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mercredi 15 octobre 2014

10 km Paris Centre - 11e Edition du 05/10/2014

10 km Paris Centre 


Seconde course de l'année en compagnie des collègues Nadège, Michel et Pascal.
Pour cette 4e course de Michel (3e pour Nadège) on change de style avec la course de masse sur le bitume parisien, certainement l'un des plus beau tracé de la capitale que propose ce 10 km Paris centre.
Fini l'organisation "familiale" avec une arrivée au forum des halles. Désormais sous la houlette de l'équipementier Nike, on est entré dans une autre dimension qui semble vouloir rivaliser avec les 10 km l'Equipe et ils y mettent les moyens, on y reviendra plus tard.
Vendredi midi, sous un beau soleil, je retire vite fait le dossard de l'ami Michel, pour le mien je dois m'armer de patience et attendre pas loin de 25 minutes. Quand je dis dossard c'est pas comme dans les autres courses. Ici le Numéro de dossard est imprimé sur le t-shirt de la marque. Autrement dit, ce seront pas moins de 10 000 coureurs qui porterons le maillot noir, le logo bien visible, beau coup de pub ! Quand je disais qu'ils y mettaient les moyens et ce n'est pas tout.
Dimanche 9 heures, rendez de la fine équipe aux Archives. L'avantage de cette manifestation est qu'elle se déroule à 15 minutes à pied du boulot et de la maison. Une fois prêt et équipé de la puce personnalisée (que nous garderons en souvenir) direction le Palais Royal et la place du Louvre afin d'y déposer un petit sac pour l'après course puis nous nous dirigeons vers la ligne de départ.


Pour Pascal qui part s'échauffer ce sera le sas moins de 45 minutes, pour nous la queue de peloton. La musique nous réchauffe un peu car il ne fait pas bien chaud et le ciel est bien gris ce dimanche matin alors que la veille il faisait si bon.
On aperçoit au loin des coachs donner le tempo pour s'échauffer. Trop loin pour que nous puissions en profiter. Puis une célébrité du petit écran prend la parole. L'animateur de télé Denis Brogniart annonce la présence de nombreux athlètes de haut niveau dont la championne d'Europe de marathon Christelle Daunay mais aussi de bien d'autres, je vous laisse regarder les résultats pour voir tous les autres noms connus, ils sont tous dans le haut du tableau.
Il nous annonce aussi la présence d'une légende de l'athlétisme, Carl Lewis. C'est lui qui nous fera l'honneur de donner le départ. Quand je disais que la célèbre marque américaine mettait le paquet pour devenir un événement majeur, elle n'hésite pas.



Le premier départ et donné. Il nous faudra attendre que tous les sas devant soient partis. On se rapproche de la ligne, j'ai le temps de prendre quelques photos puis nous nous élançons, le chrono est lancé.
Michel a pour objectif de se rapprocher des 1h06 et le parcours que propose ce 10 km est propice à la performance puisqu'il n'y a aucune difficulté majeure. Assez rapidement je perds de vue Nadège et j'ai beau me retourner, tout le monde est habillé de la même façon, impossible de la retrouver. Je laisse Michel adopter son allure pour ne pas l'épuiser dès le début comme à notre précédente prestation.
Le premier kilomètre est passé en 6'25 mais sur le second nous serons un peu plus lent car nous allons être ralenti dans une petite étroite. Michel me demande de temps en temps si je vois Nadège, malheureusement la miss est définitivement perdue dans la masse.
Sur la rue de Rivoli nous retrouvons un meilleur rythme mais je ne dis rien pour ne pas mettre trop la pression sur notre ami. Les kilométrés défilent et tout va bien. Michel se fait même une amie au bout de la rue du Louvre, Huguette, une V4 en pleine forme. Mais après la place des Victoires, au bout de la rue de la Banque au niveau de la Bourse, elle va légèrement prendre le dessus sur nous.
Je vais profiter du ravitaillement pour prendre une bouteille d'eau et au niveau du 5e kilomètre, boulevard de Sébastopol Nadège nous retrouve juste avant d'attaquer la partir la plus difficile du parcours, les quelques faux plats des grands boulevards.



Ces petites bosses ne sont pas bien méchantes mais l'allure va en prendre un coup. Michel se plaint que ça monte, je lui réponds que tout ce qui se monte se descend.
Nous sommes au point critique et comme à chaque fois, passé le 6e kilomètre notre ami va coincer un peu. Je l'encourage comme je peux mais quand ça veut pas, ça veut pas.
Les 8e et 9e kilomètres seront meilleurs mais à la vue des meneurs d'allure "plus d'une heure" notre collègue prend un coup au moral. Il n'es reste plus qu'un, là il est dans le dur et c'est une quantité impressionnante de coureurs qui nous dépasse.
Nadège et moi l'encourageons et même d'autres coureurs. Cette fin de courses est un peu sinueuse, derniers virages, dernière ligne droite, la ligne est franchie en un peu plus d'une heure et neuf minutes. Pas de record à la clé mais de bons moments de partage.


Nous retrouvons Pascal content de sa course. Petites photos puis direction le ravitaillement. Michel à l'air à l'ouest mais il va vite récupérer ses esprits.
Finalement on ne profitera pas beaucoup du ravitaillement car il y a trop de monde entre les coureurs, les spectateurs, les accompagnateurs. Il serait préférable soit de remettre un sac ravitaillement en même temps que la médaille (au moins on aura tous ce qu'il faut pour se requinquer sans se faire trop bousculer) soit de mettre les tables dans une zone réservée aux coureurs ou alors que mettre aussi des tables du côté du vestiaire homme. Du côté du Louvre il y avait beaucoup d'espace pour y mettre un petit ravito).

En tous les cas j'ai passé une bien belle matinée et on remet ça quand vous voulez !
Prochain rendez-vous la semaine prochaine pour les 20 km de Paris


GPS :


Photos :

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jeudi 25 septembre 2014

21,1 km course des 3 villes - 35e édition du 21/09/2014 - Le Tréport

Courses des 3 villes : semi-marathon


Prévue de longue date, j'avais hâte d'être sur la route en direction ma campagne natale pour ce petit week-end prolongé avec, en guise d'entrée, un semi-marathon du côté des villes sœurs que sont Le Tréport, Mers les Bains et Eu.
Ce week-end commence mal. Le trajet est quelque peu perturbé par de violents orages mais j'arrive quand même à Ganaches en temps et en heure pour aller faire quelques courses et surtout me rendre au retrait des dossard.
Devant le magasin sponsor de l'épreuve, pas de stand pour le semi-marathon,. Une dame m'invite à rentrer dans le magasin pour aller au rayon chaussures et là fraueyr, mon nom n'est pas dans la liste ? Une autre dame m'informe qu'une seconde liste est affichée sur le poteau opposé, tout va bien, je retire mon enveloppe rapidement, retour à la maison.















Malgré les prévisions météos qui n'annoncent pas de grosses perturbations pour le lendemain je reste sur la réserve mais quoi qu'il arrive, faudra faire avec. 
Mes affaires étant prêtes je me réveille au dernier moment. La nuit a été un peu agitée, comme chaque première nuit passée à la campagne même si c'est la chambre de mon enfance. J'avale vite fait un petit déjeuner, passage dans la salle de bain, je suis prêt alors que ma fille se fait attendre. Le ciel est bien couvert voir menaçant mais la température est agréable sauf que j'ai oublié un détail, ma maman habite une petite vallée à 15 km de la mer. En arrivant à Eu, je constate la présence d'un vent assez fort qui va certainement nous enquiquiner. 
Il est 8h15 environ et tous les bénévoles dont déjà en place aux carrefours et ronds-points. La voiture garée à côté de la caserne des pompiers de Mers-les-Bains, je rejoins la zone de départ à pied. 
Ils sont déjà nombreux à s'échauffer. De mon côté, je fais un petit tour pour explorer et repérer les lieux, donner un point de rendez-vous à ma fille. Un sifflet retentit pour nous demander de rejoindre la ligne de départ à quelques centaines de mètres de là, devant l'office du tourisme. Comme compté vite fait la veille sur les listes affichées, c'est environ 300 personnes qui s’apprêtent à prendre le départ de ce semi-marathon. 
Un rapide briefing il est demandé aux marcheurs et spectateurs de se mettre sur le côté et le coup de pétard retentit, la course est lancée !














