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jeudi 27 novembre 2014

18 km course nocturne des flambeaux - Montfort l'Amaury (78)

Trail des Flambeaux,


Pour se remettre dans le bain du trail après une longue période consacrée à le course sur route en vue du marathon de New York, rien de tel que les 18 km du trail des flambeaux à Montfort l'Amaury. Il va me permettre aussi de préparer le trail de 80 km du tour du canton début décembre qui se déroulera à Beuzeville la Grenier en Seine-Maritime.
Une course de cœur aussi puisque c'est ici même que j'ai fait mes premiers pas en course à pieds en 2007.
Pour cette aventure Florian (le fils de Patrick, le collègue pompier Stéphanois qui m'avait emmené à la Saintélyon en décembre dernier) souhaite m'accompagner. Habitué à la course sur route, se sera un double baptême pour lui : première course nature et une première course de nuit. Patrick, surnommé Pat, assure l’intendance et apportera le ravitaillement d'après course.
La circulation sur Paris est plutôt bonne alors j'arrive tôt sur place mais je ne suis pas le premier, quelques personnes ont déjà leur dossard. Je retire le mien rapidement puis j'attends Florian qui arrivera quelques minutes plus tard accompagné de Christelle en mode supporter. 


Petit à petit le monde arrive. Florian retrouve par hasard un ancien pote de badminton qu'il n'avait pas revu depuis pas mal de temps et on papote course à pieds en attendant l'heure de rejoindre la place ou sera donné le départ.
A 30 minutes du coup de feu on fait les 700 mètres qui nous séparent de la zone de départ. On y retrouve Pat qui vient d'arriver en moto, il a un peu froid... Les températures sont fraîches mais correctes pour courir. Ce qui me fait un peu peur ce sont toutes ces averses tombées toute la semaine et qui ont certainement bien détrempé les sentiers de la forêt.
Quelques photos dans des conditions d'éclairage pas terribles puis Florian part s'échauffer quelques minutes avant de nous rapprocher de l'arche et de nous positionner dans le milieu du peloton alors que son pote préfère se mettre devant. 

Il est 20 heures quand une fusée lancée du haut de la tour Anne de Bretagne donne le coup d'envoi de la course de 18 km (le 10 km partira 15 minutes plus tard). L'objectif de cette première partie de course est de ne pas se perdre dans cette foule où nous arrivons à nous frayer un chemin tout en restant en contact. Je sais que ça va grimper jusqu'au pied de la tour Anne de Bretagne avant de redescendre par des escaliers certainement un peu glissants, puis un long faux plat nous emmènera en forêt. 
J'avais donc prévenu Florian que je devais me ménager dans cette première côte. Par rapport à ma précédente participation, on va quitter le bitume plus tôt pour rejoindre le monument qui est bien éclairé. De plus quelques flambeaux sont positionnés régulièrement de chaque côté du parcours pour bien nous montrer le chemin.
Dans la descente on va passer quelques concurrents plus prudents que nous puis nous sortons de la ville pour entrer en forêt. Ces deux premières difficultés sont plutôt bien passées.
A partir de là Florian va passer devant. Les flaques d'eau et le zones boueuses sont nombreuses mais j'ai connu pire surtout lors de ma seconde participation où une corde avait été mise en place pour grimper une petite butte. Pas de difficulté majeure jusqu'à la séparation des parcours du 10 et du 18 si ce n'est une descente recouverte de feuilles mortes qui cachent quelques cailloux, je reste vigilant ce qui n'est pas le cas de tout le monde.

Nous sommes au 5e km et un point de côté m'ennuie. Je desserre ma ceinture et lève le pied. Nous sommes alors sur un chemin qui ressemble plus à une petite route qu'à un sentier puis, quand nous rentrons à nouveau dans les bois, c'est une belle difficulté qui nous attend. Je me souviens l'avoir terminé en marchant il y a deux ans. Florian, bien plus affûté que moi, semble très à l'aise. Je vais tout faire pour ne pas me laisser distancer malgré les quelques coureurs qui marchent et qu'il faut éviter. Comme toujours nous faisons le yoyo avec quelques coureurs qui marchent quand ça grimpe et qui descendent à toute vitesse.
Je dois aussi faire attention aux pierres et aux zones très humides où on perd vite ses appuis et qui rendent l'effort plus difficile mais finalement j'arrive à rattraper mon petit retard sur mon coéquipier du jour assez facilement quand la pente devient plus facile.
Dans la petite descente qui suit on se retrouve sur une route et quelques maisons que je reconnais. Certains habitants nous encouragent, on les remercie puis on va tourner sur la droite pour une nouvelle difficulté que j'avais complètement oublié.
Là j'ai un peu plus de mal mais je m'accroche pour ne pas me laisser distancer par Florian qui me demande régulièrement si ça va bien. J'arrive à ne pas me faire distancer tout en sachant que je vais certainement le payer dans le final.
Une longue portion de bitume nous fait traverser Les Mesnuls. C'est assez roulant jusqu'au 12e kilomètre où nous nous retrouvons sur le parcours du 10 km avec des concurrents partis 15 minutes après nous.
Ce sont essentiellement des marcheurs que nous doublons mais dans la côte qui suit il va falloir slalomer un peu. Fort heureusement ces marcheurs sont assez sympas pour nous laissent la place. Un peu plus loin, l'un d'entre eux va râler. Pour l'éviter Florian et moi devons passer dans des flaques d'eau et de boue et nous l'éclaboussons ce qui ne lui fait pas plaisir du tout.  Un trail sans boue c'est pas drôle !
De mon coté je suis très satisfait de ces chaussettes imperméables. Mes pieds apprécient d'être au sec, très bon investissement.
Nous revoilà en ville où nous sommes encouragés par Christelle. Le plus dur reste à faire, remonter à la tour Anne de Bretagne par les marches. Pour la première fois en 145 courses un de mes lacets est défait. J'attaque ces premières marches plutôt bien mais je dois m'arrêter dans un coin pour refaire mon lacet. Florian a gardé le rythme et a pris la poudre d'escampette. Quand je repars plus de jus, impossible de gravir ces marches. J'arrive à voir mon compagnon de course mais je n'ai pas la force de me remettre à trottiner surtout que dans la seconde partie d'escaliers, plus glissante et étroite, on se retrouve à la queueleuleu, pas facile de doubler ce qui m'arrange.
Par contre, dans la descente je vais me remettre à trottiner et je vois Florian lever le pied pour m'attendre en bas. Derniers encouragements de Christelle et l'arrivée n'est plus très loin. On repasse 3 ou 4 coureurs mais on ne sait pas sur quelle distance ils sont.
Bip bip les tapis signalent la fin de course. 

Je remercie Florian de m'avoir accompagné et encouragé. Nous retrouvons son père, puis Christelle et nous filons au gymnase nous mettre au chaud, nous changer et profiter d'un bon casse-croûte. Du coup on a peu profité d'un ravitaillement d'arrivée très bien achalandé.
On se change en refaisant la course mais comme le temps passe vite et que le lendemain j'ai une journée très chargée nous nous quittons juste après la remise des récompenses.

Un très grand merci aux organisateurs qui, pour une modique somme, arrivent à faire des merveilles sur cette belle petite course.

Un grand merci aux bénévoles forts sympathiques qui donnent de leur temps pour nous.
Un grand merci à Florian pour m'avoir accompagné et m'avoir "boosté" pour améliorer de 7 minutes mon chrono. sans que ce soit prémédité. La dernière fois j'avais mal négocié les petites bosses et bien géré les escaliers, cette année ce fut le contraire.
Hyper satisfait car 15 jours après un marathon j'ai pu enchaîner ce trail et une sortie de 25 bornes le lendemain sans fatigue, sans aucun problème musculaire, que du bonheur !
J'espère que Florian a apprécié ce type de course, qu'il y a pris plaisir pour se lancer sur d'autres trails et pourquoi pas faire une Saintélyon un de ces jours.
Un grand merci à Christelle de nous avoir suivi dans la fraîcheur de la nuit, heureusement qu'il n'a pas plu. La prochaine fois, pour éviter d'avoir froid il y a une solution :  courir avec nous...
Enfin, énorme merci à Pat pour le casse-croûte, pour la binouze et pour les gâteaux. Toujours au top côté organisation ! 

