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samedi 26 août 2017

2017 06 11 - Les courants de la liberté, le marathon de Caen

Les courants de la liberté


Prévu de longue date pour un rassemblement "d’amis-collègues coureurs" c'est finalement seul que je pars vivre cette aventure.
Pour rentabiliser le trajet j'ai proposé un covoiturage. Départ de Paris vendredi 9h30. Je dépose mes passagers à proximité du Zenith de Caen puis je file sur la zone commerciale de Mondeville, pour me restaurer, acheter des ampoules pour la voiture et quelques babioles à Decathlon (magasin que j’ai cherché un peu).
Retour du côté du Zenith et du parc des expositions. Je laisse la voiture sur le parking de l’hôtel puis je file faire un tour en ville à pied. Belle ballade qui va me ramener en fin d’après-midi au parc des expos pour retirer mon dossard. Pour moi ça ira vite. Par contre énormément de monde pour la Rochamebelle. Un petit tour rapide du village et des exposants puis retour à l'hôtel pour récupérer les clés de ma chambre. Je m’installe et prépare déjà mes affaires pour la course du dimanche.

Cette opération réalisée il est déjà l’heure de dîner. Nouvel aller-retour en centre-ville à pied (par un autre chemin) avant de me mettre au lit car le samedi va être chargé.
J’ai en effet passé un magnifique samedi en compagnie de ma nièce Anne-Sophie, son mari Arnaud et leur grande famille. On a accompagné la plus jeune sur un plateau de basket à Cabourg puis nous nous sommes promenés sur l’esplanade avant de rentrer pour un excellent barbecue. Au passage, ma nièce m'a déposé dans un supermarché à Blainville-sur-Orne pour m'acheter mon petit-déjeuner du lendemain matin car l'hôtel n'a fait aucun effort pour les marathoniens.

De retour dans ma chambre, je n'ai même pas envie de dormir malgré cette longue journée chargée. Peut-être aussi à cause de la chaleur dans la pièce. Le réveil est programmé pour 6 heures afin d'être à l'heure au parc des expositions pour prendre le bus qui va nous conduire sur la zone de départ.
J'ouvre les yeux avec une heure d'avance sur mon réveil. Je grignote en me préparant tranquillement, aucune pression même si je sais que la journée s’annonce difficile.
A 6h45 ma voiture est sur le parking derrière le Zenith, quasiment à côté des vigiles. Je ne laisse rien de valeur dans la voiture mais avec une présence humaine à proximité il y a peu de chance qu'on me vole mes affaires sales des jours précédents.

Direction les navettes. Je serai dans le premier bus pour Courseulles-sur-Mer, petit port où j’ai dégusté d’excellentes moules (frites) en aout dernier.

On nous dépose presque à la sortie de la ville. Du coup, peu de spectateurs. Le peu d’habitants à côté de l’arche ne semblent pas très concernés par l’évènement, je suis donc un peu déçu que le départ ne soit pas donné au centre de cette petite bourgade.

L’attente est un peu longue, le départ est dans plus d’une heure. Les coureurs arrivent petit à petit. Je dépose mon sac dans un casier à côté du camion puis je fais quelques photos.
A vingt minutes du départ, Marieno me fait un petit coucou. Elle est en compagnie de Gilles (Arlequin), Gilbert dans une tenue tahitienne et William en militaire (dans le thème des plages du débarquement). Tous trois auront beaucoup de succès notamment auprès des photographes.



Puis c’est au tour de Nadia de nous faire un petit coucou. Encore quelques photos puis direction la ligne de départ où l’arche a disparu !
Gros soucis technique, il n’y a plus d’électricité ce qui va décaler l’heure du départ car sans courant ... pas de chrono !
C’est donc après quelques minutes de retard que le départ est donné. On se souhaite bonne course et c’est parti !
N’ayant aucun objectif chronométrique je pars prudemment puis vais me caler derrière les meneurs d’allure en 4h15. Sauf que le premier kilomètre est avalé en moins de 5’52, ce qui correspond plutôt à un temps final d’environ 4h05. Ce qui laisse un peu de marge mais compte tenu de la chaleur qu'il fait déjà, il va y avoir de la casse.
Et le soleil brille bien fort, peu de vent donc pas d’air, ça va être dur mais comme nous traversons de jolis villages, que c’est tout plat et que tous les spectateurs applaudissent en voyant les meneurs d’allure tout va bien.
Je reste derrière les flammes jusqu'au premier ravitaillement où je vais prendre une bouteille sans m’arrêter. Je bois bien, m’arrose et continue mon chemin.
Le parcours est très agréable. A certains endroits on voit la mer jusqu'à bien s’en rapprocher et même courir le long de la plage juste après le 13e km.
Nous quittons Lion-sur-Mer et allons entrer dans Ouistreham. Le parcours, les spectateurs, les groupes de musique, tout est génial, j’adore.

Les ravitaillements se succèdent et je bois toujours ma petite bouteille d’eau mais, surtout, c’est la première fois que je profite bien des zones d’épongeages sur un marathon. Le ciel se couvre un peu mais cela ne sera pas suffisant pour faire baisser la température.
A la sortie de Ouistreham, après le 17e km, nous nous retrouvons le long du canal de Caen à la mer. L’ambiance change du tout au tout. Sur ces 7 km, nous sommes isolés, peu de spectateur un coin parfait pour une petite pause technique. Il n’y a qu’à Bénouville, au Pégasus bridge, lieu de départ du semi-marathon, que nous retrouverons de nombreux encouragements, malheureusement sur une trop courte portion.
Peu après je vais me faire dépasser par les 2 meneurs d’allure en 4h15 que je suivais au début. Malgré leurs encouragements je sais que ça va se durcir. Je les remercie et leur renvoie les miens. Je constate que la meute qui les suivait au départ a bien fondue car ils sont quasiment seuls.
Peu après le 23e km nous quittons ce canal. Je me réjouis à l’idée de revoir du monde par contre le parcours va se compliquer. Cette première petite grimpette qui n’est pourtant pas un col de haute montagne va me laisser sur place. Je résiste à l’idée de marcher mais je sais au plus profond de moi que la fin va être très compliquée. Cette partie campagnarde du parcours est plus vallonnée, je sais que je ne résisterai pas longtemps à l’idée de marcher et c’est au 28e km que cela va arriver, peu de temps après m'être fait dépasser par Marieno et Gilles.
Encore 14 km, ça va être long mais comme le public, les bénévoles sont super sympas, finalement le temps passe vite.
Par contre je bois, je bois, je n’ai jamais autant bu sur une course. Je m’arrose aussi beaucoup pour bien me rafraichir. J’alterne marche et course, enfin je fais comme je peux pour avancer et rallier la ligne d’arrivée dans une ville de Caen très calme, c’est l’heure du déjeuner.

Elsie, ma collègue de Pierrefitte qui a fait la Rochambelle le samedi soir et le 10 km ce dimanche matin est à quelques mètres de l’arche et m’encourage pour ces dernières foulées, grand merci à toi Elsie !

Même pas faim, ni soif, je récupère mes affaires puis file à la voiture pour me changer.

Petite douche à la voiture, l'eau y est bien chaude et une fois débarbouillé je vais attendre Marieno pour un retour sur Paris avec 3 autres personnes.  Un retour avec pas mal de gendarmes sur le bord des routes normandes et une entrée difficile dans la capitale, comme tous les dimanches après-midi qui signifie que ce beau week-end est terminé.

Je ne remercie pas, mais alors pas du tout l’hôtel "le crocus" de Caen qui n’a fait aucun effort pour les marathoniens. Accueil sympa mais direction sournoise. Seul effort, petit déjeuner à 7h30 au lieu de 8 heures, heure à laquelle partait la dernière navette du parc des expos…
Et impossibilité de laisser ses affaires dans une pièce de l’hôtel en sécurité, démerdez-vous, on rend les chambres pour 11 heures, c’est comme ça on ne discute pas.

Par contre, grand merci à ma nièce et sa famille pour son accueil samedi.
Merci et bravo à toute l’organisation pour ce week-end de courses pour tous qui a commencé le vendredi avec tous les enfants des écoles de la ville, qui s’est poursuivi le samedi avec une course de rollers, la Rochambelle, un 10 km, un semi-marathon, un marathon relai et le marathon. Vraiment bien organisé, chapeau.
Et cela ne pourrait pas se faire sans les bénévoles qui ont été, comme toujours, d’une grande gentillesse et d’une grande disponibilité.
Pour moi c’est trois mois de repos.
A la revoyure !


La trace de mon GPS :


Mes photos du week-end :

2017 06 11 - Courant de la liberte - Marathon Caen

 Le résumé en vidéo :

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lundi 10 avril 2017

2017 04 02 - Marathon de Rome

Marathon de Rome 2017


Dès la fin septembre 2016 j'ai commencé à me renseigner sur cette course. Entre Madrid et Rome, madame a choisi l'Italie mais, comme le site internet n'est pas très bien traduit, qu'il est question d'une runcard, d'un certificat médical avec examen cardiaque, j'ai décidé d'aller au plus facile et de faire confiance à l'agence Coureurs sans Frontière. C'est peut-être un peu plus cher mais on s'occupe de nous emmener à l'hôtel, au retrait des dossards ce qui va ma faciliter la vie.

Le voyage s'est bien passé. Le bus nous emmène au palais des congrès, dans un quartier Mussolinien, où il faudra être patient pour retirer notre dossard.

