant le second kilomètre nous arrivons Place de la République et là, à ma grande surprise, nous n’allons pas la contourner. Nous quittons le bitume pour la traverser. Trottoir à monter, grands bancs en bois ne laissant qu'un étroit passage, rendent cette manœuvre un peu dangereuse. Pour nous ça passe et 300 mètres plus loin, à gauche toute pour nous retrouver le long du canal Saint Martin. Ca va grimper un peu, un tout petit peu. J’annonce à Benoît que ce sera comme ça jusqu'à Stalingrad et après ce sera du billard.
A Stalingrad, 4e kilomètre, un ravitaillement nous attend mais on le zappe. On aurait dû y trouver des « bulles d’eau ». Un ravitaillement écologique puisque pas de bouteille, pas de gobelet, on croque une poche d’eau, on avale tout… mais j’en ais pas vu et personne de notre équipe n’a eu le privilège de voir à quoi ça ressemblait.

Là aussi, on nous fait traverser la place et, pour rejoindre les quais du bassin de la Villette, nous devons passer sous un tout petit tunnel très étroit, ce n’est pas l’idéal mais ça passe.

Le long du bassin nous sommes en plein soleil et la température monte. Jusque là mon coéquipier va bien.
Peu après la caserne des pompiers de Paris de Bitche, nous croisons un coureur à fond dans l’autre sens. Je plaisante avec Benoît mais malheureusement il allait chercher les secours pour une dame allongée sur le bitume. Elle était bien entourée, nous espérons que ce n’était pas grave.

Au 6e km, nous sommes sur le canal de Saint-Denis et pour ne pas couper la circulation sur un pont on va nous faire passer dessous. Ca va descendre et monter mais le pire est que ce passage étroit comporte de nombreux petits plots d’amarrage métalliques ce qui rend cet endroit très dangereux même si le peloton s'est bien étiré. Il faut être vigilant ce qui n'a pas été le cas d'un monsieur qui s’est bien abîmé le genou, les secours sont auprès de lui.
Au pont suivant nous nous retrouvons de l’autre côté du canal. Ca commence à devenir dur pour mon camarade mais il s’accroche. L’allure baisse très légèrement mais on devrait être sous l’heure au 10e km.

Pas de spectateur ni d’ambiance sur cette partie du tracé. Il faut faire attention aux quelques trous, pavés ou autres obstacles que nous pouvons croiser sinon c’est tout plat.
Le stade de France apparaît sur notre gauche, l’arche du 10e kilomètre se profile. Un dernier effort et nous passons la première ligne dans un temps que j’estime autour des 55 minutes mais il reste 1,8 km pour rejoindre la ligne d’arrivée du stade de France or une très grande partie des coureurs, s’arrête et marche.
Benoît en fait de même pour reprendre son souffle. Il me dit de continuer seul. Pas question, on a commencé ensemble, on termine ensemble. Je l’invite alors à reprendre à une allure cool, très cool.
Quelques marches, un pont et c’est l’entrée dans les entrailles du stade de France. Nous allons emprunter le périphérique intérieur du stade. Un virage à droite et la piste se présente à nous. J’annonce à Benoît que je vais partir devant pour le prendre en photo à l’arrivée et c’est dans la joie et la bonne humeur qu'il passe la ligne en un peu plus d’une heure et sept minutes.



On se félicite, puis, la médaille autour du coup nous allons grignoter, boire un peu, retrouver les collègues déjà arrivés et attendre les autres. On se félicite, on refait notre course puis une fois tout le monde arrivé c’est l’heure de rentrer à la maison, en courant mais par un chemin plus direct. Pascal m’accompagnera tout comme Loïc qui nous quittera du côté de Max Dormoy et Benoît peu avant la gare de L’Est.

Merci à la direction des Archives nationales, à l’association sportive et culturelle de notre institution (notamment Olivier) et à toutes les autres personnes qui ont rendu possible cette belle matinée de sport.

Aux dernières nouvelles, si Paris obtient les jeux olympiques, cette course pourrait être maintenue jusqu'en  2024. A suivre…

Bravo à tous les concurrents, à tous mes collègues et, pour ce qui me concerne, rendez-vous au marathon de Caen, "Les courants de la liberté" le 11 juin.


Lien Garmin :
La course :

 Le retour :


Lien vers ma galerie photo Google (mes photos, celles de Caroline Piketty et des photos trouvées principalement sur Facebook)


Ambiance à l'arrivée :




Les résultats,
par équipe (Les Archives nationales se classent 27e sur 73)



au 10e km



et au Stade de France















Hubert Leclercq


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dimanche 23 octobre 2016

2016 10 09 - 38e édition des 20 km de Paris


Les 20 km de Paris


Profiter du meilleur tarif (36€) a été ma première motivation pour remplir le formulaire d'inscription dès l'ouverture. La seconde est que j'avais réussi à Vincennes, quelques semaines auparavant, un bon 10 km (pour mon petit niveau) et je voulais savoir ce que j'étais capable de faire sur une distance plus longue. Un prix abordable, un parcours assez roulant, ces 20 km de Paris ont tous les ingrédients pour passer un bon moment.

Ce qui n'était pas au programme c'est la pubalgie qui m'est tombée dessus suite au trail des villes Royales fin février. Tous mes plans ont dû être revu et notamment le trail de la Vallée des Lacs dans les Vosges, que j'ai fait en grande partie en mode touriste.
Après un peu de repos et en utilisant un short dit "anti-pubalgie" de la marque Under Armour, l'été s'est plutôt bien passé. La douleur dans le bas ventre est partie mais l'adducteur droit demeure sensible alors je reste prudent. Quasiment toutes mes sorties se font à moins de 10 km/h, dans ces conditions impossible de faire une performance aux 20 km de Paris, ce sera donc une course plaisir.

Je vais retirer mon dossard vendredi midi pendant la pause méridienne. Il n'y a pas grand monde, ça va vite. Juste un bref arrêt au stand des courants de la Liberté car il est prévu que je participe au marathon en juin prochain.
Dans les courriels envoyés aux coureurs, l'organisation a bien insisté sur les consignes de sécurité et que les accès aux SAS seraient bien contrôlés. Il nous a été recommandé d'être à l'heure et comme chez moi, l'heure c'est l'heure, c'est avec une bonne dizaine de minutes que je me pointe à l'endroit où est censé se trouver la porte d'accès des dossards jaunes. Sauf qu'à 8h20 c'est encore un peu le bazar. Les grilles sont déplacées maintes et maintes fois et pendant ce temps là je suis quasiment seul à bien me cailler les miches.
Heureusement la journée devrait être belle. Le soleil se lève et petit à petit le monde arrive. Miraculeusement, presque dans les temps, nous pouvons enfin accéder aux SAS, départ dans moins d'une heure-trente !
Après une présentation du parcours par les speakers, deux brefs échauffements collectifs le départ des handisports est donné et 5 minutes plus tard ce sont les élites qui s'élancent suivi des préférentiels il est 10 heures.

