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samedi 26 août 2017

2017 06 11 - Les courants de la liberté, le marathon de Caen

Les courants de la liberté


Prévu de longue date pour un rassemblement "d’amis-collègues coureurs" c'est finalement seul que je pars vivre cette aventure.
Pour rentabiliser le trajet j'ai proposé un covoiturage. Départ de Paris vendredi 9h30. Je dépose mes passagers à proximité du Zenith de Caen puis je file sur la zone commerciale de Mondeville, pour me restaurer, acheter des ampoules pour la voiture et quelques babioles à Decathlon (magasin que j’ai cherché un peu).
Retour du côté du Zenith et du parc des expositions. Je laisse la voiture sur le parking de l’hôtel puis je file faire un tour en ville à pied. Belle ballade qui va me ramener en fin d’après-midi au parc des expos pour retirer mon dossard. Pour moi ça ira vite. Par contre énormément de monde pour la Rochamebelle. Un petit tour rapide du village et des exposants puis retour à l'hôtel pour récupérer les clés de ma chambre. Je m’installe et prépare déjà mes affaires pour la course du dimanche.

Cette opération réalisée il est déjà l’heure de dîner. Nouvel aller-retour en centre-ville à pied (par un autre chemin) avant de me mettre au lit car le samedi va être chargé.
J’ai en effet passé un magnifique samedi en compagnie de ma nièce Anne-Sophie, son mari Arnaud et leur grande famille. On a accompagné la plus jeune sur un plateau de basket à Cabourg puis nous nous sommes promenés sur l’esplanade avant de rentrer pour un excellent barbecue. Au passage, ma nièce m'a déposé dans un supermarché à Blainville-sur-Orne pour m'acheter mon petit-déjeuner du lendemain matin car l'hôtel n'a fait aucun effort pour les marathoniens.

De retour dans ma chambre, je n'ai même pas envie de dormir malgré cette longue journée chargée. Peut-être aussi à cause de la chaleur dans la pièce. Le réveil est programmé pour 6 heures afin d'être à l'heure au parc des expositions pour prendre le bus qui va nous conduire sur la zone de départ.
J'ouvre les yeux avec une heure d'avance sur mon réveil. Je grignote en me préparant tranquillement, aucune pression même si je sais que la journée s’annonce difficile.
A 6h45 ma voiture est sur le parking derrière le Zenith, quasiment à côté des vigiles. Je ne laisse rien de valeur dans la voiture mais avec une présence humaine à proximité il y a peu de chance qu'on me vole mes affaires sales des jours précédents.

Direction les navettes. Je serai dans le premier bus pour Courseulles-sur-Mer, petit port où j’ai dégusté d’excellentes moules (frites) en aout dernier.

On nous dépose presque à la sortie de la ville. Du coup, peu de spectateurs. Le peu d’habitants à côté de l’arche ne semblent pas très concernés par l’évènement, je suis donc un peu déçu que le départ ne soit pas donné au centre de cette petite bourgade.

L’attente est un peu longue, le départ est dans plus d’une heure. Les coureurs arrivent petit à petit. Je dépose mon sac dans un casier à côté du camion puis je fais quelques photos.
A vingt minutes du départ, Marieno me fait un petit coucou. Elle est en compagnie de Gilles (Arlequin), Gilbert dans une tenue tahitienne et William en militaire (dans le thème des plages du débarquement). Tous trois auront beaucoup de succès notamment auprès des photographes.



Puis c’est au tour de Nadia de nous faire un petit coucou. Encore quelques photos puis direction la ligne de départ où l’arche a disparu !
Gros soucis technique, il n’y a plus d’électricité ce qui va décaler l’heure du départ car sans courant ... pas de chrono !
C’est donc après quelques minutes de retard que le départ est donné. On se souhaite bonne course et c’est parti !
N’ayant aucun objectif chronométrique je pars prudemment puis vais me caler derrière les meneurs d’allure en 4h15. Sauf que le premier kilomètre est avalé en moins de 5’52, ce qui correspond plutôt à un temps final d’environ 4h05. Ce qui laisse un peu de marge mais compte tenu de la chaleur qu'il fait déjà, il va y avoir de la casse.
Et le soleil brille bien fort, peu de vent donc pas d’air, ça va être dur mais comme nous traversons de jolis villages, que c’est tout plat et que tous les spectateurs applaudissent en voyant les meneurs d’allure tout va bien.
Je reste derrière les flammes jusqu'au premier ravitaillement où je vais prendre une bouteille sans m’arrêter. Je bois bien, m’arrose et continue mon chemin.
Le parcours est très agréable. A certains endroits on voit la mer jusqu'à bien s’en rapprocher et même courir le long de la plage juste après le 13e km.
Nous quittons Lion-sur-Mer et allons entrer dans Ouistreham. Le parcours, les spectateurs, les groupes de musique, tout est génial, j’adore.

Les ravitaillements se succèdent et je bois toujours ma petite bouteille d’eau mais, surtout, c’est la première fois que je profite bien des zones d’épongeages sur un marathon. Le ciel se couvre un peu mais cela ne sera pas suffisant pour faire baisser la température.
A la sortie de Ouistreham, après le 17e km, nous nous retrouvons le long du canal de Caen à la mer. L’ambiance change du tout au tout. Sur ces 7 km, nous sommes isolés, peu de spectateur un coin parfait pour une petite pause technique. Il n’y a qu’à Bénouville, au Pégasus bridge, lieu de départ du semi-marathon, que nous retrouverons de nombreux encouragements, malheureusement sur une trop courte portion.
Peu après je vais me faire dépasser par les 2 meneurs d’allure en 4h15 que je suivais au début. Malgré leurs encouragements je sais que ça va se durcir. Je les remercie et leur renvoie les miens. Je constate que la meute qui les suivait au départ a bien fondue car ils sont quasiment seuls.
Peu après le 23e km nous quittons ce canal. Je me réjouis à l’idée de revoir du monde par contre le parcours va se compliquer. Cette première petite grimpette qui n’est pourtant pas un col de haute montagne va me laisser sur place. Je résiste à l’idée de marcher mais je sais au plus profond de moi que la fin va être très compliquée. Cette partie campagnarde du parcours est plus vallonnée, je sais que je ne résisterai pas longtemps à l’idée de marcher et c’est au 28e km que cela va arriver, peu de temps après m'être fait dépasser par Marieno et Gilles.
Encore 14 km, ça va être long mais comme le public, les bénévoles sont super sympas, finalement le temps passe vite.
Par contre je bois, je bois, je n’ai jamais autant bu sur une course. Je m’arrose aussi beaucoup pour bien me rafraichir. J’alterne marche et course, enfin je fais comme je peux pour avancer et rallier la ligne d’arrivée dans une ville de Caen très calme, c’est l’heure du déjeuner.

Elsie, ma collègue de Pierrefitte qui a fait la Rochambelle le samedi soir et le 10 km ce dimanche matin est à quelques mètres de l’arche et m’encourage pour ces dernières foulées, grand merci à toi Elsie !

Même pas faim, ni soif, je récupère mes affaires puis file à la voiture pour me changer.

Petite douche à la voiture, l'eau y est bien chaude et une fois débarbouillé je vais attendre Marieno pour un retour sur Paris avec 3 autres personnes.  Un retour avec pas mal de gendarmes sur le bord des routes normandes et une entrée difficile dans la capitale, comme tous les dimanches après-midi qui signifie que ce beau week-end est terminé.

Je ne remercie pas, mais alors pas du tout l’hôtel "le crocus" de Caen qui n’a fait aucun effort pour les marathoniens. Accueil sympa mais direction sournoise. Seul effort, petit déjeuner à 7h30 au lieu de 8 heures, heure à laquelle partait la dernière navette du parc des expos…
Et impossibilité de laisser ses affaires dans une pièce de l’hôtel en sécurité, démerdez-vous, on rend les chambres pour 11 heures, c’est comme ça on ne discute pas.

Par contre, grand merci à ma nièce et sa famille pour son accueil samedi.
Merci et bravo à toute l’organisation pour ce week-end de courses pour tous qui a commencé le vendredi avec tous les enfants des écoles de la ville, qui s’est poursuivi le samedi avec une course de rollers, la Rochambelle, un 10 km, un semi-marathon, un marathon relai et le marathon. Vraiment bien organisé, chapeau.
Et cela ne pourrait pas se faire sans les bénévoles qui ont été, comme toujours, d’une grande gentillesse et d’une grande disponibilité.
Pour moi c’est trois mois de repos.
A la revoyure !


La trace de mon GPS :


Mes photos du week-end :

2017 06 11 - Courant de la liberte - Marathon Caen

 Le résumé en vidéo :

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lundi 10 avril 2017

2017 04 02 - Marathon de Rome

Marathon de Rome 2017


Dès la fin septembre 2016 j'ai commencé à me renseigner sur cette course. Entre Madrid et Rome, madame a choisi l'Italie mais, comme le site internet n'est pas très bien traduit, qu'il est question d'une runcard, d'un certificat médical avec examen cardiaque, j'ai décidé d'aller au plus facile et de faire confiance à l'agence Coureurs sans Frontière. C'est peut-être un peu plus cher mais on s'occupe de nous emmener à l'hôtel, au retrait des dossards ce qui va ma faciliter la vie.