Après une longue file d'attente (heureusement sous un beau soleil), nous entrons enfin dans cette grande bâtisse. Une jeune italienne me remet mon enveloppe et me renvoie vers une personne, certainement française vu sa façon de s'exprimer, qui va nous expliquer tout ce que contient l'enveloppe. Ne reste plus qu'à suivre le tapis rouge qui nous emmène au retrait du sac à dos pour la consigne et du T-shirt. 
On ne s'éternise pas, de toute façon je ne capte rien à l'italien...

20 minutes de bus plus tard nous sommes à l'hôtel Massimo D'Azeglio, à côté de la grande gare centrale Termini. C'est qu'il est déjà plus de 15 heures et nous avons faim. Une fois nos affaires déposées dans la chambre, une bonne assiette de pâtes avalée, nous commençons à découvrir cette magnifique ville toujours sous un beau soleil.
Rendez-vous est donné à 19h30 pour la pasta-party au restaurant de l'hôtel. Nous faisons la connaissance d'un gentil couple originaire de Bretagne. Cette belle soirée ne s'éternise pas car le lendemain il y a un marathon à courir.
Mes affaires sont prêtes, donc pas de stress pour le réveil. Vers 7h00 je prends un petit déjeuner un peu trop léger à mon gout puis à 7h30 je retrouve la petite moitié du groupe qui va rejoindre la zone de départ ensemble. L'autre moité ayant décidé de se débrouiller par ses propres moyens.

Notre guide connait bien l'épreuve et nous fait passer par le chemin le plus court. Comme le Colisée et la zone de départ sont grillagées, il faut savoir où passer sinon on fait quelques kilomètres de marche supplémentaires avant les 42 du marathon.

La foule est dense mais on rejoint assez facilement notre sas de départ. Comme nous ne sommes pas loin de notre hôtel, je ne laisse rien à la consigne et comme je ne sais pas ce que je vais trouver sur les ravitaillements, j'emporte avec moi 3 barres de céréales.

Le départ de notre vague est prévu pour 8h45. Eric, notre guide, nous dit qu'avec les italiens... mais l'un des speakers annonce en français que nous allons bientôt partir et effectivement le décompte est lancé en italien. Nous nous souhaitons bonne course et nous partons à l'heure !

Très bonne ambiance sur la zone de départ mais très vite, après 3 minutes de course le ciel s'assombrit, le tonnerre gronde, quelques éclairs et les gouttes d'eau commencent à tomber. La température est pourtant clémente malgré la pluie qui ne me quittera pas jusqu'au 13e km avec une averse limite grêle.

Le début de course est un peu vallonné et contrairement à ce que je pensais mes Hoka tiennent bien sur les pavés humides. Par contre impossible de faire des photos, j'ai donc rangé mon appareil dans une pochette de ma ceinture. Faire des photos au flash en courant n'a aucun intérêt autant protéger mon appareil de l'eau et d'une éventuelle chute.

Comme je n'ai pas mes lunettes et que l'eau recouvre ma montre, impossible de savoir quelle est mon allure mais comme tout se passe bien ça ne m'inquiète pas, je profite.

Après être passé devant la Basilique Saint-Paul-Hors-Les-Murs, nous traversons une première fois le Tibre par le pont G. Marconi. 
Au second ravitaillement je comprends l'affichage des chronos. Le panneau affiche le chrono pour chacune des 3 vagues et là je comprends que je me suis cramé et que je vais le payer certainement vers le 37e. J'avale une bouteille d'eau à bonne température et je continue cette belle aventure. 
Malgré la pluie nous sommes régulièrement encouragés. J'imagine que par beau temps il y aurait plus de monde. Sur une courte portion, nous devons partager une large avenue avec des automobilistes dont certains nous encouragent derrière la vitre de leur véhicule.

Nous traversons à nouveau le Tibre que nous allons suivre sur 4 km. Au troisième ravitaillement je vois apparaitre des aliments solides. Y en aura t-il aussi sur les ravitaillements suivants ? Comme je viens d'avaler ma première barre de céréales je ne prends qu'un gobelet d'eau.
De là où nous sommes, nous ne voyons ni le fleuve ni la magnifique petite Ile Tibérine. Par contre je commence à apercevoir le sommet de la Basilique Saint Pierre. 

La pluie nous abandonne. Il y a une bonne ambiance dans le peloton. Pas mal de français et des Italiens qui parlent fort et même certains qui chantent.
Juste après avoir vu le château Saint-Ange puis l'arrière de l'imposant palais de justice (cour suprême de cassation) nous passons de l'autre côté du Tibre pour passer devant le tribunal. Je sais que la Place Saint Pierre n'est plus très loin. Effectivement, 500m plus loin, je me retrouve face à la Basilique que nous voyons si souvent à la télé.

Quelques kilomètres plus loin, après avoir passé le semi-marathon, nous rejoignons la rive droite du Tibre. Après deux kilomètres nous passons devant le Stade Olympique de Rome et l'imposant complexe sportif puis nous passons sur la rive gauche. Nous devons à nouveau partager la chaussée avec de rares voitures. Au ravitaillement, je vais prendre une bonne poignée de fruits secs et un gobelet d'eau juste avant d'attaquer ce qui sera pour moi la grosse difficulté du parcours. C'est qu'elle fait mal cette petite grimpette du 28e km. Quelques-uns marchent, je vais faire l'effort de ne pas m'arrêter, ça aussi je vais certainement le payer plus tard. Tout baigne, pourvu que ça dure...

Du 33e au 37e km nous allons redescendre vers le centre ville en longeant le Tibre. Nous nous engouffrons dans la vieille ville, traversons la très belle piazza Navona où je me fais dépasser par ce qui semble être le meneur d'allure des 4 heures et par un groupe d'italiens qui galopent dans la joie et la bonne humeur en chantant.
Le 37e km est passé, je craignais le pire. La vitesse a baissée mais ce n'est pas le gros coup de barre habituel. Peu après je me retrouve en bas de la place de Venise, je vois l'arche d'arrivée sur ma droite mais nous allons tourner à gauche. Il y a encore 4 bons km à faire. 

Je me retrouve sur la Via del Corso, cette longue artère centrale qui va nous emmener sur la Piazza del Popolo (Place du peuple). Beaucoup de monde sur cette avenue mais plus de touristes que de supporters qui n'ont qu'un seul et unique objectif : traverser !
Et ce qui devait arriver arriva. Un touriste qui déboule juste devant moi sans avoir regardé. Je n'ai d'autre choix que de m'arrêter brutalement. Là, ça fait mal, j'ai du mal à relancer.
Je contourne la place du peuple pour une nouvelle longue ligne droite qui va nous faire passer devant la belle place d'Espagne. 

La pluie refait son apparition avec un petit vent frais de face, c'est le gros coup de bambou qui me tombe dessus. Fallait que ça arrive, je m'y attendais, c'est la logique des départs trop rapides. 
L'allure en prend un gros coup. En plus j'ai les pieds trempés et je n'aime pas ça. 
Au dernier ravitaillement, à l'entrée d'un tunnel, je prends à nouveau des fruits secs et une bouteille de Powerade. C'est trop de sucré pour moi, ça passe mal, quand ça ne va plus, rien ne va plus ! Fort heureusement il ne reste qu'un bon kilomètre à faire. 

Je me retrouve sur la Via Nazionale. Pour y être passé la veille je sais où est la marque du dernier kilomètre.

Ca commence à descendre un peu mais les pavés ne sont pas en bon état, il faut rester vigilant.
La place de Venise est là, les encouragements sont nombreux. Deux virages à gauche plus loin l'arche d'arrivée me fait face et je passe dessous après plus de 4 heures d'efforts, hyper heureux d'être allé au bout sans bobo.

On me remet une jolie médaille puis on une couverture de survie. Je constate qu'il y a pas mal de monde au massage, pas le temps d'attendre, la première sortie à gauche est la rue de mon hôtel et ma femme m'attend justement à cet endroit sous la pluie.

Voilà une belle course qui se termine. J'ai trouvé que l'ambiance à l'arrivée était un peu tristounette comme dans Central Park à New-York. La pluie, mais aussi et surtout les nombreuses barrières, les mesures de sécurité y sont certainement pour quelque chose. Je trouve ça dommage.
Je regrette aussi de ne pas avoir vu de ravitaillement à l'arrivée, peut-être fallait-il aller un peu plus loin. Cela dit, j'ai passé un agréable moment, j'ai adoré cette course, dommage que la météo n'était pas favorable.

Merci à Eric de Coureurs sans Frontière pour sa bonne humeur, ses conseils, etc...
Un grand merci aussi à tous les bénévoles de cette belle épreuve.
Bravo à tous les participants et au groupe CSF.
Maintenant place au courant de la Liberté, un marathon Normand !



Liens vers les galeries photos non triées et non modifiées :
Album course
Rome le 1er avril
Rome le 2 avril
Rome le 3 avril
Rome le 4 avril
Photos avion



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mardi 5 mai 2015

16e édition du marathon de Sénart (77) le 01/05/2015

16e Marathon de Sénart


Je n'avais rien de prévu en avril et mai jusqu'à ce que j'ai la chance de gagner un dossard pour le marathon de Sénart grâce au blog de Thepinkrunner que je remercie encore une fois ici. 
Ce sera ma première participation à cette manifestation qui se déroule chaque année le 1er mai dans la région parisienne.

L'objectif pour moi est une sortie longue en préparation de la Transju'trail (72 km avec 3200 m de D+) qui se déroulera début juin. Une petite chose me tracasse un peu c'est mon genou gauche qui, depuis le 30e km du marathon de NewYork, me fait des trucs pas normaux. Je ne sais pas comment l'expliquer, ce n'est pas une douleur, ça ne m’empêche pas de courir mais je sens que quelque chose ne tourne pas rond. Ça se présente généralement après 25 bornes sur le bitume car sur le trail du tour du canton (82 km) comme sur l'Ecotrail de Paris tout s'est bien passé de ce côté là. Bref, depuis un mois j'ai changé de pneus et j'espère que ça va bien se passer.