La trace de mon GPS:


Photos


 Une vidéo de la course réalisée par un coureur et sur laquelle on nous voit deux fois

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mardi 11 novembre 2014

2014 11 02 - TCS New York City Marathon




Marathon de New-York

Avant de parler du voyage et de la course il me faut revenir sur quelques événements marquants qui ont précédé cette belle aventure.
Tout d'abord je ne remercierai jamais assez toutes les personnes qui ont déposé un message d'encouragement pour moi à l'occasion du jeu concours "Marathon de Paris – Nissan LEAF" organisé sur facebook en 2013 dont le seul lot était un voyage et un dossard pour le marathon de New York 2014 pour celui qui avait le plus de messages.
Les résultats devaient être publiés dans les jours suivants le marathon de Paris 2013 mais sans nouvelles après quelques semaines j'avais oublié et j'étais persuadé qu'une autre personne avait été plus encouragée que moi. 
Quelle surprise ce 14 mai 2013 en lisant mes mails à l'heure du déjeuner. Je n'y croyais plus, je n'y croyais pas. Pour quoi avoir mis autant de temps à me prévenir ? Peut-être ont il vérifié la validité des votes car il est facile de se faire des faux amis sur facebook pour avoir de nombreux votes, peut-être qu'une autre personne était mieux placée que moi mais a refusé ce beau cadeau, je ne saurais jamais. Bref, commencent quelques tracasseries administratives. 
J'ai immédiatement répondu que j'acceptais ce gain mais que n'ayant jamais voyagé je n'ai pas de passeport et qu'il me sera alors difficile de fournir les documents demandés dans le temps imparti. Le jour même leur service juridique me laissait un délai de 3 semaines :  Délai moyen qui figure sur le site de la préfecture de police de Paris pour l'obtention d'un passeport. Maintenant le problème c'est d'avoir un rendez-vous à la préfecture. Pour un passeport le rendez-vous est obligatoire encore faut-il que le site internet fonctionne. Je décide de me rendre sur place pour retirer un dossier et demander un rendez-vous. On me dirige vers un écran qui me propose des dates lointaines, ça va pas le faire. Une dame me dit d'insister, ça bouge beaucoup, des rendez-vous sont souvent annulés ou reportés. Je continue et après une quinzaine de minutes j'obtiens un créneau pour le lendemain matin, les dieux sont avec moi !
A peine 3 semaines plus tard j'avais ma pièce d'identité et j'ai aussitôt renvoyé tous les documents comme convenu. Mais comme je ne crois que ce que je vois, j'ai toujours du mal à y croire, je n'en parle pas trop. De temps en temps je reçois un mail de Camille qui me demande de compléter ou de signer de nouveaux papiers. En avril, après 10 mois sans nouvelles, une nouvelle décharge à signer puis à nouveau le silence alors qu'elle m'avait dit que j'en apprendrais un peu plus sur le voyage avant l'été. Sans nouvelle à la rentrée, je décide d'écrire pour savoir où on en est. J'aimerais bien connaître les dates de départ et de retour, l'hôtel qui m'a été attribué pour commencer à étudier la situation géographique.

La réponse m'informe qu'un colis va m'être envoyé très prochainement et effectivement quelques jours après, la veille des 10 km Paris centre, je reçois une belle tenue pour courir aux couleurs de la France et les premiers détails du voyage. Ca commence à prendre forme. On me dit aussi qu'une dizaine de jours avant l'épreuve je devrais recevoir le document nécessaire au retrait du dossard et effectivement, ma fille et moi avons reçu un guide détaillé du voyage et le fameux papier indispensable pour retirer mon numéro. J'apprends par la même occasion que je suis dans la seconde vague, orange, sas A, avec un départ de la course à 10h05.
A noter que le site internet de la course est exclusivement en anglais (alors que les sites des grandes courses françaises sont en plusieurs langues...), j'ai quand même compris les grandes lignes dont les consignes de sécurité comme l'interdiction de courir avec un camelbak, l’interdiction d'apporter une tente ou un duvet dans la zone de départ.
Me voilà donc en possession de tous les éléments pour cette aventure, car pour moi c'est une aventure. 
Pour ce voyage c'est ma fille Sophie qui m'accompagnera. Ma femme n'est pas intéressée puis il y avait un deal avec ma fille, elle votait pour moi si je l'emmenai... 

A l'approche de l’événement j'étais aussi excité qu'anxieux. Un si long voyage pour se retrouver dans un pays si différent et une langue que je maîtrise très mal, surtout à l'oral m'a fait passer quelques nuits difficiles. On fera comme tout le monde, faudra bien se débrouiller et puis j'ai bien étudié la carte et de nombreux collègues et amis m'ont donné de précieux conseils.
Voici donc le résumé de cette courte mais belle aventure. 

Jour 1 
Après une très très courte nuit, départ de la maison vers 3h20 du matin en direction d'un parking sécurisé ou un chauffeur nous attend pour nous emmener à l'aéroport. Mais sur place pas de chauffeur. Je le contacte par téléphone, il n'a pas l'air réveillé et sera un peu en retard. Ca me stresse encore plus, ça commence bien !
On arrive à l'aéroport Charles de Gaulle juste dans les temps. On trouve facilement les guichets de la compagnie Lufthansa mais pas d’accompagnateur Thomas Cook. On nous dirige vers des bornes où nous pourrons retirer nos billets quand enfin l’accompagnatrice arrive et nous aide. Les billets en mains, direction l'enregistrement des bagages puis passage des contrôles de sécurité pour rejoindre la salle d'embarquement où nous allons apprendre à être patient tout au long de cette journée. 
Premier vol en direction de Francfort sans problème et assez rapide. L'avion est loin d'être complet, je ne suis pas à côté de ma fille, on espère qu'il en sera autrement sur le vol suivant. Francfort, 2 heures d'attente avant d'embarquer à bord d'un appareil beaucoup plus grand. Nous ne sommes toujours pas côte à côte. Ce vol sera beaucoup plus long et pénible, impossible de dormir, mais au bout c'est l'Amérique !
A part les 26 personnes de l'agence Thomas Cook réparties dans tout l'avion, ce sont majoritairement des passagers allemands qui remplissent l'appareil, je ne comprends rien à ce qui se dit, heureusement les écrans sont multi-langues, je vais pouvoir regarder 2 films.. A l'approche de New York ça s’excite dans l'appareil. Beaucoup de personnes regardent par les hublots. Etant dans les rangées centrales je ne verrai rien si ce n'est que le soleil brille.
L'appareil posé, l'équipage est applaudi, il nous faut maintenant passer le guichet des services de l'immigration dont les agents sont réputés peu aimables. Les contrôles sont stricts et il faut bien respecter certaines règles comme ne jamais franchir la ligne tant qu'on y a pas été invité. Normalement on passe un par un mais Sandrine, notre accompagnatrice, est surprise de voir que plusieurs personnes peuvent passer au même guichet en même temps. Cela arrange ma fille qui passera avec moi. 
Next ! c'est notre tour. Nous aurons la chance de tomber sur un agent très agréable qui me souhaite bonne chance pour le marathon dimanche. Nous récupérons nos valises et il nous faut faire à nouveau la queue pour remettre à un agent des douanes un document qu'on nous a demandé de remplir dans l'avion. Cette dernière étape franchie, nous sommes aux Etats-Unis, à New-York !!! 

Bank of America Tower
Une autre accompagnatrice de l'agence nous attend et prend le relais jusqu'à notre hôtel. Le trajet se fera en bus et elle nous donnera des informations sur le séjour et quelques bons conseils.
Premier constat, le trafic routier est pire qu'à Paris. Deuxième élément marquant l'absence des 2 roues, pas de moto, pas de scooter.
Quand on arrive à Manhattan, on est à la fois surpris par ce gigantisme, de la démesures mais on a tellement vu cette ville à la télé, dans les séries, au cinéma qu'on a l'impression de la connaître.
La circulation dans Manhattan est un véritable enfer si bien qu'on arrive à l’hôtel avec un peu de retard. J'avais prévu d'aller retirer mon dossard dès notre arrivée mais je n'aurai pas le temps de surcroît nous sommes fatigués (surtout moi). Nous prenons possession de notre chambre, nous avons la chance d'avoir une vue magnifique sur Times Square, sur la Bank of America Tower  et sur le Condé Nast Building. Un truc de fou !!
D'autres constats. Premièrement les américains doivent être doués pour bien viser dans les toilettes car il n'y a pas de brosse. Le second, c'est que du 48e étage de l'hôtel on entend pas trop le bruit de la rue ce qui n'est pas le cas les sirènes de police, des ambulances et des pompiers; Pour terminer, ils utilisent beaucoup plus le klaxon que les parisiens.
Après s'être posé une bonne heure à attendre qu'on nous monte nos valises il nous faut aller manger et là il va bien falloir trouver quelque chose qui nous plaise mais surtout il va falloir communiquer pour commander et payer...
Le soleil s'est couché quand nous descendons. Nous allons découvrir le quartier, Times Square et tous ses écrans géants qui illuminent le quartier. Nous allons nous éloigner un peu de cette foule pour trouver un coin plus calme. On va hésiter longtemps surtout que ma fille ne souhaite pas parler anglais, papa, démerdes toi ! Finalement, après avoir marché pas mal de temps il faut bien se lancer. Nous sommes attirés par une pizzeria qu'on a pas l'habitude de voir chez nous. Les parts sont énormes. L'établissement ne paye pas de mine mais on s'est bien régalé même si c'est beaucoup plus épicé que chez nous.
Comme le lendemain matin on doit se lever très tôt pour une visite de Manhattan on s'arrête dans une boutique pour prendre un croissant et un pain au chocolat. Et oui, on en trouve là-bas, pas le même goût mais pas trop mauvais quand même.

