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mercredi 3 juin 2015

36e foulées pantinoises (Pantin - 93) le 31/05/2015

Foulées pantinoises 2015


36e édition de cette manifestation gratuite si on s’inscrit par internet ou par correspondance, 10 € sur place le jour même.
Un record de participation est annoncé cette année avec plus de 1200 participants pour ce 10 km qualificatif au championnat de France.
Jean-Pierre, que j’ai retrouvé sur place, m’explique que cette année aucune autre épreuve n’est organisée le même jour dans le nord de la capitale et que ceci explique peut-être cela.

Je me suis rendu sur place en métro en ayant quitté la maison avec le soleil. Sur place, les nuages ont fait leur apparition et c’est la grisaille qui va désormais dominer cette matinée. Le dossard récupéré rapidement, je retrouve Jean-Pierre avec qui je pars déposer mes affaires à la consigne située à l’entrée de la piscine municipale, fermée aux baigneurs pour l’occasion. En me rendant aux toilettes, je vais découvrir un joli bâtiment atypique, on va dire un peu ancien, qui aurait besoin d’un bon rafraîchissement tout comme de gros travaux de plomberie.

Avec Marie, que JP m’a présentée, nous allons partir faire un galop d’essai histoire de nous mettre en jambes et de découvrir les premiers hectomètres du parcours. Marie est sous le coup d’une bronchite et tousse énormément. Elle a bien du courage de s’aligner au départ en étant pas au top de sa forme; à sa place je serais peut-être resté au chaud. 
En attendant tranquillement l’heure du départ, on s'abrite comme on peut des quelques petites gouttes d'eau qui tombent, heureusement ça ne durera pas longtemps.
Jean-Pierre connaît beaucoup de monde, surtout des féminines avec qui il papote un peu puis vient le coup de pétard, on se souhaite bonne course. 
A peine le temps de lancer le chrono en passant sur la ligne que JP m’a déjà mis un vent. Il est parti comme une fusée et semble arriver à se faufiler assez facilement alors que Marie s’isole, les écouteurs sur les oreilles. 
De mon côté pas de risque, pas d’affolement, ça va bientôt se rétrécir et ça va légèrement monter, ça va donc se bousculer. Et c’est bien ce qui s’est passé pour une fille qui en a perdu une chaussure. C’est quand on va se retrouver le long du canal pour la première fois que je vais pouvoir prendre doucement mon rythme mais arrive déjà une autre petite grimpette pour remonter au niveau d'un pont suivi aussitôt d’une descente.
J’ai rattrapé JP et je l’encourage tout en sachant qu’il doit être prudent suite aux petits pépins physiques qu’il a rencontrés ces derniers temps.
Après s’être écarté des berges du canal de l’Ourcq, on les retrouve et je reconnais bien l’endroit où je me suis cassé le bras il y a maintenant une bonne dizaine d’années suite à une chute de vélo, nous en sommes à plus de 2 km de course. Nous quittons le canal pour une zone pavée que peu apprécie puis ça remonte cette fois pour franchir un pont. De l’autre côté ça redescend aussitôt pour nous retrouver sur la longue ligne droite de la nationale 3.
Nous sommes dans le couloir de bus. Au début nous sommes séparés de la grande route par des véhicules en stationnement mais plus loin, sur les 200 derniers mètres ce n’est plus le cas, Heureusement, la circulation à cette heure du dimanche n’est pas dense par contre les bus font descendre des voyageurs un peu surpris par ce qui se passe et qui n’ont, comme seul objectif, atteindre le trottoir le plus rapidement possible sans se préoccuper des coureurs, il faut donc être vigilant et tout se passe bien.
A partir de là le parcours va être un peu plus sinueux. On va rejoindre le canal pour le quitter et le retrouver un peu plus loin pour le traverser. C'est là que se trouve la dernière difficulté du tracé car une fois de l’autre côté, nous nous retrouvons face à la mairie et la ligne d’arrivée se situe tout de suite à droite sauf qu’il y a un second tour à faire.



Le chrono de la ligne d’arrivée indique 23’26. La seule donnée que j’ai regardé une fois sur mon chrono vers le second kilomètre c'est l'allure et là je constate qu’elle a bien évolué. 
Maintenant il me faut gérer pour la maintenir. Je vais rattraper un couple dans le premier faux plat mais là ou j'ai dépassé JP au premier tour, je vais commencer à peiner un peu. C’est toujours le cas entre le 7e et le 9e km. Le jeune homme et son amie me repassent et sur la longue ligne droite de la nationale, je les vois s’éloigner impuissant. 
Au bout de cette ligne droite un passager mécontent en descendant d’un bus projette une barrière sur le parcours et ça fait râler quelques coureurs mais aussi les policiers municipaux présents en nombre sur cette portion délicate du parcours.
Ils sont de moins en moins nombreux à me dépasser et arrive la dernière côte où je vais revenir sur un petit groupe qu'il me sera impossible de dépasser.

La ligne d’arrivée est déjà là, j’arrête le chrono. Je prends une bouteille d’eau, on me donne un sac contenant un joli t-shirt jaune et une médaille puis je file récupérer mon sac au plus vite car j’ai prévu de rentrer en courant.
Juste avant de quitter les lieux j’aperçois au loin Marie au téléphone. Je ne suis pas allé la déranger pour savoir si sa course s’était bien passé. De son côté JP est un peu déçu car il n'a pas eu de bonne sensation et son chrono n'est pas à la hauteur de ses espérances même s'il savait qu'il ne battrait pas de record ici. Après une blessure, il faut reprendre doucement, le chrono n'est pas la priorité et je pense qu'être allé au bout sans bobo est une excellente chose, il faut positiver !
Je quitte les lieux pour rentrer à la maison sous la pluie, c'est que j'ai 6 bornes à faire (7 en passant par la boulangerie), heureux d’avoir passé un super bon moment sur cette première des 5 courses qui m'attendent en quatre semaines.
Prochaine course, dimanche prochain, les 72 km de la Transju'trail, parcours qui relie Mouthe aux Rousses dans le Jura.

Je tiens à remercier la municipalité de Pantin qui arrive à organiser une course gratuite. Certes, les ravitaillements ne sont pas ceux des grandes courses, on ne trouve ici que de l’eau mais pour une course chronométrée électroniquement avec en cadeau, un maillot et une médaille, chapeau !!
Le parcours n’est peut-être pas des plus beaux, mais j’en ai vu des plus moches et je dois ajouter que c’est bien organisé, faut dire qu’après 35 éditions on a forcément l’expérience.
Merci aussi à tous les bénévoles et à tous les services municipaux qui ont travailler dur pour que tout se déroule dans de très bonnes conditions.

Mes photos :



La trace de mon GPS


Les résultats


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mardi 5 mai 2015

16e édition du marathon de Sénart (77) le 01/05/2015

16e Marathon de Sénart


Je n'avais rien de prévu en avril et mai jusqu'à ce que j'ai la chance de gagner un dossard pour le marathon de Sénart grâce au blog de Thepinkrunner que je remercie encore une fois ici. 
Ce sera ma première participation à cette manifestation qui se déroule chaque année le 1er mai dans la région parisienne.

L'objectif pour moi est une sortie longue en préparation de la Transju'trail (72 km avec 3200 m de D+) qui se déroulera début juin. Une petite chose me tracasse un peu c'est mon genou gauche qui, depuis le 30e km du marathon de NewYork, me fait des trucs pas normaux. Je ne sais pas comment l'expliquer, ce n'est pas une douleur, ça ne m’empêche pas de courir mais je sens que quelque chose ne tourne pas rond. Ça se présente généralement après 25 bornes sur le bitume car sur le trail du tour du canton (82 km) comme sur l'Ecotrail de Paris tout s'est bien passé de ce côté là. Bref, depuis un mois j'ai changé de pneus et j'espère que ça va bien se passer.