Le voyage s'est bien passé. Le bus nous emmène au palais des congrès, dans un quartier Mussolinien, où il faudra être patient pour retirer notre dossard.

Après une longue file d'attente (heureusement sous un beau soleil), nous entrons enfin dans cette grande bâtisse. Une jeune italienne me remet mon enveloppe et me renvoie vers une personne, certainement française vu sa façon de s'exprimer, qui va nous expliquer tout ce que contient l'enveloppe. Ne reste plus qu'à suivre le tapis rouge qui nous emmène au retrait du sac à dos pour la consigne et du T-shirt. 
On ne s'éternise pas, de toute façon je ne capte rien à l'italien...

20 minutes de bus plus tard nous sommes à l'hôtel Massimo D'Azeglio, à côté de la grande gare centrale Termini. C'est qu'il est déjà plus de 15 heures et nous avons faim. Une fois nos affaires déposées dans la chambre, une bonne assiette de pâtes avalée, nous commençons à découvrir cette magnifique ville toujours sous un beau soleil.
Rendez-vous est donné à 19h30 pour la pasta-party au restaurant de l'hôtel. Nous faisons la connaissance d'un gentil couple originaire de Bretagne. Cette belle soirée ne s'éternise pas car le lendemain il y a un marathon à courir.
Mes affaires sont prêtes, donc pas de stress pour le réveil. Vers 7h00 je prends un petit déjeuner un peu trop léger à mon gout puis à 7h30 je retrouve la petite moitié du groupe qui va rejoindre la zone de départ ensemble. L'autre moité ayant décidé de se débrouiller par ses propres moyens.

Notre guide connait bien l'épreuve et nous fait passer par le chemin le plus court. Comme le Colisée et la zone de départ sont grillagées, il faut savoir où passer sinon on fait quelques kilomètres de marche supplémentaires avant les 42 du marathon.

La foule est dense mais on rejoint assez facilement notre sas de départ. Comme nous ne sommes pas loin de notre hôtel, je ne laisse rien à la consigne et comme je ne sais pas ce que je vais trouver sur les ravitaillements, j'emporte avec moi 3 barres de céréales.

Le départ de notre vague est prévu pour 8h45. Eric, notre guide, nous dit qu'avec les italiens... mais l'un des speakers annonce en français que nous allons bientôt partir et effectivement le décompte est lancé en italien. Nous nous souhaitons bonne course et nous partons à l'heure !

Très bonne ambiance sur la zone de départ mais très vite, après 3 minutes de course le ciel s'assombrit, le tonnerre gronde, quelques éclairs et les gouttes d'eau commencent à tomber. La température est pourtant clémente malgré la pluie qui ne me quittera pas jusqu'au 13e km avec une averse limite grêle.

Le début de course est un peu vallonné et contrairement à ce que je pensais mes Hoka tiennent bien sur les pavés humides. Par contre impossible de faire des photos, j'ai donc rangé mon appareil dans une pochette de ma ceinture. Faire des photos au flash en courant n'a aucun intérêt autant protéger mon appareil de l'eau et d'une éventuelle chute.

Comme je n'ai pas mes lunettes et que l'eau recouvre ma montre, impossible de savoir quelle est mon allure mais comme tout se passe bien ça ne m'inquiète pas, je profite.

Après être passé devant la Basilique Saint-Paul-Hors-Les-Murs, nous traversons une première fois le Tibre par le pont G. Marconi. 
Au second ravitaillement je comprends l'affichage des chronos. Le panneau affiche le chrono pour chacune des 3 vagues et là je comprends que je me suis cramé et que je vais le payer certainement vers le 37e. J'avale une bouteille d'eau à bonne température et je continue cette belle aventure. 
Malgré la pluie nous sommes régulièrement encouragés. J'imagine que par beau temps il y aurait plus de monde. Sur une courte portion, nous devons partager une large avenue avec des automobilistes dont certains nous encouragent derrière la vitre de leur véhicule.

Nous traversons à nouveau le Tibre que nous allons suivre sur 4 km. Au troisième ravitaillement je vois apparaitre des aliments solides. Y en aura t-il aussi sur les ravitaillements suivants ? Comme je viens d'avaler ma première barre de céréales je ne prends qu'un gobelet d'eau.
De là où nous sommes, nous ne voyons ni le fleuve ni la magnifique petite Ile Tibérine. Par contre je commence à apercevoir le sommet de la Basilique Saint Pierre. 

La pluie nous abandonne. Il y a une bonne ambiance dans le peloton. Pas mal de français et des Italiens qui parlent fort et même certains qui chantent.
Juste après avoir vu le château Saint-Ange puis l'arrière de l'imposant palais de justice (cour suprême de cassation) nous passons de l'autre côté du Tibre pour passer devant le tribunal. Je sais que la Place Saint Pierre n'est plus très loin. Effectivement, 500m plus loin, je me retrouve face à la Basilique que nous voyons si souvent à la télé.

Quelques kilomètres plus loin, après avoir passé le semi-marathon, nous rejoignons la rive droite du Tibre. Après deux kilomètres nous passons devant le Stade Olympique de Rome et l'imposant complexe sportif puis nous passons sur la rive gauche. Nous devons à nouveau partager la chaussée avec de rares voitures. Au ravitaillement, je vais prendre une bonne poignée de fruits secs et un gobelet d'eau juste avant d'attaquer ce qui sera pour moi la grosse difficulté du parcours. C'est qu'elle fait mal cette petite grimpette du 28e km. Quelques-uns marchent, je vais faire l'effort de ne pas m'arrêter, ça aussi je vais certainement le payer plus tard. Tout baigne, pourvu que ça dure...

Du 33e au 37e km nous allons redescendre vers le centre ville en longeant le Tibre. Nous nous engouffrons dans la vieille ville, traversons la très belle piazza Navona où je me fais dépasser par ce qui semble être le meneur d'allure des 4 heures et par un groupe d'italiens qui galopent dans la joie et la bonne humeur en chantant.
Le 37e km est passé, je craignais le pire. La vitesse a baissée mais ce n'est pas le gros coup de barre habituel. Peu après je me retrouve en bas de la place de Venise, je vois l'arche d'arrivée sur ma droite mais nous allons tourner à gauche. Il y a encore 4 bons km à faire. 

Je me retrouve sur la Via del Corso, cette longue artère centrale qui va nous emmener sur la Piazza del Popolo (Place du peuple). Beaucoup de monde sur cette avenue mais plus de touristes que de supporters qui n'ont qu'un seul et unique objectif : traverser !
Et ce qui devait arriver arriva. Un touriste qui déboule juste devant moi sans avoir regardé. Je n'ai d'autre choix que de m'arrêter brutalement. Là, ça fait mal, j'ai du mal à relancer.
Je contourne la place du peuple pour une nouvelle longue ligne droite qui va nous faire passer devant la belle place d'Espagne. 

La pluie refait son apparition avec un petit vent frais de face, c'est le gros coup de bambou qui me tombe dessus. Fallait que ça arrive, je m'y attendais, c'est la logique des départs trop rapides. 
L'allure en prend un gros coup. En plus j'ai les pieds trempés et je n'aime pas ça. 
Au dernier ravitaillement, à l'entrée d'un tunnel, je prends à nouveau des fruits secs et une bouteille de Powerade. C'est trop de sucré pour moi, ça passe mal, quand ça ne va plus, rien ne va plus ! Fort heureusement il ne reste qu'un bon kilomètre à faire. 

Je me retrouve sur la Via Nazionale. Pour y être passé la veille je sais où est la marque du dernier kilomètre.

Ca commence à descendre un peu mais les pavés ne sont pas en bon état, il faut rester vigilant.
La place de Venise est là, les encouragements sont nombreux. Deux virages à gauche plus loin l'arche d'arrivée me fait face et je passe dessous après plus de 4 heures d'efforts, hyper heureux d'être allé au bout sans bobo.

On me remet une jolie médaille puis on une couverture de survie. Je constate qu'il y a pas mal de monde au massage, pas le temps d'attendre, la première sortie à gauche est la rue de mon hôtel et ma femme m'attend justement à cet endroit sous la pluie.

Voilà une belle course qui se termine. J'ai trouvé que l'ambiance à l'arrivée était un peu tristounette comme dans Central Park à New-York. La pluie, mais aussi et surtout les nombreuses barrières, les mesures de sécurité y sont certainement pour quelque chose. Je trouve ça dommage.
Je regrette aussi de ne pas avoir vu de ravitaillement à l'arrivée, peut-être fallait-il aller un peu plus loin. Cela dit, j'ai passé un agréable moment, j'ai adoré cette course, dommage que la météo n'était pas favorable.