On se rapproche de la ligne. On sépare le peloton juste derrière moi. Je ferai donc parti de la seconde vague. Ca m’inquiète un peu car j'imagine que la majeure partie des coureurs présents ici sont là pour faire un chrono entre 1h35-1h40, peut-être un peu moins, ça va donc partir vite. Un meneur d'allure en 1h40 se positionne devant ce qui confirme mes craintes, ça va être trop rapide pour moi. D'un autre côté, je me dis qu'en étant dans les derniers coureurs de cette vague, j'ai peut-être une chance de ne pas m'emballer dès les premières foulées.

Le décompte est lancé puis les fauves sont lâchés !
Conformément a ce qui a été dit et répété au micro, le départ, qui a changé par rapport aux années précédentes, est bien étroit. Moi qui voulait partir tranquillement je suis comblé, mais là on marche !
Faut toujours qu'il y ait des personnes qui se mettent devant alors qu'elles n'ont rien à y faire. Et en plus ils se mettent à 3 ou 4 de front, râlent quand certains les bousculent en les dépassant, inadmissible et un manque total de respect pour ceux qui courent.

C'est la première grosse nouveauté du parcours pour raison de sécurité. Au lieu se grimper directement l'avenue des Nations Unies pour se retrouver sur la place du Trocadéro, nous allons emprunter l'avenue de New-York le long des quais sur 900 m environ. 
L'avantage c'est que c'est plat. Mais ça va pas durer. Après 900m nous allons tourner à gauche pour prendre l'avenue Marceau qui va nous emmener à l'Arc de Triomphe. C'est là que se trouve la première difficulté, une légère côte pavée dans laquelle il faut être prudent.



Après avoir contourné l'Arc de Triomphe par la rue de Presbourg, on se retrouve sur l'avenue Foch qui est animée par quelques groupes musicaux. C'est très large, on ne se marche pas dessus.
Le bois de Boulogne se profile. Un rapide coup d’œil au chrono pour constater que je suis trop rapide mais tout baigne alors je continue sur ma lancée, ça ne va pas durer bien longtemps.
Le premier ravitaillement a été placé juste avant le passage sur les tapis du 5e kilomètre. Je sais qu'Ella et Isa sont sur ce poste mais de quel côté ?
L'ami Pascal doit aussi y être sauf s'il a trouvé quelqu'un de son club à accompagner. Je vois Ella sur la gauche comme l'année dernière, elle tend une bouteille que j'emporte et Isa me tend mes bonbons préférés que je rate, obligé de faire marche arrière. Merci pour tout les filles ! Pas vu Pascal, il doit être en train de courir. 
La dernière modification du parcours est là. Nous allons quitter l'allée de Longchamp plus tôt que d'habitude pour emprunter l'allée de la Reine Marguerite. Je dépasse une joellette puis nous allons croiser les coureurs qui ont déjà fait le demi-tour.
Je me fais de plus en plus doubler, j'imagine par les coureurs les plus rapides des vagues suivantes.

Nous quittons le bois de Boulogne, longeons l'hippodrome d'Auteuil. A partir de là plus de changement sur le parcours. Peu après avoir passé le 10e km, je me rends comte que le meneur d'allure en 1h40 n'est pas très loin devant moi.  A-t-il eu une défaillance ? Aurais-je accéléré ? Ma montre affiche une allure légèrement meilleure mais rien d'anormal et rien à y comprendre.
Nous nous retrouvons sur les quais, en plein soleil. Je commence à avoir chaud, je retire mon buff et j'abaisse mes manchettes. Je dépasse une fille du club à Pascal qui ne semble pas être au mieux. Vers le 13e km je constate que mon short, avec le poids du téléphone, des bonbons et des 2 barres énergétiques se fait la malle. Je dois m'arrêter pour le resserrer et refaire un nœud solide.



Puis arrive la partie qui me fait un peu peur. D'une part parce que j'ai toujours du mal à partir du 16e km mais aussi parce que le parcours se complique avec les tunnels et leurs petites pentes pour en sortir. Je profite du ravitaillement du 15e pour boire une seconde fois et je remercie bien les bénévoles.
Juste avant de passer sous le tunnel de la Concorde je reconnais le tatouage de Thierry, un ami facebook rencontré grâce à l'ami Jean-Pierre. On se salue et on se souhaite une bonne fin de course. Les Tuileries sont sur ma gauche, le musée d'Orsay sur ma droite. Changement de direction à droite pour prendre le pont Royal puis la voie sur berge de la rive gauche que je connais bien pour y venir généralement au moins une fois par semaine.

Là, je me prends un courant d'air. La fille du club à Pascal me repasse à une allure qu'il m'est impossible de suivre. Je regarde mon chrono pour me rendre compte que je peux être sous les 1h40 voire peut-être mieux. Alors je me donne un coup de pied aux fesses pour finalement passer la ligne en 1h38 et 56 secondes !! 
Un temps que je n'aurais jamais imaginé même en rêve, mais je l'ai fait ! Je ne sais pas comment car je ne fais que des entrainement à moins de 10 km/h de moyenne, pas fractionné, aucune ppg et autres trucs du même style sans oublier les quelques kilos de trop.
Bref, la médaille en poche, je rentre à la maison en trottinant. Je suis sur un petit nuage et au total j'aurai couru 6 km de plus en vue de la Saintélyon.

Pour conclure, à part les 150 premiers mètres du parcours cette épreuve est une très belle course pour qui veut faire un chrono sur le bitume parisien.
Je n'ai pas eu la chance de croiser Francine ni Jean-Pierre qui se trouvaient sur le parcours en mode photographe.

Il me reste à remercier tous les bénévoles qui ont donné de leur temps pour que cette course soit une réussite.
A la prochaine !




Diaporama de quelques photos (lien vers l'album complet à la fin):


©Hubert Leclercq-2016
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jeudi 24 mars 2016

Ecotrail de Paris, 9e édition, 50 km - le 19 mars 2016

EcoTrail de Paris 2016




Ce n'est qu'à la fin février que je me suis inscrit sur le 50 km de l'Ecotrail de Paris après avoir gagné un dossard grâce à Isostar que je remercie encore ici. L'occasion de faire une sortie longue en préparation de la No Finish Line Paris où je me suis inscrit à la compétition de 24 heures. Mais voilà, un mois avant j'ai participé au trail des villes royales et le parcours boueux de 50 kilomètres m'a un peu abîmé. Mon corps, surtout les adducteurs, n'ont pas aimé et n'aimeront jamais ce type de terrain très glissant. Si j'ajoute à cela une reprise trop rapide derrière avec une belle séance aux buttes Chaumont, la douleur, même si elle reste supportable, revient rapidement et courir dans ces conditions n'est pas un plaisir.