C'est donc sans aucune pression que je me rends à Combs-la-Ville, pour prendre la navette qui m’emmènera sur la zone de départ. J'arrive vers 7h20 sur place et je me gare assez rapidement, tout est bien organisé. 
Installé au chaud dans le bus je salue ma collègue Delphine et son mari accompagnés par quelques coureurs de leur club de Marcoussis. C'est sur le 10 km qu'ils s'aligneront. On se dit qu'il faut vraiment en vouloir pour s'être levé si tôt un jour de repos et tout ça pour aller souffrir sous un ciel à ne pas mettre un chien dehors. Courir sous la pluie je m'en accommode mais s'il faut ajouter à cela du vent, là je ne vais pas apprécier du tout même si j'ai connu pire. 
Le bus nous dépose à proximité de la zone de départ où sont déjà présents Marc, Francine, Karine et Patrick que je n'avais pas reconnu. Je récupère mon dossard, mon t-shirt puis j'avale mon petit morceau de gâteau avant de me changer. 



Francine et Marc sont les stars. Beaucoup les ont vus à la TV dans un reportage du journal de 20 heures diffusé le soir du 29 avril sur France 2. Aussitôt en tenue je file déposer mon sac à la consigne pour ne pas faire la queue plus tard puis direction les toilettes. 
Le 10 km va bientôt partir. En me rendant sur la ligne de départ je croise un autre Marc et son fils Tristan. Marc essaiera de faire mieux qu'au marathon de Rome qui s'est déroulé quelques semaines auparavant alors que son fils s'élancera sur le 10 km tout comme le champion du monde de marche Yohann Diniz que je croiserai un peu plus loin. Ce 10 bornes sert de support au championnat de France universitaire, il y a donc de bons athlètes présents à Tigery qui s'élanceront à 9h00 sou nos yeux et nos encouragements.


Je retrouve Marc et Francine qui partent à l'échauffement avec Karine. C'est bien la première fois que je les vois partir faire cet exercice... J'essaie de trouver d'autres connaissances dont Didier, Luc mais pas de chance, ce sera pour une autre fois.
A quelques secondes du départ je retire le sac poubelle qui me protégeait jusque là du froid. Nous nous souhaitons bonne course et le coup de pétard retentit. Je lance mon chrono et je franchirai la ligne de départ quasiment en queue de peloton, 1 minute après les premiers. 
C'est qu'en partant dans les derniers, faut dépasser et la route n'est pas très large au début ce qui m'oblige à emprunter les bas-côtés. Il me faut être raisonnable, ne pas prendre trop de risque, ne pas m'emballer pour essayer de garder le même rythme jusqu'au bout. J'arrive tant bien que mal à dépasser le troupeau qui suit le meneur d'allure des 4h30. A partir du 3e kilomètre, je vais faire le yoyo avec un coureur qui n'a visiblement pas envie de se faire doubler. Il augmente d'ailleurs son allure, je le laisse partir pour me mettre à la hauteur d'une féminine qui a une allure qui me convient. Je vais donc faire un bon bout de chemin avec cette dame au dossard 538. 


Photo Pascal Vilain

Premier ravitaillement, je prends un gobelet d'eau. Ma nouvelle stratégie en matière d'alimentation et de consommer principalement du liquide. Nous arrivons ensuite dans un endroit très animé, bien bruyant du côté du 8e km. C'est la première zone d'épongeage où se trouvent de quelques connaissances : Nadia, Céline, Pascal & Pascal....
Je m'arrête pour faire la bise à Nadia. Mon lièvre est toujours à proximité par contre, au ravitaillement suivant, je vais m'arrêter prendre à nouveau un gobelet d'eau et là elle va prendre le large car elle a son ravitaillement sur elle ce qui lui permet de zapper ceux mis à notre disposition par l'organisation.
Nous avons la chance, malgré les mauvaises conditions météos, d'être encouragés par quelques personnes, dont quelques élus puisque j'en ai vu quelques-uns avec une écharpe tricolore. Ces cris et ces applaudissements donnent des ailes, il me faut me calmer. Je sens que j’accélère mais je dois en garder sous pied pour la fin.  De toute façon mon allure va baisser car je vais m'arrêter pour une petite pause technique après le 12e kilomètre. Désormais je vois mon lièvre au loin mais je ne désespère pas de la revoir un peu plus tard. Alors que nous traversons un village bien animé un coureur me fait part de ses impressions et nous allons papoter un petit peu sur quelques kilomètres.
Nous nous retrouvons sur la portion du parcours où les coureurs se croisent et là j'encourage vivement Marc qui se trouve devant le meneur d'allure des 3h45. Nous entrons dans le centre du village mais nous n'avons pas croisé le meneur d'allure des 4h00, où est-il ?

Après le demi-tour autour d'un pâté de maisons, j'encourage Karine qui arrive dans l'autre sens. Je ne verrai pas Francine ni Marc ce qui veut dire qu'ils sont pas loin derrière moi et que ça doit bien se passer pour eux.
J'ai repéré sur les ravitaillements précédents qu'il y avait des morceaux de barres de céréales. Je vais donc en manger un pour la première fois au ravitaillement du 20e accompagné d'un gobelet d'eau. La mi-parcours, qui se trouve dans une petite grimpette, est franchie en 2h02 à ma montre.
Je vais bien, tout va bien ! J'ai envie d’accélérer mais je me retiens. Je suis de plus en plus seul et je dépasse quelques concurrents qui se mettent à marcher ou qui s'étirent. Mais au 25e mon genou semble vouloir se manifester mais il ne m’empêche pas de courir et de garder mon rythme. Ce sera aussi épisodiques qu’éphémère sur quelques kilomètres si bien que j'ai l'impression que c'est mon cerveau qui ne tourne pas rond…

Pour ne rien arranger pour le moral, nous nous retrouvons sur une très longue ligne droite avec une légère grimpette qui laisse entrevoir la flamme des 4h00 quelques centaines de mètres devant moi. De loin, on dirait qu'elle emmène derrière elle pas mal de coureurs.

Heureusement, nous avons la chance d'avoir un léger vent de trois-quarts dos et donc aucune gène de ce côté là. 
Sur d'autres portions du parcours nous l'avons eu de face mais il n'était pas trop fort et ne m'a pas perturbé.
Nous nous rapprochons du 30e kilomètre. Les coureurs qui sont à mes côtés me font par de leur inquiétude sur l’apparition de ce fameux  mur du marathonien. L'un d'eux nous apprend que l'année dernière il a dû abandonner au 35e. Je ne dis rien, mais j'ai rarement été aussi bien au 30e, je sens que ça va passer.
Après la ravitaillement du 30e où j'ai pris un petit morceau de barre de céréales et ou nous sommes toujours autant encouragé par les gentils et courageux bénévoles je décide d'élever légèrement le rythme. 
Je vais remonter quelques concurrents un à un. Si bien qu'au 33e je reviens sur la féminine que je suivais au début. Au ravito du 35e, je retrouve Pascal qui était à l'épongeage du 8e km. Je m'arrête pour prendre des ses nouvelles, on va papoter une bonne minute. Je n'ai pas vu les autres copains, désolé. 

Je repars et je me remets à dépasser. Je dois dire qu'il y en a quelques-uns qui sont à l'agonie, dans le fameux mur. Je retrouve le monsieur qui ne voulait pas me voir devant lui au début de la course, mais là il ne peut pas me suivre. 39e kilomètre, je suis toujours bien, je dépasse une charmante runchic, Virginie, puis arrive une petite montée de pont qui semble faire beaucoup de mal aux coureurs devant moi. Quelques-uns tentent de s’accrocher mais malheureusement ils ne tiennent pas longtemps. 
De l'autre côté du pont, juste après qu'un coureur m'ait mis un vent (je pense qu'il avait un dossard), un bénévole annonce qu'après 500m ça descendra jusqu'au stade. 
Effectivement la fin de parcours me permettra de faire le dernier km en 5' si bien que je vais revenir à grandes enjambées sur le meneur d'allure des 4 heures, bien seul, que je dépasserai sur la ligne juste pour le fun. 


La médaille autour du coup, la puce retirée de la chaussure je file boire un coup puis arrive Marc que j'ai dépassé sans m'en rendre compte au 41e.
On papote vite fait car, comme toujours après l'effort, je me refroidis rapidement alors je récupère mon sac et file à la voiture mettre des vêtements secs.
Pour moi tout s'est bien passé, objectif plus qu'atteint avec une seconde moitié de course légèrement plus rapide que la première tout en étant à l'aise et sans bobo.
Le parcours, entre villes modernes, zones industrielles, campagnes et villages. ne présente pas de réel intérêt si ce n'est qu'il est très roulant et l'ambiance y est bien sympathique. 
Malgré le mauvais temps il y avait quand même pas mal de spectateurs répartis tout au long du parcours et si le beau temps avait été présent, je pense que nous aurions eu beaucoup plus d'encouragements.