Et ça part vite pour une première petite boucle qui nous fait faire le tour de la zone d'arrivée. De retour à proximité de l'office du tourisme nous reprenons la première ligne droite du départ sauf qu'au bout, cette fois nous tournerons à droite. 
Commence une boucle à parcourir deux fois avant de quitter Le Tréport. C'est là que commencent les difficultés. Un léger faux plat et une petite butte qui casse un peu le rythme. Quand j'entame pour la première fois cette petite grimpette, je croise le premier qui se trouve le quai François 1er, je l'encourage ! 
Quelques personnes sont à leur porte et nous applaudissent, ça fait du bien. Avec un beau soleil ils auraient été plus nombreux. A mon second passage les barrières métalliques tombent les unes après les autres poussées par ce vent violent. Ce même vent nous l'aurons de face tout au long de l'esplanade jusqu'au casino. 
Ce satané vent combiné à un début de parcours bosselé et une vitesse trop élevée font que je ne tiendrai pas cette allure jusqu'au bout. A chaque passage sur la ligne de départ les encouragements son nombreux et font du bien, mais la balade dans Le Tréport est terminée, maintenant direction Mers-les-Bains. 
Ici ce n'est pas le semi-marathon de Paris : les kilomètres ne sont pas tous annoncés, seule une pancarte de temps en temps nous donne une indication sur le kilométrage restant. 




Heureusement j'ai ma montre qui me donne des indications un peu plus précises. Les routes ne sont pas fermées à la circulation mais ici les automobilistes sont moins nombreux, moins stressés et plus compréhensifs qu'à Paris : ça semble se passer plutôt bien. Mais tout comme à Paris le semi fera la même distance et comme il est qualificatif pour les championnats de France il a été mesuré dans les règles de l'art et quelques pointures régionales ont fait le déplacement.

Sur l'esplanade de Mers-les-bains je dois lutter de nouveau contre ce vent sur un bon kilomètre et nous devons aussi franchir quelques obstacles en béton servant certainement à briser les vagues quand la mer déborde, si bien que j'arrive au second ravitaillement, vers le 11e km avec une bielle qui a coulé, plus de jus.
C'est à cet endroit qu'a été donné le départ du 10 km quelques minutes avant mon passage. J'avale un gobelet d'eau vite fait, c'est qu'il reste encore 10 bornes et quelques difficultés à surmonter alors je ne m'éternise pas.
Sur la longue route qui va m'emmener à Eu cinq concurrents vont me passer dont une fille très à l'aise. C'est que les féminines ne sont pas très nombreuses, en tous les cas j'en ai pas vu beaucoup.
Je salue quelques pompiers présents sur un rond-point avant d'avaler un nouveau gobelet d'eau au 3e ravitaillement (14e km).



J'entre dans Eu et il faut grimper sur le pont qui enjambe les voies de chemin de fer. La traversé du centre ville se passe plutôt bien pour moi, je bois encore un peu d'eau au quatrième ravitaillement. A la sortie du centre ville ils sont nombreux à nous encourager, c'est ici que doit être donné le départ de la course de 4 km mais la route qui longe de château et son domaine pour quitter la ville est en faux plat aussi. Je ne la voyais pas aussi longue.
Je vois que certains souffrent plus que moi et se mettent à la marche. Je vais profiter de la petite descente qui suit pour doubler trois ou quatre coureurs mais mon bonheur sera de courte durée car nous allons tourner sur la gauche et ça va grimper à nouveau. Je vais zapper le denier ravitaillement (vers le 20e km) puis accélérer dans la dernière descente. A ce moment précis une féminine me dépasse si vite qu'elle m'a enrhumé.
Troisième et dernier passage dans la rue Saint-Nicolas, puis la rue des Salines, la rue du Dr Pépin avant de retrouver les quais et l'avenue des Canadiens. Juste avant de descendre sur les quais, je dépasse les derniers concurrents du 10 km, une jeune fille qui encourage énergiquement ses deux amis.
Plus que 600 mètres, dernier virage je crois qu'on annonce mon nom au micro, bip bip, c'est terminé, on m'enlève la puce fixée à la chaussure.

Un chrono pas terrible mais avec un 50 km trois semaines plus tôt, un rhume qui m'a ennuyé quelques jours auparavant, une nuit agitée, un parcours un peu salé, un départ trop rapide fallait pas croire au père Noël.
Ce n'est pas grave, je suis quand même très satisfait de cette belle matinée d'autant qu'on va m’offrir un beau t-shirt, un porte-clé, un paquet de gâteau. On est pas au semi de Paris et ses tarifs exorbitants et son maillot en coton mais pour 10 euros ici, on est super bien gâtés.














Un dernier gobelet d'eau et je retrouve ma fille puis nous filons car la famille nous attend du côté de Gamaches. 


Une matinée sportive qui n'existerait pas sans le dévouement de nombreuses personnes. Et il y en avait pour tout le monde : 3 courses, du semi au 4 km en passant par un 10 km mais aussi des marches et des épreuves pour les enfants qui ont répondu présent puisqu'ils étaient plus de 150.
Alors un énorme merci aux organisateurs, à tous les bénévoles.
Merci à ma maman pour son accueil, mon frère pour la moules-frites party lundi soir ! 


Toutes mes photos :


Les traces de mon GPS qui a "merdoyé" un peu du côté de la ville d'Eu


la même trace mais sur openrunner

La page facebook du club organisateur :
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mercredi 3 septembre 2014

2014-08-30 - 50 km de la Sologne des rivières

50 km de la Sologne des Rivières 

Réveil très matinal ce dernier samedi du mois d'août pour nous rendre au départ des 50 km de la Sologne des rivières qui se déroulent à Theillay dans le Loir-et-Cher.
Pascal partira en même temps que moi mais pour les championnats de France des 100 km. Isabelle l'accompagnera à vélo tout au long de cette aventure, une mission bien délicate.

Nous sommes arrivés très tôt la veille pour retirer notre dossard. Après avoir mangé sur place et fait le tour d'un village désertique, nous récupérons nos cadeaux et ces morceaux de papier qu'il nous faudra afficher sur nos tenues le lendemain.
Nous prenons ensuite la direction d'un petit village situé à une petite cinquantaine de kilomètres, chez les parents de Pascal qui ont la gentillesse de nous héberger pour l'occasion. Je les remercie très chaleureusement au passage. Ce sera l'occasion de discuter du bon vieux temps puisque sa maman était ma chef quand j'ai pris mes fonctions aux Archives nationales.

Nous sommes dans les temps pour rejoindre la quarantaine de coureurs du 50 km et les 200 concurrents du 100 km. A 20 minutes du départ les accompagnateurs vélos sont invités à se rendre en convoi au 5e km pour y attendre leur champion(ne). Pour moi pas d'accompagnateur, c'est pourquoi j'emporte avec moi un baladeur.
Contrairement à ce qui avait été dit la veille, à savoir dossard devant et derrière pour tout le monde, ce matin il est annoncé que les coureurs du 100 km ne doivent porter qu'un seul dossard placé sur la poitrine. J'aide donc Pascal à se débarrasser du papier en trop. Des dossards imprimés pour rien !

En cherchant des têtes connues, je pense reconnaître Greg mais comme je ne suis pas certain je n'ose l'aborder. Avec Pascal on va regarder la liste des inscrits mais sans nos lunettes, aucune certitude. Nous partons à la recherche de Francine et Marc qui accompagnent une amie qui débute sur la plus longue distance. Nous croisons des coureurs de l'AOC Charenton qu'Isaeblle connaît bien puisqu'elle est licenciée dans ce club proche de la capitale. Autant dire qu'entre Pascal et Isabelle les vannes fusent... Nous leur souhaitons bonne course. 
Marc et Francine sont fins prêts, ils nous présentent Karine qu'ils vont tenter d'accompagner jusqu'au bout de ce défi. Mais pas trop le temps de bavarder, l'heure du départ approche. Une petite photo avant de partir, on se souhaite bonne course et l'aventure commence, il est 6h30 !













