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mardi 3 février 2015

2015 02 01 - 34 km Trail des marcassins (95)

C'est à une vingtaine de kilomètres au nord de Paris, à Saint Brice Sous forêt pour être précis, que les traileurs se sont donnés rendez-vous ce 01 février 2015 pour le trail des marcassins.
Un 34 km départ à 9h15, un 17 km à 9h45 et une marche nordique à 9h50 sont au programme de la matinée.
Depuis la disparition de l'Ice Trail qui se déroulait non loin de là, à peu près à la même période, c'est la première épreuve nature d'une trentaine de kilomètres organisée dans la région, un test pour les futurs participants à l'eco-Trail de Paris notamment.

Après les 82 km du tour du canton début décembre, je me suis bien reposé pour reprendre en janvier. Ce sera ma première course de l'année. Pour le coup l'ami Pascal s'est aussi inscrit et il y retrouvera quelques-uns de ses camarades de club.
Florian, le fils d'un collègue qui m'avait accompagné en novembre dernier aux Flambeaux, sera là aussi en compagnie de Karine tous deux sur la plus longue distance et de Christelle en mode supportrice.

En quittant la maison nous constatons que le ciel semble être dégagé mais avec le jour qui se lève c'est malheureusement la grisaille qui se profile. Il fais bien frais quand nous laissons la voiture sur le parking du supermarché, pourvu qu'elle redémarre après la course...
Ce parking sera aussi le point de départ de cette aventure.
Nous trouvons le village de la course après avoir tournicoté un peu. Le dossard en main nous saluons Florian, Karine et Christelle qui viennent d'arriver.













On fait un petit tour rapide du coin pour voir à quoi ressemble les vestiaires, finalement on se changera et on laissera nos affaires à la voiture.
En chemin nous croisons les coureurs de la SAM Paris qui seront au départ du 34 km. Nous les saluons puis nous filons nous changer, nous avons une quarantaine de minutes devant nous.

Ca commence mal pour moi. Déjà je n'ai pas envie de courir et en plus ma montre est bloquée et refuse de se mettre en marche. Je ne sais plus comment on fait un reset de ce GPS. Après m'être énervé sur toutes les combinaisons possibles il redémarre enfin.
Pascal salue les autres membres de son club qui s'aligneront au départ du 17 km. Quelques photos, quelques foulées pour se réchauffer puis nous rejoignons le reste du troupeau..
Je me retrouve quasiment en queue de peloton quand tout ce petit monde s'élance sans même un coup de feu ou un coup de sifflet, je mets le chrono en marche.
Quelques centaines de mètres puis nous quittons le bitume pour un chemin où tout le monde tente d'éviter les flaques d'eau puis nous entrons dans la forêt, dans le vif du sujet et affronter ce qui va devenir le cauchemar de la matinée, la boue.
Certaines personnes font de gros détours pour éviter les flaques d'eau mais en fait c'est là que ça glisse le moins et puis j'ai des chaussettes étanches, ça rafraîchit les pieds mais il restent au sec.
Dans les pentes il n'y a pas ces flaques d'eau mais c'est holiday on ice tellement le sol est détrempé souvent recouvert d'une belle couche de boue. Cette gadoue qui s’agglutine sur les chaussures alourdit considérablement chaque foulée, on y perd beaucoup d'énergie, un calvaire.
Après 3 bornes on se retrouve sur un single où ça monte légèrement. On commence à marcher alors que ces petites bosses ne sont pas si terribles que ça. Pas d'affolement, ce n'est que le début. Je suis le mouvement même si en certains endroits il serait possible de doubler.
Chacun tente de trouver la meilleure trace possible pour trouver de bons appuis mais vers le 7e km, au moment où je dépasse la collègue de club de Pascal, une belle descente bien raide, bien glissante se présente. Elle n'est pas facilement négociable, même sur les côtés on ne peut as progresser. Je la descends en essayent de m'accrocher aux branches, je manque de m'étaler à plusieurs reprises mais j'arrive quand même en bas sain et sauf.