Je m'octroie donc une dizaine de jours de repos pour refaire un test à l'occasion du semi de Paris en mode touriste puisque je n'avais pas de dossard.
Malheureusement, sur la fin, la douleur est revenue. J'ai tout de suite pensé que la No Finish Line et l'éco-trail risquaient fort d'être compromis. Je décide donc de me reposer 15 jours supplémentaires, soit jusqu'au jour de la course ne perdant pas espoir de pouvoir la faire même en marchant. Le but étant d'accumuler des kilomètres pour l'épreuve qui se déroulera 3 semaines plus tard du côté du Champs de Mars et de la tour Eiffel.

Je récupère mon dossard à l'arrache le vendredi en tout début d'après-midi. Je ne souhaite pas laisser mes amis trop longtemps dans un parking du parc des expositions de la porte de Versailles après un voyage démarré 7 heures plus tôt des Menuires en Savoie. Je n'étais pas en vacances. Je suis juste allé rechercher mes amis coincés à la montagne suite à la grave chute de la seule conductrice, dame Isabelle.
Samedi de course. La météo a bien changé depuis la veille. Il fais gris et même très frais quand je mets le nez dehors pour rejoindre la gare RER Saint-Michel Notre Dame en compagnie de l'ami Pascal. Il souhaite m'accompagner. Ce sera pour lui une sortie longue de préparation au championnat de France des 24 heures. Bien qu'ayant coché l'option "transport en commun au départ de Paris" je n'ai pas trouvé le ticket dans mon enveloppe et suis donc obligé de passer par la case caisse.
Peu de monde sur le quai. Il est vrai que nous sommes en avance. C'est là que Pascal rencontre une camarade de club, Zou. Après le 30 km en 2016, elle se lance sur le 50 km, distance qu'elle découvrira pour la première fois.
Après le train et le bus nous nous retrouvons sur la zone de départ où il ne fait vraiment pas chaud. J'avais prévu manches courtes, je décide de garder ma veste pour courir. Nous profitons un peu du buffet, boissons chaudes, gâteaux . Nous retrouvons enfin Ella, puis Marc. Quelques photos pour immortaliser l'instant, il est l'heure du briefing, il faut se rapprocher le l'arche. Il est temps de se souhaiter bonne course !














Le départ se fera par vagues, Zou et moi partirons dans la troisième, une vingtaine de minutes environ après les élites.
Contrairement au trail des villes royales je pars nettement plus cool. Un petit tour du domaine de Versailles et nous le quittons pour rejoindre la forêt sans aucun piétinement contrairement à ma première participation. Après avoir papoté un peu avec Zou à l'arrière du peloton, Pascal revient à mes côtés pour ne plus me quitter.
De mon côté tout va bien. L'absence de pluie pendant toute la semaine a rendu notre terrain de jeu hyper roulant. Dès le 8e kilomètre les premières bosses apparaissent et pour m'économiser je les marche. Je bois régulièrement et commence à avoir faim, j'avale donc une barre de céréales.
Jusqu'au 14e kilomètre environ tout se passait plutôt bien, pas de douleur mais au fond de moi je sais que c'était sur le point de réapparaître et ce fut effectivement le cas suite à un grand eccart pour franchir une petite (la seule) zone marécageuse du tracé. Pour l'instant c'est une toute petite et légère douleur.
Dans la grimpette du 23e kilomètre je vais dépasser une concurrente qui me rappelle une personne du forum passioncourseapied.fr. Au sommet, j'en parle à mon pote qui me confirme que c'est bien elle. Je m'arrête une seconde fois pour soulager un besoin naturel. Le biloute en profite pour papoter avec elle, nous ferons quelques hectomètres ensemble.
Le ravitaillement du 28e kilomètre (Chaville) se rapproche à grands pas. On sait qu'après cette étape, si le parcours n'a pas été modifié, il ne restera plus que trois difficultés et le tour sera joué.
Je ressors de la zone de ravitaillement avec les bouteilles pleines et quelques gâteaux salés. Les jambes tournent bien mais les douleurs dans le bas ventre se font de plus en plus violentes surtout quand je dois relancer après un arrêt ou après avoir marché dans une côte. Et les arrêts vont être nombreux car nous devons respecter les feus des passages piétons où de gentils bénévoles font très bien leur travail. Et pendant ce temps là, mon pote n'arrête pas de me prendre en photo, du moins tant qu'il a de la batterie…

La forêt de Fausses Reposes et ses messages d'encouragement aux Kikourous passés, le domaine de Saint-Cloud approche. Pour l'avoir traversé à deux reprises, c'est pour moi une partie monotone qui ne me plait guère, pourtant le domaine est magnifique, peut-être la fatigue de la course ?
Nous arrivons à un endroit du parc que nous ne reconnaissons pas, nous ne savons pas où nous sommes. Le parcours a été modifié et nous réserve des surprises car nous ne sommes jamais descendu aussi bas et ce qui se descend se remonte, c'est bien ce qui nous attend. Le ravitaillement se trouve au même endroit, c'est le chemin pour y arriver qui a changé pour nous en faire baver un peu plus. Dans la petite bosse qui nous amène aux tables, on dépasse un coureur de l'AS Nandy puis j'arrive au ravitaillement après 4h43 d'effort. Pas le temps d'apprécier la magnifique vue de la capitale et de la tour Eiffel, on est pas là pour faire du tourisme. Les bouteilles pleines d'Isostar nous repartons aussi sec.
La descente sera difficile pour moi. Il nous reste une bonne dizaine de kilomètres et dès la sortie du domaine de Saint-Cloud, le pont de Sèvres passé, on se rend compte que des travaux vont certainement modifier le parcours. Mais on ne s'attendait pas à se retrouver au bon milieu de la côte des Gardes de Meudon, célèbre difficulté de la course Paris-Versailles qui se déroule chaque année vers la mi-septembre.

Les jambes commencent à souffrir, ce qui est normal vu le manque d’entraînement mais je n'aurai jamais pensé aller aussi loin dans cet état. Par contre mes abdos m’empêchent d’apprécier le moment présent.
Et voilà qu'une nouvelle envie de me soulager se présente. Ce n'est pas dans le parc de L'Ile Saint Germain, trop fréquentée, que je vais trouver l'endroit idéal pour m'arrêter.
Juste après le périphérique, nous serons sur un de nos terrains d’entraînement. Nous passons devant le parc André Citroën, nous connaissons par cœur ces quais de Seine.
On grimpe sur le pont de Grenelle. Encore un photographe puis un second juste avant de descendre sur l'Ile aux Cygnes et son allée du même nom. En plein milieu Thierry nous encourage. Il n'y a plus qu'une vingtaine de marches à gravir, traverser le pont de Bir-Hakeim et l'arrivée se présente. Pascal file pour immortaliser l'instant.