Pascal m'expose vite fait sa stratégie. Elle est simple, courir le plus longtemps possible à 11 km/h et gérer comme il pourra après... Comme je n'ai pas d'objectif particulier je décide de l'accompagner jusqu'à ce que nos chemins se séparent, soit entre le 17e et 18e km à Salbris.
Il fait bien frais de si bonne heure dans la forêt solognote. J'ai donc bien fait de mettre des manchettes. Ça papote un peu dans le peloton, ça s'observe aussi. Pascal salue Stéphane Mathieu. Les kilomètres défient tranquillement pendant que le jour se lève. Arrive déjà le point de rencontre avec les accompagnateurs. Nous les passons tous sans voir Isabelle. Pascal est un peu inquiet mais elle s'est mise en retrait un peu plus loin, on ne peut pas la rater.
Le premier ravitaillement est déjà là. Pascal et moi avalons un gobelet d'eau vite fait et on reprend rapidement notre allure qui semble être légèrement plus rapide que celle prévue, mais je ne dis rien. Les lignes droites de cette belle forêt se dessinent. On sait ce qui nous attend. Nous revenons petit à petit sur Nadine alors qu'Isabelle a fait demi-tour pour aller saluer Marc et Francine à l'arrière du peloton.
Pascal m'informe qu'au prochain ravitaillement il s'arrêtera pour une petite pause technique et fera ainsi d'une pierre deux coups. Et ce second ravitaillement arrive déjà. La pause s'éternise un peu, je l'attends. Nadine en profite pour nous passer. Nous repartons avec l'envie de rattraper le temps perdu en passant à 12 km/h. Je sais que ça va me griller pour la suite mais ce n'est pas grave. A cette allure nous passons quelques concurrents.

La première ville traversée, Salbris, approche. Je suis étonné de ne pas encore avoir vu les premiers comme en 2009 quand j'avais fait les 100 km. De son côté Pascal s'inquiète de l'absence de son accompagnatrice mais peu de temps après, juste avant d'entrer dans Salbris, elle revient sur nous.
Pascal propose à Isabelle de l'attendre au prochain ravito pour qu'elle s'économise puisque les concurrents du 100 km font un petit tour dans la ville pour reprendre le même chemin dans l'autre sens, ce sera 5 km de gagné pour elle. Et ce 3e ravitaillement se présente. Je souhaite donc bonne chance à Isabelle pour la suite de l'aventure car elle va se poser là et attendre le retour de Pascal.
Il m'annonce que nous avons passé le 15e km en 1h17, soit une moyenne de 5'10 au kilo alors que mon allure marathon est plus proche des 6'. C'est l'assurance d'une mort annoncée.
Nous croisons enfin les premiers du 100 km. Les écarts sont serrés. Pascal reconnaît quelques célébrités, des coureurs qu'il a fréquenté au championnat de France des 24 heures.
Arrive le point de séparation de nos parcours. Pascal va tourner à gauche pour faire demi-tour alors que moi je vais aller tout droit. Je le quitte en l'encourageant, désormais je suis seul, très seul car nous ne sommes pas nombreux sur le 50 km et les écarts sont importants entre nous.

A la sortie de la ville, on nous dirige sur un chemin très agréable en retrait de la circulation. J'observe que la ligne d'arrivée, matérialisée par une banderole tendue entre deux arbres est située là,. Il nous reste 32 km environ, soit un aller-retour de 16 km. Je dépasse un coureur qui s'est arrêté pour se soulager. La longue ligne droite me permet de voir quelques coureurs très loin devant. Après plus de 2500 m sur ce sympathique chemin, entre le 21e et 22e km, un ravitaillement nous attend juste avant de retrouver le bitume.
Alors que je revenais sur une féminine, celle-ci, équipée d'un sac à dos avec le nécessaire pour s'alimenter et s'hydrater, ne s’arrête pas aux tables et reprend pas mal d'avance. Pendant ma pause restauration, le monsieur dépassé quelques kilomètres plus tôt me rejoint. Malheureusement pour lui il n'y a pas de salé aux ravitaillements du 50 km. Nous repartons ensemble. Il a la gentillesse de me proposer à manger mais comme j'ai pris ce dont j'avais besoin quelques secondes auparavant je décline gentiment son offre.
Il est en meilleure forme que moi et le trou se creuse rapidement. Je vais néanmoins repasser brièvement son accompagnatrice qui s'est arrêtée pour cueillir un énorme champignon. Par contre la fille devant moi s'arrête de plus en plus souvent. Je la dépasse sur cette très longue ligne droite qui me fait arriver au 5e ravito vers le 27e km.

Pour l'instant tout va bien, juste un petit arrêt pour me soulager à mon tour. J'ai le temps de constater les dégâts que font les sangliers sur les bords de la route. A certains endroits, les accotements sont labourés par ces cochons qui ont pourtant d'immenses forêts à leur disposition pour y trouver leur nourriture.

Vers le 29e km je croise le premier sur le chemin du retour, il en est au 40e. A peine deux minutes plus tard voilà le second, puis le 3e... Tous sans exception auront un mot gentil, je les encourage aussi. Puis c'est Franck qui arrive. Il est satisfait car certain de passer le marathon sous les 3h30, je le félicite.
Juste avant le carrefour pour prendre la route de Pierrefitte-sur-Sauldre, un ravitaillement nous est proposé, j'en suis au kilomètre 32,5. Un gobelet d'eau à peine avalé que Greg et son suiveur sont sur le chemin du retour. Il ne s'arrête pas, juste une tape amicale, on s'encourage pour la suite. C'était bien lui que j'avais vu avant le départ.
Tiens, une petite descente !. Et si ça descend à l'aller, ça remontera au retour... On a quitté la forêt et le magnifique soleil fait monter progressivement la température.
Pas grand monde pour nous accueillir à Pierrefitte. A  part les signaleurs et les 2 dames très sympathiques du ravitaillement à côté de l'église, au centre du bourg, la population ne semble pas intéressée par la manifestation.
Peu de coureur s'arrête à ce ravitaillement car la majorité a un accompagnateur avec tout le nécessaire. Les bénévoles sont contentes de papoter un peu mais je ne peux pas m'éterniser, j'ai encore 17 km à faire.

Et c'est reparti. Mais la côte va faire baisser nettement ma moyenne.
J'en suis au 36e kilomètre, c'est souvent là que je craque sur un marathon, ce sera le cas ici aussi. Je suis dépassé par premier puis un second coureur portant un maillot aux couleurs du marathon des sables. Ils auront des mots gentils pour me réconforter mais quand ça veux plus, ça veut plus.
Je paie aussi la première partie de course trop rapide. S'ajoute à cela un petit soucis, l'absence de toilettes et les immenses propriétés boisées, généralement des domaines de chasse privés, sont clôturées. Je prends mon mal en patience jusqu'au 42e km où je trouve un échappatoire. Je vais perdre au moins 4 minutes ce qui me fait passer le marathon en 4h01 pile poil.

Quelques centaines de mètres plus loin, à l'avant-dernier ravitaillement, je vais prendre deux carrés de chocolat mais je sens tout de suite que ça va pas passer. A partir de là, plus rien ne va mais je garde quand même le moral.
J'arrête de regarder ma montre qui affiche une moyenne qui baisse inexorablement. Je trottine avec des séquences de marches qui se font de plus en plus nombreuses. Désormais je ne croise plus personne depuis pas mal de temps et les coureurs devant sont très très loin que je ne peux les voir et derrière personne à l'horizon. J'hésite à mettre la musique mais comme il ne reste que 6 bornes environ, je vais faire sans.  Par contre j'ai de plus en plus chaud alors j'enlève buff et manchettes.

Salbris n'est plus loin. Un petit faux plat et me voici au dernier ravitaillement. Deux concurrents profitent de mon arrêt aux stands pour me passer, je ne pourrai jamais revenir sur eux. J'avale un coca pour essayer de faire passer ce chocolat et ça semble être efficace. Je repars pour les 3 petites bornes qui me séparent de l'arrivée sur cette paisible et jolie allée.. Un rapide coup d’œil au chrono et je me rends compte que je peux encore être sous les 5 heures ce qui serait un exploit et c'est ce que j'ai réussi à faire.

Je passe la ligne d'arrivée heureux d'être allé au bout de cette belle course.
Une dame me remet un sac en guise de cadeau "finisher" puis je vais m’asseoir pour profiter d'un dernier ravitaillement.
L'un des 2 coureurs à avoir terminé devant moi est en train d'être interviewé. Quand il se retourne, il aura un mot gentil c'est là que je me dis que ce visage ne m'est pas inconnu (c'est en voyant son nom dans la liste des 44 coureurs classés que j'ai tilté !!).
Je vais me changer vite fait pour profiter de la navette au plus vite car je tiens à être présent à Theillay pour accueillir les centbornards à leur arrivée.