C'est donc sans aucune pression que je me rends à Combs-la-Ville, pour prendre la navette qui m’emmènera sur la zone de départ. J'arrive vers 7h20 sur place et je me gare assez rapidement, tout est bien organisé. 
Installé au chaud dans le bus je salue ma collègue Delphine et son mari accompagnés par quelques coureurs de leur club de Marcoussis. C'est sur le 10 km qu'ils s'aligneront. On se dit qu'il faut vraiment en vouloir pour s'être levé si tôt un jour de repos et tout ça pour aller souffrir sous un ciel à ne pas mettre un chien dehors. Courir sous la pluie je m'en accommode mais s'il faut ajouter à cela du vent, là je ne vais pas apprécier du tout même si j'ai connu pire. 
Le bus nous dépose à proximité de la zone de départ où sont déjà présents Marc, Francine, Karine et Patrick que je n'avais pas reconnu. Je récupère mon dossard, mon t-shirt puis j'avale mon petit morceau de gâteau avant de me changer. 



Francine et Marc sont les stars. Beaucoup les ont vus à la TV dans un reportage du journal de 20 heures diffusé le soir du 29 avril sur France 2. Aussitôt en tenue je file déposer mon sac à la consigne pour ne pas faire la queue plus tard puis direction les toilettes. 
Le 10 km va bientôt partir. En me rendant sur la ligne de départ je croise un autre Marc et son fils Tristan. Marc essaiera de faire mieux qu'au marathon de Rome qui s'est déroulé quelques semaines auparavant alors que son fils s'élancera sur le 10 km tout comme le champion du monde de marche Yohann Diniz que je croiserai un peu plus loin. Ce 10 bornes sert de support au championnat de France universitaire, il y a donc de bons athlètes présents à Tigery qui s'élanceront à 9h00 sou nos yeux et nos encouragements.


Je retrouve Marc et Francine qui partent à l'échauffement avec Karine. C'est bien la première fois que je les vois partir faire cet exercice... J'essaie de trouver d'autres connaissances dont Didier, Luc mais pas de chance, ce sera pour une autre fois.
A quelques secondes du départ je retire le sac poubelle qui me protégeait jusque là du froid. Nous nous souhaitons bonne course et le coup de pétard retentit. Je lance mon chrono et je franchirai la ligne de départ quasiment en queue de peloton, 1 minute après les premiers. 
C'est qu'en partant dans les derniers, faut dépasser et la route n'est pas très large au début ce qui m'oblige à emprunter les bas-côtés. Il me faut être raisonnable, ne pas prendre trop de risque, ne pas m'emballer pour essayer de garder le même rythme jusqu'au bout. J'arrive tant bien que mal à dépasser le troupeau qui suit le meneur d'allure des 4h30. A partir du 3e kilomètre, je vais faire le yoyo avec un coureur qui n'a visiblement pas envie de se faire doubler. Il augmente d'ailleurs son allure, je le laisse partir pour me mettre à la hauteur d'une féminine qui a une allure qui me convient. Je vais donc faire un bon bout de chemin avec cette dame au dossard 538. 


Photo Pascal Vilain

Premier ravitaillement, je prends un gobelet d'eau. Ma nouvelle stratégie en matière d'alimentation et de consommer principalement du liquide. Nous arrivons ensuite dans un endroit très animé, bien bruyant du côté du 8e km. C'est la première zone d'épongeage où se trouvent de quelques connaissances : Nadia, Céline, Pascal & Pascal....
Je m'arrête pour faire la bise à Nadia. Mon lièvre est toujours à proximité par contre, au ravitaillement suivant, je vais m'arrêter prendre à nouveau un gobelet d'eau et là elle va prendre le large car elle a son ravitaillement sur elle ce qui lui permet de zapper ceux mis à notre disposition par l'organisation.
Nous avons la chance, malgré les mauvaises conditions météos, d'être encouragés par quelques personnes, dont quelques élus puisque j'en ai vu quelques-uns avec une écharpe tricolore. Ces cris et ces applaudissements donnent des ailes, il me faut me calmer. Je sens que j’accélère mais je dois en garder sous pied pour la fin.  De toute façon mon allure va baisser car je vais m'arrêter pour une petite pause technique après le 12e kilomètre. Désormais je vois mon lièvre au loin mais je ne désespère pas de la revoir un peu plus tard. Alors que nous traversons un village bien animé un coureur me fait part de ses impressions et nous allons papoter un petit peu sur quelques kilomètres.
Nous nous retrouvons sur la portion du parcours où les coureurs se croisent et là j'encourage vivement Marc qui se trouve devant le meneur d'allure des 3h45. Nous entrons dans le centre du village mais nous n'avons pas croisé le meneur d'allure des 4h00, où est-il ?

Après le demi-tour autour d'un pâté de maisons, j'encourage Karine qui arrive dans l'autre sens. Je ne verrai pas Francine ni Marc ce qui veut dire qu'ils sont pas loin derrière moi et que ça doit bien se passer pour eux.
J'ai repéré sur les ravitaillements précédents qu'il y avait des morceaux de barres de céréales. Je vais donc en manger un pour la première fois au ravitaillement du 20e accompagné d'un gobelet d'eau. La mi-parcours, qui se trouve dans une petite grimpette, est franchie en 2h02 à ma montre.
Je vais bien, tout va bien ! J'ai envie d’accélérer mais je me retiens. Je suis de plus en plus seul et je dépasse quelques concurrents qui se mettent à marcher ou qui s'étirent. Mais au 25e mon genou semble vouloir se manifester mais il ne m’empêche pas de courir et de garder mon rythme. Ce sera aussi épisodiques qu’éphémère sur quelques kilomètres si bien que j'ai l'impression que c'est mon cerveau qui ne tourne pas rond…

Pour ne rien arranger pour le moral, nous nous retrouvons sur une très longue ligne droite avec une légère grimpette qui laisse entrevoir la flamme des 4h00 quelques centaines de mètres devant moi. De loin, on dirait qu'elle emmène derrière elle pas mal de coureurs.

Heureusement, nous avons la chance d'avoir un léger vent de trois-quarts dos et donc aucune gène de ce côté là. 
Sur d'autres portions du parcours nous l'avons eu de face mais il n'était pas trop fort et ne m'a pas perturbé.
Nous nous rapprochons du 30e kilomètre. Les coureurs qui sont à mes côtés me font par de leur inquiétude sur l’apparition de ce fameux  mur du marathonien. L'un d'eux nous apprend que l'année dernière il a dû abandonner au 35e. Je ne dis rien, mais j'ai rarement été aussi bien au 30e, je sens que ça va passer.
Après la ravitaillement du 30e où j'ai pris un petit morceau de barre de céréales et ou nous sommes toujours autant encouragé par les gentils et courageux bénévoles je décide d'élever légèrement le rythme. 
Je vais remonter quelques concurrents un à un. Si bien qu'au 33e je reviens sur la féminine que je suivais au début. Au ravito du 35e, je retrouve Pascal qui était à l'épongeage du 8e km. Je m'arrête pour prendre des ses nouvelles, on va papoter une bonne minute. Je n'ai pas vu les autres copains, désolé. 

Je repars et je me remets à dépasser. Je dois dire qu'il y en a quelques-uns qui sont à l'agonie, dans le fameux mur. Je retrouve le monsieur qui ne voulait pas me voir devant lui au début de la course, mais là il ne peut pas me suivre. 39e kilomètre, je suis toujours bien, je dépasse une charmante runchic, Virginie, puis arrive une petite montée de pont qui semble faire beaucoup de mal aux coureurs devant moi. Quelques-uns tentent de s’accrocher mais malheureusement ils ne tiennent pas longtemps. 
De l'autre côté du pont, juste après qu'un coureur m'ait mis un vent (je pense qu'il avait un dossard), un bénévole annonce qu'après 500m ça descendra jusqu'au stade. 
Effectivement la fin de parcours me permettra de faire le dernier km en 5' si bien que je vais revenir à grandes enjambées sur le meneur d'allure des 4 heures, bien seul, que je dépasserai sur la ligne juste pour le fun. 


La médaille autour du coup, la puce retirée de la chaussure je file boire un coup puis arrive Marc que j'ai dépassé sans m'en rendre compte au 41e.
On papote vite fait car, comme toujours après l'effort, je me refroidis rapidement alors je récupère mon sac et file à la voiture mettre des vêtements secs.
Pour moi tout s'est bien passé, objectif plus qu'atteint avec une seconde moitié de course légèrement plus rapide que la première tout en étant à l'aise et sans bobo.
Le parcours, entre villes modernes, zones industrielles, campagnes et villages. ne présente pas de réel intérêt si ce n'est qu'il est très roulant et l'ambiance y est bien sympathique. 
Malgré le mauvais temps il y avait quand même pas mal de spectateurs répartis tout au long du parcours et si le beau temps avait été présent, je pense que nous aurions eu beaucoup plus d'encouragements.



Merci à l'organisation et à ThePinkRunner de m'avoir permis de passer un super moment.
Merci à tous les bénévoles pour votre dévouement, votre gentillesse et tous vos encouragements.
Merci pour tous vos messages qui font chaud au cœur.
Bravo à tous les concurrents.
Je reviendrai !