Merci à Eric de Coureurs sans Frontière pour sa bonne humeur, ses conseils, etc...
Un grand merci aussi à tous les bénévoles de cette belle épreuve.
Bravo à tous les participants et au groupe CSF.
Maintenant place au courant de la Liberté, un marathon Normand !



Liens vers les galeries photos non triées et non modifiées :
Album course
Rome le 1er avril
Rome le 2 avril
Rome le 3 avril
Rome le 4 avril
Photos avion



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mardi 5 mai 2015

16e édition du marathon de Sénart (77) le 01/05/2015

16e Marathon de Sénart


Je n'avais rien de prévu en avril et mai jusqu'à ce que j'ai la chance de gagner un dossard pour le marathon de Sénart grâce au blog de Thepinkrunner que je remercie encore une fois ici. 
Ce sera ma première participation à cette manifestation qui se déroule chaque année le 1er mai dans la région parisienne.

L'objectif pour moi est une sortie longue en préparation de la Transju'trail (72 km avec 3200 m de D+) qui se déroulera début juin. Une petite chose me tracasse un peu c'est mon genou gauche qui, depuis le 30e km du marathon de NewYork, me fait des trucs pas normaux. Je ne sais pas comment l'expliquer, ce n'est pas une douleur, ça ne m’empêche pas de courir mais je sens que quelque chose ne tourne pas rond. Ça se présente généralement après 25 bornes sur le bitume car sur le trail du tour du canton (82 km) comme sur l'Ecotrail de Paris tout s'est bien passé de ce côté là. Bref, depuis un mois j'ai changé de pneus et j'espère que ça va bien se passer.

C'est donc sans aucune pression que je me rends à Combs-la-Ville, pour prendre la navette qui m’emmènera sur la zone de départ. J'arrive vers 7h20 sur place et je me gare assez rapidement, tout est bien organisé. 
Installé au chaud dans le bus je salue ma collègue Delphine et son mari accompagnés par quelques coureurs de leur club de Marcoussis. C'est sur le 10 km qu'ils s'aligneront. On se dit qu'il faut vraiment en vouloir pour s'être levé si tôt un jour de repos et tout ça pour aller souffrir sous un ciel à ne pas mettre un chien dehors. Courir sous la pluie je m'en accommode mais s'il faut ajouter à cela du vent, là je ne vais pas apprécier du tout même si j'ai connu pire. 
Le bus nous dépose à proximité de la zone de départ où sont déjà présents Marc, Francine, Karine et Patrick que je n'avais pas reconnu. Je récupère mon dossard, mon t-shirt puis j'avale mon petit morceau de gâteau avant de me changer. 



Francine et Marc sont les stars. Beaucoup les ont vus à la TV dans un reportage du journal de 20 heures diffusé le soir du 29 avril sur France 2. Aussitôt en tenue je file déposer mon sac à la consigne pour ne pas faire la queue plus tard puis direction les toilettes. 
Le 10 km va bientôt partir. En me rendant sur la ligne de départ je croise un autre Marc et son fils Tristan. Marc essaiera de faire mieux qu'au marathon de Rome qui s'est déroulé quelques semaines auparavant alors que son fils s'élancera sur le 10 km tout comme le champion du monde de marche Yohann Diniz que je croiserai un peu plus loin. Ce 10 bornes sert de support au championnat de France universitaire, il y a donc de bons athlètes présents à Tigery qui s'élanceront à 9h00 sou nos yeux et nos encouragements.


Je retrouve Marc et Francine qui partent à l'échauffement avec Karine. C'est bien la première fois que je les vois partir faire cet exercice... J'essaie de trouver d'autres connaissances dont Didier, Luc mais pas de chance, ce sera pour une autre fois.
A quelques secondes du départ je retire le sac poubelle qui me protégeait jusque là du froid. Nous nous souhaitons bonne course et le coup de pétard retentit. Je lance mon chrono et je franchirai la ligne de départ quasiment en queue de peloton, 1 minute après les premiers. 
C'est qu'en partant dans les derniers, faut dépasser et la route n'est pas très large au début ce qui m'oblige à emprunter les bas-côtés. Il me faut être raisonnable, ne pas prendre trop de risque, ne pas m'emballer pour essayer de garder le même rythme jusqu'au bout. J'arrive tant bien que mal à dépasser le troupeau qui suit le meneur d'allure des 4h30. A partir du 3e kilomètre, je vais faire le yoyo avec un coureur qui n'a visiblement pas envie de se faire doubler. Il augmente d'ailleurs son allure, je le laisse partir pour me mettre à la hauteur d'une féminine qui a une allure qui me convient. Je vais donc faire un bon bout de chemin avec cette dame au dossard 538. 


Photo Pascal Vilain

Premier ravitaillement, je prends un gobelet d'eau. Ma nouvelle stratégie en matière d'alimentation et de consommer principalement du liquide. Nous arrivons ensuite dans un endroit très animé, bien bruyant du côté du 8e km. C'est la première zone d'épongeage où se trouvent de quelques connaissances : Nadia, Céline, Pascal & Pascal....
Je m'arrête pour faire la bise à Nadia. Mon lièvre est toujours à proximité par contre, au ravitaillement suivant, je vais m'arrêter prendre à nouveau un gobelet d'eau et là elle va prendre le large car elle a son ravitaillement sur elle ce qui lui permet de zapper ceux mis à notre disposition par l'organisation.
Nous avons la chance, malgré les mauvaises conditions météos, d'être encouragés par quelques personnes, dont quelques élus puisque j'en ai vu quelques-uns avec une écharpe tricolore. Ces cris et ces applaudissements donnent des ailes, il me faut me calmer. Je sens que j’accélère mais je dois en garder sous pied pour la fin.  De toute façon mon allure va baisser car je vais m'arrêter pour une petite pause technique après le 12e kilomètre. Désormais je vois mon lièvre au loin mais je ne désespère pas de la revoir un peu plus tard. Alors que nous traversons un village bien animé un coureur me fait part de ses impressions et nous allons papoter un petit peu sur quelques kilomètres.
Nous nous retrouvons sur la portion du parcours où les coureurs se croisent et là j'encourage vivement Marc qui se trouve devant le meneur d'allure des 3h45. Nous entrons dans le centre du village mais nous n'avons pas croisé le meneur d'allure des 4h00, où est-il ?

Après le demi-tour autour d'un pâté de maisons, j'encourage Karine qui arrive dans l'autre sens. Je ne verrai pas Francine ni Marc ce qui veut dire qu'ils sont pas loin derrière moi et que ça doit bien se passer pour eux.
J'ai repéré sur les ravitaillements précédents qu'il y avait des morceaux de barres de céréales. Je vais donc en manger un pour la première fois au ravitaillement du 20e accompagné d'un gobelet d'eau. La mi-parcours, qui se trouve dans une petite grimpette, est franchie en 2h02 à ma montre.
Je vais bien, tout va bien ! J'ai envie d’accélérer mais je me retiens. Je suis de plus en plus seul et je dépasse quelques concurrents qui se mettent à marcher ou qui s'étirent. Mais au 25e mon genou semble vouloir se manifester mais il ne m’empêche pas de courir et de garder mon rythme. Ce sera aussi épisodiques qu’éphémère sur quelques kilomètres si bien que j'ai l'impression que c'est mon cerveau qui ne tourne pas rond…

Pour ne rien arranger pour le moral, nous nous retrouvons sur une très longue ligne droite avec une légère grimpette qui laisse entrevoir la flamme des 4h00 quelques centaines de mètres devant moi. De loin, on dirait qu'elle emmène derrière elle pas mal de coureurs.

Heureusement, nous avons la chance d'avoir un léger vent de trois-quarts dos et donc aucune gène de ce côté là. 
Sur d'autres portions du parcours nous l'avons eu de face mais il n'était pas trop fort et ne m'a pas perturbé.
Nous nous rapprochons du 30e kilomètre. Les coureurs qui sont à mes côtés me font par de leur inquiétude sur l’apparition de ce fameux  mur du marathonien. L'un d'eux nous apprend que l'année dernière il a dû abandonner au 35e. Je ne dis rien, mais j'ai rarement été aussi bien au 30e, je sens que ça va passer.
Après la ravitaillement du 30e où j'ai pris un petit morceau de barre de céréales et ou nous sommes toujours autant encouragé par les gentils et courageux bénévoles je décide d'élever légèrement le rythme. 
Je vais remonter quelques concurrents un à un. Si bien qu'au 33e je reviens sur la féminine que je suivais au début. Au ravito du 35e, je retrouve Pascal qui était à l'épongeage du 8e km. Je m'arrête pour prendre des ses nouvelles, on va papoter une bonne minute. Je n'ai pas vu les autres copains, désolé. 