Merci à l'organisation et à ThePinkRunner de m'avoir permis de passer un super moment.
Merci à tous les bénévoles pour votre dévouement, votre gentillesse et tous vos encouragements.
Merci pour tous vos messages qui font chaud au cœur.
Bravo à tous les concurrents.
Je reviendrai !

 La trace de ma montre :


ou sur openrruner

Compte tenu de la météo je n'ai pas fait beaucoup de photos, les voici avec celles récupérées des amis :




Les photos de Sébastien Briatte à l'arrivée ici


et une vidéo de l'organisation 
où j'apparais brièvement à l'arrivée






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mercredi 25 mars 2015

Courir en musique et sans fil !

où mes impressions sur le casque BlueVIBE F1T de GOgroove.

Nous sommes nombreux à pratiquer une activité physique en musique mais en couse à pied, qui n'a jamais été ennuyé avec le fil du casque ? et pour le geek que je suis, courir avec un baladeur, un téléphone et un appareil photo ça fait beaucoup d'appareils à emporter. 

Je me suis donc penché sérieusement sur la question à l'automne dernier après avoir endommagé un énième casque au niveau de la prise jack. J'ai d'abord pensé au casque sans fil avec lecteur MP3 et mémoire intégrés mais je me suis dit qu'avec ça sur les oreilles comment entendre la sonnerie du téléphone ? sans oublier que pour répondre je dois enlever le casque...

Et si j’investissais dans un casque bluetooth que je connecterais à mon téléphone ?  Ainsi je n'emporterais plus avec moi qu'un seul appareil, mon mobile qui sait lire la musique, prendre des photos, envoyer des messages et répondre aux appels.

J'ai commencé mes recherches et mon choix s'est porté sur un appareil à un prix défiant toute concurance sur un célèbre site de commerce en ligne américain. J'ai tout de suite apprécié les commodités et les fonctionnalités qu'il offrait mais après deux moins de bons et loyaux services, celui-ci ne fonctionnait plus correctement, je me suis donc fait rembourser les 14 € dépensés. 

Je suis reparti à la recherche d'un appareil un peu plus costaud tout en restant à un prix abordable et mon choix s'est alors porté sur le GOgroove BlueVIBE F1T que je connecte à mon téléphone via le bluetooth, un protocole de communication sans fil sur courte distance que la quasi totalité des smartphones possèdent. Pour en savoir plus sur le bluetooth je vous invite à consulter cette page Wikipedia. Je l'utilise avec mon Samsung ATIV S (GT-I8750) sous Windows Phone 8.1, 16 Go de stockage + une micro SD de 32 Go ça fait une belle capacité de stockage pour la musique et les photos. 


Les 3 points qui ont fait la différence pour le choix du modèle, sa résistance à l'eau ce qui est pratique quand on fait du sport de surcroît en extérieur, sa garantie de 3 ans et surtout son autonomie annoncée à 8 heures en écoute musicale. Je parlerai de son prix un peu plus loin.

A l'ouverture du colis, on trouve dans la boite le fameux casque que je trouve très léger, son cordon de rechargement USB, 2 paires d'oreillettes pour s'adapter à toutes les oreilles ce qui m'arrange car j'ai une esgourde plus grande que l'autre, une notice en plusieurs langues. Pour ce qui est du design et du coloris, chacun ses goûts...



Avant de l'utiliser, il faut bien sûr le charger. Cela ne peut se faire que sur un port USB d'ordinateur pendant 3 heures. Là petite hésitation. Contrairement à ce qui est dit dans la vidéo de démonstration du constructeur que vous trouverez à la fin de cette bafouille, je n'ai pas entendu de clic qui signifie que le cordon de rechargement est bien relié au casque. Un voyant rouge reste allumé tant que la batterie n'est pas chargée.





A la première utilisation il faut le faire reconnaître par le téléphone, on dit l'associer ou l'appairer. En appuyant 6 secondes sur le bouton On-Off, le casque se met en mode appairage, j'active alors le Bluetooth sur mon téléphone qui le voit aussitôt, je n'ai plus qu'à valider la connexion entre les deux appareils.


Ecran 01

Ecran 02
Désormais, à chaque mise en marche du casque, si le bluetooth est activé sur mon téléphone, il est automatiquement reconnu et connecté pour la "voix et musique" (Ecran 01). Ce qui signifie que tous les sons sont envoyés sur le casque et que pour répondre à un appel, je dois utiliser le micro du casque.

Mais si votre téléphone dispose des commandes vocales, le micro permet aussi d'utiliser son téléphone sans avoir à le prendre en main. Ce qui est très pratique à condition que votre mobile comprenne ce que vous dites, ce qui n'est pas toujours le cas... Pour cela il faut activer le service de reconnaissance vocale (Ecran 02) et connaitre les commandes vocales du système d'exploitation de votre mobile. Pour Windows Phone, c'est ici.

Le casque sur les oreilles, mon téléphone bien rangé au chaud à l'abri de la pluie au fond de mon sac ou dans la poche intérieure de ma veste, je peux aller courir en musique, répondre à un appel, en passer un, entendre vocalement un SMS, y répondre sans être gêné par un fil et sans avoir à prendre en main mon smartphone. Elle est pas belle la vie ?

Concrètement, comment ça marche.

Pour la musique, un appui court sur le bouton On-Off et la musique démarre. J'ai une liste de lecture où tous mes titres y sont enregistrés, c'est cette liste qui est activée. Pour la mettre en pause il suffit d'appuyer à nouveau sur le même bouton. 
Comme leurs noms l'indiquent, les  bouton volume+ et volume- permettent d'augmenter ou de baisser le volume par un appui court. Un appui long sur volume- vous fait passer à la chanson suivante.
Un appui long sur volume+ remet la piste au début si un titre est commencé. Pour passer à la chanson précédente il faut de nouveau appuyer longuement sur ce bouton.

Quand un SMS arrive, si vous écoutiez la musique elle se met en pause automatiquement. Vous êtes informé du nom de l'expéditeur si celui-ci figure dans votre carnet d'adresses puis le système vous invite à dire Ignorer pour reprendre le cours de votre activité ou Lire pour entendre le SMS. 

Pour toutes les opérations on est guidé par une voix qui nous donne les commandes possibles. Ces commandes vocales doivent être prononcées quand la reconnaissance vocale est prête, c'est à dire après la voix et un bip sonore.

Un appel est signalé par une sonnerie dans le casque. Pour répondre il faut appuyer sur la touche On-Off. Vous souhaitez passer un appel par la commande vocale, il faut appuyer 3 secondes sur le bouton On-Off puis annoncer les commandes qui vont bien, mais là c'est aléatoire en fonction du bruit ambiant et, pour ce qui me concerne, quand j'annonce appel nom de la personne, une fois sur 3 il m'ouvre la recherche sur internet ou quand je demande un numéro de téléphone il me le transforme en un autre, je ne dois pas bien parler la France. Bref, ça marche ou ça marche pas, ça a quand même le mérite d'exister. 
J'ai testé les commandes vocales sans le casque et c'est quasiment la même chose, le casque n'y est pour rien dans ces soucis. Il y a encore des choses à mettre au point côté reconnaissance vocale dans Windows. Je ne sais pas ce que ça vaut avec un système Androïd ou Apple.
Pour revenir sur une bonne note, ce qui fonctionne très bien c'est le rappel du dernier numéro par 2 appuis rapides sur le bouton On-Off pendant la lecture de la musique. Cette même manipulation sert à couper le micro pendant un appel.

Globalement l'autonomie semble être plus proche des 7 heures que des 8 heures mais là c'est aussi en fonction de ce qu'on fait avec son casque, si on a mis plus ou moins fort le volume. Difficile pour moi de tester réellement cette autonomie. Il faudrait courir 8 heures et cela n'est possible que lors d'une course type eco-trail mais là généralement j'emporte mon matériel mais ne l'utilise que très peu car j'aime bien entendre ce qui se passe autour de moi. D'ailleurs sur l'écotrail de Paris le week-end dernier, j'ai écouté 10 minutes de musique puis je l'ai mis en veille. J'ai reçu 3 sms et après Saint-Cloud j'ai entendu des bips. Je n'ai pas compris sur le coup, c'est en prenant mon téléphone et que celui-ci me demandait mon code pin que j'ai compris qu'il avait buggé. Cela arrive rarement, mais ça arrive.