Jour 2
Une première nuit agité. Il a fallu trouver une solution pour calfeutrer la fenêtre de toutes les lumières et des flashs des écrans géants de Times Square. On se croirait en plein jour à minuit.
7H30, comme prévu nous sommes au rendez-vous pour une visite guidée de Manhattan.
Le guide est un américain amoureux de New York qui a vécu à Paris pour avoir travaillé à l'unesco.

Times Square
Central Park














Il va nous raconter de nombreuses anecdotes sur chaque quartier traversé et n'oublie pas de nous donner quelques conseils. Notamment sur les toilettes publiques qui sont rares dans Manhattan, alors avant de quitter un établissement, un bar, un magasin, ne pas oublier de passer par les restroom. A mi-visite et avant de nous rendre tout au sud de l'île, nous nous sommes arrêtés à Cnntral park pour profiter des toilettes du Conservatory Garden, sont bizarres leurs wc....
Une visite très intéressante et instructive mais elle ne durait que la matinée et notre guide nous aurait bien montré d'autres merveilles.
Il est un peu plus de midi quand le bus dépose ceux qui souhaitent aller retirer leur dossard à deux rues du Javits Center.  En chemin je vais découvrir des parkings particuliers pour voitures. Les places sont rares et donc chères. La ville a été construite sur un sol rocheux (schiste) qui n'a pas permis de faire de grands sous-sols et donc pas ou peu de parking sous-terrain.
Nous avons aussi droit aux sirènes et klaxon assourdissants des pompiers en intervention, un truc de fou, c'est New-York !!!
A noter que nous sommes le 31 octobre, jour d'Halloween et là-bas c'est une journée particulièrement importante. Nombreuses sont les personnes déguisées sur les trottoirs. Certains vont même au boulot dans des tenues pour le moins surprenantes.

Les citrouilles sont aussi de sortie. Le guide nous a montré des endroits ou passait la parade d'Halloween, mais c'est un peu loin pour nous et il y a aussi la parade des nations à Central Park suivi d'un feu d'artifice qui ouvrent les festivités du marathon sans oublier une conférence de Dominique Chauvelier dans notre hôtel pour nous parler de la course. On ne pourra pas tout faire.

Le retrait du dossard se fait rapidement et je ne m'éternise pas sur place, c'est très commercial et ça n'intéresse pas du tout ma fille qui est pressée d'aller faire du shopping ailleurs. Retour à l'hôtel pour nous alléger et grignoter ce qu'on a acheté dans un petit supermarché de la 43e rue.
Mon appareil photo principal ne veut plus rien savoir, l'objectif est coincé ce qui a le don de m'énerver. Tant pis, je vais devoir faire sans. Nous avons fait les boutiques de la 5e rue en partant et celles de la 6e rue en revenant. Passage à l’hôtel pour déposer les sacs, nous sommes bien épuisés mais ma fille est contente d'avoir trouvé les chaussures qu'elle voulait et quelques cadeaux à ramener. Cadeaux souvenirs beaucoup moins chers que dans la boutique de l'hôtel.
Nous repartons vers Central Park toujours à pied pour la parade des nations. Des coureurs de chaque pays ont été sélectionnés pour défiler en tenue traditionnelle avec porte drapeau et un magnifique feu d'artifice à la fin. Nous n'aurons pas la chance de voir l'intégralité du défilé mais nous profiterons du spectacle pyrotechnique.
Une fois terminé, nous allons rentrer par un autre chemin histoire de découvrir de nouveaux quartiers, manger vite fait pour filer au lit tôt car le programme est chargé demain. On suivra un peu la parade d'Halloween à la TV tout en essayant de remettre mon appareil photo en état de marche.

JOUR 3
Après un vendredi correct côté météo c'est un ciel bien chargé et pluvieux qui apparaît à l'ouverture des rideaux.. Ca tombe mal, j'ai réservé de Paris une balade en bateau, le grand tour de Manhattan avec passage près de la statue de la Liberté. Au passage, j'ai réussi à faire fonctionner de nouveau mon appareil photo préféré.

Intrepid Sea, Aair & Space Museum
On se rend au pier 83 où nous devons embarquer pour une croisière d’environ 3 heures. Nous sommes bien an avance. On va faire un petit tour du quartier où on observera un long cortège de camion UPS sortant du dépôt escorté par la police. Ce sont les véhicules qui transporteront les affaires que nous laisserons avant de courir le lendemain du côté de Staten Island et que ces camions rapporteront à l'arrivée. 11H30 nous nous installons dans le bateau. Les conditions météo ne sont pas bonnes pour se mettre en extérieur, tant pis pour les jolies photos...
A midi trente la promenade commentée uniquement en anglais commence. Pour savoir ce qui se dit on doit acheter un bouquin, on fera sans. Je me rends compte rapidement que je ne pourrai pas faire de photo de l'intérieur, trop de buée et d'eau sur les vitres, je décide de sortir même si je risque d'être trempé et d'avoir froid.

Après cette belle balade ma fille m'emmène faire de nouvelles boutiques... Je zappe la pasta party du marathon. J'avais un ticket pour aller manger à 16h30. Trop tôt pour moi et puis je me méfie de ces soirées où souvent on a pas grand chose à manger sans oublier que je n'ai pas acheté de ticket pour ma fille ($ 40) compte tenu que je ne savais pas à quelle heure se terminerait précisément notre croisière...














A l'hôtel, un membre de l'équipe Thomas Cook cherche à refiler ses places pour le concert de Bruel, ce qui est fort gentil mais je ne suis pas intéressé, demain il y a une course et un réveil très matinal.
Ce soir c'est resto pour manger des pâtes. Nous en avions repéré un pas loin de l'hôtel, sauf qu'on a pas réservé et qu'il a la queue sur le trottoir. On se rabat sur un autre établissement un peu plus loin portant un nom bien de chez nous "Marseille". Ils servent des pâtes mais pour un peu plus cher mais c'était pas mauvais.
Une fois rassasié et avant d'aller au lit je prépare mes affaires pour le lendemain, j'accroche le dossard sur mon maillot et je n'oublie surtout pas que New-York change d'heure cette nuit. Une semaine après la France, il faut à nouveau reculer d'une heure et réveil prévu à 3h40 pour être au petit-déjeuner vers 4h20.

JOUR 4 : Le marathpn
Mon sommeil a été un peu perturbé par de nombreuses sirènes de police ou d'ambulance qui ont retenti une bonne partie de la nuit. Je file vite fait à la douche et me mets en tenue, comme tout a été bien préparé la veille ça va vite.
Ma fille ne tient pas à m'accompagner au petit déjeuner qui est offert ce matin de course, c'est trop tôt. Elle va faire une grasse matinée avant d'aller faire d'autres boutiques dont le M&M's store qui n'est pas loin de l'hôtel.
Je suis dans les premiers à me présenter à l'entrée de la salle de restauration, les tables ne sont pas encore prêtes. Ayant déjà avalé un café dans la chambre je vais prendre un petit déjeuner léger et je serai dans le premier bus à quitter l'hôtel en direction de la zone de départ, un fort militaire sur l’île de Staten Island.

Il est un peu plus de 5h30 quand nous quittons le Millenium Broadway Hotel. Les ponts ferment à 7h00 il faut donc que tous les bus soient passés avant ou alors il faut y aller par ses propres moyens : métro, ferry et bus. Comme je ne connais pas je ne m'aventure pas dans là dedans.
Un accident sur le pont Verrazzano occasionne un beau bouchon. Un vent violent a renversé une remorque, ça promet pour la course... Quand nous descendons du bus il y a déjà une longue queue de coureurs. C'est qu'il nous faut passer les contrôles de sécurité comme à l'aéroport, c'est que la police est très présente sur toute la zone, on ne badine pas sur la sécurité.
Une fois dans le fort Wadsworth, il y a des bénévoles partout pour nous orienter. Je trouve facilement la zone orange qui correspond à ce qui figure sur mon dossard. Il y a de quoi manger et boire mais faut faire la queue. Des messages sont diffusés dans toutes les langues et défilent aussi sur un écran géant, difficile de faire mieux et pourtant, y'en a qui vont tout faire à l'envers.
J'ai repéré les camions où je laisserai mes affaires que je récupérerai après l'arrivée. Chacun tente de se mettre à l’abri de ce vent glacial. Il fait dans les 3 degrés mais ce vent violant nous glace d'autant que le soleil se dissimule derrière des nuages de plus en plus nombreux et menaçants.
Il est 8 heures, les coureurs de la première vague sont appelés dans les SAS. Je me rapproche des camions et me mets en tenue. Je garde un gros pull que je quitterai au dernier moment et un sac poubelle pour me protéger du vent, je laisse les autres affaires dans un sac qui nous a été remis et je le dépose au camion UPS correspondant à mon numéro de dossard.













Contrairement aux autres, je ne vais pas chercher à m’asseoir,  si je fais comme eux je serai transis de froid. Je reste donc debout et piétine en me rapprochant doucement de mon sas A qui signifie que je serai en tête du peloton.
La première vague n'est pas encore au complet que je vois s'élancer un groupe, certainement les élites féminines. Effectivement, ici les professionnelles partent trente minutes avant les élites masculines immédiatement suivies de la première vague.