La ligne est franchie en moins de 6 heures. Mieux qu'il y a quatre ans et aussi-bien qu'il y a un mois mais sur un terrain beaucoup plus favorable qu'à Rambouillet. Compte tenu de mon état, de mon manque d’entraînement, je ne peux être que satisfait et je remercie grandement mon ami de m'avoir suivi et encouragé tout au long de cette course.
Je file récupérer mon sac, nous nous changeons puis nous allons assister à l'arrivée des premiers du 80 km. Une arrivée un peu bizarre car la sono est interdite à cause de la présence dans le coin du président de la République. Sans animation, le public n'est pas trop au courant de ce qui se passe et c'est donc une arrivée un peu dans l'intimité pour les fusées parties de Saint Quentin en Yvelines quelques heures auparavant, ce qui est bien dommage.
C'est qu'il ne fait pas très chaud sous la dame de fer ! On ne vas donc pas s'éterniser pour rentrer au chaud prendre une bonne douche.
En voilà encore une de faite mais pas de 10 km du Neuf le lendemain (épreuve qui devait se dérouler le 15 novembre, reportée à cause des attentats). Lundi direction le médecin pour savoir précisément ce que j'ai et soigner les bobos. Verdict : pubalgie, 15 jours de traitement et 3 semaines de repos.
Un grand bravo à tous les participants, à toutes celles et ceux qui sont allés au bout et en particulier Zou qui s'est surpassée pour faire mieux que prévu, chapeau ! L'année prochaine le 80 lui tend les bras.
Et comme toujours grand grand merci aux bénévoles et merci à Pascal de m'avoir accompagné, de m'avoir photographié et d'avoir ramassé une belle quantité de déchets. Il y a encore et toujours trop de gros porcs parmi nous, c'est... y'a pas de mots. On les reconnaîtra la jour où des courses ne seront plus organisées pour cause de protection des sites, se seront certainement les premiers à râler...





Hubert Leclercq
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mardi 16 juin 2015

2015 06 14 - 10 km L'Equipe

10 km l’Equipe


Une semaine après la Transju’Trail j'avais prévu de me reposer mais quand un jeu est apparu sur la toile pour gagner 2 dossards, je me suis dit pourquoi pas. J'ai tenté ma chance et le hasard a bien fait les choses. J'allais donc pouvoir m'inscrire et en faire profiter mon pote Pascal.
C’est donc grâce à la chaîne de TV L’Equipe 21 que nous nous retrouvons le samedi 13 juin sur la place de la République pour retirer notre dossard.
Nous y sommes allés tôt, il n’y avait personne, c’était parfait, sauf que nous n’avions pas, contrairement à d’autres, les informations nécessaires pour retirer le laissez-passer pour l'accès aux stands VIP le jour de la course avec vestiaire (bien pratique en cas de pluie), collation avant et après course, etc... 
C’est dommage, mais il y a plus grave dans la vie.


Dimanche 8 heures, Pascal et moi prenons la direction la place de la République pour palper l'atmosphère, nous mettre dans l’ambiance. C’est un peu la pagaille pour rentrer dans le village, on croise quelques coureurs de la SAM Paris 12, le club de mon pote. A noter qu’Isabelle est déjà sur place depuis quelques heures. Elle est bénévole sur la course mais on ne sait pas à quel endroit elle sera positionnée.
Nous prenons la rue Turbigo en direction du boulevard Sebastopol. C’est le point de rendez-vous avec Edouard.
En chemin un troupeau de coureurs de la SAM nous dépasse en partant s’échauffer du côté de la ligne de départ. Nous allons les croiser quelquefois et on en profitera pour faire une photo.




Après avoir trottiné un peu, toujours pas d’Edouard, nous décidons alors de rejoindre notre sas de départ. A peine entré qu’un sms d’Edouard m’informe qu’il vient d’arriver. Trop tard l’ami, rendez-vous à l’arrivée et bonne course !
Le sas se remplit doucement et Pascal espère retrouver Nathalie, sa coéquipière qu'il m'avait présenté aux 20 km de Paris et qui espère améliorer ici son temps sur la distance. Mais le temps passe et c’est un autre coureur de son club qui vient vers lui. Ce n’est qu’à quelques minutes du départ qu’elle nous retrouve accompagnée par son petit-ami. 


Son objectif est de passer pour la première fois sous les 50 minutes, il faut tout de suite trouver le bon rythme. Mais ce n’est pas facile d’accompagner quelqu'un. Si on se met devant on risque de l’emmener sur un faux rythme, trop élevé et c’est le crash assuré trop lent c’est la déception. A nous de trouver le juste milieu, de l’écouter.
On papote un peu puis ça commence à avancer, notre départ est imminent. Le décompte est lancé, on passe sous l’arche et je lance le chrono, le petit ami de Nathalie est parti à fond.
C'est sous un beau soleil et une température agréable qu'on se retrouve au premier kilomètre en 4’56 à ma montre. Le second kilomètre sera plus rapide. Attention de ne pas se griller, nous allons réussir à stabiliser l'allure sur le bon tempo.
Après la place de la Bastille nous allons essentiellement progresser sur la piste cyclable de l'avenue Daumesnil. Je ne dis rien sur ce choix mais si on se retrouve derrière des personnes plus lentes ça risque de coincer sur cette voie très étroite. Fort heureusement pour nous, pas de soucis et l’allure de ce troisième kilomètre se rapproche de ce qu’il nous faut tenir pour être dans l’objectif. Nathalie boit régulièrement. Le premier faux-plat qui nous emmène place Félix Eboué est passé sans encombre et le ravitaillement de la mi-course est déjà là. Je propose à notre compétitrice de lui prendre une bouteille d’eau de sorte à ce qu’elle ne perde pas de temps aux tables. Elle accepte mais les bouchons ont été enlevés, ça ne va pas être facile de la garder mais Pascal va prendre en charge la bouteille, la mettre à disposition de notre championne et il va s’en sortir haut la main, un vrai garçon de café, il sait tout faire notre champion !


Mi-couse, en bas de la descente vers la porte Dorée, le chrono affiche 24’35. Nous sommes dans les temps pour l’exploit, ça nous laisse même une petite marge car après ça va se compliquer un peu. Elle nous confie coincer généralement vers le 7e km, c’est là aussi, vers les deux tiers des courses qu’il m’arrive la même chose alors nous n’arrêtons pas de l’encourager. Grâce aux conseils de l’ami Pascal elle ne lâche rien et nous arrivons au point critique, place de la Nation toujours sous un beau soleil.
A partir de là le parcours se complique aussi ce qui fait baisser légèrement la moyenne. Ça remonte encore jusqu'au cimetière du Père Lachaise. Nathalie regarde son chrono de plus en plus souvent. Nous sommes dans les temps mais faut pas se focaliser dessus, il n'y a plus à réfléchir, faut tout donner, je suis quasiment certain qu'on va y arriver.

Nos encouragements l’obligent à faire face à la difficulté. Elle doit constater que nous dépassons de nombreux coureurs depuis quelques kilomètres, mentalement c'est positif. Après cet ultime faux-plat, il faudra faire attention au dernier virage car le peloton se resserre à chaque fois pour prendre la corde et ensuite la profil est favorable jusqu'à l’arrivée. 
Ce dernier kilomètre, essentiellement en pente favorable, sera le pus rapide et permettra de passer l’arrivée bien au-delà de ses espérances en 49’24, objectif largement atteint.