A titre d'exemple, ce que j'ai pu faire avec :
Une sortie de 4 heures suivi d'une sortie de presque 2 heures et une d'une heure sans problème en l'arrêtant entre chaque effort. Ensuite je l'ai remis en charge pour ne pas tomber en panne lors de la sortie suivante. 
Sur un week-end : sortie de 3 heures en musique le samedi, 2 bonnes heures le lendemain tout en laissant l'appareil en veille le reste du temps. Le lundi soir il était toujours en marche mais après 20 minutes de musique plus de jus ! 

Quand la charge de la batterie devient faible, le son de la musique baisse le temps de laisser place à 2 bips consécutifs. Ils sont audibles toutes les 30 secondes environ. A partir des premiers signaux il vous reste 4 à 5 minutes avant qu'il s'éteigne.
Ce que je n'ai pas pu tester c'est son autonomie en communication et en veille. En veille signifie que le casque est en marche et connecté au téléphone sans musique en mode "attente d'appel et SMS". Quand quelques appareils similaires ont une autonomie de 6 heures en lecture musicale, sensiblement la même en communication, une centaine heures en veille on peut imaginer que le BlueVIBE F1T ne peut que faire aussi bien si ce n'est mieux mais difficile pour moi de le confirmer, j'ai autre chose à faire que d'attendre de longues journées pour savoir si le casque est toujours opérationnel ou pas.


Voilà en gros mes impressions sur ce casque que j'ai payé 43 euros, sans frais de port. Il est passé à 35 € depuis sur Amazon

Le seul bémol est la position des boutons qui m'a un peu déstabilisé au début par rapport au premier casque que j'ai eu en ma possession. Il m'a fallu quelques sorties pour m'habituer et encore maintenant, avant d'appuyer sur un bouton, je prends mon temps pour m'assurer que mon doigt est bien sur le bon.
A part ça rien à reprocher à cet appareil que l'o
n peut l'utiliser pour faire du sport ou dans les transports en commun voir tout autre chose.Si j'ai décidé de faire un article sur cet appareil c'est que je l'ai trouvé très pratique, il répond parfaitement à mes attentes, de bonne fabrication, une qualité sonore excellente pour moi, un prix raisonnable, je dois ajouter que c'est la première fois que j'ai un casque sur les oreilles que je supporte très bien et sans être gêné par un fil, c'est le top ! 
Et si vous ne voulez pas être ennuyé par votre téléphone, rien de plus simple, il suffit d'activer le mode avion sur le mobile et aucun appel ni message ne vous ennuiera pendant votre activité sportive. Ce mode vous permettra d'économiser la batterie de votre téléphone. Si vous souhaitez garder les fonctions téléphoniques mais économiser quand même un peu votre batterie, vous pouvez désactiver internet (DATA ou connexion de données) et le wifi.

Il existe d'autres modèles à différents prix et notamment des casques à conduction osseuse (ostéophonie). Cette technologie permet d'entendre sans avoir à introduire d'oreillette dans les oreilles ce qui les laisse libre pour entendre ce qui se passe autour de nous et 
protège les tympans. Pour l'instant ces casques valent une centaine d'euros mais les prix pourraient baisser si cette technologie avait du succès. 
A tester...



Voici les caractéristiques techniques affichées par le site marchand (copier/coller):

  • Compatible avec: iPhone 6 , 5S , 5C / Samsung Galaxy Core plus , S5 , S4 , S3 , Mini , Note 4 / LG G3 , G2 / Nokia Lumia 735 , 635 , 530 / Motorola Moto G / Sony Xperia Z3 , M2 / Wiko Goa , Lenny , Getaway , Rainbow / Huawei Honor 6 , Ascend P7 ET+
  • Casque Bluetooth avec design ergonomique conçu pour la pratique du sport - IPX 6 résistant à l'eau - Confort et durée dans le temps pour une activité intense
  • Qualité Garantie - 3 ans de Garantie par le fabricant - Spécificités techniques - Bluetooth v2.1 * Gamme de fréquence : 2.4-2.48GHz * Distance de portée : 9 mètres * Temps de chargement : 2-3 heures * Durée d'écoute : 8 hours par chargement *
  • Casque Bluetooth Universel vous permet une écoute sans fil avec votre Smartphone, Tablette, lecteur MP3, Ordinateur Bluetooth et bien plus et pratiquer votre Fitness ou faire votre Jogging en tout liberté
  • Casque Bluetooth avec micro et mode main-libres intégrés pour une utilisation du casque BlueVIBE F1T pour passer ses appels pendant sa course - Poids : 29 grammes * Dimensions: 139,7 x 152,4 x 43,18cm

Casque sans fil Bluetooth Sport BlueVIBE F1T par GOgroove
Design Innovant
Conçu pour un confort avec style pour une durée dans le temps - expérience audio de qualité. Seulement 29 grammes, casque extrêmement léger et confortable. Parfait pour une activité intense, fitness, jogging. Design erognomique, réglage des écouteurs et 3 différents tailles d'oreillettes en silicone pour une personnalisation de votre casque.
Certifié IPX 6 Résistant à l'eau : Protection de la sueur et de l'humidité à tout instant.
Sans fil
Pas de fils qui s'emmêlent. Technologie Bluetooth V2.1 avec micro intégré pour écouter votre musique et passer vos appels en mode main-libres. Synchronisez simplement le F1T avec le bluetooth de votre appareil la première fois, puis synchronisation automatique par la suite.
Contrôle audio :
Musique, Pause, passer les plages et régler le volume grâce aux commandes intégrées au casque. Musique sur pause dès que vous recevez un appel.
3 ans de garantie
Compatible avec:
SMARTPHONES iPhone 6 , 6+ , 5S , 5C / Samsung Galaxy S5 , S4 , S3 , mini , Ace 3 , Alpha , Trend Lite , Young 2 , Note 4 , 3 , Edge , Core 4G , A3 , A5 / LG G Flex 2 , L bello , G3 , G2 , Mini, Nexus 5 / Microsoft Lumia 940 , 535 / Nokia 215 , Lumia 1320 , 930 , 830 , 735 , 730 , 635 , 530 / Motorola Moto X , G , E / Archos 45b , 50b , 50c Helium , 50 Diamond / HTC One M8 , Mini 2 , Desire / Sony Xperia Z3 , E3 , C3 , T3 , E1 , M2 , Z2 / Huawei Honor 6 , Ascend Mate 7 , G7 , P7 , Y330 / Wiko Goa , Lenny , Kite , Getaway , Lubi 3 , Cink Slim 2 , Rainbow , Wax , Ozzy , Highway , Darkmoon / Acer Liquid Z410 , Z500 / Cubot P9
LECTEURS MP3 Apple iPod / Samsung Galaxy S Wifi 4.2 / Sony NWZ-E584,NWZ-E384, Swees / SanDisk SDMX 18


Site du fabriquant (en anglais): http://www.gogroove.com/ la page du produit directement ici

La vidéo de démonstration en anglais



Par Hubert Leclercq
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8e édition de l'Ecotrail de Paris, 80 km - le 21 mars 2015


8e édition de l'écotrail de Paris - 80 km le 21 mars 2015 






C'est l'histoire d'un type qui avait annoncé l'année dernière qu'il s'inscrirait sur le 80 km de l'ecotrail de Paris le jour où l'arrivée se referait au premier étage de la tour Eiffel. Et c'est ce qui est proposé aux coureurs de l'épreuve phare de la manifestation cette année sauf que ses moyens financiers sont très limités en ce moment. Il a alors tenté de gagner son dossard mais les dieux du tirage au sort ne sont pas avec lui cette année, jusqu'au vendredi 13 février où il s'est trouvé au bon endroit au bon moment et il a fait ce qu'on lui a demandé. 

C'est ainsi que Runner's World France lui a offert son sésame pour cette course qui est devenue un événement de la course à pied sur la capitale. 