Je croise pas mal de français, on se salue et on se souhaite une bonne course. Les bénévoles annoncent la fermeture des SAS pour la première vague, la seconde vague dont je fais partir se prépare à entrer, une longue queue apparaît.
Un, puis deux puis trois hélicoptères nous survolent, ça sent le départ. On entend au loin l'hymne Américain très applaudi à la fin puis un gros coup de canon qui donne le départ de la course, ça donne des frissons.
On voit partir doucement les coureurs des différents sas orange de la première vague. Il doit être un peu plus de 9h50 quand les portes des sas s'ouvrent pour nous.
Je souhaite me soulager avant de partir et je fais la queue aux toilettes. Ici, il y en a partout, pas besoin de se trouver un buisson pour faire ses besoins et salir ce camp militaire en activité. Je suis en compagnie de deux français qui font leur premier New-York et pour le plus jeune son premier marathon.
A peine sorti des toilettes les portes s'ouvrent et nous nous dirigeons doucement vers le pont Verrazzano ou nous sommes canalisés par des bus collés les uns aux autres. Je pense qu'ils doivent aussi nous séparer des dossards bleus.

Je me retrouve à une trentaine de mètres de la lige de départ sur la partie supérieure du pont. Je ne comprends pas ce qui se dit au micro mais tout le monde crie, siffle tape dans les mains puis tout à coup un gros coup de canon retenti, c'est parti avec "New-York New-York" en fond sonore et un soleil qui revient pour nous souhaiter bonne course.
J'ai quitté mon gros pull qui sera distribué à des personnes nécessiteuses et là je regrette un peu car le vent sur le pont est terrible. Des bonnets, des casquettes s’envolent, je protège mon dossard pour qu'il ne s'arrache pas.

Ca commence par grimper un peu mais on est frais et depuis le temps qu'on attend on a envie d'en découdre si bien que l'allure est déjà trop élevée. J'ai vu devant moi un concurrent avec un panneau 3h45, un meneur d'allure que je me promets de na jamais dépasser mais dès l'entrée dans Brooklyn, second quartier (borough) de New-York à être traversé par la cuorse, je le perds de vue tellement pris par l'ambiance et cette foule qui veut toucher du marathonien.
Tous les miles (un peu plus d' 1,6 km) nous avons droit à un ravitaillement en liquide uniquement organisé de la même manière. De chaque côté de la chaussée les premières tables distribuent du Gatorade, une boisson énergétique puis les tables suivantes de l'eau plate et le ravitaillement se termine par des toilettes (Paris pourrait s'en inspirer pour mettre plus de toilettes).
Les bénévoles sont en nombre suffisant pour distribuer correctement les gobelets aux coureurs, c'est nickel. Je les remercie, j'ai droit à "you're welcome". Les 2 premiers ravitaillements je goutterai à la boisson énergétique avant d'alterner avec de l'eau plate. Régulièrement on trouve aussi des tapis de chronométrage si bien que je suis un peu perdu dans les distances. Mon gps, que je consulte peu, m'affiche une allure trop rapide qui ne me laisse aucune chance de bien terminer cette épreuve mais je n'arrive pas à lever le pied emporté par l'ambiance.
Les kilomètres s’enchaînent super bien, l’ambiance est indescriptible. Les pancartes sont nombreuses, les encouragement "Go France", "Do the job", "Allez les bleus" avec un accent américain sont incessants. Je remercie d'un geste et je tape dans des mains... Les groupes de musique se succèdent aussi, c'est de la folie, c'est la démesure américaine.
J'arrive à bien voir le 10e km, mon gps est pile poil synchro, une première. Je passe le tapis en 52 minutes, je me suis un peu cramé, tant pis, c'est pas grave, je suis là pour en profiter mais si on peut éviter de souffrir c'est quand même mieux.
L’ambiance est toujours aussi survoltée. Ils sont de plus en plus nombreux à tendre les bras pour qu'on leur tape dans la main.. De temps en temps j'entends des "Allez la France" sans accent, c'est qu'ils sont nombreux nos compatriotes à vivre à New-York..

Cette ligne droite est interminable et le peloton s'est bien réparti sur toute la largeur de cette immense avenue si bien qu'on ne se bouscule pas, il y a la place pour s'exprimer sans être gêné et sans gêner les autres.
Certains blocs de maisons montrent des visages différents de la ville. Quand je vois des maisons aux fenêtres barricadées au rez-de chaussée et au premier étage je me demande où je suis. A chaque intersection se sont des policiers qui assurent la sécurité, les ravitaillements se succèdent et pour l'instant le vent semble s'être calmé et le soleil nous accompagne. Le quartier semble désormais être plus "latino" de part les spectateurs qui nous encouragent et les nombreuses références à l'église.
Mais vers le 15e kilomètre l'ambiance survoltée laisse place à un calme surprenant. Nous sommes dans le quartier juif dont la population n'a que faire de notre aventure. Deux bons kilomètres plus loin on retrouve cette foule survoltée.
La marque du semi-marathon se trouve à l'entrée d'un pont, le Pulaski Bridge qui va nous faire entrer dans le Queens, troisième arrondissement de New-York que nous foulons. Là commence les difficultés dont la suivante sera la traversée du long Queensboro bridge qui nous emmène sur la première avenue de Manhattan, 4e arrondissent de la ville que nous traversons.
Pour moi ça se complique. Je n'ai rien avalé de solide depuis le petit déjeuner, soit plus de 5 heures sans rien manger. Je comprends pourquoi certaines personnes ont demandé à prendre quelques aliments avec eux avant de quitter l'hôtel.

Sur la première avenue
Nous en sommes au 26e km environ et le ravitaillement solide est au 30e. Quelques spectateurs tendent des aliments mais comme je ne sais pas ce que c'est je m’abstiens. Un enfant tend une banane mais elle ne sera pas pour moi car un autre coureur sera plus rapide, j'enrage ! Je prends mon mal en patience mais ça devient de plus en plus dur.
Je fais toujours des photos en trottinant ce qui me fait oublier quelque peu ma fringale quand arrive enfin ce ravitaillement... en gels. J'ai tellement faim que j'en avale 3 ou 4 différents. Ca me laisse un goût sucré dans la bouche mais l'eau du ravitaillement suivant dissipera tout ça. Mais c'est que j'ai toujours un gros coup de barre alors que d'habitude ça se produit vers le 36e km. Je sais que je terminerai cette belle course mais je ne sais pas dans quel état d'autant qu'ils sont déjà nombreux à s'étirer et à marcher sur le côté de la chaussée. Et encore un pont pour fouler sur 1 bon kilomètre un Bronx survolté lui aussi. Le Bronx est le cinquième et dernier borough de New-York que nous traversons.

Nous nous retrouvons sur la partie nord de la 5e avenue qui traverse Harlem, un quartier de Manhattan.
De nouveau une longue ligne droite, on se croirait sur les lignes droites des 100 km des étangs de Sologne mais avec un public sans commune mesure.
Je sais qu'au bout de cette avenue se trouve Central Park et l'arrivée, mentalement ça aide d'autant qu'il reste moins de 8 bornes. Nous contournons le Marcus Garvey Park pour reprendre la 5e de l'autre côté.
Là je tombe sur une pancarte que je dois photographier, je fais demi-tour.













Je vois au loin ce long cortège de coureurs qui ne semble toujours pas entrer dans central park. Que c'est long et puis j'ai mon genou gauche qui tire le signal de détresse. C'est la première fois qu'il me fait ça, qu'est-ce qui va me tomber dessus ?
Je l'oublie un peu quand j'entre enfin dans Central Park. La foule se fait encore plus dense au début mais un peu plus loin, mesures de sécurité obligent, il y aura moins de monde vers la sortie.
Le profil du parcours se complique légèrement et maintenant c'est l'arrière de la cuisse droite qui m'ennuie alors que le genou va bien.
Je me dis que je ne terminerai jamais ce marathon en bon état. Je lève le pied d'une allure qui n'est déjà pas terrible, puis ça descend un peu pour quitter le parc, ça semble aller mieux.
Je passe quelques concurrents dont certains sont à l'agonie jusqu'à Colombus Circle où nous entrons à nouveau dans Central park pour la dernière ligne droite.
Un panneau annonce 400m. Ils seront interminables, j'ai envie d'en finir. Bip bip, je lève les bras au ciel, je l'ai fait.
Mon chrono affiche un peu plus de 4 heures, peu importe, l'important n'est pas là, je suis hyper heureux de recevoir cette belle médaille.

Nous sommes photographiés de toute part puis on nous remet un sac ravitaillement comme ça tout le monde à la même chose et on ne s'éternise pas au ravitaillement alors qu'à Paris pour accéder à certaines tables faut jouer des coudes car certains ne pensent pas aux autres...