Un peu d'eau et quelques bonbons avalés, la jolie médaille au coup nous retrouvons le petit ami de Nathalie qui semble satisfait de sa prestation malgré le manque de préparation puis nous nous séparons pour rentrer à la maison.

Une belle matinée malgré la présence d'ambulances sur le parcours. J'espère que ce n'est pas grave. Merci aux organisateurs, grand merci aux bénévoles et direction la Transbaie la semaine prochaine pour un bon bain de boue.




Trace GPS :




Mes photos :




Du soleil, de la bonne humeur et 21 126 runners à Paris pour le plus grand 10Km de France : c'était ça le 10km L'Equipe 2015 !#10KmLEquipe
Posted by 10km L'Equipe on mardi 16 juin 2015
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mercredi 25 mars 2015

8e édition de l'Ecotrail de Paris, 80 km - le 21 mars 2015


8e édition de l'écotrail de Paris - 80 km le 21 mars 2015 






C'est l'histoire d'un type qui avait annoncé l'année dernière qu'il s'inscrirait sur le 80 km de l'ecotrail de Paris le jour où l'arrivée se referait au premier étage de la tour Eiffel. Et c'est ce qui est proposé aux coureurs de l'épreuve phare de la manifestation cette année sauf que ses moyens financiers sont très limités en ce moment. Il a alors tenté de gagner son dossard mais les dieux du tirage au sort ne sont pas avec lui cette année, jusqu'au vendredi 13 février où il s'est trouvé au bon endroit au bon moment et il a fait ce qu'on lui a demandé. 

C'est ainsi que Runner's World France lui a offert son sésame pour cette course qui est devenue un événement de la course à pied sur la capitale. 

Le petit hic, c'est que certains muscles n'ont pas apprécié les 34 km de boue du trail des marcassins fin janvier. Je suis donc au repos et je n'aurai pas la préparation pour être au top. Ce n'est pas grave, l'objectif est d'aller au bout quelque soit le temps, en espérant ne pas trop souffrir. 
Un mois avant l'épreuve je reprends l’entraînement. Les douleurs ont disparu mais je sens que je suis sur la ligne jaune alors pas d'abus. Petit à petit j'ai la sensation d'aller mieux mais le temps est compté. Je tente rapidement les sorties longues qui se passent très bien, la confiance revient mais je n'ai pas l'aisance et la facilité du mois de décembre qui m'avaient permis de réaliser un bon trail (pour moi) à Beuzeville-la-Grenier. Si j'ai réussi là-bas à faire 83 km en 10h00 ici, je table plus sur 10h30/11h00 voir peut-être un peu plus mais quand même d'arriver avant 1h00 du matin, heure limite pour accéder au premier étage de la dame de fer.

La veille de la course, il faut aller au parc des expositions de la porte de Versailles pour retirer le dossard, l'ami Pascal m'y accompagne. Nous y croisons Francine (forfait pour cause de blessure et très triste de ne pas être de la fête), Marc, Joseph, Vincent… Nous papotons un peu puis nous faisons un tour dans le salon avant de revenir à la maison, c'est que j'ai un gâteau à faire. 
Après une bonne nuit, une bonne douche et un bon petit déjeuner c'est l'heure d'y aller. En cours de route Pascal se rend compte qu'il a oublié ses bidons et doit faire demi-tour, la journée commence bien ! 

Un peu de bus, de métro puis nous nous retrouvons dans un train de la gare Montparnasse bondé de traileurs. Le RER C étant en travaux, nous avons été invités à nous rabattre sur cette gare. A la descente du train nous suivons le fléchage et nous montons dans le premier bus. 
C'est qu'il ne fait pas chaud, mais alors pas chaud du tout ce qui contrarie mes plans vestimentaires. Sur la zone de départ je croise quelques connaissances que je salue. Pascal me présente ses camarades de club. Nous retrouvons Francine, Joseph, Philippe, Marc puis Vincent sur un banc un peu à l'écart. Ca rigole, ça chambre un peu tout en se préparant. Quelques photos puis Pascal part rejoindre ses potes de club, on lui souhaite une bonne course. J'ai le temps de manger une petite part de mon gâteau fait la veille puis arrivent ensuite Karine et son mari, nouvelles séance photos... Midi approche vite. Marc est allé déposer mon sac au camion pendant que je surveille les affaires de Philippe qui a disparu des radars. En fait il y a la queue aux toilettes… 
C'est en compagnie de Joseph et de Marc, avec les encouragements de Francine, que j'entre dans le sas de départ. Ca rigole bien, peut-être pour faire baisser la pression ? Marc retrouve des connaissances, dont Carole des lapins-runners qui est seule aujourd'hui. Après l'interview de Samuel Etienne parrain de Pompier Raid Aventure qui emmène des enfants sur la course, suivi d'un rapide briefing et une minute de silence, le décompte est lancé. Je vais prendre pour la première fois le départ de ce 80 km. On se souhaite bonne course et c'est parti ! 

Première partie de course : du départ au premier ravitaillement de Buc (km 23)

Le troupeau est assez compact ce qui va nous obliger à ralentir quelques centaines de mètres plus loin pour passer sur les tapis de chronométrage. Même chose quand nous entrons sur ce chemin qui va nous faire contourner le plan d'eau de la base de loisirs. Un petit coucou aux filles qui nous prennent en photo. L'ambiance dans le peloton est surtout à la rigolade, c'est vrai que les choses sérieuses commencent bien plus loin. Jusqu'à Buc seule une belle petite côte nous attend juste avant de redescendre dans la bourgade qui abrite le premier ravitaillement.
Le premier piège dans lequel il ne faut pas tomber c'est de partir vite. Le parcours s'y prête, on est euphorique, tout va bien et on peut s'emballer sauf que la route est longue.
J'ai laissé derrière moi Joseph et Marc, je ne sais pas où est Vincent, Philippe et Pascal doivent déjà être loin devant. Nous allons longer un golf puis passer devant le Vélodrome national de Saint-Quentin en Yvelines.
L'allure affiché par ma montre est de 5'52 au kilomètre. C'est moins rapide qu'en Normandie mais c'est trop compte tenu de ma préparation chaotique

Vers le 10 km ça va bouchonner un peu pour emprunter une passerelle. Là je n'étais pas très rassuré. D'abord je me retourne et ne vois pas mes amis, m'auraient-ils passé sans que je m'en aperçoive ? Mais le pire c'est cette passerelle qui tremble terriblement sous nos pieds et ses haubans qui laissent échapper un bruit inquiétant en vibrant, pas du tout rassurant tout ça et je ne suis pas le seul à le penser. Une fois de l'autre côté ça va mieux.
Nous traversons un quartier de la ville où quelques personnes nous encouragent. La traversée d'une large avenue bloquée par de gentils bénévoles fait klaxonner de nombreux automobilistes…
Retour dans la nature. Le parcours est agréable. Je fais le yoyo avec quelques concurrents dont une féminine au dossard 470, un monsieur et une dame aux couleurs de la Société générale. La dame court en five fingers et elle n'est pas la seule, chapeau car moi je ne pourrais pas ! Tiens, un bagnard s'est arrêté le temps d'enlever des rochers dans ses baskets ! J'arrive derrière la joëlette des dunes d'espoir, ils ont bien du courage, bravo ! Après une petite pause technique vers le 13e km, je me retrouve aux côtés du président de la SAM Paris 12, le club de l'ami Pascal. On papote un peu sur quelques kilométrés puis je le perds suite à une légère accélération pour dépasser un petit groupe. Une petite côte et j'arrive à Buc,  premier ravitaillement. Tout roule pour moi. Je fais le plein de mon bidon et je repars aussitôt pour cette seconde partie de course en direction de Meudon.