 La trace de ma montre :


ou sur openrruner

Compte tenu de la météo je n'ai pas fait beaucoup de photos, les voici avec celles récupérées des amis :




Les photos de Sébastien Briatte à l'arrivée ici


et une vidéo de l'organisation 
où j'apparais brièvement à l'arrivée






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mardi 11 novembre 2014

2014 11 02 - TCS New York City Marathon




Marathon de New-York

Avant de parler du voyage et de la course il me faut revenir sur quelques événements marquants qui ont précédé cette belle aventure.
Tout d'abord je ne remercierai jamais assez toutes les personnes qui ont déposé un message d'encouragement pour moi à l'occasion du jeu concours "Marathon de Paris – Nissan LEAF" organisé sur facebook en 2013 dont le seul lot était un voyage et un dossard pour le marathon de New York 2014 pour celui qui avait le plus de messages.
Les résultats devaient être publiés dans les jours suivants le marathon de Paris 2013 mais sans nouvelles après quelques semaines j'avais oublié et j'étais persuadé qu'une autre personne avait été plus encouragée que moi. 
Quelle surprise ce 14 mai 2013 en lisant mes mails à l'heure du déjeuner. Je n'y croyais plus, je n'y croyais pas. Pour quoi avoir mis autant de temps à me prévenir ? Peut-être ont il vérifié la validité des votes car il est facile de se faire des faux amis sur facebook pour avoir de nombreux votes, peut-être qu'une autre personne était mieux placée que moi mais a refusé ce beau cadeau, je ne saurais jamais. Bref, commencent quelques tracasseries administratives. 
J'ai immédiatement répondu que j'acceptais ce gain mais que n'ayant jamais voyagé je n'ai pas de passeport et qu'il me sera alors difficile de fournir les documents demandés dans le temps imparti. Le jour même leur service juridique me laissait un délai de 3 semaines :  Délai moyen qui figure sur le site de la préfecture de police de Paris pour l'obtention d'un passeport. Maintenant le problème c'est d'avoir un rendez-vous à la préfecture. Pour un passeport le rendez-vous est obligatoire encore faut-il que le site internet fonctionne. Je décide de me rendre sur place pour retirer un dossier et demander un rendez-vous. On me dirige vers un écran qui me propose des dates lointaines, ça va pas le faire. Une dame me dit d'insister, ça bouge beaucoup, des rendez-vous sont souvent annulés ou reportés. Je continue et après une quinzaine de minutes j'obtiens un créneau pour le lendemain matin, les dieux sont avec moi !
A peine 3 semaines plus tard j'avais ma pièce d'identité et j'ai aussitôt renvoyé tous les documents comme convenu. Mais comme je ne crois que ce que je vois, j'ai toujours du mal à y croire, je n'en parle pas trop. De temps en temps je reçois un mail de Camille qui me demande de compléter ou de signer de nouveaux papiers. En avril, après 10 mois sans nouvelles, une nouvelle décharge à signer puis à nouveau le silence alors qu'elle m'avait dit que j'en apprendrais un peu plus sur le voyage avant l'été. Sans nouvelle à la rentrée, je décide d'écrire pour savoir où on en est. J'aimerais bien connaître les dates de départ et de retour, l'hôtel qui m'a été attribué pour commencer à étudier la situation géographique.

La réponse m'informe qu'un colis va m'être envoyé très prochainement et effectivement quelques jours après, la veille des 10 km Paris centre, je reçois une belle tenue pour courir aux couleurs de la France et les premiers détails du voyage. Ca commence à prendre forme. On me dit aussi qu'une dizaine de jours avant l'épreuve je devrais recevoir le document nécessaire au retrait du dossard et effectivement, ma fille et moi avons reçu un guide détaillé du voyage et le fameux papier indispensable pour retirer mon numéro. J'apprends par la même occasion que je suis dans la seconde vague, orange, sas A, avec un départ de la course à 10h05.
A noter que le site internet de la course est exclusivement en anglais (alors que les sites des grandes courses françaises sont en plusieurs langues...), j'ai quand même compris les grandes lignes dont les consignes de sécurité comme l'interdiction de courir avec un camelbak, l’interdiction d'apporter une tente ou un duvet dans la zone de départ.
Me voilà donc en possession de tous les éléments pour cette aventure, car pour moi c'est une aventure. 
Pour ce voyage c'est ma fille Sophie qui m'accompagnera. Ma femme n'est pas intéressée puis il y avait un deal avec ma fille, elle votait pour moi si je l'emmenai... 

A l'approche de l’événement j'étais aussi excité qu'anxieux. Un si long voyage pour se retrouver dans un pays si différent et une langue que je maîtrise très mal, surtout à l'oral m'a fait passer quelques nuits difficiles. On fera comme tout le monde, faudra bien se débrouiller et puis j'ai bien étudié la carte et de nombreux collègues et amis m'ont donné de précieux conseils.
Voici donc le résumé de cette courte mais belle aventure. 

Jour 1 
Après une très très courte nuit, départ de la maison vers 3h20 du matin en direction d'un parking sécurisé ou un chauffeur nous attend pour nous emmener à l'aéroport. Mais sur place pas de chauffeur. Je le contacte par téléphone, il n'a pas l'air réveillé et sera un peu en retard. Ca me stresse encore plus, ça commence bien !
On arrive à l'aéroport Charles de Gaulle juste dans les temps. On trouve facilement les guichets de la compagnie Lufthansa mais pas d’accompagnateur Thomas Cook. On nous dirige vers des bornes où nous pourrons retirer nos billets quand enfin l’accompagnatrice arrive et nous aide. Les billets en mains, direction l'enregistrement des bagages puis passage des contrôles de sécurité pour rejoindre la salle d'embarquement où nous allons apprendre à être patient tout au long de cette journée. 
Premier vol en direction de Francfort sans problème et assez rapide. L'avion est loin d'être complet, je ne suis pas à côté de ma fille, on espère qu'il en sera autrement sur le vol suivant. Francfort, 2 heures d'attente avant d'embarquer à bord d'un appareil beaucoup plus grand. Nous ne sommes toujours pas côte à côte. Ce vol sera beaucoup plus long et pénible, impossible de dormir, mais au bout c'est l'Amérique !
A part les 26 personnes de l'agence Thomas Cook réparties dans tout l'avion, ce sont majoritairement des passagers allemands qui remplissent l'appareil, je ne comprends rien à ce qui se dit, heureusement les écrans sont multi-langues, je vais pouvoir regarder 2 films.. A l'approche de New York ça s’excite dans l'appareil. Beaucoup de personnes regardent par les hublots. Etant dans les rangées centrales je ne verrai rien si ce n'est que le soleil brille.
L'appareil posé, l'équipage est applaudi, il nous faut maintenant passer le guichet des services de l'immigration dont les agents sont réputés peu aimables. Les contrôles sont stricts et il faut bien respecter certaines règles comme ne jamais franchir la ligne tant qu'on y a pas été invité. Normalement on passe un par un mais Sandrine, notre accompagnatrice, est surprise de voir que plusieurs personnes peuvent passer au même guichet en même temps. Cela arrange ma fille qui passera avec moi. 
Next ! c'est notre tour. Nous aurons la chance de tomber sur un agent très agréable qui me souhaite bonne chance pour le marathon dimanche. Nous récupérons nos valises et il nous faut faire à nouveau la queue pour remettre à un agent des douanes un document qu'on nous a demandé de remplir dans l'avion. Cette dernière étape franchie, nous sommes aux Etats-Unis, à New-York !!! 

Bank of America Tower
Une autre accompagnatrice de l'agence nous attend et prend le relais jusqu'à notre hôtel. Le trajet se fera en bus et elle nous donnera des informations sur le séjour et quelques bons conseils.
Premier constat, le trafic routier est pire qu'à Paris. Deuxième élément marquant l'absence des 2 roues, pas de moto, pas de scooter.
Quand on arrive à Manhattan, on est à la fois surpris par ce gigantisme, de la démesures mais on a tellement vu cette ville à la télé, dans les séries, au cinéma qu'on a l'impression de la connaître.
La circulation dans Manhattan est un véritable enfer si bien qu'on arrive à l’hôtel avec un peu de retard. J'avais prévu d'aller retirer mon dossard dès notre arrivée mais je n'aurai pas le temps de surcroît nous sommes fatigués (surtout moi). Nous prenons possession de notre chambre, nous avons la chance d'avoir une vue magnifique sur Times Square, sur la Bank of America Tower  et sur le Condé Nast Building. Un truc de fou !!
D'autres constats. Premièrement les américains doivent être doués pour bien viser dans les toilettes car il n'y a pas de brosse. Le second, c'est que du 48e étage de l'hôtel on entend pas trop le bruit de la rue ce qui n'est pas le cas les sirènes de police, des ambulances et des pompiers; Pour terminer, ils utilisent beaucoup plus le klaxon que les parisiens.
Après s'être posé une bonne heure à attendre qu'on nous monte nos valises il nous faut aller manger et là il va bien falloir trouver quelque chose qui nous plaise mais surtout il va falloir communiquer pour commander et payer...
Le soleil s'est couché quand nous descendons. Nous allons découvrir le quartier, Times Square et tous ses écrans géants qui illuminent le quartier. Nous allons nous éloigner un peu de cette foule pour trouver un coin plus calme. On va hésiter longtemps surtout que ma fille ne souhaite pas parler anglais, papa, démerdes toi ! Finalement, après avoir marché pas mal de temps il faut bien se lancer. Nous sommes attirés par une pizzeria qu'on a pas l'habitude de voir chez nous. Les parts sont énormes. L'établissement ne paye pas de mine mais on s'est bien régalé même si c'est beaucoup plus épicé que chez nous.
Comme le lendemain matin on doit se lever très tôt pour une visite de Manhattan on s'arrête dans une boutique pour prendre un croissant et un pain au chocolat. Et oui, on en trouve là-bas, pas le même goût mais pas trop mauvais quand même.