Merci à l'organisation, à tous les bénévoles qui font tout pour que notre course se déroule au mieux. Merci à tous les coureurs qui ont eu des mots d'encouragements bien sympathiques.
Bravo à tous les coureurs du 50 et du 100 km et un bon rétablissement à tous ceux qui ont dû abandonner.
Un bravo spécial à Pascal et Isabelle qui ont fait une très belle course !! on remet ça quand vous voulez !
Mille merci à ma famille qui me laisse courir...
Enfin, un ENORME merci aux parents de Pascal pour leur accueil et leur générosité.

La trace de mon GPS Garmin

La même trace mais sur Opnerunner

Mes photos:
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jeudi 26 juin 2014

2014 06 22 - 26e Transbaie

La Transbaie


26e édition de la Transbaie , 5e participation à cette course depuis 2008. Cette manifestation me tient particulièrement à cœur puisqu'elle se déroule dans la région où j'ai passé les vingts premières années de mon existence, c'est donc l'occasion de voir la famille. 
D'un autre côté, cette course a la particularité de nous emmener en plein milieu de la baie de Somme à marée basse, un endroit qui m'était interdit d'aller quand j'étais jeune pour sa dangerosité. Chaque année la presse locale nous rapportait les nombreux accidents survenus en baie faisant souvent des victimes. Sables mouvants, mer qui remonte si vite qu'on se retrouve bloqué me faisaient peur. Alors quand j'ai entendu parler de cette épreuve je me suis dit qu'on envoyait pas des gens à abattoir alors je me suis inscrit pour aller voir comment c'était là-bas avec pas mal d'appréhension, mais quand on l'a fait une fois, on choppe un virus qui vous oblige à y revenir tellement la baie est belle et l'ambiance exceptionnelle.


En raison d'une circulation difficile sur Paris et son périphérique, petit détour par Amiens ce qui me fait arriver chez ma mère avec 30 minutes de retard sur l'horaire prévu. Quelques courses, alimentaires celles-là, puis direction Saint-Valéry-sur-Somme pour retirer mon dossard. Je n'ai pas vu l'heure défiler et je pensais que le village serait ouvert jusqu'à 19 heures mais non, portes closes. J'ai fait le voyage et gaspillé du carburant pour rien, tant pis, on verra ça demain.


Le soleil brille déjà quand je me lève dimanche matin. Petit déjeuner puis casse-croûte avant de partir vers 11 heures. Ça roule bien jusqu'à Saint-Valéry-sur-Somme. Ce n'est qu'au rond point qui nous permet d’accéder au parking que ça bloque un peu, les gendarmes font la circulation.
11h40 la voiture est sur le parking, direction les stands en compagnie de ma fille Océane. On me donne rapidement mon dossard et un t-shirt toujours en... coton, puis on fait un petit tour dans le village où ça s'agite pas mal du côté du plateau TV de France 3.


Il me reste une heure trente à patienter. On va essayer de trouver un coin à l'ombre pas loin du départ mais les places sont rares.
Nous nous installons finalement sur un trottoir, à l’ombre d'un camping car et à une cinquantaine de mètres de l'arche. Nous ne resterons pas seul longtemps car ils seront nombreux à nous imiter. La petite information que nous réussirons à entendre du speaker est que le départ est avancé de 5 minutes pour cause de retransmission TV. Par la suite, le brouhaha des coureurs de plus en plus nombreux couvrira ce qui se dit au micro.  Nous voyons défiler devant nos yeux quelques déguisements (mais aussi des tatouages) plus ou moins originaux, plus ou moins bien faits, tout ça dans une très bonne ambiance. Pour se faire remarquer, un véhicule de gendarmerie souhaite se frayer un chemin sirène hurlante dans cette foule désormais compacte. Mais comme l'organisation a mis des barrières sous l'arche pour créer un sas élite, ils devront faire marche arrière sous les huées de toute l'assistance. 

A une demi-heure du départ, mes fesses ne supportent plus le bitume. Je me lève pour me dégourdir les jambes, j'en profite pour mettre le GPS en marche. Que de monde !! Tout à coup des bras se lèvent, puis des cris, des sifflets ça sent le départ mais c'est une bande de joyeux lurons déguisés tout de verts vêtus formant une chenille. Ca sent le départ, je fixe un point de rendez-vous à ma fille pour la retrouver après la course. A quelques minutes du coup de feu nous nous rapprochons un peu de l'arche













13h55, le sifflet du petit train de la Baie de Somme donne le départ des 6500 coureurs inscrits. Une bonne minute plus tard je passe la ligne dans une ambiance de folie, je déclenche alors le chrono juste pour avoir la trace GPS et connaitre la distance que je vais parcourir.
Ici le chrono n'a aucune importance pour moi comme pour beaucoup d'autres. C'est la course pour le plaisir, pour s'amuser, décompresser. De toute façon, d'une année sur l'autre, le tracé et les difficultés du parcours ne sont pas les mêmes à cause des marées qui remodèlent un peu la baie deux fois par jour.

Schéma du Courrier Picard qui n'est pas à jour pour la boucle en ville avant d'entrer en baie

Ce que je sais, c'est que l'aller vers Le Crotoy est la partie la plus difficile du parcours où on nous fait passer dans les zones les plus accidentées. Mais avant d'entrer en baie, on nous fait faire 4 km en ville de sorte à étirer le peloton pour que ça se bouscule moins sur l'étroite digue nord.
Les premières centaines de mètres sont en légère côte sur une route pas très large si bien que ça joue des coudes, même que certains n’hésitent pas à pousser ce qui en irritent plus d'un dont moi. Après s'être écarté un peu de la ville on y revient par une nouvelle petite grimpette. Les encouragements ne manquent pas. Ils sont nombreux à être sortis de chez eux pour nous voir passer, faut dire que le soleil, même s'il s'est caché un peu vers 13 heures et de nouveau bien présent.
Vers le 2e kilomètres je me retrouve sur la gauche d'une chaussée très étroite aux obstacles nombreux et même si de la paille a été mise en place pour nous protéger je suis vigilant car je ne tiens pas à embrasser un poteau ou un pylône. Cela ne m’empêche pas de prendre quelques photos en cours de route.











Après le second kilomètre nous nous retrouvons sur le port. Sur l'autre rive de la Somme, on aperçoit les coureurs qui nous devancent et qui s'apprêtent à prendre leur premier bain de boue. Un public en nombre et pas avare en encouragements nous accompagne jusqu'à la descente en baie et même sur les premiers mètres de la baie, pieds nus, pour profiter de la partie la plus spectaculaire du tracé. Cette descente avec la première zone de boue et d'eau est l'endroit où pas mal de concurrents s'en donnent à cœur joie. 
Nous passons devant tout le dispositif de sécurité, derrière la zone d'arrivée, le village de la course et le plateau de France 3, puis nous repassons sous l'arche de départ mais dans l'autre sens. Ma fille est un peu surprise car je suis en avance sur l'horaire prévu, du coup elle n'a pas le temps de prendre de photo. L'écluse franchie, je me retrouve sur la digue où je commence à avoir chaud alors que j'en suis qu'au début. Comme d'habitude ça se resserre sur cette partie du tracé jusqu'à que que nous descendions en baie mais fort heureusement sans grosse bousculade.

On y est !!
Quelques-uns sont surpris par ce qu'ils voient. On ne peut pas y échapper. La première zone de boue et de vase nous attend. Le public est ravi et réagit à chaque chute. Certains se laissent même tomber exprès où passent dans la partie où on a de la boue jusqu'au genou, d'autres s’amusent entre amis, c'est l'éclate totale. A partir de là les zones de boue, de vase et les flaques d'eau vont se succéder. Par rapport aux précédentes participations, je trouve le parcours beaucoup plus glissant, mais j'assure, j’évite la chute parfois en zigzaguant pas mal à la recherche du meilleur terrain sans me soucier de la trajectoire idéale. 

A partir du 6e kilomètre la nature du terrain va changer. On se retrouve sur un sol verdoyant mais il faut rester vigilant, la végétation peut cacher quelques pièges et se révéler glissante aussi. Désormais nous devons aussi franchir de nombreux fossés plus ou moins larges et profonds. Les premiers sont passés juste en sautant mais certains demandent un peu de réflexion. Après un bon kilomètre à sauter, escalader, ramper je m’aperçois que sur la droite, ceux qui courent dans le fossé, certes les pieds dans un peu d'eau, n'ont pas tous ces obstacles à surmonter alors je décide de les rejoindre mais nous allons vite nous retrouver sur une zone très humide et hyper glissante. Les appuis sont si fuyants que j'y laisse beaucoup d'énergie. 
On s'approche du Crotoy. Je vais me retrouver aux côtés des premiers qui sont sur le chemin du retour, nous sommes nombreux à les encourager. Le sol devient plus praticable mais les gués sont nombreux plus ou moins profonds. Je suis donc très prudent, je sors mon appareil photo de ma poche, m'écarte un peu de sorte à le protéger des éclaboussures.