Buc-Meudon, on rentre dans le vif du sujet. 

Dès la sortie du ravitaillement une première difficulté arrive rapidement et ça va s’enchaîner. La fille au dossard 470 me repasse. Je tente de la suivre mais après 2 ou 3 km je la laisse partir, je suis en train de m'user. Même chose un peu plus loin avec les coureurs aux couleurs de la société générale. La moyenne affiché par mon GPS baisse un peu pour passer à 6'12 au kilomètre et désormais elle va baisser irrémédiablement. Vers le 32e km, une personne me double puis s'arrête au pied d'une butte pour un problème de pneu me dit-il. Je pense avoir reconnu The Pink Runner et c'est bien lui qui m'a fait gagner un dossard sur son blog pour le marathon de Senart. On fait connaissance vite fait avant qu'il ne continue son effort, je le remercie pour son cadeau et lui souhaite de réussir son objectif.
Quelques kilomètres plus loin, dans une nouvelle belle grimpette, je me rends compte que j'ai perdu pas mal d'eau. J'ai trop rempli rempli mon bidon et comme j'ai ajouté une pastille d'isostar, la pression est montée et l'a fait fuir. Là je suis mal ! J'ai le palpitant qui s'excite, je vais arriver en haut après avoir fait 3 pauses et Meudon est encore loin, à environ 9 km. Je dépasse la joëlette des pompiers à l'arrêt. Ils prennent certainement en charge un autre enfant, mais qu'est-ce qu'ils vont vite !
J'ai comme l'impression d'avoir déjà foulé les chemins qui nous accueillent désormais. Côté conditions de course, je trouve que nous avons de la chance. Pour moi la température est idéale et surtout, grâce à une semaine sans pluie, il n'y a pas de boue ce qui me convient parfaitement mais cela n'empêche pas que je suis au plus mal et que l'allure baisse de plus en plus.

Je m'aperçois que le président de la SAM Paris 12 est repassé devant moi et je ne l'ai pas vu. J'avais le nez dans les baskets et la musique dans les oreilles pour me remonter le moral. Mais la musique va vite me gonfler alors je vais tout couper rapidement. C'est peut-être grâce à quelques sms que je vais arriver enfin à Meudon ou Francine et Karine m'accueillent juste avant le ravitaillement. Elles me donnent quelques nouvelles des personnes déjà passées. Pour l'instant ça va bien pour tout le monde, pourvu que ça dure. Il se mérite ce ravitaillement de Meudon. Pour y arriver il faut grimper de nombreuses marches qui me paraissent interminables, heureusement que nous sommes bien encouragés.
Aussitôt arrivé aux tables, je me jette sur l'eau. De toute façon ce ravitaillement ne propose que de l'eau, ça tombe bien. Je vais quasiment boire 2 litres d'eau. Je refais le plein du bidon mais je ne vais pas mettre de pastille tout de suite. Je me suis fait avoir une fois, pas deux… Avant de quitter la zone ou il ne fait pas chaud, d'ailleurs ils sont nombreux à sortir la veste de leur sac, je retire vite fait les petits cailloux de mes chaussures avant de reprendre la course en direction de Chaville.

Meudon-Chaville : Une bonne dizaine de kilomètre plus faciles. 

J'ai beaucoup de mal à relancer la machine. J'en profite pour faire quelques photos de l'observatoire de Meudon ce qi permet à certains de me dépasser dont un lapin runner et ces 2 personnes de la Société Générale. Il va me falloir 2 bornes pour accuser le coup et me remettre à courir correctement. Le parcours est toujours agréable et je commence à reprendre confiance malgré les pieds qui tirent la sonnette d'alarme. Un rapide coup d’œil au chrono et je me rends compte que la moyenne se stabilise ce qui va me "rebooste". Je suis cependant incapable de faire des calculs et des prévisions. Ce tronçon va passer vite. Deux belles grimpettes je suis déjà au ravitaillement de Chaville juste après avoir fait une seconde pause technique. Je vais profiter de ce 3e ravitaillement pour faire l'appoint en eau de mon bidon. En quittant la zone en marchant, j'avale les 3 gâteaux salés pris vite fait et en même temps je sors la frontale du sac. La nuit ne va pas tarder à tomber, je préfère anticiper.

Chaville-Domaine national de Saint-Cloud

Je sais qu'une bonne douzaine de kilomètres me sépare du ravitaillement suivant et pour avoir fait le 50 km il y a 3 ans (qui emprunte cette même partie du parcours), je connais à peu près les pièges qui m'attendent.
La première arrivera vite après la sortie du ravitaillement de Chaville. Celle-ci fait mal mais comme le moral est revenu ça passe. La seconde arrive à la sortie de la ville pour rejoindre la forêt de Fausses-Reposes que je connais aussi pour avoir fait une fois la QBRC. Après il n'y a plus qu'à dérouler ! Enfin, c'est simple sur le papier encore faut-il le faire avec des muscles qui veulent que ça s'arrête et sans se casser la figure ce qui a failli m’arriver dans une petite descente.
La fatigue, la tête ailleurs et la luminosité qui baisse atténuent ma vigilance et tout aurait pu s’arrêter là. C'est ce qui est arrivé à une dame un peu plus loin, pourtant dans un chemin qui semblait inoffensif. Au 61e km, alors que j’étais en train de vider les poches de mon sac à la recherche de je ne sais quoi, une dame et un monsieur me dépassent mais la dame chute lourdement devant nous. Je range ce que j’ai dans les mains, j’allume ma frontale alors que le monsieur la relève. Je lui demande comment ça va et là elle fond en larmes. Elle ne répond à aucune question si bien que je repars avec l’idée de signaler cet incident au bénévole que je vois au bout du chemin, mais le monsieur qui l’a relevée a été plus rapide que moi.