Jour 2
Une première nuit agité. Il a fallu trouver une solution pour calfeutrer la fenêtre de toutes les lumières et des flashs des écrans géants de Times Square. On se croirait en plein jour à minuit.
7H30, comme prévu nous sommes au rendez-vous pour une visite guidée de Manhattan.
Le guide est un américain amoureux de New York qui a vécu à Paris pour avoir travaillé à l'unesco.

Times Square
Central Park














Il va nous raconter de nombreuses anecdotes sur chaque quartier traversé et n'oublie pas de nous donner quelques conseils. Notamment sur les toilettes publiques qui sont rares dans Manhattan, alors avant de quitter un établissement, un bar, un magasin, ne pas oublier de passer par les restroom. A mi-visite et avant de nous rendre tout au sud de l'île, nous nous sommes arrêtés à Cnntral park pour profiter des toilettes du Conservatory Garden, sont bizarres leurs wc....
Une visite très intéressante et instructive mais elle ne durait que la matinée et notre guide nous aurait bien montré d'autres merveilles.
Il est un peu plus de midi quand le bus dépose ceux qui souhaitent aller retirer leur dossard à deux rues du Javits Center.  En chemin je vais découvrir des parkings particuliers pour voitures. Les places sont rares et donc chères. La ville a été construite sur un sol rocheux (schiste) qui n'a pas permis de faire de grands sous-sols et donc pas ou peu de parking sous-terrain.
Nous avons aussi droit aux sirènes et klaxon assourdissants des pompiers en intervention, un truc de fou, c'est New-York !!!
A noter que nous sommes le 31 octobre, jour d'Halloween et là-bas c'est une journée particulièrement importante. Nombreuses sont les personnes déguisées sur les trottoirs. Certains vont même au boulot dans des tenues pour le moins surprenantes.

Les citrouilles sont aussi de sortie. Le guide nous a montré des endroits ou passait la parade d'Halloween, mais c'est un peu loin pour nous et il y a aussi la parade des nations à Central Park suivi d'un feu d'artifice qui ouvrent les festivités du marathon sans oublier une conférence de Dominique Chauvelier dans notre hôtel pour nous parler de la course. On ne pourra pas tout faire.

Le retrait du dossard se fait rapidement et je ne m'éternise pas sur place, c'est très commercial et ça n'intéresse pas du tout ma fille qui est pressée d'aller faire du shopping ailleurs. Retour à l'hôtel pour nous alléger et grignoter ce qu'on a acheté dans un petit supermarché de la 43e rue.
Mon appareil photo principal ne veut plus rien savoir, l'objectif est coincé ce qui a le don de m'énerver. Tant pis, je vais devoir faire sans. Nous avons fait les boutiques de la 5e rue en partant et celles de la 6e rue en revenant. Passage à l’hôtel pour déposer les sacs, nous sommes bien épuisés mais ma fille est contente d'avoir trouvé les chaussures qu'elle voulait et quelques cadeaux à ramener. Cadeaux souvenirs beaucoup moins chers que dans la boutique de l'hôtel.
Nous repartons vers Central Park toujours à pied pour la parade des nations. Des coureurs de chaque pays ont été sélectionnés pour défiler en tenue traditionnelle avec porte drapeau et un magnifique feu d'artifice à la fin. Nous n'aurons pas la chance de voir l'intégralité du défilé mais nous profiterons du spectacle pyrotechnique.
Une fois terminé, nous allons rentrer par un autre chemin histoire de découvrir de nouveaux quartiers, manger vite fait pour filer au lit tôt car le programme est chargé demain. On suivra un peu la parade d'Halloween à la TV tout en essayant de remettre mon appareil photo en état de marche.

JOUR 3
Après un vendredi correct côté météo c'est un ciel bien chargé et pluvieux qui apparaît à l'ouverture des rideaux.. Ca tombe mal, j'ai réservé de Paris une balade en bateau, le grand tour de Manhattan avec passage près de la statue de la Liberté. Au passage, j'ai réussi à faire fonctionner de nouveau mon appareil photo préféré.

Intrepid Sea, Aair & Space Museum
On se rend au pier 83 où nous devons embarquer pour une croisière d’environ 3 heures. Nous sommes bien an avance. On va faire un petit tour du quartier où on observera un long cortège de camion UPS sortant du dépôt escorté par la police. Ce sont les véhicules qui transporteront les affaires que nous laisserons avant de courir le lendemain du côté de Staten Island et que ces camions rapporteront à l'arrivée. 11H30 nous nous installons dans le bateau. Les conditions météo ne sont pas bonnes pour se mettre en extérieur, tant pis pour les jolies photos...
A midi trente la promenade commentée uniquement en anglais commence. Pour savoir ce qui se dit on doit acheter un bouquin, on fera sans. Je me rends compte rapidement que je ne pourrai pas faire de photo de l'intérieur, trop de buée et d'eau sur les vitres, je décide de sortir même si je risque d'être trempé et d'avoir froid.

Après cette belle balade ma fille m'emmène faire de nouvelles boutiques... Je zappe la pasta party du marathon. J'avais un ticket pour aller manger à 16h30. Trop tôt pour moi et puis je me méfie de ces soirées où souvent on a pas grand chose à manger sans oublier que je n'ai pas acheté de ticket pour ma fille ($ 40) compte tenu que je ne savais pas à quelle heure se terminerait précisément notre croisière...














A l'hôtel, un membre de l'équipe Thomas Cook cherche à refiler ses places pour le concert de Bruel, ce qui est fort gentil mais je ne suis pas intéressé, demain il y a une course et un réveil très matinal.
Ce soir c'est resto pour manger des pâtes. Nous en avions repéré un pas loin de l'hôtel, sauf qu'on a pas réservé et qu'il a la queue sur le trottoir. On se rabat sur un autre établissement un peu plus loin portant un nom bien de chez nous "Marseille". Ils servent des pâtes mais pour un peu plus cher mais c'était pas mauvais.
Une fois rassasié et avant d'aller au lit je prépare mes affaires pour le lendemain, j'accroche le dossard sur mon maillot et je n'oublie surtout pas que New-York change d'heure cette nuit. Une semaine après la France, il faut à nouveau reculer d'une heure et réveil prévu à 3h40 pour être au petit-déjeuner vers 4h20.

JOUR 4 : Le marathpn
Mon sommeil a été un peu perturbé par de nombreuses sirènes de police ou d'ambulance qui ont retenti une bonne partie de la nuit. Je file vite fait à la douche et me mets en tenue, comme tout a été bien préparé la veille ça va vite.
Ma fille ne tient pas à m'accompagner au petit déjeuner qui est offert ce matin de course, c'est trop tôt. Elle va faire une grasse matinée avant d'aller faire d'autres boutiques dont le M&M's store qui n'est pas loin de l'hôtel.
Je suis dans les premiers à me présenter à l'entrée de la salle de restauration, les tables ne sont pas encore prêtes. Ayant déjà avalé un café dans la chambre je vais prendre un petit déjeuner léger et je serai dans le premier bus à quitter l'hôtel en direction de la zone de départ, un fort militaire sur l’île de Staten Island.

Il est un peu plus de 5h30 quand nous quittons le Millenium Broadway Hotel. Les ponts ferment à 7h00 il faut donc que tous les bus soient passés avant ou alors il faut y aller par ses propres moyens : métro, ferry et bus. Comme je ne connais pas je ne m'aventure pas dans là dedans.
Un accident sur le pont Verrazzano occasionne un beau bouchon. Un vent violent a renversé une remorque, ça promet pour la course... Quand nous descendons du bus il y a déjà une longue queue de coureurs. C'est qu'il nous faut passer les contrôles de sécurité comme à l'aéroport, c'est que la police est très présente sur toute la zone, on ne badine pas sur la sécurité.
Une fois dans le fort Wadsworth, il y a des bénévoles partout pour nous orienter. Je trouve facilement la zone orange qui correspond à ce qui figure sur mon dossard. Il y a de quoi manger et boire mais faut faire la queue. Des messages sont diffusés dans toutes les langues et défilent aussi sur un écran géant, difficile de faire mieux et pourtant, y'en a qui vont tout faire à l'envers.
J'ai repéré les camions où je laisserai mes affaires que je récupérerai après l'arrivée. Chacun tente de se mettre à l’abri de ce vent glacial. Il fait dans les 3 degrés mais ce vent violant nous glace d'autant que le soleil se dissimule derrière des nuages de plus en plus nombreux et menaçants.
Il est 8 heures, les coureurs de la première vague sont appelés dans les SAS. Je me rapproche des camions et me mets en tenue. Je garde un gros pull que je quitterai au dernier moment et un sac poubelle pour me protéger du vent, je laisse les autres affaires dans un sac qui nous a été remis et je le dépose au camion UPS correspondant à mon numéro de dossard.













Contrairement aux autres, je ne vais pas chercher à m’asseoir,  si je fais comme eux je serai transis de froid. Je reste donc debout et piétine en me rapprochant doucement de mon sas A qui signifie que je serai en tête du peloton.
La première vague n'est pas encore au complet que je vois s'élancer un groupe, certainement les élites féminines. Effectivement, ici les professionnelles partent trente minutes avant les élites masculines immédiatement suivies de la première vague.