Je repars et je me remets à dépasser. Je dois dire qu'il y en a quelques-uns qui sont à l'agonie, dans le fameux mur. Je retrouve le monsieur qui ne voulait pas me voir devant lui au début de la course, mais là il ne peut pas me suivre. 39e kilomètre, je suis toujours bien, je dépasse une charmante runchic, Virginie, puis arrive une petite montée de pont qui semble faire beaucoup de mal aux coureurs devant moi. Quelques-uns tentent de s’accrocher mais malheureusement ils ne tiennent pas longtemps. 
De l'autre côté du pont, juste après qu'un coureur m'ait mis un vent (je pense qu'il avait un dossard), un bénévole annonce qu'après 500m ça descendra jusqu'au stade. 
Effectivement la fin de parcours me permettra de faire le dernier km en 5' si bien que je vais revenir à grandes enjambées sur le meneur d'allure des 4 heures, bien seul, que je dépasserai sur la ligne juste pour le fun. 


La médaille autour du coup, la puce retirée de la chaussure je file boire un coup puis arrive Marc que j'ai dépassé sans m'en rendre compte au 41e.
On papote vite fait car, comme toujours après l'effort, je me refroidis rapidement alors je récupère mon sac et file à la voiture mettre des vêtements secs.
Pour moi tout s'est bien passé, objectif plus qu'atteint avec une seconde moitié de course légèrement plus rapide que la première tout en étant à l'aise et sans bobo.
Le parcours, entre villes modernes, zones industrielles, campagnes et villages. ne présente pas de réel intérêt si ce n'est qu'il est très roulant et l'ambiance y est bien sympathique. 
Malgré le mauvais temps il y avait quand même pas mal de spectateurs répartis tout au long du parcours et si le beau temps avait été présent, je pense que nous aurions eu beaucoup plus d'encouragements.



Merci à l'organisation et à ThePinkRunner de m'avoir permis de passer un super moment.
Merci à tous les bénévoles pour votre dévouement, votre gentillesse et tous vos encouragements.
Merci pour tous vos messages qui font chaud au cœur.
Bravo à tous les concurrents.
Je reviendrai !

 La trace de ma montre :


ou sur openrruner

Compte tenu de la météo je n'ai pas fait beaucoup de photos, les voici avec celles récupérées des amis :




Les photos de Sébastien Briatte à l'arrivée ici


et une vidéo de l'organisation 
où j'apparais brièvement à l'arrivée






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mardi 11 novembre 2014

2014 11 02 - TCS New York City Marathon




Marathon de New-York

Avant de parler du voyage et de la course il me faut revenir sur quelques événements marquants qui ont précédé cette belle aventure.
Tout d'abord je ne remercierai jamais assez toutes les personnes qui ont déposé un message d'encouragement pour moi à l'occasion du jeu concours "Marathon de Paris – Nissan LEAF" organisé sur facebook en 2013 dont le seul lot était un voyage et un dossard pour le marathon de New York 2014 pour celui qui avait le plus de messages.
Les résultats devaient être publiés dans les jours suivants le marathon de Paris 2013 mais sans nouvelles après quelques semaines j'avais oublié et j'étais persuadé qu'une autre personne avait été plus encouragée que moi. 
Quelle surprise ce 14 mai 2013 en lisant mes mails à l'heure du déjeuner. Je n'y croyais plus, je n'y croyais pas. Pour quoi avoir mis autant de temps à me prévenir ? Peut-être ont il vérifié la validité des votes car il est facile de se faire des faux amis sur facebook pour avoir de nombreux votes, peut-être qu'une autre personne était mieux placée que moi mais a refusé ce beau cadeau, je ne saurais jamais. Bref, commencent quelques tracasseries administratives. 
J'ai immédiatement répondu que j'acceptais ce gain mais que n'ayant jamais voyagé je n'ai pas de passeport et qu'il me sera alors difficile de fournir les documents demandés dans le temps imparti. Le jour même leur service juridique me laissait un délai de 3 semaines :  Délai moyen qui figure sur le site de la préfecture de police de Paris pour l'obtention d'un passeport. Maintenant le problème c'est d'avoir un rendez-vous à la préfecture. Pour un passeport le rendez-vous est obligatoire encore faut-il que le site internet fonctionne. Je décide de me rendre sur place pour retirer un dossier et demander un rendez-vous. On me dirige vers un écran qui me propose des dates lointaines, ça va pas le faire. Une dame me dit d'insister, ça bouge beaucoup, des rendez-vous sont souvent annulés ou reportés. Je continue et après une quinzaine de minutes j'obtiens un créneau pour le lendemain matin, les dieux sont avec moi !
A peine 3 semaines plus tard j'avais ma pièce d'identité et j'ai aussitôt renvoyé tous les documents comme convenu. Mais comme je ne crois que ce que je vois, j'ai toujours du mal à y croire, je n'en parle pas trop. De temps en temps je reçois un mail de Camille qui me demande de compléter ou de signer de nouveaux papiers. En avril, après 10 mois sans nouvelles, une nouvelle décharge à signer puis à nouveau le silence alors qu'elle m'avait dit que j'en apprendrais un peu plus sur le voyage avant l'été. Sans nouvelle à la rentrée, je décide d'écrire pour savoir où on en est. J'aimerais bien connaître les dates de départ et de retour, l'hôtel qui m'a été attribué pour commencer à étudier la situation géographique.

La réponse m'informe qu'un colis va m'être envoyé très prochainement et effectivement quelques jours après, la veille des 10 km Paris centre, je reçois une belle tenue pour courir aux couleurs de la France et les premiers détails du voyage. Ca commence à prendre forme. On me dit aussi qu'une dizaine de jours avant l'épreuve je devrais recevoir le document nécessaire au retrait du dossard et effectivement, ma fille et moi avons reçu un guide détaillé du voyage et le fameux papier indispensable pour retirer mon numéro. J'apprends par la même occasion que je suis dans la seconde vague, orange, sas A, avec un départ de la course à 10h05.
A noter que le site internet de la course est exclusivement en anglais (alors que les sites des grandes courses françaises sont en plusieurs langues...), j'ai quand même compris les grandes lignes dont les consignes de sécurité comme l'interdiction de courir avec un camelbak, l’interdiction d'apporter une tente ou un duvet dans la zone de départ.
Me voilà donc en possession de tous les éléments pour cette aventure, car pour moi c'est une aventure. 
Pour ce voyage c'est ma fille Sophie qui m'accompagnera. Ma femme n'est pas intéressée puis il y avait un deal avec ma fille, elle votait pour moi si je l'emmenai... 

A l'approche de l’événement j'étais aussi excité qu'anxieux. Un si long voyage pour se retrouver dans un pays si différent et une langue que je maîtrise très mal, surtout à l'oral m'a fait passer quelques nuits difficiles. On fera comme tout le monde, faudra bien se débrouiller et puis j'ai bien étudié la carte et de nombreux collègues et amis m'ont donné de précieux conseils.
Voici donc le résumé de cette courte mais belle aventure. 

Jour 1 
Après une très très courte nuit, départ de la maison vers 3h20 du matin en direction d'un parking sécurisé ou un chauffeur nous attend pour nous emmener à l'aéroport. Mais sur place pas de chauffeur. Je le contacte par téléphone, il n'a pas l'air réveillé et sera un peu en retard. Ca me stresse encore plus, ça commence bien !
On arrive à l'aéroport Charles de Gaulle juste dans les temps. On trouve facilement les guichets de la compagnie Lufthansa mais pas d’accompagnateur Thomas Cook. On nous dirige vers des bornes où nous pourrons retirer nos billets quand enfin l’accompagnatrice arrive et nous aide. Les billets en mains, direction l'enregistrement des bagages puis passage des contrôles de sécurité pour rejoindre la salle d'embarquement où nous allons apprendre à être patient tout au long de cette journée. 
Premier vol en direction de Francfort sans problème et assez rapide. L'avion est loin d'être complet, je ne suis pas à côté de ma fille, on espère qu'il en sera autrement sur le vol suivant. Francfort, 2 heures d'attente avant d'embarquer à bord d'un appareil beaucoup plus grand. Nous ne sommes toujours pas côte à côte. Ce vol sera beaucoup plus long et pénible, impossible de dormir, mais au bout c'est l'Amérique !
A part les 26 personnes de l'agence Thomas Cook réparties dans tout l'avion, ce sont majoritairement des passagers allemands qui remplissent l'appareil, je ne comprends rien à ce qui se dit, heureusement les écrans sont multi-langues, je vais pouvoir regarder 2 films.. A l'approche de New York ça s’excite dans l'appareil. Beaucoup de personnes regardent par les hublots. Etant dans les rangées centrales je ne verrai rien si ce n'est que le soleil brille.
L'appareil posé, l'équipage est applaudi, il nous faut maintenant passer le guichet des services de l'immigration dont les agents sont réputés peu aimables. Les contrôles sont stricts et il faut bien respecter certaines règles comme ne jamais franchir la ligne tant qu'on y a pas été invité. Normalement on passe un par un mais Sandrine, notre accompagnatrice, est surprise de voir que plusieurs personnes peuvent passer au même guichet en même temps. Cela arrange ma fille qui passera avec moi. 
Next ! c'est notre tour. Nous aurons la chance de tomber sur un agent très agréable qui me souhaite bonne chance pour le marathon dimanche. Nous récupérons nos valises et il nous faut faire à nouveau la queue pour remettre à un agent des douanes un document qu'on nous a demandé de remplir dans l'avion. Cette dernière étape franchie, nous sommes aux Etats-Unis, à New-York !!! 