Un peu plus loin je me retrouve avec des coureurs en face de moi ? Me serais-je trompé quelque part ? En fait, à l'intersection qui se trouve entre moi et eux, je vais tourner sur la droite et eux descendront à gauche. Au second passage, parce qu'en fait on a 2 tours à faire, il n'y aura même plus de bénévole, je suis persuadé que certains auront été tenté de de prendre une autre direction...
Vers le 12e km nous contournons le fort de Domont, ancien bâtisse militaire transformée en centre de formation en incendie qui semble être gardé par de gros chiens qui aboient.

C'est là que Florian me dépasse. Je le pensais loin devant. Pour son second trail il est gâté…
Un peu plus loin, vers le 14e kilomètre, dans une descente sinueuse entre des arches et des branchages un coureur me double prenant beaucoup de risque, puis un second. C'est la tête de course du 17 km qui s'est élancé 30 minutes après nous.
Vu les conditions de course, c'est prendre beaucoup de risque pour pas grand-chose, enfin, chacun fait ce qu'il veut.
Encore une belle bosse à franchir et ce premier tour va bientôt se terminer. J'en suis à me demander si je continue ou pas. Ca m'a amusé un peu au début mais galérer dans une telle bouillasse n'est plus un plaisir. Je suis usé par tous ces appuis fuyants, ces pieds lourds de boue collante si bien que ma montre affiche presque 2 heures pour ces 16 premiers kilomètres.
Arrive l'intersection où on nous annonce que les dossards rouges du 17 km vont tout droit les autres à droite et là, et bien je vire à droite.
Et c'est reparti pour un tour ! Et ça commence par une petite grimpette. Je tente de progresser dans les bois pour éviter cette montée très glissante mais en fait le sol est très mou et les branchages trop importants pour pouvoir évoluer correctement, je me rabats sur le chemin. J'ai l'impression d'avancer en reculant, je n'ai aucune accroche, pourtant elle n'est pas bien méchante cette côte. J'arrive au sommet et je me dis dans ma tête que j'aurais vraiment dû mettre le clignotant tout à l'heure. Maintenant c'est trop tard.

Au ravitaillement que je zappe, Christelle m'encourage, j'espère qu'elle n'a pas trop froid. Elle est vraiment très courageuse d'être resté sur le bord du parcours à nous voir passer, chapeau et merci !
Là je fait une petite erreur, j'aurais dû faire le plein de mon bidon car sur la fin j'aurais bien aimé boire un peu plus. J'étais persuadé d'en avoir peu consommé sur la première boucle.

Le peloton s'est bien étiré. Je me retrouve souvent seul. Entre le 20e et le 21e km je m'arrête pour prendre quelques photos et récupérer un peu. Une féminine à la veste fuchsia que j'avais doublée vers le 14e me repasse. Je vais faire le yoyo avec elle jusqu'au 28e où elle s'arrête pour faire une pause; je l'encourage, je lui dis qu'il ne reste plus de 6 bornes... Cet arrêt lui aura permis de bien récupérer car un peu plus loin et va me mettre un vent terrible, je ne la reverrai plus.
Entre temps, dans un virage en devers, une glissage m'oblige à mettre un genou au sol, j'évite le pire. A l'intersection suivante, les secours sont au chevet d'un coureur assis, protégé par une couverture de survie. J'arrive ensuite dans la pire descente du parcours que je ne sais comment aborder. En plein milieu les secouristes doivent brancarder là où se trouvent de belles ornières et de la boue en grande quantité. Ils ont laissé le quad en bas et ils semblent embarrassés. Je leur propose mon aide mais il la décline et m'affirment que ça va aller, ce n'est pas grave.

Je me retrouve enfin en bas sans être tombé, une chance. Je continue sans grande envie mais je dois aller au bout. Heureusement j'approche du fort de Domont. C'est pour moi la partie la plus agréable du parcours. Je dépasse des randonneurs certainement des participants à la marche nordique qui ont la gentillesse de s'écarter pour me laisser passer, je les remercie.
J'ai 2 coureurs et une fille à une trentaine de mètres devant moi, je ne cherche pas à les rattraper mais où mettre les pieds pour ne pas aller au tapis et puis je dois faire une petite pause technique.
Vers le 30e km je vais dépasser une féminine que je n'ai pas reconnu, c'était Karine…
Un peu plus loin, au pied de la dernière côte un coureur est assis sur un tronc d'arbre, un peu pâlichon. Il me dit que ça ira mieux après s'être reposé un instant. Je lui propose une barre de céréales qu'il accepte volontiers.