Je croise pas mal de français, on se salue et on se souhaite une bonne course. Les bénévoles annoncent la fermeture des SAS pour la première vague, la seconde vague dont je fais partir se prépare à entrer, une longue queue apparaît.
Un, puis deux puis trois hélicoptères nous survolent, ça sent le départ. On entend au loin l'hymne Américain très applaudi à la fin puis un gros coup de canon qui donne le départ de la course, ça donne des frissons.
On voit partir doucement les coureurs des différents sas orange de la première vague. Il doit être un peu plus de 9h50 quand les portes des sas s'ouvrent pour nous.
Je souhaite me soulager avant de partir et je fais la queue aux toilettes. Ici, il y en a partout, pas besoin de se trouver un buisson pour faire ses besoins et salir ce camp militaire en activité. Je suis en compagnie de deux français qui font leur premier New-York et pour le plus jeune son premier marathon.
A peine sorti des toilettes les portes s'ouvrent et nous nous dirigeons doucement vers le pont Verrazzano ou nous sommes canalisés par des bus collés les uns aux autres. Je pense qu'ils doivent aussi nous séparer des dossards bleus.

Je me retrouve à une trentaine de mètres de la lige de départ sur la partie supérieure du pont. Je ne comprends pas ce qui se dit au micro mais tout le monde crie, siffle tape dans les mains puis tout à coup un gros coup de canon retenti, c'est parti avec "New-York New-York" en fond sonore et un soleil qui revient pour nous souhaiter bonne course.
J'ai quitté mon gros pull qui sera distribué à des personnes nécessiteuses et là je regrette un peu car le vent sur le pont est terrible. Des bonnets, des casquettes s’envolent, je protège mon dossard pour qu'il ne s'arrache pas.

Ca commence par grimper un peu mais on est frais et depuis le temps qu'on attend on a envie d'en découdre si bien que l'allure est déjà trop élevée. J'ai vu devant moi un concurrent avec un panneau 3h45, un meneur d'allure que je me promets de na jamais dépasser mais dès l'entrée dans Brooklyn, second quartier (borough) de New-York à être traversé par la cuorse, je le perds de vue tellement pris par l'ambiance et cette foule qui veut toucher du marathonien.
Tous les miles (un peu plus d' 1,6 km) nous avons droit à un ravitaillement en liquide uniquement organisé de la même manière. De chaque côté de la chaussée les premières tables distribuent du Gatorade, une boisson énergétique puis les tables suivantes de l'eau plate et le ravitaillement se termine par des toilettes (Paris pourrait s'en inspirer pour mettre plus de toilettes).
Les bénévoles sont en nombre suffisant pour distribuer correctement les gobelets aux coureurs, c'est nickel. Je les remercie, j'ai droit à "you're welcome". Les 2 premiers ravitaillements je goutterai à la boisson énergétique avant d'alterner avec de l'eau plate. Régulièrement on trouve aussi des tapis de chronométrage si bien que je suis un peu perdu dans les distances. Mon gps, que je consulte peu, m'affiche une allure trop rapide qui ne me laisse aucune chance de bien terminer cette épreuve mais je n'arrive pas à lever le pied emporté par l'ambiance.
Les kilomètres s’enchaînent super bien, l’ambiance est indescriptible. Les pancartes sont nombreuses, les encouragement "Go France", "Do the job", "Allez les bleus" avec un accent américain sont incessants. Je remercie d'un geste et je tape dans des mains... Les groupes de musique se succèdent aussi, c'est de la folie, c'est la démesure américaine.
J'arrive à bien voir le 10e km, mon gps est pile poil synchro, une première. Je passe le tapis en 52 minutes, je me suis un peu cramé, tant pis, c'est pas grave, je suis là pour en profiter mais si on peut éviter de souffrir c'est quand même mieux.
L’ambiance est toujours aussi survoltée. Ils sont de plus en plus nombreux à tendre les bras pour qu'on leur tape dans la main.. De temps en temps j'entends des "Allez la France" sans accent, c'est qu'ils sont nombreux nos compatriotes à vivre à New-York..

Cette ligne droite est interminable et le peloton s'est bien réparti sur toute la largeur de cette immense avenue si bien qu'on ne se bouscule pas, il y a la place pour s'exprimer sans être gêné et sans gêner les autres.
Certains blocs de maisons montrent des visages différents de la ville. Quand je vois des maisons aux fenêtres barricadées au rez-de chaussée et au premier étage je me demande où je suis. A chaque intersection se sont des policiers qui assurent la sécurité, les ravitaillements se succèdent et pour l'instant le vent semble s'être calmé et le soleil nous accompagne. Le quartier semble désormais être plus "latino" de part les spectateurs qui nous encouragent et les nombreuses références à l'église.
Mais vers le 15e kilomètre l'ambiance survoltée laisse place à un calme surprenant. Nous sommes dans le quartier juif dont la population n'a que faire de notre aventure. Deux bons kilomètres plus loin on retrouve cette foule survoltée.
La marque du semi-marathon se trouve à l'entrée d'un pont, le Pulaski Bridge qui va nous faire entrer dans le Queens, troisième arrondissement de New-York que nous foulons. Là commence les difficultés dont la suivante sera la traversée du long Queensboro bridge qui nous emmène sur la première avenue de Manhattan, 4e arrondissent de la ville que nous traversons.
Pour moi ça se complique. Je n'ai rien avalé de solide depuis le petit déjeuner, soit plus de 5 heures sans rien manger. Je comprends pourquoi certaines personnes ont demandé à prendre quelques aliments avec eux avant de quitter l'hôtel.

Sur la première avenue
Nous en sommes au 26e km environ et le ravitaillement solide est au 30e. Quelques spectateurs tendent des aliments mais comme je ne sais pas ce que c'est je m’abstiens. Un enfant tend une banane mais elle ne sera pas pour moi car un autre coureur sera plus rapide, j'enrage ! Je prends mon mal en patience mais ça devient de plus en plus dur.
Je fais toujours des photos en trottinant ce qui me fait oublier quelque peu ma fringale quand arrive enfin ce ravitaillement... en gels. J'ai tellement faim que j'en avale 3 ou 4 différents. Ca me laisse un goût sucré dans la bouche mais l'eau du ravitaillement suivant dissipera tout ça. Mais c'est que j'ai toujours un gros coup de barre alors que d'habitude ça se produit vers le 36e km. Je sais que je terminerai cette belle course mais je ne sais pas dans quel état d'autant qu'ils sont déjà nombreux à s'étirer et à marcher sur le côté de la chaussée. Et encore un pont pour fouler sur 1 bon kilomètre un Bronx survolté lui aussi. Le Bronx est le cinquième et dernier borough de New-York que nous traversons.

Nous nous retrouvons sur la partie nord de la 5e avenue qui traverse Harlem, un quartier de Manhattan.
De nouveau une longue ligne droite, on se croirait sur les lignes droites des 100 km des étangs de Sologne mais avec un public sans commune mesure.
Je sais qu'au bout de cette avenue se trouve Central Park et l'arrivée, mentalement ça aide d'autant qu'il reste moins de 8 bornes. Nous contournons le Marcus Garvey Park pour reprendre la 5e de l'autre côté.
Là je tombe sur une pancarte que je dois photographier, je fais demi-tour.













Je vois au loin ce long cortège de coureurs qui ne semble toujours pas entrer dans central park. Que c'est long et puis j'ai mon genou gauche qui tire le signal de détresse. C'est la première fois qu'il me fait ça, qu'est-ce qui va me tomber dessus ?
Je l'oublie un peu quand j'entre enfin dans Central Park. La foule se fait encore plus dense au début mais un peu plus loin, mesures de sécurité obligent, il y aura moins de monde vers la sortie.
Le profil du parcours se complique légèrement et maintenant c'est l'arrière de la cuisse droite qui m'ennuie alors que le genou va bien.
Je me dis que je ne terminerai jamais ce marathon en bon état. Je lève le pied d'une allure qui n'est déjà pas terrible, puis ça descend un peu pour quitter le parc, ça semble aller mieux.
Je passe quelques concurrents dont certains sont à l'agonie jusqu'à Colombus Circle où nous entrons à nouveau dans Central park pour la dernière ligne droite.
Un panneau annonce 400m. Ils seront interminables, j'ai envie d'en finir. Bip bip, je lève les bras au ciel, je l'ai fait.
Mon chrono affiche un peu plus de 4 heures, peu importe, l'important n'est pas là, je suis hyper heureux de recevoir cette belle médaille.

Nous sommes photographiés de toute part puis on nous remet un sac ravitaillement comme ça tout le monde à la même chose et on ne s'éternise pas au ravitaillement alors qu'à Paris pour accéder à certaines tables faut jouer des coudes car certains ne pensent pas aux autres...

J'ai fait le marathon de New York !!! je n'y crois pas !
Les "congratulations" fusent de toute part, l'émotion me gagne. Il me faut récupérer mon sac pour me changer avec des vêtements secs or mon camion est dans les derniers tout au bout, il me faut marcher presque 2 bornes.
Je croise de nombreux bénévoles qui nous félicitent et nous demandent si tout va bien.
Finalement, ça ira vite et aussitôt changé, je vais rejoindre ma chambre pour une bonne douche non sans faire un sacré détour car de nombreuses rues sont bloquées par la police. Cela me permettra de faire une belle balade et quelques photos supplémentaires.
Dans les rue de la ville les félicitations continuent. Je suis aux anges mais pas pour longtemps car une fois rentré ma fille m'annonce que sa sœur veut un pull alors je grignote vite fait, prend une douche et c'est reparti pour de nouvelles aventures.

Les emplettes terminées il est l'heure de s'offriir un peu de réconfort, ce sera deux bonnes part de pizza et une petite bière avant de préparer les valises et de filer au lit car demain matin, dernières heures pour profiter de ce beau séjour.