J'ai fait le marathon de New York !!! je n'y crois pas !
Les "congratulations" fusent de toute part, l'émotion me gagne. Il me faut récupérer mon sac pour me changer avec des vêtements secs or mon camion est dans les derniers tout au bout, il me faut marcher presque 2 bornes.
Je croise de nombreux bénévoles qui nous félicitent et nous demandent si tout va bien.
Finalement, ça ira vite et aussitôt changé, je vais rejoindre ma chambre pour une bonne douche non sans faire un sacré détour car de nombreuses rues sont bloquées par la police. Cela me permettra de faire une belle balade et quelques photos supplémentaires.
Dans les rue de la ville les félicitations continuent. Je suis aux anges mais pas pour longtemps car une fois rentré ma fille m'annonce que sa sœur veut un pull alors je grignote vite fait, prend une douche et c'est reparti pour de nouvelles aventures.

Les emplettes terminées il est l'heure de s'offriir un peu de réconfort, ce sera deux bonnes part de pizza et une petite bière avant de préparer les valises et de filer au lit car demain matin, dernières heures pour profiter de ce beau séjour.

JOUR 5
3 novembre, c'est mon anniversaire !!

Nous devons rendre nos chambres pour midi, c'est aussi l'heure à laquelle les bus nous emmènerons à l'aéroport.
Je zappe la gravure de la médaille et le t-shirt finisher, j'ai prévu d'aller au Top of the Rock, le plus haut building du Rockfeller Center. Moins renommé que l'Empire State Building mais plus facile d'accès car à deux blocs de l'hôtel et on y fait moins la queue. D’autre part, il offre un panorama unique sur Central park et son ascenseur est particulier. Nous sommes présents dès l'ouverture où il y a déjà quelques personnes qui attendent mais ça ira vite et je ne regretterai pas d'y être allé.
La vue est époustouflante. La visite terminée il nous reste un peu de temps pour flâner et faire les dernières boutiques avant de quitter cette ville au charme particulier mais avec le regret d'avoir raté plein de choses faute de temps.
A mon retour je découvrirai des quantités de messages incroyables d'encouragement et de félicitations que soit soit sur facebook, dans les mails, par sms. Je suis impressionné et cela me touche énormément. Merci à vous tous ! 


Merci à Nissan de m'avoir fait ce beau cadeau.
Encore merci à tous les participants au jeu Nissan, sans vous je serais resté à Paris.
Merci à Camille de m'avoir aidé dans les démarches.
Merci à Nadine pour ses dollars revendus sans frais !
Merci à l'organisation et à tous les bénévoles du TCS New York City Marathon
Bravo aux 50 564 finishers !
Merci à tous les accompagnateurs Thomas Cook. Ils ont été à l'écoute et de très bons conseils.


La trace de mon GPS :

Mes photos





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jeudi 16 octobre 2014

20 km de Paris - 36e édition, le 12/10/2014

20 km de Paris 


Inscrit de longue date sur mes deniers personnels pour être certain d'être de la partie, ces 20 km, auxquels j'ajouterai les quelques kilomètres pour rentrer à la maison après, seront ma dernière sortie longue avant le marathon de New York.
Pascal m'annonce qu'il y participera aussi, soit en touriste soit en récupérant le dossard d'un coureur blessé ou qui ne peut pas venir. Lui aussi est en préparation marathon (Valence en Espagne) mais n'a pas tout à fait les mêmes objectifs sur cette sortie mais globalement ses allures et les miennes devraient cohabiter. Nous décidons donc de partir tranquille pour essayer de terminer fort et on rentrera aux Archives en mode cool.

J'ai récupéré mon dossard vite fait le vendredi midi. Il y avait la queue pour certaines tranches de dossards mais pour moi tout s'est passé très vite. Dimanche matin, je retrouve Pascal dans la cour des Archives pour aller prendre le bus sauf que celui-ci ne circule plus. Nous nous rabattons sur le métro. On est dans les temps pour être bien placé dans le premier sas de la populace, derrière le sas Elite et handisport, les deux sas préférentiels et le sas partenaires.
En traversant le champ de Mars pour rejoindre le pont d'Iena, nous croisons des têtes connues dont un membre du club à Pascal, la SAM Paris 12 puis Marc, Francine, Nadia et Céline qui font la queue aux toilettes.














On se quitte en se souhaitant bonne course et nous nous positionnons à l'entrée du pont. Il ne nous reste plus qu'à attendre... une bonne heure. On papote un peu, on observe ce qui se passe et on regarde ce que montrent les écrans géants mais on ne peut pas profiter de ce qui se dit au micro car nous sommes trop loin des enceintes.
Côté météo on a de la chance. Le ciel est très couvert, un vent frais est présent mais grâce à la foule nous sommes protégés. Juste avant notre départ, quelques gouttes vont faire leur apparition mais rien de bien méchant et ça ne durera pas.

Les départs se succèdent et on se rapproche de la ligne quand Pascal aperçoit juste derrière lui Nathalie, une coéquipière de son club. On papote un peu, on parle objectif. Elle espère un chrono de moins d'une heure et cinquante deux minutes pour faire mieux que l'année dernière, on lui souhaite de réussir.
20 minutes après les élites nous allons nous élancer. Le décompte est donné et c'est parti accompagné par l'hymne de la course interprété en direct par Melissa présente sur le podium avec les officiels. Au passage sous l'arche je démarre le chrono et ça commence par une petite grimpette qui va me dégourdir les jambes car l'attente a été longue. A rester statique nous avions des fourmis dans les jambes d'autant que la veille j'ai bien piétiné au salon de l'automobile à la porte de Versailles.
Malgré les départs par petite quantité de coureurs il y a du monde et il faut se frayer un chemin si bien qu'en arrivant sur la place du Trocadéro et du 11 novembre j'ai perdu l'ami Pascal. Il me rattrapera quelques centaines de mètres plus loin en ayant emprunté les trottoirs. Surprise, Nathalie est là aussi. Je n'ai pas vu passer le premier kilomètre mais l'allure semble un peu plus élevée que prévu.
Nous allons nous retrouver sur de larges avenues où il est agréable de courir, on ne s'y bouscule pas. C'est l'occasion pour nous de discuter un peu, on se rend même pas compte des kilomètres qui défilent. On se retrouve sur l'allée de Longchamp longue de plus de 2,5 km et où on peut apercevoir tout au bout l'arche du 5e kilomètre.



Pour moi l'allure est bonne même si elle est toujours au dessus de ce que nous avions prévu. Nathalie semble à l'aise. Au premier ravitaillement je lui prends une bouteille d'eau au passage et nous passons le 5e kilomètre en un peu moins de 27 minutes ce qui permettrait à Nathalie d'exploser son record. Mais pour l'instant le profil de la course est plutôt favorable mais ça ne va pas durer.
Après avoir fait demi-tour au bout de hippodrome de Longchamp nous revenons dans le bois de Boulogne. Là un long faux plat risque de faire mal à quelques coureurs m^me si ce n'est pas un col de haute montagne. Nathalie s’accroche mais après ce petit obstacle, vers le 8e kilo, je sens qu'elle accuse le coup.
De mon côté, à la sortie du bois de Boulogne, une personne avec son chien traverse juste devant moi. Je n'ai pas d'abs mais j'ai évité de justesse le toutou. Ensuite ça descend légèrement jusqu'à la porte d'Auteuil. Curieusement je double quelques concurrents dont un qui a été victime d'un accident intestinal et non seulement ça se voit bien mais il y a aussi les odeurs. Bref, un coup d’œil derrière et plus de Pascal à nouveau. Je lève le pied pensant qu'il est resté avec sa coéquipière quand tout à coup il refait surface sans savoir où est la miss.


Ca me fait un peu de la peine de la laisser seule mais dans cette foule nous allons perdre beaucoup de temps à la chercher sans être certain de la retrouver.
Nous adoptons alors une allure bien plus soutenue après le passage au 10e kilomètre, juste après le ravitaillement de la porte d'Auteuil. A partir de là on va doubler et doubler si bien que sur les quais je dois souvent faire l'effort de monter sur le trottoir à de nombreuses reprises pour pouvoir rester aux basques de Pascal. Mais à ce petit jeu je m'épuise quelque peu et je commence à craindre les quelques remontés de tunnel qui nous attendent plus loin entre le 13e et 17e kilomètre.
Justement, la première grimpette se profile. Pascal me dit que nous sommes allés trop vite et qu'il faut lever le pied, je ne dis rien mais intérieurement ça me réjouit. La foule est dense, j'ai quand même du mal à rester au contact de Pascal. Les petites bosses se succèdent et ça commence à devenir dur mais je m’accroche. Au dernier ravitaillement Pascal me prend une bouteille d'eau et sous le tunnel suivant nous allons dépasser Nadia et Céline puis Emmanuelle, la meneuse d'allure des 1h50 de la vague 3.
Nous sommes désormais au niveau des Tuileries que nous connaissons bien pour venir souvent courir dans le coin.
Il reste un peu plus de 2 km, nous traversons la Seine pour descendre sur les quais de la rive gauche. Les nombreux aménagements de ces berges désormais ouvertes aux piétons 7 jours sur 7 font que la route est souvent très étroite pour une telle quantité de coureurs et si moi je prends soin de ne pas gêner les autres coureurs en les doublant certains n’hésitent pas à nous bousculer pour passer, bande de c... !
C'est que l'arrivée approche. Plus qu'une petite côte et ce sera la fin. Pascal, bien plus en forme que moi, arrive à se faufiler beaucoup plus facilement puis il m'attend pour m'encourager sur la dernière ligne droite puis nous franchissons la ligne quasiment ensemble.
Je le remercie de m'avoir accompagné mais on se s'attarde pas car nous avons encore quelques kilomètres à faire pour rentrer chez nous.