Cette dernière difficulté surmontée tant bien que mal, je sais que le plus dur est fait. Je dépasse un, puis deux, puis trois et un quatrième coureur. Virage à droite, il reste à ma montre 1600 mètres si la distance annoncée est correcte ce qui est confirmé par les gentils signaleurs.
A 500 mètres du but un coureur dépassé vers le 21e alors qu'il semblait être dans le dur me met un second vent. C'est la journée des courants d'air ! Impossible de le suivre, il est trop rapide..

L'arche est enfin en vue, je passe l'arrivée en oubliant d'arrêter mon chrono. On me remet la jolie médaille, un sac contenant une boisson de récupération d'un partenaire et quelques pubs, et un ticket pour un sandwich.
Quelques photos et je retrouve Christelle et Pascal transis de froid. Pascal a fait un super chrono, Christelle attend sa sœur et me dit que Florian est arrivé une dizaine de minutes avant moi et qu'il est sous la douche.
On ne s’attarde pas. Le sandwich en main direction la voiture, on se change vite fait puis on rentre à la maison, heureusement la voiture a démarré…

Une course qui a la réputation d'être difficile et elle l'a été. J'en ai bien bavé mais on a pris un bon bol d'air pour bien démarrer la semaine. Merci à l'organisation et à tous les bénévoles qui ont eu bien du courage avec ces températures hivernales. Un parcours très sinueux qui m'a vite déboussolé mais comme l'ami Pascal, je préférais l'Ice Trail.
Bravo à tous les participants, surtout aux amis qui sont allés au bout, fallait en vouloir !

Prochain rendez-vous la semaine prochaine pour un 10 km à Vincennes avec des collègues, après plus rien avant juin !



La trace GPS :



Sur openrunner cliquer ici

Mes photos :



Photos de l'organisation :
galerie 1 ; galerie 2 ;

Résultats :





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dimanche 20 janvier 2013

30 km Ice trail à St. Martin du Tertre (95) - Edition du 20/01/2013

Rien de tel pour commencer cette nouvelle année que de se lancer un gros défi, disons, d’une trentaine de kilomètres généralement très boueux.
Cette année, à deux jours de l’épreuve, la neige est annoncée et sera bien au rendez-vous. Ma grande crainte est que la course soit annulée d’autant que la veille la météo annonce encore des chutes de neige. Si les secours ou des bénévoles ne peuvent pas se déplacer l’organisation n’aura d’autre choix que de renoncer surtout si la préfecture ou la mairie y met son grain de sel.
Mais à ma grande surprise, samedi soir, en rentrant de chez mes beaux-parents je trouve un mail d’Action raid (l'organisateur) qui nous informe que la manifestation est maintenue. Petit sms à Pascal et à Samuel pour confirmer l’heure du départ.
Réveil à 5 heures. Faut vraiment être fou pour se lever à si tôt un dimanche. Je constate que ce qui a été déneigé la veille est à nouveau recouvert d'un manteau blanc mais pire, ça tombe toujours. Quel va être l’état des routes aussi bien dans Paris que sur les grands axes mais surtout sur la dernière partie du parcours, une petite route de campagne au fin fond de l’Ile de France, à deux pas de ma Picardie natale.
6h30, avec Pascal nous prenons la direction de la station de métro Chapelle où Samuel nous attend. Certaines rues sont un peu glissantes mais dans l’ensemble ça va, faut juste pas faire de folie, de manœuvre brutale.

 
Bien avant l’entrée dans le village des bénévoles orientent les runners vers les parkings. Une fois garé à proximité du stade nous n’avons qu’une bonne demi-heure devant nous pour récupérer notre dossard et nous mettre en tenue.
 
Pas de queue au dossard, on se trouve alors un petit coin pour fixer la puce et le dossard, prendre quelques photos et nous sommes prêts. Enfin presque, Samuel enfile ses Yaktrax, j’en fais de même et pour la première fois je vais courir en pneu neige.