Je continue donc ma route. Ce sont quelques trottoirs qui nous attendent après la forêt de Fausses-Reposes puis nous entrons dans le domaine national de Saint-Cloud. Je suis revenu sur les lapins-runners (monsieur accompagne madame pour la fin) et sur l’équipe de la Société générale.
Jusqu'au dernier ravitaillement qui se fait attendre je m’arrêterai deux fois pour boire un peu. J'ai vu apparaître ce ravito au dernier moment car les tentes cachent les lumières, je n’ai même pas vu les tapis de chronométrage.
Je me rends compte que l’organisation met à notre disposition de grands bidons d’isostar tout prêt il n’y a qu’à se servir. Je remplis ma gourde après avoir dévissé le bouchon pour faire un appel d'air afin que ça coule un peu plus vite au robinet. J’avale à nouveaux 3 tucs, je prends une photo puis je repars en regardant cette tour Eiffel qui semble être si près de moi.
A partir c'ici je sais que c'est gagné, quand on est là on va au bout. Je regarde aussi ma montre et je constate que j’en suis à 8 heures 16 de course. J’y crois pas, je regarde une seconde fois et je me dis que je peux être sous les 10 heures si j’arrive à me surpasser et là le moral revient au beau fixe.

Objectif tour Eiffel !

Je sais que ce n’est pas la partie la plus belle du parcours. Nous allons longer la Seine avec les péniches d’un côté et les voitures de l’autre ; Finalement pas trop de circulation et quelques automobilistes un peu curieux et amusés vont faire passer le temps rapidement. Je reste derrière un groupe de 3 coureurs et d'une fille. Dans le parc de l’ile Saint germain il me faut faire une nouvelle pause technique, après ce sera les trottoirs d’Issy les Moulineaux et l’entrée dans Paris.
Tout se passe bien, les jambes sont lourdes mais hâte d'arriver. Le pont du périphérique passé nous sommes désormais tranquilles, plus de voitures. J’arrive à la hauteur d’un jeune coureur que j’encourage. Habitué aux courses en montagne il n’est pas habitué à courir autant. Il connaît un peu la capitale mais ne sais pas trop où on va nous faire passer. Nous allons terminer ensemble accompagné par un vent glacial.
On se prend des flashs dans les yeux, merci les phtotgraphes Maindru ! Quasiment au bout de l’ile aux Cygnes une personne m’interpelle, c’est Francine qui veut courir un peu avec nous, vu son état je lui déconseille vivement. On papote vite fait, me dit que seuls le mari de Karine et Pascal sont passés, où est Pinpin ?

Je la laisse, elle m’encourage et me félicite, c’est super sympa. On remonte sur le pont de Bir Hakeim puis on redescend sur les quais. La dame de fer se dévoile, les frissons commencent à m’envahir. Quelques marches sous de nombreux "Bravo", des bénévoles bloquent la circulation pour nous faire traverser le quai Branly, on y est !
Je félicite déjà mon dernier compagnon de route car il va grimper plus vite que moi et je veux en profiter un max.
Nous passons sur un podium sur lequel un écran géant affiche les noms des coureurs qui ont terminé. A cet endroit il y a pas mal de spectateurs, certainement des personnes qui attendent des proches.
Encore quelques mètres sous des applaudissements, à nouveau un flash dans la tronche puis on me remet un ticket, palpe mon sac et les escaliers se dessinent. Je ne suis jamais monté sur cette majestueuse tour à cause des queues interminables de touristes qui m’ont toujours fait reculer. Là elle s’offre, je veux savourer, prendre mon temps mais c’est passé vite, 7 minutes pour gravir les 57 mètres qui séparent le premier étage du sol puis un tapis rouge apparaît. Je passe la ligne en trottinant et en remerciant le ciel de m'avoir donné la force d'aller au bout. Je ne peux pas n’empêcher de prendre en photo le petit écran de contrôle qui égraine les noms des finishers. Jamais je n’aurai imaginé arriver si tôt au bout de cet effort.
Je suis sur un nuage et je vais redescendre par les escaliers pour en profiter encore. Pascal me signale qu'il est sous la tente en train de boire une bière. Je m'y rends mais en chemin je demande aux secouristes que je croise où est leur chef, un de nos collègues est en effet responsable du dispositif de sécurité sur la course.

Pascal et Emmanuel Gault
Je récupère mon sac aux camions, félicite Philippe (The Pink Runner) qui est arrivé devant moi puis je file avaler un bon repas. Je croise vite fait Karine qui est super fière de son mari.  Il a réussi son objectif et un bien joli chrono qui me laisse rêveur. C'est par hasard sous la tente que nous allons retrouver notre collègue et boire un verre tous ensemble. Nous avons réussi à prendre une photo du vainqueur super sympa aux côtés de l'ami Pascal. Mon pote est très content de sa prestation surtout que sa douleur à la cuise l'a laissé tranquille. Nous aurons le temps de féliciter Vincent et Joseph avant de quitter les lieux, tous très satisfaits de leur course

Une très belle journée que je dois à Mickaël de Runners-World que je remercie encore une fois du fond du cœur.
Un grand merci aux organisateurs de cette belle course, aux supers bénévoles qui ont été très gentils sur tout le parcours.

Quelques déchets vu sur le parcours mais les forêts traversées, très proches de la capitale, sont très visitées que ce soit par des personnes qui se baladent comme par d'autres sportifs. Les coureurs ne sont pas tous responsables mais c'est toujours ça de trop. Ca coûte quoi de garder avec soi un emballage vide et le jeter au ravitaillement suivant ?

Enfin, je tiens à féliciter tous mes amis présents sur cet ecotrail quelque soit la distance. Bon rétablissement à celles et ceux qui ce sont blessés.
Je reviendrai un jour, si le prix n'augmente pas trop...



La trace de mon GPS :

La même trace sur openrunner

Mes photos:

Vidéos :
Une vidéo de la Team Asics Trail : Emmanuel Gault le vainqueur du 80 km et sa compagne Sylvaine Cussot seconde chez les filles





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jeudi 16 octobre 2014

20 km de Paris - 36e édition, le 12/10/2014

20 km de Paris 


Inscrit de longue date sur mes deniers personnels pour être certain d'être de la partie, ces 20 km, auxquels j'ajouterai les quelques kilomètres pour rentrer à la maison après, seront ma dernière sortie longue avant le marathon de New York.
Pascal m'annonce qu'il y participera aussi, soit en touriste soit en récupérant le dossard d'un coureur blessé ou qui ne peut pas venir. Lui aussi est en préparation marathon (Valence en Espagne) mais n'a pas tout à fait les mêmes objectifs sur cette sortie mais globalement ses allures et les miennes devraient cohabiter. Nous décidons donc de partir tranquille pour essayer de terminer fort et on rentrera aux Archives en mode cool.