 


Le public est aussi très nombreux au Crotoy où se trouve le seul ravitaillement de la course. Pour y arriver nous devons évoluer sur un sable fin qui me fatigue aussi car les appuis sont loin d'être stables. 
J'arrive enfin au ravitaillement. J'évite une caméra, pend une bouteille d'eau que j'avale rapidement tellement j'avais soif mais je ne m’attarde pas, je repars aussi sec. On traverse une partie de la ville bien animée et ça rebooste pour  les 6 kilomètres de plaisir qui m'attendent en baie de Somme. 

J'entame ce retour très calmement en prenant quelques photos. Comme ce long serpentin formé par cet énorme peloton de 6500 personnes qui s'est étiré est impressionnant. Les obstacles que nous rencontrons désormais sont généralement des zones de vase et des gués à l'eau parfois très noire. A quelques centaines de mètres de la sortie de la baie on nous fait passer dans une partie si vaseuse qu'en ressortant j'ai l'impression que mes jambes sont trois fois plus lourdes et je ne vous raconte pas l'odeur. 


J'ai hâte de trouver une belle flaque d'eau pour me rincer les baskets toutes noires. Heureusement ce n'est pas ce qui manque ici.
Curieusement c'est un peu moins glissant qu'à l'aller, le soleil a peut-être eu le temps de sécher le sol, d'ailleurs, quand j'arrive dans la montée finale, je constate que celle-ci est moins glissante que d’habitude je sors de la baie sans difficulté.



Un bon kilomètre et c'est l'arrivée que j'espère atteindre au plus vite car j'ai soif. J'ai la gorge desséchée, premier signe d'un mal de gorge qui va commencer et qui dure encore. Je vais faire le yoyo avec un concurrent qui n'en peut plus, il avance par à-coups jusqu'à ce que j'entre sur la dernière ligne droite où je vais le lâcher. Tiens un dossard au sol, une personne ne serra pas classée.
Porté par une foule qui n'a rien à envier à celle présente sur les grands cols du tour de France, je donne un dernier coup de collier et je passe la ligne en ayant doublé quelques coureurs. 

Bip bip !! Cette belle aventure est terminée. Que c'était bon, que c'était bien !!
On nous donne un sac contenant la médaille, une grande bouteille d'eau et une orange. Je retrouve ma fille puis nous filons récupérer la voiture pour rentrer chez ma maman. Curieusement je sors de cet immense parking sans encombre et entièrement satisfait de cette belle journée. 

A part le ravitaillement que je trouve un peu léger à l’arrivée et le t-hirt toujours en coton, rien à dire de cette belle organisation que je remercie. 
Un énorme merci à tous les bénévoles qui ont fait du bon boulot dans des conditions souvent difficiles. 
Merci à ma fille de m’avoir accompagné, merci à ma maman de nous avoir hébergé, merci au grand frérot pour l’excellente moules-frites, merci pour vos messages d’encouragement et à très bientôt.


Mes photos ( 2 albums puisque 2 appareils) :



Trace GPS : 



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mardi 17 juin 2014

2014 06 15 - 10 km l'Equipe (4e édition, Paris)

10 km l’Equipe


J’ai tout misé sur la case chance en m'inscrivant à tous les tirages au sort que j'ai trouvés pour espérer gagner un dossard pour cette 4e édition des 10 km l'Equipe. Ce n'était pas une priorité et j'avais prévu en compensation un trail du côté de Torcy le 29 juin au cas où la chance ne serait pas de mon côté. Mais une semaine avant le départ Samsung mobile France m’annonce que j’ai été tiré au sort. Je les remercie chaleureusement. Je dois quand même ajouter que ce n'est que justice vu le nombre d’appareils de la marque que j’ai à la maison... 

Le samedi 14 juin, accompagné de mon épouse et de la "petite" dernière je passe récupérer mon dossard vite fait place de la République. Petit passage chez Go Sport pour ma fille qui voudrait se remettre à la course à pied mais comme elle n'a pas beaucoup confiance en elle et qu'elle a peur de se montrer, c’est pas gagné !

Dimanche 15, je suis debout à 7 heures pétantes pas au mieux de ma forme. Un peu barbouillé toute l'après-midi du samedi ajouté à cela un dîner des plus allégés, bulots mayo ce n’est pas le repas idéal la veille d’une course mais le plaisir avant tout !
Bref, je passe pas mal de temps aux toilettes mais je ne suis pas pressé, le départ est donné au bout de ma rue.
A une demi-heure du départ je file rejoindre mon sas. Je n’ai jamais vu autant de runners rue des Archives, rue Rambuteau, du côté du centre Georges Pompidou (Beaubourg). Quand j’arrive sur le boulevard Sébastopol il y a déjà pas mal de monde derrière les grilles et j’entre dans le sas des 48 minutes. Je regarde un peu partout en espérant voir Marc, Jean-Pierre ou d’autres mais aucune tête connue à l’horizon.



On entre tout de suite dans l’ambiance avec un premier échauffement collectif le temps d’une chanson. Ca va réveiller les gens du quartier dont certains se montrent à leur balcon. Une quinzaine de minutes plus tard rebelote mais là il y a encore plus de monde et la foule est plus compacte si bien que je me prends quelques coups, heureusement rien bien méchant.

Juste avant le départ les speakers égrainent les noms des concurrents qui fêtent leur anniversaire aujourd'hui. Nous aurons aussi une pensée pour tous les papas, fête des pères oblige. On annonce aussi la présence d’associations dont mécénat chirurgie cardiaque et de personnalités comme Karine Lemarchand.
A quelques minutes du départ, nos deux meneurs d’allure se positionnent puis c'est le décompte pour les élites. Il est 10h00, la fête commence !

Décompte aussi pour le sas des 42 minutes, puis pour celui des 45 minutes. C’est juste après ce compte à rebours que nous allons nous avancer tranquillement vers l’arche.
Dernières photos, je range l’appareil, je vérifie que le chrono est bien prêt, 5, 4, 3, 2, 1 c'est parti !!!

Mon objectif est de voir mon état de forme, éventuellement savoir si je suis capable de rééditer les 48’33 de février. Je compte donc essayer de maintenir une allure comprise entre 4’48 et 4’54 mais au bout de 300 mètres, quand j’entre sur le rue de Rivoli mon chrono affiche une moyenne de 4’29/km, c’est de la folie.
Je me cale alors derrière la jeune femme qui porte la flemme violette d’animateur d’allure. Nous passons le premier kilomètre en 4’45 ce qui est déjà mieux. Mais cette allure ne me convient pas alors au diable les prévisions, il arrivera ce qu’il arrivera, je la passe en faisant attention aux autres coureurs car sur cette large avenue le peloton reste assez compact et ils sont nombreux à doubler sans mettre le clignotant, quelques chutes sont évitées de justesse.
Quand j’entre sur la place de la Bastille moins animée qu’à l’occasion du semi ou du marathon de Paris, je suis revenu à une quarantaine de mètres du premier meneur d’allure.
Peu de monde sur cette grande place pourtant le soleil est avec nous ce matin et pour moi la température est agréable pour courir contrairement à vendredi midi où il faisait très chaud à l’occasion des 6 km de la course du Ministère organisés chaque année au jardin des tuileries. 


Malgré un coureur qui me fait une queue de poisson m’obligeant à donner un sérieux coup de frein je me retrouve à 5 mètres de la première flamme violette dans cette légère montée vers la place Félix Eboué, 4e kilomètre.
C’est là que se trouve le ravitaillement de la mi-course mais je ne prends rien et m’écarte au maximum pour ne pas gêner et être gêné.