JOUR 5
3 novembre, c'est mon anniversaire !!

Nous devons rendre nos chambres pour midi, c'est aussi l'heure à laquelle les bus nous emmènerons à l'aéroport.
Je zappe la gravure de la médaille et le t-shirt finisher, j'ai prévu d'aller au Top of the Rock, le plus haut building du Rockfeller Center. Moins renommé que l'Empire State Building mais plus facile d'accès car à deux blocs de l'hôtel et on y fait moins la queue. D’autre part, il offre un panorama unique sur Central park et son ascenseur est particulier. Nous sommes présents dès l'ouverture où il y a déjà quelques personnes qui attendent mais ça ira vite et je ne regretterai pas d'y être allé.
La vue est époustouflante. La visite terminée il nous reste un peu de temps pour flâner et faire les dernières boutiques avant de quitter cette ville au charme particulier mais avec le regret d'avoir raté plein de choses faute de temps.
A mon retour je découvrirai des quantités de messages incroyables d'encouragement et de félicitations que soit soit sur facebook, dans les mails, par sms. Je suis impressionné et cela me touche énormément. Merci à vous tous ! 


Merci à Nissan de m'avoir fait ce beau cadeau.
Encore merci à tous les participants au jeu Nissan, sans vous je serais resté à Paris.
Merci à Camille de m'avoir aidé dans les démarches.
Merci à Nadine pour ses dollars revendus sans frais !
Merci à l'organisation et à tous les bénévoles du TCS New York City Marathon
Bravo aux 50 564 finishers !
Merci à tous les accompagnateurs Thomas Cook. Ils ont été à l'écoute et de très bons conseils.


La trace de mon GPS :

Mes photos





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mercredi 28 mai 2014

Marathon de la baie du Mont Saint-Michel - 17e édition du 25/05/2014

Le marathon de la baie du Mont Saint-Michel


Visiter l'un des plus beaux sites de France et sa région ça ne se refuse pas d'autant que je n'avais jamais vu le mont Saint-Michel si ce n'est une fois de loin. Alors quand Stéphane m'a demandé si j'étais intéressé par le marathon de la baie du mont Saint-Michel j'ai tout de suite dit oui.
Côté intendance, c'est un ami à Stéphane membre d'un club de la région du Mans qui s'occupe de la réservation d'un mobile-home pour tout le club et pour Stéphane, Georges, moi et nos épouses.

Par manque d'entrainement Georges ne sera pas des nôtres et comme les prévisions météos sont si mauvaises depuis plusieurs jours, ma femme renonce à faire ce voyage si bien qu'à 7 heures ce vendredi 23 mai, après son service, Stéphane et moi partons ensemble en direction de son domicile à Cerans-Foulletourte dans la Sarthe.
C'est la pluie qui va nous accueillir au Mans. Un petit tour du circuit des 24 heures où c'est l'effervescence car l'épreuve se déroulera dans quelques semaines me permet de découvrir la longue ligne droite des Hunaudières et les impressionnantes installations de sécurité en cours de montage.

Une fois arrivé, en attendant la fin des cours de ses enfants et que son épouse Séverine quitte son travail, Stéphane me fait visiter son village, sa caserne, l'exploitation agricole d'un pote et on en profite aussi pour faire quelques courses. Après avoir déjeuné, les valises faites, il est un peu plus de 14h30 quand nous prenons la route pour rejoindre la Normandie. Une petite visite rapide de la ville du Mans et sur l'autoroute je vais faire une petite sieste. A mon réveil, je serai le copilote jusqu'au camping le Saint-Michel à Courtils (8 km du Mont) où nous arrivons vers 18 heures accueillis par Bruno et son épouse Catherine, les amis de Stéphane.













Une fois installé dans un beau mobile-home, une autre couple de Cerans-Foulletourte nous rejoins pour le dîner. 5 marathoniens sur 7 personnes à table ça parle obligatoirement course à pied mais pas question de faire nuit blanche car le programme du samedi est chargé.
Le samedi matin 10h00, direction Saint-Malo où nous devons retirer notre dossard. C'est l'occasion de faire un peu de tourisme en passant par Cancale, la pointe du Grouin (point de départ de la route du rhum), le fort Du Guesclin et la côte d'émeraude, magnifique !! Jusque là pas de pluie. En arrivant à Saint-Malo, les nuages sont plus nombreux. Un petit tour dans le "village" et une fois le dossard et le beau tee-shirt en main, direction la vieille ville pour une petite balade sur les remparts.














14 heures, retour au camping pour grignoter un peu, c'est qu'un sportif doit manger... Heureusement Stéphane nous a préparé de très bonnes lasagnes même q'il a oublié quelques ingrédients.
Bruno et Catherine sont déjà à table mais ils vont venir nous tenir compagnie. Pendant ce temps là, de belles averses nous tombent dessus, ça promet pour la visite du mont prévue après le repas.

16H20, nous sommes sur le parking du Mont Saint-Michel, c'est parti pour une visite rapide où nous aurons à gravir près de 320 marches (dixit le guide) pour atteindre l'abbaye. Un site merveilleux à voir absolument !! Je n'ai pas pensé à prendre une batterie de rechange pour mon appareil photo si bien que j'ai dû me servir de mon téléphone.













19 heures, nous sommes de retour au camping. Un dernier repas tranquille et pour certain(e)s du club des 3 A (Allonnes, Arnage, Athlé) la pression monte, moi ça va pas m’empêcher de dormir.
Le réveil est prévu vers 5h mais une demi-heure plus tôt des mouvements dans le mobile-home voisin me réveillent.
Un petit déjeuner copieux puis je me mets en tenue. Nous laissons Séverine seule avec pour mission de rendre les clés du mobile-home avant 11 heures (merci à elle!!) et de venir nous rechercher à l'arrivée.
C'est Bruno et Catherine qui nous emmènent aux navettes sur le parking gratuit de l'hippodrome de Moidrey, à quelques kilomètres de la ligne d'arrivée.
Il ne fait pas chaud et un ciel bien dégagé laisse présumer une belle matinée mais n'oublions pas que nous sommes en bord de mer, cela peut vite changer.
Le voyage vers cancale me paraît long. Les cars nous déposent à 500 mètres du port. Il y a déjà pas mal de monde qui attend aux toilettes, quelques personnes se changent sur la plage.













Dans cette foule j'ai la chance de croiser Laurent, un ami facebook du Havre que j'avais déjà rencontré sur le semi de Paris. On papote un peu mais il est annoncé au micro que les sacs doivent être déposés aux camions avant 8 heures, ce qui nous laisse plus beaucoup de temps pour nous préparer.
Un petit peu de NOK pour moi et Stéphane et je laisse mon sac aux bénévoles. Il est temps de se rapprocher de la zone de départ. Bruno et Catherine partent s'échauffer avec leurs collègues de club, nous on a 42 bornes pour ça. Nous les retrouvons quelques instants avant le coup de feu. Les speakers nous répètent que nous sommes sur l'un des parcours le plus plat du monde. Une seule difficulté au départ le reste est très roulant et nous devrions avoir un petit vent dans le dos sur la fin. Ce sont donc des conditions idéales pour la performance, ce qui ne me concerne pas trop puisque je ne suis pas ici pour battre un record, juste me rapprocher un peu des 4 heures.
Les meneurs, pardon, animateurs d'allure des 4 heures se positionnent juste derrière nous. Encore quelques photos et le coup de pétard retentit, on se souhaite bonne course !














La ligne franchie, le chrono est mis en route et nous nous élançons pour cette nouvelle aventure dans une très bonne ambiance. Tout de suite ça se met à monter mais le plus gênant est que la route s'est très nettement rétrécie et ça se bouscule pas mal. 
Comme toujours, entre les "bœufs" qui veulent passer coûte que coûte et les pas rapides qui veulent être sur la photo en se positionnant aux avant-postes il n'est pas facile de se frayer un chemin et comme je ne souhaite pas faire tomber quelqu'un je ne prends pas de risque tout en gardant un œil sur Steph qui reste quelques mètres devant moi alors que Bruno et Catherine nous ont distancé. 



Cette petite côté passée, vers le second kilomètre la route s'élargit. Nous sommes passés derrière l'animateur d'allure des 4 heures et revenus à la hauteur de Bruno et Catherine. Ces derniers vont passer à la vitesse supérieure et nous mettre un vent. D'après mon chrono, l'allure affichée de 5'33 c'est un chrono final de 3h55 alors, prendre la poudre d'escampette c'est le risque d'un crash certain quand on veut passer juste sous les 4 heures. Risque qui peut être payant mais qui généralement se termine en échec, après chacun fait ce qu'il veut... 


Derrière cette flamme verte je suis bien, l'allure me convient parfaitement. Stéphane et moi allons profiter du premier ravitaillement pour boire une coup. Sur ces premières tables on ne trouve que des bouteilles pleines, c'est beaucoup de gâchis. 
A partir du 6e kilomètre nous allons longer la baie jusqu'au 24e km et traverser quelques villages plus ou moins animés. De nombreuses personnes ont sorti les chaises sur leur palier pour nous regarder passer tout en nous encourageant, ce qui est très chaleureux et ça donne des forces pour aller plus loin. 
Je sens Stéphane en forme et peut-être a t-il un challenge avec Bruno si bien que nous allons accélérer légèrement ce qui va nous faire passer devant le meneur d'allure mais pas pour longtemps car au ravitaillement suivant nous allons nous arrêter pour boire un coup alors que lui trace sa route sans escale. 
Le 10e km est passé sur une base de 3h55, ce qui est un peu rapide pour moi. 