Le petit hic, c'est que certains muscles n'ont pas apprécié les 34 km de boue du trail des marcassins fin janvier. Je suis donc au repos et je n'aurai pas la préparation pour être au top. Ce n'est pas grave, l'objectif est d'aller au bout quelque soit le temps, en espérant ne pas trop souffrir. 
Un mois avant l'épreuve je reprends l’entraînement. Les douleurs ont disparu mais je sens que je suis sur la ligne jaune alors pas d'abus. Petit à petit j'ai la sensation d'aller mieux mais le temps est compté. Je tente rapidement les sorties longues qui se passent très bien, la confiance revient mais je n'ai pas l'aisance et la facilité du mois de décembre qui m'avaient permis de réaliser un bon trail (pour moi) à Beuzeville-la-Grenier. Si j'ai réussi là-bas à faire 83 km en 10h00 ici, je table plus sur 10h30/11h00 voir peut-être un peu plus mais quand même d'arriver avant 1h00 du matin, heure limite pour accéder au premier étage de la dame de fer.

La veille de la course, il faut aller au parc des expositions de la porte de Versailles pour retirer le dossard, l'ami Pascal m'y accompagne. Nous y croisons Francine (forfait pour cause de blessure et très triste de ne pas être de la fête), Marc, Joseph, Vincent… Nous papotons un peu puis nous faisons un tour dans le salon avant de revenir à la maison, c'est que j'ai un gâteau à faire. 
Après une bonne nuit, une bonne douche et un bon petit déjeuner c'est l'heure d'y aller. En cours de route Pascal se rend compte qu'il a oublié ses bidons et doit faire demi-tour, la journée commence bien ! 

Un peu de bus, de métro puis nous nous retrouvons dans un train de la gare Montparnasse bondé de traileurs. Le RER C étant en travaux, nous avons été invités à nous rabattre sur cette gare. A la descente du train nous suivons le fléchage et nous montons dans le premier bus. 
C'est qu'il ne fait pas chaud, mais alors pas chaud du tout ce qui contrarie mes plans vestimentaires. Sur la zone de départ je croise quelques connaissances que je salue. Pascal me présente ses camarades de club. Nous retrouvons Francine, Joseph, Philippe, Marc puis Vincent sur un banc un peu à l'écart. Ca rigole, ça chambre un peu tout en se préparant. Quelques photos puis Pascal part rejoindre ses potes de club, on lui souhaite une bonne course. J'ai le temps de manger une petite part de mon gâteau fait la veille puis arrivent ensuite Karine et son mari, nouvelles séance photos... Midi approche vite. Marc est allé déposer mon sac au camion pendant que je surveille les affaires de Philippe qui a disparu des radars. En fait il y a la queue aux toilettes… 
C'est en compagnie de Joseph et de Marc, avec les encouragements de Francine, que j'entre dans le sas de départ. Ca rigole bien, peut-être pour faire baisser la pression ? Marc retrouve des connaissances, dont Carole des lapins-runners qui est seule aujourd'hui. Après l'interview de Samuel Etienne parrain de Pompier Raid Aventure qui emmène des enfants sur la course, suivi d'un rapide briefing et une minute de silence, le décompte est lancé. Je vais prendre pour la première fois le départ de ce 80 km. On se souhaite bonne course et c'est parti ! 

Première partie de course : du départ au premier ravitaillement de Buc (km 23)

Le troupeau est assez compact ce qui va nous obliger à ralentir quelques centaines de mètres plus loin pour passer sur les tapis de chronométrage. Même chose quand nous entrons sur ce chemin qui va nous faire contourner le plan d'eau de la base de loisirs. Un petit coucou aux filles qui nous prennent en photo. L'ambiance dans le peloton est surtout à la rigolade, c'est vrai que les choses sérieuses commencent bien plus loin. Jusqu'à Buc seule une belle petite côte nous attend juste avant de redescendre dans la bourgade qui abrite le premier ravitaillement.
Le premier piège dans lequel il ne faut pas tomber c'est de partir vite. Le parcours s'y prête, on est euphorique, tout va bien et on peut s'emballer sauf que la route est longue.
J'ai laissé derrière moi Joseph et Marc, je ne sais pas où est Vincent, Philippe et Pascal doivent déjà être loin devant. Nous allons longer un golf puis passer devant le Vélodrome national de Saint-Quentin en Yvelines.
L'allure affiché par ma montre est de 5'52 au kilomètre. C'est moins rapide qu'en Normandie mais c'est trop compte tenu de ma préparation chaotique

Vers le 10 km ça va bouchonner un peu pour emprunter une passerelle. Là je n'étais pas très rassuré. D'abord je me retourne et ne vois pas mes amis, m'auraient-ils passé sans que je m'en aperçoive ? Mais le pire c'est cette passerelle qui tremble terriblement sous nos pieds et ses haubans qui laissent échapper un bruit inquiétant en vibrant, pas du tout rassurant tout ça et je ne suis pas le seul à le penser. Une fois de l'autre côté ça va mieux.
Nous traversons un quartier de la ville où quelques personnes nous encouragent. La traversée d'une large avenue bloquée par de gentils bénévoles fait klaxonner de nombreux automobilistes…
Retour dans la nature. Le parcours est agréable. Je fais le yoyo avec quelques concurrents dont une féminine au dossard 470, un monsieur et une dame aux couleurs de la Société générale. La dame court en five fingers et elle n'est pas la seule, chapeau car moi je ne pourrais pas ! Tiens, un bagnard s'est arrêté le temps d'enlever des rochers dans ses baskets ! J'arrive derrière la joëlette des dunes d'espoir, ils ont bien du courage, bravo ! Après une petite pause technique vers le 13e km, je me retrouve aux côtés du président de la SAM Paris 12, le club de l'ami Pascal. On papote un peu sur quelques kilométrés puis je le perds suite à une légère accélération pour dépasser un petit groupe. Une petite côte et j'arrive à Buc,  premier ravitaillement. Tout roule pour moi. Je fais le plein de mon bidon et je repars aussitôt pour cette seconde partie de course en direction de Meudon.

Buc-Meudon, on rentre dans le vif du sujet. 

Dès la sortie du ravitaillement une première difficulté arrive rapidement et ça va s’enchaîner. La fille au dossard 470 me repasse. Je tente de la suivre mais après 2 ou 3 km je la laisse partir, je suis en train de m'user. Même chose un peu plus loin avec les coureurs aux couleurs de la société générale. La moyenne affiché par mon GPS baisse un peu pour passer à 6'12 au kilomètre et désormais elle va baisser irrémédiablement. Vers le 32e km, une personne me double puis s'arrête au pied d'une butte pour un problème de pneu me dit-il. Je pense avoir reconnu The Pink Runner et c'est bien lui qui m'a fait gagner un dossard sur son blog pour le marathon de Senart. On fait connaissance vite fait avant qu'il ne continue son effort, je le remercie pour son cadeau et lui souhaite de réussir son objectif.
Quelques kilomètres plus loin, dans une nouvelle belle grimpette, je me rends compte que j'ai perdu pas mal d'eau. J'ai trop rempli rempli mon bidon et comme j'ai ajouté une pastille d'isostar, la pression est montée et l'a fait fuir. Là je suis mal ! J'ai le palpitant qui s'excite, je vais arriver en haut après avoir fait 3 pauses et Meudon est encore loin, à environ 9 km. Je dépasse la joëlette des pompiers à l'arrêt. Ils prennent certainement en charge un autre enfant, mais qu'est-ce qu'ils vont vite !
J'ai comme l'impression d'avoir déjà foulé les chemins qui nous accueillent désormais. Côté conditions de course, je trouve que nous avons de la chance. Pour moi la température est idéale et surtout, grâce à une semaine sans pluie, il n'y a pas de boue ce qui me convient parfaitement mais cela n'empêche pas que je suis au plus mal et que l'allure baisse de plus en plus.