Bank of America Tower
Une autre accompagnatrice de l'agence nous attend et prend le relais jusqu'à notre hôtel. Le trajet se fera en bus et elle nous donnera des informations sur le séjour et quelques bons conseils.
Premier constat, le trafic routier est pire qu'à Paris. Deuxième élément marquant l'absence des 2 roues, pas de moto, pas de scooter.
Quand on arrive à Manhattan, on est à la fois surpris par ce gigantisme, de la démesures mais on a tellement vu cette ville à la télé, dans les séries, au cinéma qu'on a l'impression de la connaître.
La circulation dans Manhattan est un véritable enfer si bien qu'on arrive à l’hôtel avec un peu de retard. J'avais prévu d'aller retirer mon dossard dès notre arrivée mais je n'aurai pas le temps de surcroît nous sommes fatigués (surtout moi). Nous prenons possession de notre chambre, nous avons la chance d'avoir une vue magnifique sur Times Square, sur la Bank of America Tower  et sur le Condé Nast Building. Un truc de fou !!
D'autres constats. Premièrement les américains doivent être doués pour bien viser dans les toilettes car il n'y a pas de brosse. Le second, c'est que du 48e étage de l'hôtel on entend pas trop le bruit de la rue ce qui n'est pas le cas les sirènes de police, des ambulances et des pompiers; Pour terminer, ils utilisent beaucoup plus le klaxon que les parisiens.
Après s'être posé une bonne heure à attendre qu'on nous monte nos valises il nous faut aller manger et là il va bien falloir trouver quelque chose qui nous plaise mais surtout il va falloir communiquer pour commander et payer...
Le soleil s'est couché quand nous descendons. Nous allons découvrir le quartier, Times Square et tous ses écrans géants qui illuminent le quartier. Nous allons nous éloigner un peu de cette foule pour trouver un coin plus calme. On va hésiter longtemps surtout que ma fille ne souhaite pas parler anglais, papa, démerdes toi ! Finalement, après avoir marché pas mal de temps il faut bien se lancer. Nous sommes attirés par une pizzeria qu'on a pas l'habitude de voir chez nous. Les parts sont énormes. L'établissement ne paye pas de mine mais on s'est bien régalé même si c'est beaucoup plus épicé que chez nous.
Comme le lendemain matin on doit se lever très tôt pour une visite de Manhattan on s'arrête dans une boutique pour prendre un croissant et un pain au chocolat. Et oui, on en trouve là-bas, pas le même goût mais pas trop mauvais quand même.

Jour 2
Une première nuit agité. Il a fallu trouver une solution pour calfeutrer la fenêtre de toutes les lumières et des flashs des écrans géants de Times Square. On se croirait en plein jour à minuit.
7H30, comme prévu nous sommes au rendez-vous pour une visite guidée de Manhattan.
Le guide est un américain amoureux de New York qui a vécu à Paris pour avoir travaillé à l'unesco.

Times Square
Central Park














Il va nous raconter de nombreuses anecdotes sur chaque quartier traversé et n'oublie pas de nous donner quelques conseils. Notamment sur les toilettes publiques qui sont rares dans Manhattan, alors avant de quitter un établissement, un bar, un magasin, ne pas oublier de passer par les restroom. A mi-visite et avant de nous rendre tout au sud de l'île, nous nous sommes arrêtés à Cnntral park pour profiter des toilettes du Conservatory Garden, sont bizarres leurs wc....
Une visite très intéressante et instructive mais elle ne durait que la matinée et notre guide nous aurait bien montré d'autres merveilles.
Il est un peu plus de midi quand le bus dépose ceux qui souhaitent aller retirer leur dossard à deux rues du Javits Center.  En chemin je vais découvrir des parkings particuliers pour voitures. Les places sont rares et donc chères. La ville a été construite sur un sol rocheux (schiste) qui n'a pas permis de faire de grands sous-sols et donc pas ou peu de parking sous-terrain.
Nous avons aussi droit aux sirènes et klaxon assourdissants des pompiers en intervention, un truc de fou, c'est New-York !!!
A noter que nous sommes le 31 octobre, jour d'Halloween et là-bas c'est une journée particulièrement importante. Nombreuses sont les personnes déguisées sur les trottoirs. Certains vont même au boulot dans des tenues pour le moins surprenantes.

Les citrouilles sont aussi de sortie. Le guide nous a montré des endroits ou passait la parade d'Halloween, mais c'est un peu loin pour nous et il y a aussi la parade des nations à Central Park suivi d'un feu d'artifice qui ouvrent les festivités du marathon sans oublier une conférence de Dominique Chauvelier dans notre hôtel pour nous parler de la course. On ne pourra pas tout faire.

Le retrait du dossard se fait rapidement et je ne m'éternise pas sur place, c'est très commercial et ça n'intéresse pas du tout ma fille qui est pressée d'aller faire du shopping ailleurs. Retour à l'hôtel pour nous alléger et grignoter ce qu'on a acheté dans un petit supermarché de la 43e rue.
Mon appareil photo principal ne veut plus rien savoir, l'objectif est coincé ce qui a le don de m'énerver. Tant pis, je vais devoir faire sans. Nous avons fait les boutiques de la 5e rue en partant et celles de la 6e rue en revenant. Passage à l’hôtel pour déposer les sacs, nous sommes bien épuisés mais ma fille est contente d'avoir trouvé les chaussures qu'elle voulait et quelques cadeaux à ramener. Cadeaux souvenirs beaucoup moins chers que dans la boutique de l'hôtel.
Nous repartons vers Central Park toujours à pied pour la parade des nations. Des coureurs de chaque pays ont été sélectionnés pour défiler en tenue traditionnelle avec porte drapeau et un magnifique feu d'artifice à la fin. Nous n'aurons pas la chance de voir l'intégralité du défilé mais nous profiterons du spectacle pyrotechnique.
Une fois terminé, nous allons rentrer par un autre chemin histoire de découvrir de nouveaux quartiers, manger vite fait pour filer au lit tôt car le programme est chargé demain. On suivra un peu la parade d'Halloween à la TV tout en essayant de remettre mon appareil photo en état de marche.

JOUR 3
Après un vendredi correct côté météo c'est un ciel bien chargé et pluvieux qui apparaît à l'ouverture des rideaux.. Ca tombe mal, j'ai réservé de Paris une balade en bateau, le grand tour de Manhattan avec passage près de la statue de la Liberté. Au passage, j'ai réussi à faire fonctionner de nouveau mon appareil photo préféré.

Intrepid Sea, Aair & Space Museum
On se rend au pier 83 où nous devons embarquer pour une croisière d’environ 3 heures. Nous sommes bien an avance. On va faire un petit tour du quartier où on observera un long cortège de camion UPS sortant du dépôt escorté par la police. Ce sont les véhicules qui transporteront les affaires que nous laisserons avant de courir le lendemain du côté de Staten Island et que ces camions rapporteront à l'arrivée. 11H30 nous nous installons dans le bateau. Les conditions météo ne sont pas bonnes pour se mettre en extérieur, tant pis pour les jolies photos...
A midi trente la promenade commentée uniquement en anglais commence. Pour savoir ce qui se dit on doit acheter un bouquin, on fera sans. Je me rends compte rapidement que je ne pourrai pas faire de photo de l'intérieur, trop de buée et d'eau sur les vitres, je décide de sortir même si je risque d'être trempé et d'avoir froid.

Après cette belle balade ma fille m'emmène faire de nouvelles boutiques... Je zappe la pasta party du marathon. J'avais un ticket pour aller manger à 16h30. Trop tôt pour moi et puis je me méfie de ces soirées où souvent on a pas grand chose à manger sans oublier que je n'ai pas acheté de ticket pour ma fille ($ 40) compte tenu que je ne savais pas à quelle heure se terminerait précisément notre croisière...














A l'hôtel, un membre de l'équipe Thomas Cook cherche à refiler ses places pour le concert de Bruel, ce qui est fort gentil mais je ne suis pas intéressé, demain il y a une course et un réveil très matinal.
Ce soir c'est resto pour manger des pâtes. Nous en avions repéré un pas loin de l'hôtel, sauf qu'on a pas réservé et qu'il a la queue sur le trottoir. On se rabat sur un autre établissement un peu plus loin portant un nom bien de chez nous "Marseille". Ils servent des pâtes mais pour un peu plus cher mais c'était pas mauvais.
Une fois rassasié et avant d'aller au lit je prépare mes affaires pour le lendemain, j'accroche le dossard sur mon maillot et je n'oublie surtout pas que New-York change d'heure cette nuit. Une semaine après la France, il faut à nouveau reculer d'une heure et réveil prévu à 3h40 pour être au petit-déjeuner vers 4h20.