Nous allons faire le yoyo une nouvelle fois avec ce groupe des 4 heures car Steph me dit qu'il doit faire une pause technique. Ils vont donc repasser devant mais pas pour longtemps. Dans ma tête je me pose pas mal de questions car le meneur d'allure semble très régulier alors que de notre côté le rythme plus saccadé et plus élevé qui nous permet de repasser devant risque de nous emmener vers le mur que tous les marathoniens connaissent.
Mais bon, tout va bien, on a une belle vue sur la baie où la mer s'est retirée le temps d'une marée, le soleil brille, l'accueil dans les villages est chaleureux et l'ambiance dans le peloton très agréable.

Au 3e ravitaillement une bénévole nous demande de ne pas jeter nos déchets dans la nature... sauf qu'il n'y a pas de poubelle !! Au 17e km, sur une belle ligne droite après un petit crochet par le port mytilicole du Vivier sur Mer, je me retourne et je ne vois plus la flamme verte. Ma montre affiche une allure moyenne de 5'30, ce qui me semble peu rapide, on verra bien...
Au 19e km nous passons devant un moulin transformé en habitation puis un second moulin qui a gardé ses ailes, photo oblige.


En rangeant mon appareil je suis surpris par un photographe de Maindru qui m'a pris la main dans le sac ! Dans le village suivant, entre le 20e et 21e km, c'est le passage de témoin pour les duos (relais) et le ravitaillement pour nous.
Ici je vais manger quelques raisins secs et boire à nouveau. En repartant la flamme verte refait son apparition pas loin derrière nous. Nous passons néanmoins le semi dans un temps très favorable pour terminer dans l'objectif mais le parcours va bientôt changer. Avec tout ce que j'ai bu jusque là, il me faut faire une pause pipi, Steph en fera de même.
La belle et large route va laisser place à un parcours plus sinueux qui va s'éloigner petit à petit du littoral sur un bitume pas toujours en bon état. Après le 24e km nous allons même quitter le macadam pour ce qui ressemble plus à un chemin. Quelques cailloux pas très agréables puis un sentier en très bon état, c'est à dire sans trou, mais bien détrempé limite boueux avec tout ce qui est tombé du ciel les jours précédents. Rien de bien méchant quand même surtout que ça ne dure pas longtemps.
Désormais, les villages sont moins nombreux pour ne pas dire inexistants Nous ne voyons que des habitations isolées, des fermes pour la plupart et des pancartes "navettes abandons" qui fleurissent sur le bord de la route. Je demande à mon ami si tout va bien et il me répond que oui. Je lui propose de s'envoler s'il en a la force. Il me répond qu'il ne le souhaite pas et me propose la même chose mais je n'ai ni l'envie ni la force d'aller plus vite.














Nous sommes dépassés par quelques coureurs en pleine forme qui viennent de commencer leur relais. Certains vont très vite et nous démoralisent un peu comme le souligne notre charmante "voisine" du moment. Mais cela est vite compensé par les coureurs de plus en plus nombreux à marcher. Puis la première ambulance qui doit se frayer un chemin. De temps en temps des cyclistes de l'organisation remontent le peloton demandant surtout aux marcheurs si tout va bien. 
Vers le 29e km nous devons à nouveau laisser passer l'ambulance qui doit certainement évacuer le coureur qui était au sol peu de temps avant. Pour nous l'allure commence à baisser, d'ailleurs la première flamme verte va nous passer et nous allons la voir s'éloigner progressivement signe que nous ne sommes plus dans le coup. Au ravitaillement du 30e je bois encore pas mal d'eau et je mange un premier morceau de banane. Ici des plastics ont été mis au sol pour recueillir les déchets ce qui n'empêche pas quelques "buses" d'emporter avec eux des bouteilles pour les jeter quelques kilomètres plus loin où il n'y a pas de poubelle alors qu'ils pourraient les garder pour les jeter au ravito suivant... 




Je sens le Stéphane à la peine et ça se concrétise par une allure qui baisse de plus en plus. Je ne dis rien mais je sais désormais que les 4 heures ne sont plus possibles et au 35e il va coincer grave étant obligé de mettre le clignotant. 
Pour avoir connu cet état, quand ça veut plus ça veut plus... Je lui propose de marcher un peu pour repartir tranquillement et ainsi avancer tout doucement mais sûrement vers ce Mont Saint-Michel qui se fait de plus en plus présent même s'il est encore loin. 

Le moral qui en prend encore un coup quand le second meneur d'allure nous dépasse mais nous ne sommes pas les seuls à souffrir, c'est difficile pour beaucoup de monde. 













Le 36e km marque notre entrée dans le département de la Manche matérialisée par une arche. Nous quittons la Bretagne pour la Normandie.

Vers le 39e km nous nous offrons une nouvelle phase de récupération active avant de passer un pont que nous voyons déjà au loin et où il semble y avoir beaucoup de monde. 
A chaque changement de direction nous voyons Bruno deux cent mètres devant nous. Il est seul ce qui nous permet de supposer et d'espérer que Catherine a pu garder un bon rythme pour aller au bout. 
Du côté du ciel le soleil à laissé la place à quelques nuages et un peu de grisaille mais rien de bien grave.




Nous arrivons à ce pont et nous observons une pause d'une part pour profiter du dernier ravitaillement (40e km) et pour prendre des photos du mont Saint-Michel qui se trouve au bout de ce fleuve, le Couesnon.  La délivrance se trouve au bout de ces 2 derniers kilomètres de ligne droite le long de ce cours d'eau. 
Ce sont de nombreux spectateurs aux encouragements incessants qui vont nous porter jusqu'à l'arrivée mais l'ami Steph n'en peut plus, une nouvelle séance de marche est nécessaire. On se remet à trottiner pour la dernière fois. Nous apercevons Séverine et les enfants. La musique et les speakers sont désormais audibles et on voit enfin cette ligne d'arrivée que nous allons franchir en même temps, l'appareil photo à la main pour filmer cet instant unique.
Stéphane est épuisé. On se félicite mutuellement puis nous nous dirigeons vers la zone de ravitaillement. 

On nous remet une jolie médaille puis nous récupérerons rapidement nos affaires. Nous retrouvons Bruno qui a aussi coincé comme Stéph vers le 35e et Catherine qui n'a pas atteint son objectif mais qui est quand même très satisfaite de sa course.






















Quelques photos et on repart sur le camping prendre une douche, manger un morceau avant de reprendre la route. 
Un week-end qui se termine bien et qui m'a émerveillé à tout point de vue. A faire et à refaire sans aucun doute. 


Pour conclure, j'avais entendu pas mal de choses sur cette manifestation et j'avais de nombreuses craintes. S'agissant d'un marathon en bord de mer, le premier risque est une une météo qui peut changer rapidement, ça n'a pas été trop le cas. C'est aussi le risque d'avoir pas mal de vent. De ce côté là et pour ce qui me concerne, il ne m'a pas légèrement gêné que sur 2 ou 3 km vers la fin où je l'avais à mes 2 heures un peu trop frais à mon gout, mais rien de bien méchant. On m'avait dit aussi qu'en cas de grosses chaleurs il n'y a pas de zones ombragées pour se protéger du soleil, ça été le cas, j'ai pris quelques coup de soleil mais cela ne m'a pas handicapé pour courir, les températures étaient correctes.
Toute les conditions étaient réunies pour que cette édition se passe au mieux et nous avons eu beaucoup de chance compte tenu de ce qui s'est passé les jours précédents.
Ajouté à cela une organisation au top surtout grâce à un système de navettes très bien pensé et pratique,  des bénévoles aux petits soins c'est une très belle épreuve dans un cadre unique. 
Seul bémol, l'absence ou la rareté des poubelles sur les ravitaillements est pour moi le seul point négatif de cette belle manifestation. 

Merci à Stéphane à Séverine son épouse, leurs enfants, pour tous ces bons moments passés ensemble et pour l'intendance. Grand bravo à Stéphane pour être allé au bout avec pour seuls entraînements ceux du foot. On remet ça quand tu veux dans les mêmes conditions parce que bien entraîné je ne pourrai jamais te suivre. 
Merci au club des 3A pour leur accueil chaleureux, leur bonne humeur et pour s'être occupé de la réservation du camping. 
Merci à toutes à et à tous pour vos messages par sms, facebook... Petit point négatif du côté du camping, l'obligation de rendre les clés avant 11 heures le dimanche ce qui a obligé Séverine à ranger et nettoyer le logement seule. A cette période de l'année le camping était surtout occupé par des marathoniens et les mobile-homes n'étaient pas tous reloués pour la semaine suivante. Ils auraient pû faire un effort, pour preuve, nous étions autorisés à prendre une douche dans les parties communes et quand nous sommes partis après 15 heures personne n'avait pris la suite. 


Rendez-vous en juin pour la Transbaie !
Quelques chiffres en provenance de la page facebook de l'organisation concernant cette édition: 3432 inscrits 3005 partants 2868 arrivants

Liens :
La Trace GPS de mon Garmin :


Openrunner : http://www.openrunner.com/index.php?id=3659787

Mes photos, en espérant qu'elles soient bien classées chronologiquement car prises avec 3 appareils :


Celles de Victor :


Les photos de Ouest France :
http://www.klikego.com/gallery/marathon-de-la-baie-du-mont-saint-michel-2014/1253705011503-1398179032220

Un article et un résumé vidéo :
http://basse-normandie.france3.fr/2014/05/25/les-kenyans-largement-vainqueurs-du-marathon-de-la-baie-du-mont-saint-michel-484599.html

Une vidéo :


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