Le dénivelé qui suit est plus favorable, je passe le 5e kilomètre en 23'32 à ma montre ce qui m'informe d'un excellent chrono pour moi si je tiens le coup.
A l'approche du changement de direction nouvelle queue de poison juste avant d'entrer sur le boulevard du Général Michel Bizot où je me retrouve devant le meneur d’allure.
Au niveau du l’hôpital Trousseau, vers le 6e kilomètre, le groupe qui suit ce drapeau violet revient à ma hauteur et j’entends l’animateur d’allure s’écrier "on tient ces 17 secondes d’avance jusqu’à la fin".
Comme ils sont passés quelques secondes avant moi sur la ligne de départ c'est assez cohérent avec ce qu'affiche mon GPS mais je ne suis plus aussi en jambes quand on arrive sur la place de la Nation. Il nous reste 3 kilomètres et je sais qu’on va encore rencontrer un faux plat montant jusqu’au Père Lachaise.
Au 8e kilomètre un coureur est au sol dans une position proche de la PLS en compagnie d’autres concurrents qui l'interdisent de bouger puis je croise les secouristes qui viennent à son chevet, j'espère que ce n'est pas grave.
Pour ce qui me concerne ça devient dur d'ailleurs ça s'affiche sur mon chrono mais rien d'alarmant car je sais désormais que je peux faire aussi bien qu’en février voir peut-être un petit peu mieux, la suite nous le dira.
Quand on arrive au Père Lachaise, comme à chaque virage, ça se resserre du côté où ça tourne, il faut toujours rester vigilant mais à partir de là, je sais que ça descend alors je donne tout sur ce dernier kilomètre qui sera d'ailleurs le plus rapide si j'en crois mon GPS.
Le meneur d’allure qui est repassé devant depuis 2 bornes accélère aussi prenant beaucoup d’avance mais quand enfin j’aperçois l’arche sur cette interminable ligne droite, j'accélère à nouveau, je reviens bien sur lui mais cela ne sera pas suffisant.
Je passe la ligne surpris par ces gerbes de fumée qui semblent accueillir chaque meneur d’allure et surpris par ce qu’affiche ma montre. Jamais je n’aurais imaginé passer sous les 48 minutes. Faut remonter à 2010 pour trouver un meilleur chrono sur la distance, je suis aux anges !



Je vais reprendre mes esprits en essayant de voir arriver des amis mais comme je ne vois toujours personne dans cette foule immense et que je commence à me refroidir, je vais aller profiter du ravitaillement sinon je vais mourir de soif !
Je quitte les tables avec quelques bonbons en main puis on me remet la médaille juste avant de quitter la zone d’arrivée. Un petit tour sur la place de la République et retour à la maison sous le soleil et remonté à bloc pour la Transbaie dimanche prochain, dans ma campagne natale.

Comme toujours merci à l’organisation, surtout à tous les bénévoles.
Merci à Samsung mobile France pour le dossard
Merci à tous les amis pour leur soutien et à bientôt pour de nouvelles aventures !



La trace de mon GPS :


Mes photos :


Liens divers :



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lundi 16 juin 2014

2014 06 13 - La course du Ministère de la Culture

La course de la Culture 2014



Comme chaque année depuis 25 ans le collectif des associations de personnel du ministère de la Culture autrement appelé le CAP culture, organise une manifestation sportive ouverte à tous les employés du Ministère : la course du ministère. 
Cette manifestation est organisée pendant l'heure de pause méridienne et si ça dépasse on fait des heures supps pour rattraper (ça c'est pour les mauvaises langues qui penseraient que ces paresseux de fonctionnaires en profitent pour en faire le moins possible...). 

C'est aussi une manifestation pour la bonne cause puisqu'elle soutien l'association Vaincre la mucoviscidose. Pour nous, c'est l'occasion de revoir des personnes qui ont travaillé à nos côtés avant d'être mutées, de voir des personnes avec qui nous travaillons à distance mais aussi faire des connaissances. 














Cette course de 6 km pour les hommes et 4 km pour les femmes et aussi ouverte aux invités mais ces derniers ne peuvent prétendre aux podiums. Comme chaque année c'est le jardin des Tuileries qui va nous accueillir avec pour nouveauté le chronométrage électronique par puce collée au dos du dossard comme dans les grandes courses !

J'en avais pas mal parlé autour de moi pour rameuter le plus de collègues possible. Sur le papier nous devions être une bonne dizaine, dans la réalité, entre ceux qui n'ont pas pu venir à cause de la grève à la SNCF ou pour des impératifs professionnels de dernière minute et ceux qui se dégonflent nous ne seront que 5 à représenter notre établissement : Pascal, Simon, Jean-Jacques, Stéphane et moi. 


Moi-même j'ai failli ne pas venir en raison d'une réunion sur le site de Pierrefitte-sur-Seine mais fort heureusement mon chef m'a autorisé à quitter la séance un peu plus tôt, l'essentiel ayant été dit. 
A noter la présence parmi les bénévoles de l'organisation de notre collègue Magalie. Nous la remercions car sans ces personnes aucune course n’existerait. 

En arrivant je cherche mes collègues mais personne à l'horizon jusqu'à ce que Pascal me trouve. Il me faut faire la queue pour récupérer mon dossard. Aussitôt en main, je me change et dépose mon sac à la consigne. Pas le temps de s'échauffer, le départ va bientôt être donné. Juste le temps de s'infiltrer aux avant-postes pour saluer les collègues présents puis le départ est donné juste après le bref discours du directeur de cabinet. 

Pascal est en pleine forme
Ce sont 400 personnes qui s'élancent dans les allées du jardin des Tuileries qui accueille aussi de nombreux visiteurs dont pas mal d'employés des quartiers voisins qui viennent profiter du beau temps pour y déjeuner. Il faut donc être vigilant face aux pièges du terrain comme les nombreuses irrégularités du sol mais aussi face aux nombreux touristes qui ne sont là que pour les beautés du parc. 
Le premier virage passé, je ne vois déjà plus l'ami Pascal alors que Simon revient à ma hauteur. Pas le temps de papoter, Simon est en forme et s'éloigne tout doucement. Le peloton qui s'est étiré laisse apparaître mes collègues Stéphane et Jean-Jacques une cinquantaine de mètres devant moi. Le premier tour bouclé et donc un kilomètre de fait, je suis bien et je vais rester à distance de mes collègues. 
Comme j'ai oublié ma montre à la maison je n'ai aucune idée du temps et donc de mon allure. Ce n'est pas grave je vais courir à la sensation et au 3e tour, certainement à cause de la chaleur, j'accuse le coup mais je reste toujours à bonne distance de Stéphane qui a été lâché par Jean-Jacques. 
En l'absence de mon GPS je n'ai aucune idée du nombre de tour accompli et suis donc un peu perdu. Avec le comptage manuel on nous faisait une marque sur le bras ce qui nous permettait de savoir où on en était, mais là, je sais plus... 

A l'entame d'un nouveau tour je dépasse Pascal qui me dit être blessé. Coup dur pour lui car le grand raid du golfe du Morbihan et ses 177 km arrivent à grand pas et il serait bête de se blesser là après tout le travail accompli, mais je le sais costaud, c'est peut-être juste une alerte, j'espère que ce n'est pas grave. 
Fin de ce tour, Pascal m'encourage j'en profite pour lui demander s'il me reste un tour à faire mais comme je vois Stéphane continuer c'est que je n'ai pas terminé. Là, je ne sais pas si c'est moi qui accélère, lui qui a un coup de mou ou peut-être les deux, je reviens à sa hauteur. 
Plus que 3 virages et c'est l'arrivée que nous franchissons ensemble heureux d'en terminer car nous avons eu chaud, très chaud ! 

On nous offre une boisson énergétique dont je ne connaissais pas la marque et un casse-croûte aussitôt avalé. Je récupère mes affaires et nous rentrons content de notre prestation sauf pour Pascal qui va devoir se reposer et attendre quelques jours pour savoir s'il pourra prendre le départ dans 15 jours, le 27 juin à Vannes. Je lui souhaite de vite de remettre et de nous faire une belle performance. 
Pour moi, dans 2 jours ce sera les 10 km l'Equipe et compte tenu de ma prestation je ne suis pas rassuré, on verra bien... 

Merci à l'organisation, aux associations du Ministère de la Culture, aux bénévoles et à l'année prochaine j'espère plus nombreux.
Merci et bravo à tous les participants dont mes collègues !!





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mercredi 28 mai 2014

Marathon de la baie du Mont Saint-Michel - 17e édition du 25/05/2014

Le marathon de la baie du Mont Saint-Michel


Visiter l'un des plus beaux sites de France et sa région ça ne se refuse pas d'autant que je n'avais jamais vu le mont Saint-Michel si ce n'est une fois de loin. Alors quand Stéphane m'a demandé si j'étais intéressé par le marathon de la baie du mont Saint-Michel j'ai tout de suite dit oui.
Côté intendance, c'est un ami à Stéphane membre d'un club de la région du Mans qui s'occupe de la réservation d'un mobile-home pour tout le club et pour Stéphane, Georges, moi et nos épouses.