JOUR 4 : Le marathpn
Mon sommeil a été un peu perturbé par de nombreuses sirènes de police ou d'ambulance qui ont retenti une bonne partie de la nuit. Je file vite fait à la douche et me mets en tenue, comme tout a été bien préparé la veille ça va vite.
Ma fille ne tient pas à m'accompagner au petit déjeuner qui est offert ce matin de course, c'est trop tôt. Elle va faire une grasse matinée avant d'aller faire d'autres boutiques dont le M&M's store qui n'est pas loin de l'hôtel.
Je suis dans les premiers à me présenter à l'entrée de la salle de restauration, les tables ne sont pas encore prêtes. Ayant déjà avalé un café dans la chambre je vais prendre un petit déjeuner léger et je serai dans le premier bus à quitter l'hôtel en direction de la zone de départ, un fort militaire sur l’île de Staten Island.

Il est un peu plus de 5h30 quand nous quittons le Millenium Broadway Hotel. Les ponts ferment à 7h00 il faut donc que tous les bus soient passés avant ou alors il faut y aller par ses propres moyens : métro, ferry et bus. Comme je ne connais pas je ne m'aventure pas dans là dedans.
Un accident sur le pont Verrazzano occasionne un beau bouchon. Un vent violent a renversé une remorque, ça promet pour la course... Quand nous descendons du bus il y a déjà une longue queue de coureurs. C'est qu'il nous faut passer les contrôles de sécurité comme à l'aéroport, c'est que la police est très présente sur toute la zone, on ne badine pas sur la sécurité.
Une fois dans le fort Wadsworth, il y a des bénévoles partout pour nous orienter. Je trouve facilement la zone orange qui correspond à ce qui figure sur mon dossard. Il y a de quoi manger et boire mais faut faire la queue. Des messages sont diffusés dans toutes les langues et défilent aussi sur un écran géant, difficile de faire mieux et pourtant, y'en a qui vont tout faire à l'envers.
J'ai repéré les camions où je laisserai mes affaires que je récupérerai après l'arrivée. Chacun tente de se mettre à l’abri de ce vent glacial. Il fait dans les 3 degrés mais ce vent violant nous glace d'autant que le soleil se dissimule derrière des nuages de plus en plus nombreux et menaçants.
Il est 8 heures, les coureurs de la première vague sont appelés dans les SAS. Je me rapproche des camions et me mets en tenue. Je garde un gros pull que je quitterai au dernier moment et un sac poubelle pour me protéger du vent, je laisse les autres affaires dans un sac qui nous a été remis et je le dépose au camion UPS correspondant à mon numéro de dossard.













Contrairement aux autres, je ne vais pas chercher à m’asseoir,  si je fais comme eux je serai transis de froid. Je reste donc debout et piétine en me rapprochant doucement de mon sas A qui signifie que je serai en tête du peloton.
La première vague n'est pas encore au complet que je vois s'élancer un groupe, certainement les élites féminines. Effectivement, ici les professionnelles partent trente minutes avant les élites masculines immédiatement suivies de la première vague.

Je croise pas mal de français, on se salue et on se souhaite une bonne course. Les bénévoles annoncent la fermeture des SAS pour la première vague, la seconde vague dont je fais partir se prépare à entrer, une longue queue apparaît.
Un, puis deux puis trois hélicoptères nous survolent, ça sent le départ. On entend au loin l'hymne Américain très applaudi à la fin puis un gros coup de canon qui donne le départ de la course, ça donne des frissons.
On voit partir doucement les coureurs des différents sas orange de la première vague. Il doit être un peu plus de 9h50 quand les portes des sas s'ouvrent pour nous.
Je souhaite me soulager avant de partir et je fais la queue aux toilettes. Ici, il y en a partout, pas besoin de se trouver un buisson pour faire ses besoins et salir ce camp militaire en activité. Je suis en compagnie de deux français qui font leur premier New-York et pour le plus jeune son premier marathon.
A peine sorti des toilettes les portes s'ouvrent et nous nous dirigeons doucement vers le pont Verrazzano ou nous sommes canalisés par des bus collés les uns aux autres. Je pense qu'ils doivent aussi nous séparer des dossards bleus.

Je me retrouve à une trentaine de mètres de la lige de départ sur la partie supérieure du pont. Je ne comprends pas ce qui se dit au micro mais tout le monde crie, siffle tape dans les mains puis tout à coup un gros coup de canon retenti, c'est parti avec "New-York New-York" en fond sonore et un soleil qui revient pour nous souhaiter bonne course.
J'ai quitté mon gros pull qui sera distribué à des personnes nécessiteuses et là je regrette un peu car le vent sur le pont est terrible. Des bonnets, des casquettes s’envolent, je protège mon dossard pour qu'il ne s'arrache pas.

Ca commence par grimper un peu mais on est frais et depuis le temps qu'on attend on a envie d'en découdre si bien que l'allure est déjà trop élevée. J'ai vu devant moi un concurrent avec un panneau 3h45, un meneur d'allure que je me promets de na jamais dépasser mais dès l'entrée dans Brooklyn, second quartier (borough) de New-York à être traversé par la cuorse, je le perds de vue tellement pris par l'ambiance et cette foule qui veut toucher du marathonien.
Tous les miles (un peu plus d' 1,6 km) nous avons droit à un ravitaillement en liquide uniquement organisé de la même manière. De chaque côté de la chaussée les premières tables distribuent du Gatorade, une boisson énergétique puis les tables suivantes de l'eau plate et le ravitaillement se termine par des toilettes (Paris pourrait s'en inspirer pour mettre plus de toilettes).
Les bénévoles sont en nombre suffisant pour distribuer correctement les gobelets aux coureurs, c'est nickel. Je les remercie, j'ai droit à "you're welcome". Les 2 premiers ravitaillements je goutterai à la boisson énergétique avant d'alterner avec de l'eau plate. Régulièrement on trouve aussi des tapis de chronométrage si bien que je suis un peu perdu dans les distances. Mon gps, que je consulte peu, m'affiche une allure trop rapide qui ne me laisse aucune chance de bien terminer cette épreuve mais je n'arrive pas à lever le pied emporté par l'ambiance.
Les kilomètres s’enchaînent super bien, l’ambiance est indescriptible. Les pancartes sont nombreuses, les encouragement "Go France", "Do the job", "Allez les bleus" avec un accent américain sont incessants. Je remercie d'un geste et je tape dans des mains... Les groupes de musique se succèdent aussi, c'est de la folie, c'est la démesure américaine.
J'arrive à bien voir le 10e km, mon gps est pile poil synchro, une première. Je passe le tapis en 52 minutes, je me suis un peu cramé, tant pis, c'est pas grave, je suis là pour en profiter mais si on peut éviter de souffrir c'est quand même mieux.
L’ambiance est toujours aussi survoltée. Ils sont de plus en plus nombreux à tendre les bras pour qu'on leur tape dans la main.. De temps en temps j'entends des "Allez la France" sans accent, c'est qu'ils sont nombreux nos compatriotes à vivre à New-York..

Cette ligne droite est interminable et le peloton s'est bien réparti sur toute la largeur de cette immense avenue si bien qu'on ne se bouscule pas, il y a la place pour s'exprimer sans être gêné et sans gêner les autres.
Certains blocs de maisons montrent des visages différents de la ville. Quand je vois des maisons aux fenêtres barricadées au rez-de chaussée et au premier étage je me demande où je suis. A chaque intersection se sont des policiers qui assurent la sécurité, les ravitaillements se succèdent et pour l'instant le vent semble s'être calmé et le soleil nous accompagne. Le quartier semble désormais être plus "latino" de part les spectateurs qui nous encouragent et les nombreuses références à l'église.
Mais vers le 15e kilomètre l'ambiance survoltée laisse place à un calme surprenant. Nous sommes dans le quartier juif dont la population n'a que faire de notre aventure. Deux bons kilomètres plus loin on retrouve cette foule survoltée.
La marque du semi-marathon se trouve à l'entrée d'un pont, le Pulaski Bridge qui va nous faire entrer dans le Queens, troisième arrondissement de New-York que nous foulons. Là commence les difficultés dont la suivante sera la traversée du long Queensboro bridge qui nous emmène sur la première avenue de Manhattan, 4e arrondissent de la ville que nous traversons.
Pour moi ça se complique. Je n'ai rien avalé de solide depuis le petit déjeuner, soit plus de 5 heures sans rien manger. Je comprends pourquoi certaines personnes ont demandé à prendre quelques aliments avec eux avant de quitter l'hôtel.