Visiblement la météo a eu raison d’une bonne partie des coureurs car ce sont environ 400 personnes qui se rapprochent de la ligne de départ de ce 30 km (le 15 km part 30 minutes après)
.
Le départ sera d’abord donné à un coureur malvoyant sous une belle ovation de la foule puis après quelques consignes notamment sur le balisage l’édition 2013 est lancée.
Je laisse partir Pascal et Samuel, de toute façon je ne peux pas les suivre et je dois m’habituer aux "chaînes".


Au 3e km la première difficulté du jour s'annonce. Une côte bien raide au milieu de laquelle 2 ou 3 troncs d'arbres se sont couchés à travers du chemin et que nous devons donc "escalader". A partir de là nous sommes en Forêt domaniale de Carnelle. La neige recouvre tous les chemins et sentiers. Seule la trace des traileurs permet de voir où on met les pieds. Pour ne pas prendre de risque je vais me trouver un petit groupe à mon niveau et le suivre car la neige recouvre de nombreux pièges dont des trous, des branchages qui peuvent se révéler dangereux et je m'ai pas envie de me blesser



De temps en temps je n'ai pas le choix et je dois dépasser des coureurs plus lents mais généralement c'est moi qui me fait doubler. Après 5 km j'ai trop chaud. J'enlève les gants et ouvre un peu la veste, là je vais prendre un peu froid mais ça va. On en prend pleins les yeux. C'est blanc partout mais à force ça fait mal aux yeux. Les difficultés s'enchaînent, rien de bien méchant mais le poids des Yaktrack et cette neige fraîche qui rend les appuis instables, fuyants, un peu comme dans du sable commencent à bien me fatiguer

Puis c'est la famine. Vers le 9e kilomètre je vais manger une barre de céréales mais je ne pourrai pas boire car j'ai oublié l'eau dans la voiture. Ca va être long d'attendre le ravitaillement annoncé vers le 24e km. D'ailleurs nous allons passé juste à côté avant le 10e km où un bénévole nous propose des fraises Tagada. Je n'ai pas pu résister… Le tracé va nous offrir une belle descente puis, vers le 22e km une longue côte qui doit nous emmener au ravitaillement. Au début de cette pente une féminine va me dépasser et je vais m'accrocher à elle jusqu'au ravito. Je vais alors faire l'erreur de prendre que du sucré, trop de sucré. Sans oublier que la boisson était bien glacée.
Bref, à partir de là rien ne va plus aller. Je vais galérer pour rallier l'arrivée. J'en connais d'autres qui galèrent
Merci aux secouristes d'avoir fait le déplacement.

Plus de jus, plus de jambes, les conséquences d'un copieux repas de famille la veille mais aussi d'un début d'année un peu trop chargée en course à pied et ces 24 km sans boire. Alors je vais terminer tant bien que mal. Ce long faux plat et cette longue ligne droite avant d'arriver au village vont être un enfer. L'impression de ne plus avancer même en marchant. Et tous ces coureurs qui me doublent. Ce qui me rassure c'est que j'en vois un bon nombre se mettre à marcher aussi. Puis les premières maisons apparaissent, c'est bientôt la délivrance et un dernier coureur qui me dépasse en râlant car le départ n'a pas été retardé compte tenu des conditions climatiques. Ben oui, mais y'en a qui ont pris leur disposition pour être certain d'être à l'heure et qui en avaient marre de se cailler… Le tapis est là, on m'enlève la puce puis on me remet un sachet "cadeau" contenant un magnifique T-shirt.
 
Je cherche mes potes mais je ne les vois pas et comme toutes les bonnes choses posées sur les tables de la tente ravitaillement ne me font pas envie je file à la voiture me changer car je commence à avoir très froid. Les premiers échanges avec Pascal et Samuel montrent que tout le monde en a bavé puisque les premiers ont mis environ 30 minutes de plus que les années précédentes pour boucler ces 30 km.
A titre d'exemple, Laurence Klein termine première féminine en près de 3 heures.

Maintenant il faut rentrer, heureusement les conditions de circulation auront évoluée favorablement sauf dans quelques petites rues de la capitale. Merci et bravo à Pascal tout comme à Samuel et merci pour la binouze. Rendez-vous la semaine prochaine pour un 10 km tranquille dans le 8e arrondissement de Paris, si la préfecture et la mairie ne l'annulent pas.
Trace GPS chez Garmin
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