Par manque d'entrainement Georges ne sera pas des nôtres et comme les prévisions météos sont si mauvaises depuis plusieurs jours, ma femme renonce à faire ce voyage si bien qu'à 7 heures ce vendredi 23 mai, après son service, Stéphane et moi partons ensemble en direction de son domicile à Cerans-Foulletourte dans la Sarthe.
C'est la pluie qui va nous accueillir au Mans. Un petit tour du circuit des 24 heures où c'est l'effervescence car l'épreuve se déroulera dans quelques semaines me permet de découvrir la longue ligne droite des Hunaudières et les impressionnantes installations de sécurité en cours de montage.

Une fois arrivé, en attendant la fin des cours de ses enfants et que son épouse Séverine quitte son travail, Stéphane me fait visiter son village, sa caserne, l'exploitation agricole d'un pote et on en profite aussi pour faire quelques courses. Après avoir déjeuné, les valises faites, il est un peu plus de 14h30 quand nous prenons la route pour rejoindre la Normandie. Une petite visite rapide de la ville du Mans et sur l'autoroute je vais faire une petite sieste. A mon réveil, je serai le copilote jusqu'au camping le Saint-Michel à Courtils (8 km du Mont) où nous arrivons vers 18 heures accueillis par Bruno et son épouse Catherine, les amis de Stéphane.













Une fois installé dans un beau mobile-home, une autre couple de Cerans-Foulletourte nous rejoins pour le dîner. 5 marathoniens sur 7 personnes à table ça parle obligatoirement course à pied mais pas question de faire nuit blanche car le programme du samedi est chargé.
Le samedi matin 10h00, direction Saint-Malo où nous devons retirer notre dossard. C'est l'occasion de faire un peu de tourisme en passant par Cancale, la pointe du Grouin (point de départ de la route du rhum), le fort Du Guesclin et la côte d'émeraude, magnifique !! Jusque là pas de pluie. En arrivant à Saint-Malo, les nuages sont plus nombreux. Un petit tour dans le "village" et une fois le dossard et le beau tee-shirt en main, direction la vieille ville pour une petite balade sur les remparts.














14 heures, retour au camping pour grignoter un peu, c'est qu'un sportif doit manger... Heureusement Stéphane nous a préparé de très bonnes lasagnes même q'il a oublié quelques ingrédients.
Bruno et Catherine sont déjà à table mais ils vont venir nous tenir compagnie. Pendant ce temps là, de belles averses nous tombent dessus, ça promet pour la visite du mont prévue après le repas.

16H20, nous sommes sur le parking du Mont Saint-Michel, c'est parti pour une visite rapide où nous aurons à gravir près de 320 marches (dixit le guide) pour atteindre l'abbaye. Un site merveilleux à voir absolument !! Je n'ai pas pensé à prendre une batterie de rechange pour mon appareil photo si bien que j'ai dû me servir de mon téléphone.













19 heures, nous sommes de retour au camping. Un dernier repas tranquille et pour certain(e)s du club des 3 A (Allonnes, Arnage, Athlé) la pression monte, moi ça va pas m’empêcher de dormir.
Le réveil est prévu vers 5h mais une demi-heure plus tôt des mouvements dans le mobile-home voisin me réveillent.
Un petit déjeuner copieux puis je me mets en tenue. Nous laissons Séverine seule avec pour mission de rendre les clés du mobile-home avant 11 heures (merci à elle!!) et de venir nous rechercher à l'arrivée.
C'est Bruno et Catherine qui nous emmènent aux navettes sur le parking gratuit de l'hippodrome de Moidrey, à quelques kilomètres de la ligne d'arrivée.
Il ne fait pas chaud et un ciel bien dégagé laisse présumer une belle matinée mais n'oublions pas que nous sommes en bord de mer, cela peut vite changer.
Le voyage vers cancale me paraît long. Les cars nous déposent à 500 mètres du port. Il y a déjà pas mal de monde qui attend aux toilettes, quelques personnes se changent sur la plage.













Dans cette foule j'ai la chance de croiser Laurent, un ami facebook du Havre que j'avais déjà rencontré sur le semi de Paris. On papote un peu mais il est annoncé au micro que les sacs doivent être déposés aux camions avant 8 heures, ce qui nous laisse plus beaucoup de temps pour nous préparer.
Un petit peu de NOK pour moi et Stéphane et je laisse mon sac aux bénévoles. Il est temps de se rapprocher de la zone de départ. Bruno et Catherine partent s'échauffer avec leurs collègues de club, nous on a 42 bornes pour ça. Nous les retrouvons quelques instants avant le coup de feu. Les speakers nous répètent que nous sommes sur l'un des parcours le plus plat du monde. Une seule difficulté au départ le reste est très roulant et nous devrions avoir un petit vent dans le dos sur la fin. Ce sont donc des conditions idéales pour la performance, ce qui ne me concerne pas trop puisque je ne suis pas ici pour battre un record, juste me rapprocher un peu des 4 heures.
Les meneurs, pardon, animateurs d'allure des 4 heures se positionnent juste derrière nous. Encore quelques photos et le coup de pétard retentit, on se souhaite bonne course !














La ligne franchie, le chrono est mis en route et nous nous élançons pour cette nouvelle aventure dans une très bonne ambiance. Tout de suite ça se met à monter mais le plus gênant est que la route s'est très nettement rétrécie et ça se bouscule pas mal. 
Comme toujours, entre les "bœufs" qui veulent passer coûte que coûte et les pas rapides qui veulent être sur la photo en se positionnant aux avant-postes il n'est pas facile de se frayer un chemin et comme je ne souhaite pas faire tomber quelqu'un je ne prends pas de risque tout en gardant un œil sur Steph qui reste quelques mètres devant moi alors que Bruno et Catherine nous ont distancé. 



Cette petite côté passée, vers le second kilomètre la route s'élargit. Nous sommes passés derrière l'animateur d'allure des 4 heures et revenus à la hauteur de Bruno et Catherine. Ces derniers vont passer à la vitesse supérieure et nous mettre un vent. D'après mon chrono, l'allure affichée de 5'33 c'est un chrono final de 3h55 alors, prendre la poudre d'escampette c'est le risque d'un crash certain quand on veut passer juste sous les 4 heures. Risque qui peut être payant mais qui généralement se termine en échec, après chacun fait ce qu'il veut... 


Derrière cette flamme verte je suis bien, l'allure me convient parfaitement. Stéphane et moi allons profiter du premier ravitaillement pour boire une coup. Sur ces premières tables on ne trouve que des bouteilles pleines, c'est beaucoup de gâchis. 
A partir du 6e kilomètre nous allons longer la baie jusqu'au 24e km et traverser quelques villages plus ou moins animés. De nombreuses personnes ont sorti les chaises sur leur palier pour nous regarder passer tout en nous encourageant, ce qui est très chaleureux et ça donne des forces pour aller plus loin. 
Je sens Stéphane en forme et peut-être a t-il un challenge avec Bruno si bien que nous allons accélérer légèrement ce qui va nous faire passer devant le meneur d'allure mais pas pour longtemps car au ravitaillement suivant nous allons nous arrêter pour boire un coup alors que lui trace sa route sans escale. 
Le 10e km est passé sur une base de 3h55, ce qui est un peu rapide pour moi. 




Nous allons faire le yoyo une nouvelle fois avec ce groupe des 4 heures car Steph me dit qu'il doit faire une pause technique. Ils vont donc repasser devant mais pas pour longtemps. Dans ma tête je me pose pas mal de questions car le meneur d'allure semble très régulier alors que de notre côté le rythme plus saccadé et plus élevé qui nous permet de repasser devant risque de nous emmener vers le mur que tous les marathoniens connaissent.
Mais bon, tout va bien, on a une belle vue sur la baie où la mer s'est retirée le temps d'une marée, le soleil brille, l'accueil dans les villages est chaleureux et l'ambiance dans le peloton très agréable.

Au 3e ravitaillement une bénévole nous demande de ne pas jeter nos déchets dans la nature... sauf qu'il n'y a pas de poubelle !! Au 17e km, sur une belle ligne droite après un petit crochet par le port mytilicole du Vivier sur Mer, je me retourne et je ne vois plus la flamme verte. Ma montre affiche une allure moyenne de 5'30, ce qui me semble peu rapide, on verra bien...
Au 19e km nous passons devant un moulin transformé en habitation puis un second moulin qui a gardé ses ailes, photo oblige.