Sur la première avenue
Nous en sommes au 26e km environ et le ravitaillement solide est au 30e. Quelques spectateurs tendent des aliments mais comme je ne sais pas ce que c'est je m’abstiens. Un enfant tend une banane mais elle ne sera pas pour moi car un autre coureur sera plus rapide, j'enrage ! Je prends mon mal en patience mais ça devient de plus en plus dur.
Je fais toujours des photos en trottinant ce qui me fait oublier quelque peu ma fringale quand arrive enfin ce ravitaillement... en gels. J'ai tellement faim que j'en avale 3 ou 4 différents. Ca me laisse un goût sucré dans la bouche mais l'eau du ravitaillement suivant dissipera tout ça. Mais c'est que j'ai toujours un gros coup de barre alors que d'habitude ça se produit vers le 36e km. Je sais que je terminerai cette belle course mais je ne sais pas dans quel état d'autant qu'ils sont déjà nombreux à s'étirer et à marcher sur le côté de la chaussée. Et encore un pont pour fouler sur 1 bon kilomètre un Bronx survolté lui aussi. Le Bronx est le cinquième et dernier borough de New-York que nous traversons.

Nous nous retrouvons sur la partie nord de la 5e avenue qui traverse Harlem, un quartier de Manhattan.
De nouveau une longue ligne droite, on se croirait sur les lignes droites des 100 km des étangs de Sologne mais avec un public sans commune mesure.
Je sais qu'au bout de cette avenue se trouve Central Park et l'arrivée, mentalement ça aide d'autant qu'il reste moins de 8 bornes. Nous contournons le Marcus Garvey Park pour reprendre la 5e de l'autre côté.
Là je tombe sur une pancarte que je dois photographier, je fais demi-tour.













Je vois au loin ce long cortège de coureurs qui ne semble toujours pas entrer dans central park. Que c'est long et puis j'ai mon genou gauche qui tire le signal de détresse. C'est la première fois qu'il me fait ça, qu'est-ce qui va me tomber dessus ?
Je l'oublie un peu quand j'entre enfin dans Central Park. La foule se fait encore plus dense au début mais un peu plus loin, mesures de sécurité obligent, il y aura moins de monde vers la sortie.
Le profil du parcours se complique légèrement et maintenant c'est l'arrière de la cuisse droite qui m'ennuie alors que le genou va bien.
Je me dis que je ne terminerai jamais ce marathon en bon état. Je lève le pied d'une allure qui n'est déjà pas terrible, puis ça descend un peu pour quitter le parc, ça semble aller mieux.
Je passe quelques concurrents dont certains sont à l'agonie jusqu'à Colombus Circle où nous entrons à nouveau dans Central park pour la dernière ligne droite.
Un panneau annonce 400m. Ils seront interminables, j'ai envie d'en finir. Bip bip, je lève les bras au ciel, je l'ai fait.
Mon chrono affiche un peu plus de 4 heures, peu importe, l'important n'est pas là, je suis hyper heureux de recevoir cette belle médaille.

Nous sommes photographiés de toute part puis on nous remet un sac ravitaillement comme ça tout le monde à la même chose et on ne s'éternise pas au ravitaillement alors qu'à Paris pour accéder à certaines tables faut jouer des coudes car certains ne pensent pas aux autres...

J'ai fait le marathon de New York !!! je n'y crois pas !
Les "congratulations" fusent de toute part, l'émotion me gagne. Il me faut récupérer mon sac pour me changer avec des vêtements secs or mon camion est dans les derniers tout au bout, il me faut marcher presque 2 bornes.
Je croise de nombreux bénévoles qui nous félicitent et nous demandent si tout va bien.
Finalement, ça ira vite et aussitôt changé, je vais rejoindre ma chambre pour une bonne douche non sans faire un sacré détour car de nombreuses rues sont bloquées par la police. Cela me permettra de faire une belle balade et quelques photos supplémentaires.
Dans les rue de la ville les félicitations continuent. Je suis aux anges mais pas pour longtemps car une fois rentré ma fille m'annonce que sa sœur veut un pull alors je grignote vite fait, prend une douche et c'est reparti pour de nouvelles aventures.

Les emplettes terminées il est l'heure de s'offriir un peu de réconfort, ce sera deux bonnes part de pizza et une petite bière avant de préparer les valises et de filer au lit car demain matin, dernières heures pour profiter de ce beau séjour.

JOUR 5
3 novembre, c'est mon anniversaire !!

Nous devons rendre nos chambres pour midi, c'est aussi l'heure à laquelle les bus nous emmènerons à l'aéroport.
Je zappe la gravure de la médaille et le t-shirt finisher, j'ai prévu d'aller au Top of the Rock, le plus haut building du Rockfeller Center. Moins renommé que l'Empire State Building mais plus facile d'accès car à deux blocs de l'hôtel et on y fait moins la queue. D’autre part, il offre un panorama unique sur Central park et son ascenseur est particulier. Nous sommes présents dès l'ouverture où il y a déjà quelques personnes qui attendent mais ça ira vite et je ne regretterai pas d'y être allé.
La vue est époustouflante. La visite terminée il nous reste un peu de temps pour flâner et faire les dernières boutiques avant de quitter cette ville au charme particulier mais avec le regret d'avoir raté plein de choses faute de temps.
A mon retour je découvrirai des quantités de messages incroyables d'encouragement et de félicitations que soit soit sur facebook, dans les mails, par sms. Je suis impressionné et cela me touche énormément. Merci à vous tous ! 


Merci à Nissan de m'avoir fait ce beau cadeau.
Encore merci à tous les participants au jeu Nissan, sans vous je serais resté à Paris.
Merci à Camille de m'avoir aidé dans les démarches.
Merci à Nadine pour ses dollars revendus sans frais !
Merci à l'organisation et à tous les bénévoles du TCS New York City Marathon
Bravo aux 50 564 finishers !
Merci à tous les accompagnateurs Thomas Cook. Ils ont été à l'écoute et de très bons conseils.


La trace de mon GPS :

Mes photos





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mercredi 3 septembre 2014

2014-08-30 - 50 km de la Sologne des rivières

50 km de la Sologne des Rivières 

Réveil très matinal ce dernier samedi du mois d'août pour nous rendre au départ des 50 km de la Sologne des rivières qui se déroulent à Theillay dans le Loir-et-Cher.
Pascal partira en même temps que moi mais pour les championnats de France des 100 km. Isabelle l'accompagnera à vélo tout au long de cette aventure, une mission bien délicate.

Nous sommes arrivés très tôt la veille pour retirer notre dossard. Après avoir mangé sur place et fait le tour d'un village désertique, nous récupérons nos cadeaux et ces morceaux de papier qu'il nous faudra afficher sur nos tenues le lendemain.
Nous prenons ensuite la direction d'un petit village situé à une petite cinquantaine de kilomètres, chez les parents de Pascal qui ont la gentillesse de nous héberger pour l'occasion. Je les remercie très chaleureusement au passage. Ce sera l'occasion de discuter du bon vieux temps puisque sa maman était ma chef quand j'ai pris mes fonctions aux Archives nationales.

Nous sommes dans les temps pour rejoindre la quarantaine de coureurs du 50 km et les 200 concurrents du 100 km. A 20 minutes du départ les accompagnateurs vélos sont invités à se rendre en convoi au 5e km pour y attendre leur champion(ne). Pour moi pas d'accompagnateur, c'est pourquoi j'emporte avec moi un baladeur.
Contrairement à ce qui avait été dit la veille, à savoir dossard devant et derrière pour tout le monde, ce matin il est annoncé que les coureurs du 100 km ne doivent porter qu'un seul dossard placé sur la poitrine. J'aide donc Pascal à se débarrasser du papier en trop. Des dossards imprimés pour rien !

En cherchant des têtes connues, je pense reconnaître Greg mais comme je ne suis pas certain je n'ose l'aborder. Avec Pascal on va regarder la liste des inscrits mais sans nos lunettes, aucune certitude. Nous partons à la recherche de Francine et Marc qui accompagnent une amie qui débute sur la plus longue distance. Nous croisons des coureurs de l'AOC Charenton qu'Isaeblle connaît bien puisqu'elle est licenciée dans ce club proche de la capitale. Autant dire qu'entre Pascal et Isabelle les vannes fusent... Nous leur souhaitons bonne course. 
Marc et Francine sont fins prêts, ils nous présentent Karine qu'ils vont tenter d'accompagner jusqu'au bout de ce défi. Mais pas trop le temps de bavarder, l'heure du départ approche. Une petite photo avant de partir, on se souhaite bonne course et l'aventure commence, il est 6h30 !