Le ravito et la médaille en main, nous traversons le pont d'Iena où une personne nous signale que la course est terminée sauf que nous on a une prépa à faire...
Nous retrouvons le peloton et allons le suivre jusqu'aux Tuileries où notre chemin prendra une autre direction. Pascal s'est pris une belle gamelle, heureusement sans gravité.

Voilà encore une belle matinée qui se termine sous un ciel qui nous aura épargné le temps de la course. Je remercie mille fois l'ami Pascal de m'avoir accompagné et encouragé tout au long de cette belle course. Merci à tous les bénévoles, à l'organisation.
Le lendemain Pascal m'a appris que Nathalie avait réussi son objectif à l'aise mais souffre d'une petite douleur à un mollet. Grand bravo à elle et bon rétablissement !!
Un grand bravo à tous les amis qui sont allés au bout ainsi qu'à tous les finishers !

Mes photos :


Trace GPS Garmin:
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mercredi 15 octobre 2014

10 km Paris Centre - 11e Edition du 05/10/2014

10 km Paris Centre 


Seconde course de l'année en compagnie des collègues Nadège, Michel et Pascal.
Pour cette 4e course de Michel (3e pour Nadège) on change de style avec la course de masse sur le bitume parisien, certainement l'un des plus beau tracé de la capitale que propose ce 10 km Paris centre.
Fini l'organisation "familiale" avec une arrivée au forum des halles. Désormais sous la houlette de l'équipementier Nike, on est entré dans une autre dimension qui semble vouloir rivaliser avec les 10 km l'Equipe et ils y mettent les moyens, on y reviendra plus tard.
Vendredi midi, sous un beau soleil, je retire vite fait le dossard de l'ami Michel, pour le mien je dois m'armer de patience et attendre pas loin de 25 minutes. Quand je dis dossard c'est pas comme dans les autres courses. Ici le Numéro de dossard est imprimé sur le t-shirt de la marque. Autrement dit, ce seront pas moins de 10 000 coureurs qui porterons le maillot noir, le logo bien visible, beau coup de pub ! Quand je disais qu'ils y mettaient les moyens et ce n'est pas tout.
Dimanche 9 heures, rendez de la fine équipe aux Archives. L'avantage de cette manifestation est qu'elle se déroule à 15 minutes à pied du boulot et de la maison. Une fois prêt et équipé de la puce personnalisée (que nous garderons en souvenir) direction le Palais Royal et la place du Louvre afin d'y déposer un petit sac pour l'après course puis nous nous dirigeons vers la ligne de départ.


Pour Pascal qui part s'échauffer ce sera le sas moins de 45 minutes, pour nous la queue de peloton. La musique nous réchauffe un peu car il ne fait pas bien chaud et le ciel est bien gris ce dimanche matin alors que la veille il faisait si bon.
On aperçoit au loin des coachs donner le tempo pour s'échauffer. Trop loin pour que nous puissions en profiter. Puis une célébrité du petit écran prend la parole. L'animateur de télé Denis Brogniart annonce la présence de nombreux athlètes de haut niveau dont la championne d'Europe de marathon Christelle Daunay mais aussi de bien d'autres, je vous laisse regarder les résultats pour voir tous les autres noms connus, ils sont tous dans le haut du tableau.
Il nous annonce aussi la présence d'une légende de l'athlétisme, Carl Lewis. C'est lui qui nous fera l'honneur de donner le départ. Quand je disais que la célèbre marque américaine mettait le paquet pour devenir un événement majeur, elle n'hésite pas.



Le premier départ et donné. Il nous faudra attendre que tous les sas devant soient partis. On se rapproche de la ligne, j'ai le temps de prendre quelques photos puis nous nous élançons, le chrono est lancé.
Michel a pour objectif de se rapprocher des 1h06 et le parcours que propose ce 10 km est propice à la performance puisqu'il n'y a aucune difficulté majeure. Assez rapidement je perds de vue Nadège et j'ai beau me retourner, tout le monde est habillé de la même façon, impossible de la retrouver. Je laisse Michel adopter son allure pour ne pas l'épuiser dès le début comme à notre précédente prestation.
Le premier kilomètre est passé en 6'25 mais sur le second nous serons un peu plus lent car nous allons être ralenti dans une petite étroite. Michel me demande de temps en temps si je vois Nadège, malheureusement la miss est définitivement perdue dans la masse.
Sur la rue de Rivoli nous retrouvons un meilleur rythme mais je ne dis rien pour ne pas mettre trop la pression sur notre ami. Les kilométrés défilent et tout va bien. Michel se fait même une amie au bout de la rue du Louvre, Huguette, une V4 en pleine forme. Mais après la place des Victoires, au bout de la rue de la Banque au niveau de la Bourse, elle va légèrement prendre le dessus sur nous.
Je vais profiter du ravitaillement pour prendre une bouteille d'eau et au niveau du 5e kilomètre, boulevard de Sébastopol Nadège nous retrouve juste avant d'attaquer la partir la plus difficile du parcours, les quelques faux plats des grands boulevards.



Ces petites bosses ne sont pas bien méchantes mais l'allure va en prendre un coup. Michel se plaint que ça monte, je lui réponds que tout ce qui se monte se descend.
Nous sommes au point critique et comme à chaque fois, passé le 6e kilomètre notre ami va coincer un peu. Je l'encourage comme je peux mais quand ça veut pas, ça veut pas.
Les 8e et 9e kilomètres seront meilleurs mais à la vue des meneurs d'allure "plus d'une heure" notre collègue prend un coup au moral. Il n'es reste plus qu'un, là il est dans le dur et c'est une quantité impressionnante de coureurs qui nous dépasse.
Nadège et moi l'encourageons et même d'autres coureurs. Cette fin de courses est un peu sinueuse, derniers virages, dernière ligne droite, la ligne est franchie en un peu plus d'une heure et neuf minutes. Pas de record à la clé mais de bons moments de partage.


Nous retrouvons Pascal content de sa course. Petites photos puis direction le ravitaillement. Michel à l'air à l'ouest mais il va vite récupérer ses esprits.
Finalement on ne profitera pas beaucoup du ravitaillement car il y a trop de monde entre les coureurs, les spectateurs, les accompagnateurs. Il serait préférable soit de remettre un sac ravitaillement en même temps que la médaille (au moins on aura tous ce qu'il faut pour se requinquer sans se faire trop bousculer) soit de mettre les tables dans une zone réservée aux coureurs ou alors que mettre aussi des tables du côté du vestiaire homme. Du côté du Louvre il y avait beaucoup d'espace pour y mettre un petit ravito).

En tous les cas j'ai passé une bien belle matinée et on remet ça quand vous voulez !
Prochain rendez-vous la semaine prochaine pour les 20 km de Paris


GPS :


Photos :

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jeudi 25 septembre 2014

21,1 km course des 3 villes - 35e édition du 21/09/2014 - Le Tréport

Courses des 3 villes : semi-marathon


Prévue de longue date, j'avais hâte d'être sur la route en direction ma campagne natale pour ce petit week-end prolongé avec, en guise d'entrée, un semi-marathon du côté des villes sœurs que sont Le Tréport, Mers les Bains et Eu.
Ce week-end commence mal. Le trajet est quelque peu perturbé par de violents orages mais j'arrive quand même à Ganaches en temps et en heure pour aller faire quelques courses et surtout me rendre au retrait des dossard.
Devant le magasin sponsor de l'épreuve, pas de stand pour le semi-marathon,. Une dame m'invite à rentrer dans le magasin pour aller au rayon chaussures et là fraueyr, mon nom n'est pas dans la liste ? Une autre dame m'informe qu'une seconde liste est affichée sur le poteau opposé, tout va bien, je retire mon enveloppe rapidement, retour à la maison.















Malgré les prévisions météos qui n'annoncent pas de grosses perturbations pour le lendemain je reste sur la réserve mais quoi qu'il arrive, faudra faire avec. 
Mes affaires étant prêtes je me réveille au dernier moment. La nuit a été un peu agitée, comme chaque première nuit passée à la campagne même si c'est la chambre de mon enfance. J'avale vite fait un petit déjeuner, passage dans la salle de bain, je suis prêt alors que ma fille se fait attendre. Le ciel est bien couvert voir menaçant mais la température est agréable sauf que j'ai oublié un détail, ma maman habite une petite vallée à 15 km de la mer. En arrivant à Eu, je constate la présence d'un vent assez fort qui va certainement nous enquiquiner. 
Il est 8h15 environ et tous les bénévoles dont déjà en place aux carrefours et ronds-points. La voiture garée à côté de la caserne des pompiers de Mers-les-Bains, je rejoins la zone de départ à pied. 
Ils sont déjà nombreux à s'échauffer. De mon côté, je fais un petit tour pour explorer et repérer les lieux, donner un point de rendez-vous à ma fille. Un sifflet retentit pour nous demander de rejoindre la ligne de départ à quelques centaines de mètres de là, devant l'office du tourisme. Comme compté vite fait la veille sur les listes affichées, c'est environ 300 personnes qui s’apprêtent à prendre le départ de ce semi-marathon. 
Un rapide briefing il est demandé aux marcheurs et spectateurs de se mettre sur le côté et le coup de pétard retentit, la course est lancée !