Je m'aperçois que le président de la SAM Paris 12 est repassé devant moi et je ne l'ai pas vu. J'avais le nez dans les baskets et la musique dans les oreilles pour me remonter le moral. Mais la musique va vite me gonfler alors je vais tout couper rapidement. C'est peut-être grâce à quelques sms que je vais arriver enfin à Meudon ou Francine et Karine m'accueillent juste avant le ravitaillement. Elles me donnent quelques nouvelles des personnes déjà passées. Pour l'instant ça va bien pour tout le monde, pourvu que ça dure. Il se mérite ce ravitaillement de Meudon. Pour y arriver il faut grimper de nombreuses marches qui me paraissent interminables, heureusement que nous sommes bien encouragés.
Aussitôt arrivé aux tables, je me jette sur l'eau. De toute façon ce ravitaillement ne propose que de l'eau, ça tombe bien. Je vais quasiment boire 2 litres d'eau. Je refais le plein du bidon mais je ne vais pas mettre de pastille tout de suite. Je me suis fait avoir une fois, pas deux… Avant de quitter la zone ou il ne fait pas chaud, d'ailleurs ils sont nombreux à sortir la veste de leur sac, je retire vite fait les petits cailloux de mes chaussures avant de reprendre la course en direction de Chaville.

Meudon-Chaville : Une bonne dizaine de kilomètre plus faciles. 

J'ai beaucoup de mal à relancer la machine. J'en profite pour faire quelques photos de l'observatoire de Meudon ce qi permet à certains de me dépasser dont un lapin runner et ces 2 personnes de la Société Générale. Il va me falloir 2 bornes pour accuser le coup et me remettre à courir correctement. Le parcours est toujours agréable et je commence à reprendre confiance malgré les pieds qui tirent la sonnette d'alarme. Un rapide coup d’œil au chrono et je me rends compte que la moyenne se stabilise ce qui va me "rebooste". Je suis cependant incapable de faire des calculs et des prévisions. Ce tronçon va passer vite. Deux belles grimpettes je suis déjà au ravitaillement de Chaville juste après avoir fait une seconde pause technique. Je vais profiter de ce 3e ravitaillement pour faire l'appoint en eau de mon bidon. En quittant la zone en marchant, j'avale les 3 gâteaux salés pris vite fait et en même temps je sors la frontale du sac. La nuit ne va pas tarder à tomber, je préfère anticiper.

Chaville-Domaine national de Saint-Cloud

Je sais qu'une bonne douzaine de kilomètres me sépare du ravitaillement suivant et pour avoir fait le 50 km il y a 3 ans (qui emprunte cette même partie du parcours), je connais à peu près les pièges qui m'attendent.
La première arrivera vite après la sortie du ravitaillement de Chaville. Celle-ci fait mal mais comme le moral est revenu ça passe. La seconde arrive à la sortie de la ville pour rejoindre la forêt de Fausses-Reposes que je connais aussi pour avoir fait une fois la QBRC. Après il n'y a plus qu'à dérouler ! Enfin, c'est simple sur le papier encore faut-il le faire avec des muscles qui veulent que ça s'arrête et sans se casser la figure ce qui a failli m’arriver dans une petite descente.
La fatigue, la tête ailleurs et la luminosité qui baisse atténuent ma vigilance et tout aurait pu s’arrêter là. C'est ce qui est arrivé à une dame un peu plus loin, pourtant dans un chemin qui semblait inoffensif. Au 61e km, alors que j’étais en train de vider les poches de mon sac à la recherche de je ne sais quoi, une dame et un monsieur me dépassent mais la dame chute lourdement devant nous. Je range ce que j’ai dans les mains, j’allume ma frontale alors que le monsieur la relève. Je lui demande comment ça va et là elle fond en larmes. Elle ne répond à aucune question si bien que je repars avec l’idée de signaler cet incident au bénévole que je vois au bout du chemin, mais le monsieur qui l’a relevée a été plus rapide que moi.

Je continue donc ma route. Ce sont quelques trottoirs qui nous attendent après la forêt de Fausses-Reposes puis nous entrons dans le domaine national de Saint-Cloud. Je suis revenu sur les lapins-runners (monsieur accompagne madame pour la fin) et sur l’équipe de la Société générale.
Jusqu'au dernier ravitaillement qui se fait attendre je m’arrêterai deux fois pour boire un peu. J'ai vu apparaître ce ravito au dernier moment car les tentes cachent les lumières, je n’ai même pas vu les tapis de chronométrage.
Je me rends compte que l’organisation met à notre disposition de grands bidons d’isostar tout prêt il n’y a qu’à se servir. Je remplis ma gourde après avoir dévissé le bouchon pour faire un appel d'air afin que ça coule un peu plus vite au robinet. J’avale à nouveaux 3 tucs, je prends une photo puis je repars en regardant cette tour Eiffel qui semble être si près de moi.
A partir c'ici je sais que c'est gagné, quand on est là on va au bout. Je regarde aussi ma montre et je constate que j’en suis à 8 heures 16 de course. J’y crois pas, je regarde une seconde fois et je me dis que je peux être sous les 10 heures si j’arrive à me surpasser et là le moral revient au beau fixe.

Objectif tour Eiffel !

Je sais que ce n’est pas la partie la plus belle du parcours. Nous allons longer la Seine avec les péniches d’un côté et les voitures de l’autre ; Finalement pas trop de circulation et quelques automobilistes un peu curieux et amusés vont faire passer le temps rapidement. Je reste derrière un groupe de 3 coureurs et d'une fille. Dans le parc de l’ile Saint germain il me faut faire une nouvelle pause technique, après ce sera les trottoirs d’Issy les Moulineaux et l’entrée dans Paris.
Tout se passe bien, les jambes sont lourdes mais hâte d'arriver. Le pont du périphérique passé nous sommes désormais tranquilles, plus de voitures. J’arrive à la hauteur d’un jeune coureur que j’encourage. Habitué aux courses en montagne il n’est pas habitué à courir autant. Il connaît un peu la capitale mais ne sais pas trop où on va nous faire passer. Nous allons terminer ensemble accompagné par un vent glacial.
On se prend des flashs dans les yeux, merci les phtotgraphes Maindru ! Quasiment au bout de l’ile aux Cygnes une personne m’interpelle, c’est Francine qui veut courir un peu avec nous, vu son état je lui déconseille vivement. On papote vite fait, me dit que seuls le mari de Karine et Pascal sont passés, où est Pinpin ?

Je la laisse, elle m’encourage et me félicite, c’est super sympa. On remonte sur le pont de Bir Hakeim puis on redescend sur les quais. La dame de fer se dévoile, les frissons commencent à m’envahir. Quelques marches sous de nombreux "Bravo", des bénévoles bloquent la circulation pour nous faire traverser le quai Branly, on y est !
Je félicite déjà mon dernier compagnon de route car il va grimper plus vite que moi et je veux en profiter un max.
Nous passons sur un podium sur lequel un écran géant affiche les noms des coureurs qui ont terminé. A cet endroit il y a pas mal de spectateurs, certainement des personnes qui attendent des proches.
Encore quelques mètres sous des applaudissements, à nouveau un flash dans la tronche puis on me remet un ticket, palpe mon sac et les escaliers se dessinent. Je ne suis jamais monté sur cette majestueuse tour à cause des queues interminables de touristes qui m’ont toujours fait reculer. Là elle s’offre, je veux savourer, prendre mon temps mais c’est passé vite, 7 minutes pour gravir les 57 mètres qui séparent le premier étage du sol puis un tapis rouge apparaît. Je passe la ligne en trottinant et en remerciant le ciel de m'avoir donné la force d'aller au bout. Je ne peux pas n’empêcher de prendre en photo le petit écran de contrôle qui égraine les noms des finishers. Jamais je n’aurai imaginé arriver si tôt au bout de cet effort.
Je suis sur un nuage et je vais redescendre par les escaliers pour en profiter encore. Pascal me signale qu'il est sous la tente en train de boire une bière. Je m'y rends mais en chemin je demande aux secouristes que je croise où est leur chef, un de nos collègues est en effet responsable du dispositif de sécurité sur la course.

Pascal et Emmanuel Gault
Je récupère mon sac aux camions, félicite Philippe (The Pink Runner) qui est arrivé devant moi puis je file avaler un bon repas. Je croise vite fait Karine qui est super fière de son mari.  Il a réussi son objectif et un bien joli chrono qui me laisse rêveur. C'est par hasard sous la tente que nous allons retrouver notre collègue et boire un verre tous ensemble. Nous avons réussi à prendre une photo du vainqueur super sympa aux côtés de l'ami Pascal. Mon pote est très content de sa prestation surtout que sa douleur à la cuise l'a laissé tranquille. Nous aurons le temps de féliciter Vincent et Joseph avant de quitter les lieux, tous très satisfaits de leur course

Une très belle journée que je dois à Mickaël de Runners-World que je remercie encore une fois du fond du cœur.
Un grand merci aux organisateurs de cette belle course, aux supers bénévoles qui ont été très gentils sur tout le parcours.