Pascal m'expose vite fait sa stratégie. Elle est simple, courir le plus longtemps possible à 11 km/h et gérer comme il pourra après... Comme je n'ai pas d'objectif particulier je décide de l'accompagner jusqu'à ce que nos chemins se séparent, soit entre le 17e et 18e km à Salbris.
Il fait bien frais de si bonne heure dans la forêt solognote. J'ai donc bien fait de mettre des manchettes. Ça papote un peu dans le peloton, ça s'observe aussi. Pascal salue Stéphane Mathieu. Les kilomètres défient tranquillement pendant que le jour se lève. Arrive déjà le point de rencontre avec les accompagnateurs. Nous les passons tous sans voir Isabelle. Pascal est un peu inquiet mais elle s'est mise en retrait un peu plus loin, on ne peut pas la rater.
Le premier ravitaillement est déjà là. Pascal et moi avalons un gobelet d'eau vite fait et on reprend rapidement notre allure qui semble être légèrement plus rapide que celle prévue, mais je ne dis rien. Les lignes droites de cette belle forêt se dessinent. On sait ce qui nous attend. Nous revenons petit à petit sur Nadine alors qu'Isabelle a fait demi-tour pour aller saluer Marc et Francine à l'arrière du peloton.
Pascal m'informe qu'au prochain ravitaillement il s'arrêtera pour une petite pause technique et fera ainsi d'une pierre deux coups. Et ce second ravitaillement arrive déjà. La pause s'éternise un peu, je l'attends. Nadine en profite pour nous passer. Nous repartons avec l'envie de rattraper le temps perdu en passant à 12 km/h. Je sais que ça va me griller pour la suite mais ce n'est pas grave. A cette allure nous passons quelques concurrents.

La première ville traversée, Salbris, approche. Je suis étonné de ne pas encore avoir vu les premiers comme en 2009 quand j'avais fait les 100 km. De son côté Pascal s'inquiète de l'absence de son accompagnatrice mais peu de temps après, juste avant d'entrer dans Salbris, elle revient sur nous.
Pascal propose à Isabelle de l'attendre au prochain ravito pour qu'elle s'économise puisque les concurrents du 100 km font un petit tour dans la ville pour reprendre le même chemin dans l'autre sens, ce sera 5 km de gagné pour elle. Et ce 3e ravitaillement se présente. Je souhaite donc bonne chance à Isabelle pour la suite de l'aventure car elle va se poser là et attendre le retour de Pascal.
Il m'annonce que nous avons passé le 15e km en 1h17, soit une moyenne de 5'10 au kilo alors que mon allure marathon est plus proche des 6'. C'est l'assurance d'une mort annoncée.
Nous croisons enfin les premiers du 100 km. Les écarts sont serrés. Pascal reconnaît quelques célébrités, des coureurs qu'il a fréquenté au championnat de France des 24 heures.
Arrive le point de séparation de nos parcours. Pascal va tourner à gauche pour faire demi-tour alors que moi je vais aller tout droit. Je le quitte en l'encourageant, désormais je suis seul, très seul car nous ne sommes pas nombreux sur le 50 km et les écarts sont importants entre nous.

A la sortie de la ville, on nous dirige sur un chemin très agréable en retrait de la circulation. J'observe que la ligne d'arrivée, matérialisée par une banderole tendue entre deux arbres est située là,. Il nous reste 32 km environ, soit un aller-retour de 16 km. Je dépasse un coureur qui s'est arrêté pour se soulager. La longue ligne droite me permet de voir quelques coureurs très loin devant. Après plus de 2500 m sur ce sympathique chemin, entre le 21e et 22e km, un ravitaillement nous attend juste avant de retrouver le bitume.
Alors que je revenais sur une féminine, celle-ci, équipée d'un sac à dos avec le nécessaire pour s'alimenter et s'hydrater, ne s’arrête pas aux tables et reprend pas mal d'avance. Pendant ma pause restauration, le monsieur dépassé quelques kilomètres plus tôt me rejoint. Malheureusement pour lui il n'y a pas de salé aux ravitaillements du 50 km. Nous repartons ensemble. Il a la gentillesse de me proposer à manger mais comme j'ai pris ce dont j'avais besoin quelques secondes auparavant je décline gentiment son offre.
Il est en meilleure forme que moi et le trou se creuse rapidement. Je vais néanmoins repasser brièvement son accompagnatrice qui s'est arrêtée pour cueillir un énorme champignon. Par contre la fille devant moi s'arrête de plus en plus souvent. Je la dépasse sur cette très longue ligne droite qui me fait arriver au 5e ravito vers le 27e km.

Pour l'instant tout va bien, juste un petit arrêt pour me soulager à mon tour. J'ai le temps de constater les dégâts que font les sangliers sur les bords de la route. A certains endroits, les accotements sont labourés par ces cochons qui ont pourtant d'immenses forêts à leur disposition pour y trouver leur nourriture.

Vers le 29e km je croise le premier sur le chemin du retour, il en est au 40e. A peine deux minutes plus tard voilà le second, puis le 3e... Tous sans exception auront un mot gentil, je les encourage aussi. Puis c'est Franck qui arrive. Il est satisfait car certain de passer le marathon sous les 3h30, je le félicite.
Juste avant le carrefour pour prendre la route de Pierrefitte-sur-Sauldre, un ravitaillement nous est proposé, j'en suis au kilomètre 32,5. Un gobelet d'eau à peine avalé que Greg et son suiveur sont sur le chemin du retour. Il ne s'arrête pas, juste une tape amicale, on s'encourage pour la suite. C'était bien lui que j'avais vu avant le départ.
Tiens, une petite descente !. Et si ça descend à l'aller, ça remontera au retour... On a quitté la forêt et le magnifique soleil fait monter progressivement la température.
Pas grand monde pour nous accueillir à Pierrefitte. A  part les signaleurs et les 2 dames très sympathiques du ravitaillement à côté de l'église, au centre du bourg, la population ne semble pas intéressée par la manifestation.
Peu de coureur s'arrête à ce ravitaillement car la majorité a un accompagnateur avec tout le nécessaire. Les bénévoles sont contentes de papoter un peu mais je ne peux pas m'éterniser, j'ai encore 17 km à faire.

Et c'est reparti. Mais la côte va faire baisser nettement ma moyenne.
J'en suis au 36e kilomètre, c'est souvent là que je craque sur un marathon, ce sera le cas ici aussi. Je suis dépassé par premier puis un second coureur portant un maillot aux couleurs du marathon des sables. Ils auront des mots gentils pour me réconforter mais quand ça veux plus, ça veut plus.
Je paie aussi la première partie de course trop rapide. S'ajoute à cela un petit soucis, l'absence de toilettes et les immenses propriétés boisées, généralement des domaines de chasse privés, sont clôturées. Je prends mon mal en patience jusqu'au 42e km où je trouve un échappatoire. Je vais perdre au moins 4 minutes ce qui me fait passer le marathon en 4h01 pile poil.

Quelques centaines de mètres plus loin, à l'avant-dernier ravitaillement, je vais prendre deux carrés de chocolat mais je sens tout de suite que ça va pas passer. A partir de là, plus rien ne va mais je garde quand même le moral.
J'arrête de regarder ma montre qui affiche une moyenne qui baisse inexorablement. Je trottine avec des séquences de marches qui se font de plus en plus nombreuses. Désormais je ne croise plus personne depuis pas mal de temps et les coureurs devant sont très très loin que je ne peux les voir et derrière personne à l'horizon. J'hésite à mettre la musique mais comme il ne reste que 6 bornes environ, je vais faire sans.  Par contre j'ai de plus en plus chaud alors j'enlève buff et manchettes.

Salbris n'est plus loin. Un petit faux plat et me voici au dernier ravitaillement. Deux concurrents profitent de mon arrêt aux stands pour me passer, je ne pourrai jamais revenir sur eux. J'avale un coca pour essayer de faire passer ce chocolat et ça semble être efficace. Je repars pour les 3 petites bornes qui me séparent de l'arrivée sur cette paisible et jolie allée.. Un rapide coup d’œil au chrono et je me rends compte que je peux encore être sous les 5 heures ce qui serait un exploit et c'est ce que j'ai réussi à faire.

Je passe la ligne d'arrivée heureux d'être allé au bout de cette belle course.
Une dame me remet un sac en guise de cadeau "finisher" puis je vais m’asseoir pour profiter d'un dernier ravitaillement.
L'un des 2 coureurs à avoir terminé devant moi est en train d'être interviewé. Quand il se retourne, il aura un mot gentil c'est là que je me dis que ce visage ne m'est pas inconnu (c'est en voyant son nom dans la liste des 44 coureurs classés que j'ai tilté !!).
Je vais me changer vite fait pour profiter de la navette au plus vite car je tiens à être présent à Theillay pour accueillir les centbornards à leur arrivée.

Merci à l'organisation, à tous les bénévoles qui font tout pour que notre course se déroule au mieux. Merci à tous les coureurs qui ont eu des mots d'encouragements bien sympathiques.
Bravo à tous les coureurs du 50 et du 100 km et un bon rétablissement à tous ceux qui ont dû abandonner.
Un bravo spécial à Pascal et Isabelle qui ont fait une très belle course !! on remet ça quand vous voulez !
Mille merci à ma famille qui me laisse courir...
Enfin, un ENORME merci aux parents de Pascal pour leur accueil et leur générosité.

La trace de mon GPS Garmin

La même trace mais sur Opnerunner

Mes photos:
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