Et ça part vite pour une première petite boucle qui nous fait faire le tour de la zone d'arrivée. De retour à proximité de l'office du tourisme nous reprenons la première ligne droite du départ sauf qu'au bout, cette fois nous tournerons à droite. 
Commence une boucle à parcourir deux fois avant de quitter Le Tréport. C'est là que commencent les difficultés. Un léger faux plat et une petite butte qui casse un peu le rythme. Quand j'entame pour la première fois cette petite grimpette, je croise le premier qui se trouve le quai François 1er, je l'encourage ! 
Quelques personnes sont à leur porte et nous applaudissent, ça fait du bien. Avec un beau soleil ils auraient été plus nombreux. A mon second passage les barrières métalliques tombent les unes après les autres poussées par ce vent violent. Ce même vent nous l'aurons de face tout au long de l'esplanade jusqu'au casino. 
Ce satané vent combiné à un début de parcours bosselé et une vitesse trop élevée font que je ne tiendrai pas cette allure jusqu'au bout. A chaque passage sur la ligne de départ les encouragements son nombreux et font du bien, mais la balade dans Le Tréport est terminée, maintenant direction Mers-les-Bains. 
Ici ce n'est pas le semi-marathon de Paris : les kilomètres ne sont pas tous annoncés, seule une pancarte de temps en temps nous donne une indication sur le kilométrage restant. 




Heureusement j'ai ma montre qui me donne des indications un peu plus précises. Les routes ne sont pas fermées à la circulation mais ici les automobilistes sont moins nombreux, moins stressés et plus compréhensifs qu'à Paris : ça semble se passer plutôt bien. Mais tout comme à Paris le semi fera la même distance et comme il est qualificatif pour les championnats de France il a été mesuré dans les règles de l'art et quelques pointures régionales ont fait le déplacement.

Sur l'esplanade de Mers-les-bains je dois lutter de nouveau contre ce vent sur un bon kilomètre et nous devons aussi franchir quelques obstacles en béton servant certainement à briser les vagues quand la mer déborde, si bien que j'arrive au second ravitaillement, vers le 11e km avec une bielle qui a coulé, plus de jus.
C'est à cet endroit qu'a été donné le départ du 10 km quelques minutes avant mon passage. J'avale un gobelet d'eau vite fait, c'est qu'il reste encore 10 bornes et quelques difficultés à surmonter alors je ne m'éternise pas.
Sur la longue route qui va m'emmener à Eu cinq concurrents vont me passer dont une fille très à l'aise. C'est que les féminines ne sont pas très nombreuses, en tous les cas j'en ai pas vu beaucoup.
Je salue quelques pompiers présents sur un rond-point avant d'avaler un nouveau gobelet d'eau au 3e ravitaillement (14e km).



J'entre dans Eu et il faut grimper sur le pont qui enjambe les voies de chemin de fer. La traversé du centre ville se passe plutôt bien pour moi, je bois encore un peu d'eau au quatrième ravitaillement. A la sortie du centre ville ils sont nombreux à nous encourager, c'est ici que doit être donné le départ de la course de 4 km mais la route qui longe de château et son domaine pour quitter la ville est en faux plat aussi. Je ne la voyais pas aussi longue.
Je vois que certains souffrent plus que moi et se mettent à la marche. Je vais profiter de la petite descente qui suit pour doubler trois ou quatre coureurs mais mon bonheur sera de courte durée car nous allons tourner sur la gauche et ça va grimper à nouveau. Je vais zapper le denier ravitaillement (vers le 20e km) puis accélérer dans la dernière descente. A ce moment précis une féminine me dépasse si vite qu'elle m'a enrhumé.
Troisième et dernier passage dans la rue Saint-Nicolas, puis la rue des Salines, la rue du Dr Pépin avant de retrouver les quais et l'avenue des Canadiens. Juste avant de descendre sur les quais, je dépasse les derniers concurrents du 10 km, une jeune fille qui encourage énergiquement ses deux amis.
Plus que 600 mètres, dernier virage je crois qu'on annonce mon nom au micro, bip bip, c'est terminé, on m'enlève la puce fixée à la chaussure.

Un chrono pas terrible mais avec un 50 km trois semaines plus tôt, un rhume qui m'a ennuyé quelques jours auparavant, une nuit agitée, un parcours un peu salé, un départ trop rapide fallait pas croire au père Noël.
Ce n'est pas grave, je suis quand même très satisfait de cette belle matinée d'autant qu'on va m’offrir un beau t-shirt, un porte-clé, un paquet de gâteau. On est pas au semi de Paris et ses tarifs exorbitants et son maillot en coton mais pour 10 euros ici, on est super bien gâtés.














Un dernier gobelet d'eau et je retrouve ma fille puis nous filons car la famille nous attend du côté de Gamaches. 


Une matinée sportive qui n'existerait pas sans le dévouement de nombreuses personnes. Et il y en avait pour tout le monde : 3 courses, du semi au 4 km en passant par un 10 km mais aussi des marches et des épreuves pour les enfants qui ont répondu présent puisqu'ils étaient plus de 150.
Alors un énorme merci aux organisateurs, à tous les bénévoles.
Merci à ma maman pour son accueil, mon frère pour la moules-frites party lundi soir ! 


Toutes mes photos :


Les traces de mon GPS qui a "merdoyé" un peu du côté de la ville d'Eu


la même trace mais sur openrunner

La page facebook du club organisateur :
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mercredi 3 septembre 2014

2014-08-30 - 50 km de la Sologne des rivières

50 km de la Sologne des Rivières 

Réveil très matinal ce dernier samedi du mois d'août pour nous rendre au départ des 50 km de la Sologne des rivières qui se déroulent à Theillay dans le Loir-et-Cher.
Pascal partira en même temps que moi mais pour les championnats de France des 100 km. Isabelle l'accompagnera à vélo tout au long de cette aventure, une mission bien délicate.

Nous sommes arrivés très tôt la veille pour retirer notre dossard. Après avoir mangé sur place et fait le tour d'un village désertique, nous récupérons nos cadeaux et ces morceaux de papier qu'il nous faudra afficher sur nos tenues le lendemain.
Nous prenons ensuite la direction d'un petit village situé à une petite cinquantaine de kilomètres, chez les parents de Pascal qui ont la gentillesse de nous héberger pour l'occasion. Je les remercie très chaleureusement au passage. Ce sera l'occasion de discuter du bon vieux temps puisque sa maman était ma chef quand j'ai pris mes fonctions aux Archives nationales.

Nous sommes dans les temps pour rejoindre la quarantaine de coureurs du 50 km et les 200 concurrents du 100 km. A 20 minutes du départ les accompagnateurs vélos sont invités à se rendre en convoi au 5e km pour y attendre leur champion(ne). Pour moi pas d'accompagnateur, c'est pourquoi j'emporte avec moi un baladeur.
Contrairement à ce qui avait été dit la veille, à savoir dossard devant et derrière pour tout le monde, ce matin il est annoncé que les coureurs du 100 km ne doivent porter qu'un seul dossard placé sur la poitrine. J'aide donc Pascal à se débarrasser du papier en trop. Des dossards imprimés pour rien !

En cherchant des têtes connues, je pense reconnaître Greg mais comme je ne suis pas certain je n'ose l'aborder. Avec Pascal on va regarder la liste des inscrits mais sans nos lunettes, aucune certitude. Nous partons à la recherche de Francine et Marc qui accompagnent une amie qui débute sur la plus longue distance. Nous croisons des coureurs de l'AOC Charenton qu'Isaeblle connaît bien puisqu'elle est licenciée dans ce club proche de la capitale. Autant dire qu'entre Pascal et Isabelle les vannes fusent... Nous leur souhaitons bonne course. 
Marc et Francine sont fins prêts, ils nous présentent Karine qu'ils vont tenter d'accompagner jusqu'au bout de ce défi. Mais pas trop le temps de bavarder, l'heure du départ approche. Une petite photo avant de partir, on se souhaite bonne course et l'aventure commence, il est 6h30 !