Quelques déchets vu sur le parcours mais les forêts traversées, très proches de la capitale, sont très visitées que ce soit par des personnes qui se baladent comme par d'autres sportifs. Les coureurs ne sont pas tous responsables mais c'est toujours ça de trop. Ca coûte quoi de garder avec soi un emballage vide et le jeter au ravitaillement suivant ?

Enfin, je tiens à féliciter tous mes amis présents sur cet ecotrail quelque soit la distance. Bon rétablissement à celles et ceux qui ce sont blessés.
Je reviendrai un jour, si le prix n'augmente pas trop...



La trace de mon GPS :

La même trace sur openrunner

Mes photos:

Vidéos :
Une vidéo de la Team Asics Trail : Emmanuel Gault le vainqueur du 80 km et sa compagne Sylvaine Cussot seconde chez les filles





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mardi 10 février 2015

Foulées de Vincennes (94), 10 km populaire le 08/02/2015

Foulées de Vincennes 2015 



Comment se retrouver sur une course de 10 km une semaine après un trail boueux de 34 bornes
Tout simplement en ayant accepté l'invitation de Gaïd, une collègue a qui j'ai proposé l'année dernière d'accompagner sur une course parisienne. Elle a trouvé cette manifestation où une autre collègue est aussi engagée. Delphine, qui prépare son premier semi-marathon, celui de Rambouillet début mars, s'alignera au départ de cette compétition aux côtés de son mari. Gaïd a aussi réussi à motiver quelques-uns de ses amis. Certains seront sur le 10 km populaire et d'autres sur le 5 km. Au programme de la matinée ; un 10 km élite qui partira à 9 h 15, un 10 km populaire et un 5 km qui partiront à 11 heures sans oublier des courses pour les enfants. 

Ce sera ma première participation officielle a cette course de masse qui attire chaque année une foule de plus en plus importante. Ce sont pas loin de 7000 coureurs qui sont annoncés sur l'ensemble des épreuves de la matinée. 

Il est à peine 10 heures quand Gaïd et moi arrivons sur le village de la course. Avant d'aller retirer notre dossard nous assistons à l'arrivée des élites qui auront mis un peu plus de 31 minutes pour boucler ces 10 km. Notre dossard en main, nous retirons le t-shirt qui est offert en cadeau. Gaïd regrette que toutes les tailles ne soient plus disponibles pour les filles ce qui arrive malheureusement souvent. 
C'est qu'il nous reste pas mal de temps à attendre. On fait un tour du village pour bien repérer les lieux et malgré la grisaille l’ambiance est plutôt sympa sauf qu'il faudra nous changer en extérieur. Pas de salle pour se mettre au chaud à part une petite tente pour les homme et une pour les femmes.



Pour éviter de faire la queue on dépose rapidement nos sacs. Désormais nous partons à la recherche de Delphine et des amis de Gaïd. Quand on se retrouve tous ensemble nous sommes à 15 minutes du départ. Quelques photos et nous rejoignons l'allée où il semble y avoir moins de monde.
Cette course a la particularité d'avoir 2 lignes de départ, une de chaque côté du cours Marigny. On se souhaite bonne course et l'aventure commence sous un soleil qui se montre enfin mais pas pour longtemps.


La foule est dense et le sera encore plus après 200 m, quand nous tournons à gauche. Nous nous retrouvons avec les coureurs partis de l'autre côté de l'avenue. Même si la rue est assez large à cet endroit, il n'est pas facile de se frayer un chemin. Le pire est que la chaussée va se rétrécir 400m plus loin quand nous changeons de direction de nouveau sur la gauche. Il faut 2 kilomètres pour que ça se fluidifie un peu. C'est là que 3 jeunes déguisés nous dépassent musique à fond. Un peu plus loin, vers le 3e km Pascal, en balade dans le coin, va faire quelques foulées en notre compagnie.
Vers le 4e km Delphine et son mari nous dépassent. Elle a pour objectif d'approcher au plus près des 55 minutes, elle est en bonne voie mais il reste encore 6 kilomètres... De notre côté l'allure se rapproche petit à petit des 10 km/h. Quand nous revenons dans Vincennes les parcours du 5 et du 10 km se séparent mais une concurrente du 5 km n'a visiblement pas vu le marquage au sol ni entendu les consignes des signaleurs et s'est trompée, demi-tour !!














Nous zappons le ravitaillement et Gaïd assure un max malgré le manque d’entraînement. On prend même le temps de papoter un peu de temps en temps mais je ne veux pas la gêner dans sa progression. 
Les kilomètres défilent vite. Au 7e, un des jeunes déguisés n'en peut plus et s'arrête, ses compagnons l'attendent, nous les passons. Nous sommes sur la partie du parcours la plus désagréable, l'avenue de Nogent qui n'est pas fermée à la circulation mais cela ne nous empêche pas d'élever un peu le rythme. Nous nous mettons alors à doubler pas mal de concurrents. 
Un petit coucou aux photographes de photorunning  et il ne reste quasiment plus que 1400 mètres à faire. Ca commence à être dur mais la ville est en vue, dernier virage, dernière ligne droite, j'encourage Gaîd qui passe la ligne en un peu plus de 58 minutes. C'est un peu loin de sa belle performance de juin dernier mais sans entraînement c'est quand même pas mal pour un mois de février. 


Nous retrouvons tous nos amis visiblement satisfaits et prêts à remettre ça prochainement. De mon côté, une petite douleur à la cuisse depuis le trail des marcassins qui s'est un peu réveillé sur la fin de course, ce sera quelques jours de repos. 


Un grand bravo à Delphine et bonne chance pour le semi de Rambouillet. Grand bravo aussi à Gaïd ainsi qu'à tous ses amis dont j'ai oublié quelques prénoms, je m'en excuse. 
On remet ça quand vous voulez (en fonction des disponibilités).
Bravo à tous les participants, adultes comme enfants et merci à l'organisation et à tous les bénévoles. Un seul petit regret, pas d'échauffement en musique avant le 10 km populaire pour une ambiance encore meilleure. 
A ce jour, prochaine épreuve, la Transju'trail 72 km dans le Jura début juin. 


Trace de mon GPS :


 Photos :



 Par Hubert Leclercq
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mardi 3 février 2015

2015 02 01 - 34 km Trail des marcassins (95)

C'est à une vingtaine de kilomètres au nord de Paris, à Saint Brice Sous forêt pour être précis, que les traileurs se sont donnés rendez-vous ce 01 février 2015 pour le trail des marcassins.
Un 34 km départ à 9h15, un 17 km à 9h45 et une marche nordique à 9h50 sont au programme de la matinée.
Depuis la disparition de l'Ice Trail qui se déroulait non loin de là, à peu près à la même période, c'est la première épreuve nature d'une trentaine de kilomètres organisée dans la région, un test pour les futurs participants à l'eco-Trail de Paris notamment.

Après les 82 km du tour du canton début décembre, je me suis bien reposé pour reprendre en janvier. Ce sera ma première course de l'année. Pour le coup l'ami Pascal s'est aussi inscrit et il y retrouvera quelques-uns de ses camarades de club.
Florian, le fils d'un collègue qui m'avait accompagné en novembre dernier aux Flambeaux, sera là aussi en compagnie de Karine tous deux sur la plus longue distance et de Christelle en mode supportrice.

En quittant la maison nous constatons que le ciel semble être dégagé mais avec le jour qui se lève c'est malheureusement la grisaille qui se profile. Il fais bien frais quand nous laissons la voiture sur le parking du supermarché, pourvu qu'elle redémarre après la course...
Ce parking sera aussi le point de départ de cette aventure.
Nous trouvons le village de la course après avoir tournicoté un peu. Le dossard en main nous saluons Florian, Karine et Christelle qui viennent d'arriver.













On fait un petit tour rapide du coin pour voir à quoi ressemble les vestiaires, finalement on se changera et on laissera nos affaires à la voiture.
En chemin nous croisons les coureurs de la SAM Paris qui seront au départ du 34 km. Nous les saluons puis nous filons nous changer, nous avons une quarantaine de minutes devant nous.