En rangeant mon appareil je suis surpris par un photographe de Maindru qui m'a pris la main dans le sac ! Dans le village suivant, entre le 20e et 21e km, c'est le passage de témoin pour les duos (relais) et le ravitaillement pour nous.
Ici je vais manger quelques raisins secs et boire à nouveau. En repartant la flamme verte refait son apparition pas loin derrière nous. Nous passons néanmoins le semi dans un temps très favorable pour terminer dans l'objectif mais le parcours va bientôt changer. Avec tout ce que j'ai bu jusque là, il me faut faire une pause pipi, Steph en fera de même.
La belle et large route va laisser place à un parcours plus sinueux qui va s'éloigner petit à petit du littoral sur un bitume pas toujours en bon état. Après le 24e km nous allons même quitter le macadam pour ce qui ressemble plus à un chemin. Quelques cailloux pas très agréables puis un sentier en très bon état, c'est à dire sans trou, mais bien détrempé limite boueux avec tout ce qui est tombé du ciel les jours précédents. Rien de bien méchant quand même surtout que ça ne dure pas longtemps.
Désormais, les villages sont moins nombreux pour ne pas dire inexistants Nous ne voyons que des habitations isolées, des fermes pour la plupart et des pancartes "navettes abandons" qui fleurissent sur le bord de la route. Je demande à mon ami si tout va bien et il me répond que oui. Je lui propose de s'envoler s'il en a la force. Il me répond qu'il ne le souhaite pas et me propose la même chose mais je n'ai ni l'envie ni la force d'aller plus vite.














Nous sommes dépassés par quelques coureurs en pleine forme qui viennent de commencer leur relais. Certains vont très vite et nous démoralisent un peu comme le souligne notre charmante "voisine" du moment. Mais cela est vite compensé par les coureurs de plus en plus nombreux à marcher. Puis la première ambulance qui doit se frayer un chemin. De temps en temps des cyclistes de l'organisation remontent le peloton demandant surtout aux marcheurs si tout va bien. 
Vers le 29e km nous devons à nouveau laisser passer l'ambulance qui doit certainement évacuer le coureur qui était au sol peu de temps avant. Pour nous l'allure commence à baisser, d'ailleurs la première flamme verte va nous passer et nous allons la voir s'éloigner progressivement signe que nous ne sommes plus dans le coup. Au ravitaillement du 30e je bois encore pas mal d'eau et je mange un premier morceau de banane. Ici des plastics ont été mis au sol pour recueillir les déchets ce qui n'empêche pas quelques "buses" d'emporter avec eux des bouteilles pour les jeter quelques kilomètres plus loin où il n'y a pas de poubelle alors qu'ils pourraient les garder pour les jeter au ravito suivant... 




Je sens le Stéphane à la peine et ça se concrétise par une allure qui baisse de plus en plus. Je ne dis rien mais je sais désormais que les 4 heures ne sont plus possibles et au 35e il va coincer grave étant obligé de mettre le clignotant. 
Pour avoir connu cet état, quand ça veut plus ça veut plus... Je lui propose de marcher un peu pour repartir tranquillement et ainsi avancer tout doucement mais sûrement vers ce Mont Saint-Michel qui se fait de plus en plus présent même s'il est encore loin. 

Le moral qui en prend encore un coup quand le second meneur d'allure nous dépasse mais nous ne sommes pas les seuls à souffrir, c'est difficile pour beaucoup de monde. 













Le 36e km marque notre entrée dans le département de la Manche matérialisée par une arche. Nous quittons la Bretagne pour la Normandie.

Vers le 39e km nous nous offrons une nouvelle phase de récupération active avant de passer un pont que nous voyons déjà au loin et où il semble y avoir beaucoup de monde. 
A chaque changement de direction nous voyons Bruno deux cent mètres devant nous. Il est seul ce qui nous permet de supposer et d'espérer que Catherine a pu garder un bon rythme pour aller au bout. 
Du côté du ciel le soleil à laissé la place à quelques nuages et un peu de grisaille mais rien de bien grave.




Nous arrivons à ce pont et nous observons une pause d'une part pour profiter du dernier ravitaillement (40e km) et pour prendre des photos du mont Saint-Michel qui se trouve au bout de ce fleuve, le Couesnon.  La délivrance se trouve au bout de ces 2 derniers kilomètres de ligne droite le long de ce cours d'eau. 
Ce sont de nombreux spectateurs aux encouragements incessants qui vont nous porter jusqu'à l'arrivée mais l'ami Steph n'en peut plus, une nouvelle séance de marche est nécessaire. On se remet à trottiner pour la dernière fois. Nous apercevons Séverine et les enfants. La musique et les speakers sont désormais audibles et on voit enfin cette ligne d'arrivée que nous allons franchir en même temps, l'appareil photo à la main pour filmer cet instant unique.
Stéphane est épuisé. On se félicite mutuellement puis nous nous dirigeons vers la zone de ravitaillement. 

On nous remet une jolie médaille puis nous récupérerons rapidement nos affaires. Nous retrouvons Bruno qui a aussi coincé comme Stéph vers le 35e et Catherine qui n'a pas atteint son objectif mais qui est quand même très satisfaite de sa course.






















Quelques photos et on repart sur le camping prendre une douche, manger un morceau avant de reprendre la route. 
Un week-end qui se termine bien et qui m'a émerveillé à tout point de vue. A faire et à refaire sans aucun doute. 


Pour conclure, j'avais entendu pas mal de choses sur cette manifestation et j'avais de nombreuses craintes. S'agissant d'un marathon en bord de mer, le premier risque est une une météo qui peut changer rapidement, ça n'a pas été trop le cas. C'est aussi le risque d'avoir pas mal de vent. De ce côté là et pour ce qui me concerne, il ne m'a pas légèrement gêné que sur 2 ou 3 km vers la fin où je l'avais à mes 2 heures un peu trop frais à mon gout, mais rien de bien méchant. On m'avait dit aussi qu'en cas de grosses chaleurs il n'y a pas de zones ombragées pour se protéger du soleil, ça été le cas, j'ai pris quelques coup de soleil mais cela ne m'a pas handicapé pour courir, les températures étaient correctes.
Toute les conditions étaient réunies pour que cette édition se passe au mieux et nous avons eu beaucoup de chance compte tenu de ce qui s'est passé les jours précédents.
Ajouté à cela une organisation au top surtout grâce à un système de navettes très bien pensé et pratique,  des bénévoles aux petits soins c'est une très belle épreuve dans un cadre unique. 
Seul bémol, l'absence ou la rareté des poubelles sur les ravitaillements est pour moi le seul point négatif de cette belle manifestation. 

Merci à Stéphane à Séverine son épouse, leurs enfants, pour tous ces bons moments passés ensemble et pour l'intendance. Grand bravo à Stéphane pour être allé au bout avec pour seuls entraînements ceux du foot. On remet ça quand tu veux dans les mêmes conditions parce que bien entraîné je ne pourrai jamais te suivre. 
Merci au club des 3A pour leur accueil chaleureux, leur bonne humeur et pour s'être occupé de la réservation du camping. 
Merci à toutes à et à tous pour vos messages par sms, facebook... Petit point négatif du côté du camping, l'obligation de rendre les clés avant 11 heures le dimanche ce qui a obligé Séverine à ranger et nettoyer le logement seule. A cette période de l'année le camping était surtout occupé par des marathoniens et les mobile-homes n'étaient pas tous reloués pour la semaine suivante. Ils auraient pû faire un effort, pour preuve, nous étions autorisés à prendre une douche dans les parties communes et quand nous sommes partis après 15 heures personne n'avait pris la suite. 


Rendez-vous en juin pour la Transbaie !
Quelques chiffres en provenance de la page facebook de l'organisation concernant cette édition: 3432 inscrits 3005 partants 2868 arrivants

Liens :
La Trace GPS de mon Garmin :


Openrunner : http://www.openrunner.com/index.php?id=3659787

Mes photos, en espérant qu'elles soient bien classées chronologiquement car prises avec 3 appareils :


Celles de Victor :


Les photos de Ouest France :
http://www.klikego.com/gallery/marathon-de-la-baie-du-mont-saint-michel-2014/1253705011503-1398179032220

Un article et un résumé vidéo :
http://basse-normandie.france3.fr/2014/05/25/les-kenyans-largement-vainqueurs-du-marathon-de-la-baie-du-mont-saint-michel-484599.html

Une vidéo :


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