Pascal m'expose vite fait sa stratégie. Elle est simple, courir le plus longtemps possible à 11 km/h et gérer comme il pourra après... Comme je n'ai pas d'objectif particulier je décide de l'accompagner jusqu'à ce que nos chemins se séparent, soit entre le 17e et 18e km à Salbris.
Il fait bien frais de si bonne heure dans la forêt solognote. J'ai donc bien fait de mettre des manchettes. Ça papote un peu dans le peloton, ça s'observe aussi. Pascal salue Stéphane Mathieu. Les kilomètres défient tranquillement pendant que le jour se lève. Arrive déjà le point de rencontre avec les accompagnateurs. Nous les passons tous sans voir Isabelle. Pascal est un peu inquiet mais elle s'est mise en retrait un peu plus loin, on ne peut pas la rater.
Le premier ravitaillement est déjà là. Pascal et moi avalons un gobelet d'eau vite fait et on reprend rapidement notre allure qui semble être légèrement plus rapide que celle prévue, mais je ne dis rien. Les lignes droites de cette belle forêt se dessinent. On sait ce qui nous attend. Nous revenons petit à petit sur Nadine alors qu'Isabelle a fait demi-tour pour aller saluer Marc et Francine à l'arrière du peloton.
Pascal m'informe qu'au prochain ravitaillement il s'arrêtera pour une petite pause technique et fera ainsi d'une pierre deux coups. Et ce second ravitaillement arrive déjà. La pause s'éternise un peu, je l'attends. Nadine en profite pour nous passer. Nous repartons avec l'envie de rattraper le temps perdu en passant à 12 km/h. Je sais que ça va me griller pour la suite mais ce n'est pas grave. A cette allure nous passons quelques concurrents.

La première ville traversée, Salbris, approche. Je suis étonné de ne pas encore avoir vu les premiers comme en 2009 quand j'avais fait les 100 km. De son côté Pascal s'inquiète de l'absence de son accompagnatrice mais peu de temps après, juste avant d'entrer dans Salbris, elle revient sur nous.
Pascal propose à Isabelle de l'attendre au prochain ravito pour qu'elle s'économise puisque les concurrents du 100 km font un petit tour dans la ville pour reprendre le même chemin dans l'autre sens, ce sera 5 km de gagné pour elle. Et ce 3e ravitaillement se présente. Je souhaite donc bonne chance à Isabelle pour la suite de l'aventure car elle va se poser là et attendre le retour de Pascal.
Il m'annonce que nous avons passé le 15e km en 1h17, soit une moyenne de 5'10 au kilo alors que mon allure marathon est plus proche des 6'. C'est l'assurance d'une mort annoncée.
Nous croisons enfin les premiers du 100 km. Les écarts sont serrés. Pascal reconnaît quelques célébrités, des coureurs qu'il a fréquenté au championnat de France des 24 heures.
Arrive le point de séparation de nos parcours. Pascal va tourner à gauche pour faire demi-tour alors que moi je vais aller tout droit. Je le quitte en l'encourageant, désormais je suis seul, très seul car nous ne sommes pas nombreux sur le 50 km et les écarts sont importants entre nous.

A la sortie de la ville, on nous dirige sur un chemin très agréable en retrait de la circulation. J'observe que la ligne d'arrivée, matérialisée par une banderole tendue entre deux arbres est située là,. Il nous reste 32 km environ, soit un aller-retour de 16 km. Je dépasse un coureur qui s'est arrêté pour se soulager. La longue ligne droite me permet de voir quelques coureurs très loin devant. Après plus de 2500 m sur ce sympathique chemin, entre le 21e et 22e km, un ravitaillement nous attend juste avant de retrouver le bitume.
Alors que je revenais sur une féminine, celle-ci, équipée d'un sac à dos avec le nécessaire pour s'alimenter et s'hydrater, ne s’arrête pas aux tables et reprend pas mal d'avance. Pendant ma pause restauration, le monsieur dépassé quelques kilomètres plus tôt me rejoint. Malheureusement pour lui il n'y a pas de salé aux ravitaillements du 50 km. Nous repartons ensemble. Il a la gentillesse de me proposer à manger mais comme j'ai pris ce dont j'avais besoin quelques secondes auparavant je décline gentiment son offre.
Il est en meilleure forme que moi et le trou se creuse rapidement. Je vais néanmoins repasser brièvement son accompagnatrice qui s'est arrêtée pour cueillir un énorme champignon. Par contre la fille devant moi s'arrête de plus en plus souvent. Je la dépasse sur cette très longue ligne droite qui me fait arriver au 5e ravito vers le 27e km.

Pour l'instant tout va bien, juste un petit arrêt pour me soulager à mon tour. J'ai le temps de constater les dégâts que font les sangliers sur les bords de la route. A certains endroits, les accotements sont labourés par ces cochons qui ont pourtant d'immenses forêts à leur disposition pour y trouver leur nourriture.

Vers le 29e km je croise le premier sur le chemin du retour, il en est au 40e. A peine deux minutes plus tard voilà le second, puis le 3e... Tous sans exception auront un mot gentil, je les encourage aussi. Puis c'est Franck qui arrive. Il est satisfait car certain de passer le marathon sous les 3h30, je le félicite.
Juste avant le carrefour pour prendre la route de Pierrefitte-sur-Sauldre, un ravitaillement nous est proposé, j'en suis au kilomètre 32,5. Un gobelet d'eau à peine avalé que Greg et son suiveur sont sur le chemin du retour. Il ne s'arrête pas, juste une tape amicale, on s'encourage pour la suite. C'était bien lui que j'avais vu avant le départ.
Tiens, une petite descente !. Et si ça descend à l'aller, ça remontera au retour... On a quitté la forêt et le magnifique soleil fait monter progressivement la température.
Pas grand monde pour nous accueillir à Pierrefitte. A  part les signaleurs et les 2 dames très sympathiques du ravitaillement à côté de l'église, au centre du bourg, la population ne semble pas intéressée par la manifestation.
Peu de coureur s'arrête à ce ravitaillement car la majorité a un accompagnateur avec tout le nécessaire. Les bénévoles sont contentes de papoter un peu mais je ne peux pas m'éterniser, j'ai encore 17 km à faire.

Et c'est reparti. Mais la côte va faire baisser nettement ma moyenne.
J'en suis au 36e kilomètre, c'est souvent là que je craque sur un marathon, ce sera le cas ici aussi. Je suis dépassé par premier puis un second coureur portant un maillot aux couleurs du marathon des sables. Ils auront des mots gentils pour me réconforter mais quand ça veux plus, ça veut plus.
Je paie aussi la première partie de course trop rapide. S'ajoute à cela un petit soucis, l'absence de toilettes et les immenses propriétés boisées, généralement des domaines de chasse privés, sont clôturées. Je prends mon mal en patience jusqu'au 42e km où je trouve un échappatoire. Je vais perdre au moins 4 minutes ce qui me fait passer le marathon en 4h01 pile poil.

Quelques centaines de mètres plus loin, à l'avant-dernier ravitaillement, je vais prendre deux carrés de chocolat mais je sens tout de suite que ça va pas passer. A partir de là, plus rien ne va mais je garde quand même le moral.
J'arrête de regarder ma montre qui affiche une moyenne qui baisse inexorablement. Je trottine avec des séquences de marches qui se font de plus en plus nombreuses. Désormais je ne croise plus personne depuis pas mal de temps et les coureurs devant sont très très loin que je ne peux les voir et derrière personne à l'horizon. J'hésite à mettre la musique mais comme il ne reste que 6 bornes environ, je vais faire sans.  Par contre j'ai de plus en plus chaud alors j'enlève buff et manchettes.

Salbris n'est plus loin. Un petit faux plat et me voici au dernier ravitaillement. Deux concurrents profitent de mon arrêt aux stands pour me passer, je ne pourrai jamais revenir sur eux. J'avale un coca pour essayer de faire passer ce chocolat et ça semble être efficace. Je repars pour les 3 petites bornes qui me séparent de l'arrivée sur cette paisible et jolie allée.. Un rapide coup d’œil au chrono et je me rends compte que je peux encore être sous les 5 heures ce qui serait un exploit et c'est ce que j'ai réussi à faire.

Je passe la ligne d'arrivée heureux d'être allé au bout de cette belle course.
Une dame me remet un sac en guise de cadeau "finisher" puis je vais m’asseoir pour profiter d'un dernier ravitaillement.
L'un des 2 coureurs à avoir terminé devant moi est en train d'être interviewé. Quand il se retourne, il aura un mot gentil c'est là que je me dis que ce visage ne m'est pas inconnu (c'est en voyant son nom dans la liste des 44 coureurs classés que j'ai tilté !!).
Je vais me changer vite fait pour profiter de la navette au plus vite car je tiens à être présent à Theillay pour accueillir les centbornards à leur arrivée.

Merci à l'organisation, à tous les bénévoles qui font tout pour que notre course se déroule au mieux. Merci à tous les coureurs qui ont eu des mots d'encouragements bien sympathiques.
Bravo à tous les coureurs du 50 et du 100 km et un bon rétablissement à tous ceux qui ont dû abandonner.
Un bravo spécial à Pascal et Isabelle qui ont fait une très belle course !! on remet ça quand vous voulez !
Mille merci à ma famille qui me laisse courir...
Enfin, un ENORME merci aux parents de Pascal pour leur accueil et leur générosité.

La trace de mon GPS Garmin

La même trace mais sur Opnerunner

Mes photos:
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