Ca commence mal pour moi. Déjà je n'ai pas envie de courir et en plus ma montre est bloquée et refuse de se mettre en marche. Je ne sais plus comment on fait un reset de ce GPS. Après m'être énervé sur toutes les combinaisons possibles il redémarre enfin.
Pascal salue les autres membres de son club qui s'aligneront au départ du 17 km. Quelques photos, quelques foulées pour se réchauffer puis nous rejoignons le reste du troupeau..
Je me retrouve quasiment en queue de peloton quand tout ce petit monde s'élance sans même un coup de feu ou un coup de sifflet, je mets le chrono en marche.
Quelques centaines de mètres puis nous quittons le bitume pour un chemin où tout le monde tente d'éviter les flaques d'eau puis nous entrons dans la forêt, dans le vif du sujet et affronter ce qui va devenir le cauchemar de la matinée, la boue.
Certaines personnes font de gros détours pour éviter les flaques d'eau mais en fait c'est là que ça glisse le moins et puis j'ai des chaussettes étanches, ça rafraîchit les pieds mais il restent au sec.
Dans les pentes il n'y a pas ces flaques d'eau mais c'est holiday on ice tellement le sol est détrempé souvent recouvert d'une belle couche de boue. Cette gadoue qui s’agglutine sur les chaussures alourdit considérablement chaque foulée, on y perd beaucoup d'énergie, un calvaire.
Après 3 bornes on se retrouve sur un single où ça monte légèrement. On commence à marcher alors que ces petites bosses ne sont pas si terribles que ça. Pas d'affolement, ce n'est que le début. Je suis le mouvement même si en certains endroits il serait possible de doubler.
Chacun tente de trouver la meilleure trace possible pour trouver de bons appuis mais vers le 7e km, au moment où je dépasse la collègue de club de Pascal, une belle descente bien raide, bien glissante se présente. Elle n'est pas facilement négociable, même sur les côtés on ne peut as progresser. Je la descends en essayent de m'accrocher aux branches, je manque de m'étaler à plusieurs reprises mais j'arrive quand même en bas sain et sauf.

Un peu plus loin je me retrouve avec des coureurs en face de moi ? Me serais-je trompé quelque part ? En fait, à l'intersection qui se trouve entre moi et eux, je vais tourner sur la droite et eux descendront à gauche. Au second passage, parce qu'en fait on a 2 tours à faire, il n'y aura même plus de bénévole, je suis persuadé que certains auront été tenté de de prendre une autre direction...
Vers le 12e km nous contournons le fort de Domont, ancien bâtisse militaire transformée en centre de formation en incendie qui semble être gardé par de gros chiens qui aboient.

C'est là que Florian me dépasse. Je le pensais loin devant. Pour son second trail il est gâté…
Un peu plus loin, vers le 14e kilomètre, dans une descente sinueuse entre des arches et des branchages un coureur me double prenant beaucoup de risque, puis un second. C'est la tête de course du 17 km qui s'est élancé 30 minutes après nous.
Vu les conditions de course, c'est prendre beaucoup de risque pour pas grand-chose, enfin, chacun fait ce qu'il veut.
Encore une belle bosse à franchir et ce premier tour va bientôt se terminer. J'en suis à me demander si je continue ou pas. Ca m'a amusé un peu au début mais galérer dans une telle bouillasse n'est plus un plaisir. Je suis usé par tous ces appuis fuyants, ces pieds lourds de boue collante si bien que ma montre affiche presque 2 heures pour ces 16 premiers kilomètres.
Arrive l'intersection où on nous annonce que les dossards rouges du 17 km vont tout droit les autres à droite et là, et bien je vire à droite.
Et c'est reparti pour un tour ! Et ça commence par une petite grimpette. Je tente de progresser dans les bois pour éviter cette montée très glissante mais en fait le sol est très mou et les branchages trop importants pour pouvoir évoluer correctement, je me rabats sur le chemin. J'ai l'impression d'avancer en reculant, je n'ai aucune accroche, pourtant elle n'est pas bien méchante cette côte. J'arrive au sommet et je me dis dans ma tête que j'aurais vraiment dû mettre le clignotant tout à l'heure. Maintenant c'est trop tard.

Au ravitaillement que je zappe, Christelle m'encourage, j'espère qu'elle n'a pas trop froid. Elle est vraiment très courageuse d'être resté sur le bord du parcours à nous voir passer, chapeau et merci !
Là je fait une petite erreur, j'aurais dû faire le plein de mon bidon car sur la fin j'aurais bien aimé boire un peu plus. J'étais persuadé d'en avoir peu consommé sur la première boucle.

Le peloton s'est bien étiré. Je me retrouve souvent seul. Entre le 20e et le 21e km je m'arrête pour prendre quelques photos et récupérer un peu. Une féminine à la veste fuchsia que j'avais doublée vers le 14e me repasse. Je vais faire le yoyo avec elle jusqu'au 28e où elle s'arrête pour faire une pause; je l'encourage, je lui dis qu'il ne reste plus de 6 bornes... Cet arrêt lui aura permis de bien récupérer car un peu plus loin et va me mettre un vent terrible, je ne la reverrai plus.
Entre temps, dans un virage en devers, une glissage m'oblige à mettre un genou au sol, j'évite le pire. A l'intersection suivante, les secours sont au chevet d'un coureur assis, protégé par une couverture de survie. J'arrive ensuite dans la pire descente du parcours que je ne sais comment aborder. En plein milieu les secouristes doivent brancarder là où se trouvent de belles ornières et de la boue en grande quantité. Ils ont laissé le quad en bas et ils semblent embarrassés. Je leur propose mon aide mais il la décline et m'affirment que ça va aller, ce n'est pas grave.

Je me retrouve enfin en bas sans être tombé, une chance. Je continue sans grande envie mais je dois aller au bout. Heureusement j'approche du fort de Domont. C'est pour moi la partie la plus agréable du parcours. Je dépasse des randonneurs certainement des participants à la marche nordique qui ont la gentillesse de s'écarter pour me laisser passer, je les remercie.
J'ai 2 coureurs et une fille à une trentaine de mètres devant moi, je ne cherche pas à les rattraper mais où mettre les pieds pour ne pas aller au tapis et puis je dois faire une petite pause technique.
Vers le 30e km je vais dépasser une féminine que je n'ai pas reconnu, c'était Karine…
Un peu plus loin, au pied de la dernière côte un coureur est assis sur un tronc d'arbre, un peu pâlichon. Il me dit que ça ira mieux après s'être reposé un instant. Je lui propose une barre de céréales qu'il accepte volontiers.

Cette dernière difficulté surmontée tant bien que mal, je sais que le plus dur est fait. Je dépasse un, puis deux, puis trois et un quatrième coureur. Virage à droite, il reste à ma montre 1600 mètres si la distance annoncée est correcte ce qui est confirmé par les gentils signaleurs.
A 500 mètres du but un coureur dépassé vers le 21e alors qu'il semblait être dans le dur me met un second vent. C'est la journée des courants d'air ! Impossible de le suivre, il est trop rapide..

L'arche est enfin en vue, je passe l'arrivée en oubliant d'arrêter mon chrono. On me remet la jolie médaille, un sac contenant une boisson de récupération d'un partenaire et quelques pubs, et un ticket pour un sandwich.
Quelques photos et je retrouve Christelle et Pascal transis de froid. Pascal a fait un super chrono, Christelle attend sa sœur et me dit que Florian est arrivé une dizaine de minutes avant moi et qu'il est sous la douche.
On ne s’attarde pas. Le sandwich en main direction la voiture, on se change vite fait puis on rentre à la maison, heureusement la voiture a démarré…

Une course qui a la réputation d'être difficile et elle l'a été. J'en ai bien bavé mais on a pris un bon bol d'air pour bien démarrer la semaine. Merci à l'organisation et à tous les bénévoles qui ont eu bien du courage avec ces températures hivernales. Un parcours très sinueux qui m'a vite déboussolé mais comme l'ami Pascal, je préférais l'Ice Trail.
Bravo à tous les participants, surtout aux amis qui sont allés au bout, fallait en vouloir !

Prochain rendez-vous la semaine prochaine pour un 10 km à Vincennes avec des collègues, après plus rien avant juin !



La trace GPS :



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Résultats :





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