J'ai récupéré mon dossard vite fait le vendredi midi. Il y avait la queue pour certaines tranches de dossards mais pour moi tout s'est passé très vite. Dimanche matin, je retrouve Pascal dans la cour des Archives pour aller prendre le bus sauf que celui-ci ne circule plus. Nous nous rabattons sur le métro. On est dans les temps pour être bien placé dans le premier sas de la populace, derrière le sas Elite et handisport, les deux sas préférentiels et le sas partenaires.
En traversant le champ de Mars pour rejoindre le pont d'Iena, nous croisons des têtes connues dont un membre du club à Pascal, la SAM Paris 12 puis Marc, Francine, Nadia et Céline qui font la queue aux toilettes.














On se quitte en se souhaitant bonne course et nous nous positionnons à l'entrée du pont. Il ne nous reste plus qu'à attendre... une bonne heure. On papote un peu, on observe ce qui se passe et on regarde ce que montrent les écrans géants mais on ne peut pas profiter de ce qui se dit au micro car nous sommes trop loin des enceintes.
Côté météo on a de la chance. Le ciel est très couvert, un vent frais est présent mais grâce à la foule nous sommes protégés. Juste avant notre départ, quelques gouttes vont faire leur apparition mais rien de bien méchant et ça ne durera pas.

Les départs se succèdent et on se rapproche de la ligne quand Pascal aperçoit juste derrière lui Nathalie, une coéquipière de son club. On papote un peu, on parle objectif. Elle espère un chrono de moins d'une heure et cinquante deux minutes pour faire mieux que l'année dernière, on lui souhaite de réussir.
20 minutes après les élites nous allons nous élancer. Le décompte est donné et c'est parti accompagné par l'hymne de la course interprété en direct par Melissa présente sur le podium avec les officiels. Au passage sous l'arche je démarre le chrono et ça commence par une petite grimpette qui va me dégourdir les jambes car l'attente a été longue. A rester statique nous avions des fourmis dans les jambes d'autant que la veille j'ai bien piétiné au salon de l'automobile à la porte de Versailles.
Malgré les départs par petite quantité de coureurs il y a du monde et il faut se frayer un chemin si bien qu'en arrivant sur la place du Trocadéro et du 11 novembre j'ai perdu l'ami Pascal. Il me rattrapera quelques centaines de mètres plus loin en ayant emprunté les trottoirs. Surprise, Nathalie est là aussi. Je n'ai pas vu passer le premier kilomètre mais l'allure semble un peu plus élevée que prévu.
Nous allons nous retrouver sur de larges avenues où il est agréable de courir, on ne s'y bouscule pas. C'est l'occasion pour nous de discuter un peu, on se rend même pas compte des kilomètres qui défilent. On se retrouve sur l'allée de Longchamp longue de plus de 2,5 km et où on peut apercevoir tout au bout l'arche du 5e kilomètre.



Pour moi l'allure est bonne même si elle est toujours au dessus de ce que nous avions prévu. Nathalie semble à l'aise. Au premier ravitaillement je lui prends une bouteille d'eau au passage et nous passons le 5e kilomètre en un peu moins de 27 minutes ce qui permettrait à Nathalie d'exploser son record. Mais pour l'instant le profil de la course est plutôt favorable mais ça ne va pas durer.
Après avoir fait demi-tour au bout de hippodrome de Longchamp nous revenons dans le bois de Boulogne. Là un long faux plat risque de faire mal à quelques coureurs m^me si ce n'est pas un col de haute montagne. Nathalie s’accroche mais après ce petit obstacle, vers le 8e kilo, je sens qu'elle accuse le coup.
De mon côté, à la sortie du bois de Boulogne, une personne avec son chien traverse juste devant moi. Je n'ai pas d'abs mais j'ai évité de justesse le toutou. Ensuite ça descend légèrement jusqu'à la porte d'Auteuil. Curieusement je double quelques concurrents dont un qui a été victime d'un accident intestinal et non seulement ça se voit bien mais il y a aussi les odeurs. Bref, un coup d’œil derrière et plus de Pascal à nouveau. Je lève le pied pensant qu'il est resté avec sa coéquipière quand tout à coup il refait surface sans savoir où est la miss.


Ca me fait un peu de la peine de la laisser seule mais dans cette foule nous allons perdre beaucoup de temps à la chercher sans être certain de la retrouver.
Nous adoptons alors une allure bien plus soutenue après le passage au 10e kilomètre, juste après le ravitaillement de la porte d'Auteuil. A partir de là on va doubler et doubler si bien que sur les quais je dois souvent faire l'effort de monter sur le trottoir à de nombreuses reprises pour pouvoir rester aux basques de Pascal. Mais à ce petit jeu je m'épuise quelque peu et je commence à craindre les quelques remontés de tunnel qui nous attendent plus loin entre le 13e et 17e kilomètre.
Justement, la première grimpette se profile. Pascal me dit que nous sommes allés trop vite et qu'il faut lever le pied, je ne dis rien mais intérieurement ça me réjouit. La foule est dense, j'ai quand même du mal à rester au contact de Pascal. Les petites bosses se succèdent et ça commence à devenir dur mais je m’accroche. Au dernier ravitaillement Pascal me prend une bouteille d'eau et sous le tunnel suivant nous allons dépasser Nadia et Céline puis Emmanuelle, la meneuse d'allure des 1h50 de la vague 3.
Nous sommes désormais au niveau des Tuileries que nous connaissons bien pour venir souvent courir dans le coin.
Il reste un peu plus de 2 km, nous traversons la Seine pour descendre sur les quais de la rive gauche. Les nombreux aménagements de ces berges désormais ouvertes aux piétons 7 jours sur 7 font que la route est souvent très étroite pour une telle quantité de coureurs et si moi je prends soin de ne pas gêner les autres coureurs en les doublant certains n’hésitent pas à nous bousculer pour passer, bande de c... !
C'est que l'arrivée approche. Plus qu'une petite côte et ce sera la fin. Pascal, bien plus en forme que moi, arrive à se faufiler beaucoup plus facilement puis il m'attend pour m'encourager sur la dernière ligne droite puis nous franchissons la ligne quasiment ensemble.
Je le remercie de m'avoir accompagné mais on se s'attarde pas car nous avons encore quelques kilomètres à faire pour rentrer chez nous.

Le ravito et la médaille en main, nous traversons le pont d'Iena où une personne nous signale que la course est terminée sauf que nous on a une prépa à faire...
Nous retrouvons le peloton et allons le suivre jusqu'aux Tuileries où notre chemin prendra une autre direction. Pascal s'est pris une belle gamelle, heureusement sans gravité.

Voilà encore une belle matinée qui se termine sous un ciel qui nous aura épargné le temps de la course. Je remercie mille fois l'ami Pascal de m'avoir accompagné et encouragé tout au long de cette belle course. Merci à tous les bénévoles, à l'organisation.
Le lendemain Pascal m'a appris que Nathalie avait réussi son objectif à l'aise mais souffre d'une petite douleur à un mollet. Grand bravo à elle et bon rétablissement !!
Un grand bravo à tous les amis qui sont allés au bout ainsi qu'à tous les finishers !

Mes photos :


Trace GPS Garmin:
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