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mardi 8 mai 2012

21 km 350 D+/- Course du Sanglier à Cerny (91) - Edition du 08/05/2012





Que faire un mardi 08 mai, jour férié ?
En regardant les annonces officielles de PCaP je vois que certains amis se sont donnés rendez-vous à une soixante de kilomètres du centre de Paris pour y faire une course nature de 21 km.
Mon problème est que je n'ai pas envie de courir une fois de plus sous la pluie et dans la boue alors je vais attendre le dernier moment pour prendre ma décision.

La veille je regarde le site de météo-France et ce que je vois n'est pas terrible. Le soir, en rentrant très tard, je constate que le ciel est plutôt dégagé et la température plutôt agréable alors je vais mettre le réveil.
Quelques petites heures après, c'est un ciel bien gris qui s'offre à mon regard mais comme il ne pleut pas je mets vite fait quelques affaires dans un sac et me voilà parti pour rejoindre Cerny, une petite bourgade du sud de L'Essonne à deux pas de La Ferté Alais et à 17 km du Loiret à vol d'oiseau.
Cette fois mon téléphone m'y emmène sans encombre. Ce qui n'est pas le cas d'un automobiliste de l'autre côté de l'autoroute qui attend les pompiers car son véhicule est en flammes. Il n'attendra pas longtemps car je croiserai les soldats du feuq uelques secondes plus tard.
Une fois sorti de l'autoroute on se retrouve en pleine campagne, c'est très agréable. A Cerny le fléchage m'emmène sur un petit parking ou un seul véhicule est déjà garé. Le couple se demande si c'est bien là qu'à lieu la course, la dame affirme même que la course est certainement annulée, j'en crois pas un mot.

Je laisse la voiture et je croise 2 jeunes dans la même situation que moi, à la recherche du point de retrait des dossards et d'inscription. Un coup de fil à Marc, répondeur. Un coup de fil à Francine, répondeur. Un coup de fil à Laurent, répondeur. Je vais me débrouiller seul.
Après avoir fait un petit tour nous constatons que des bénévoles attendent les voitures un peu plus loin, alors je vais me rapprocher et enfin se dessine ce qui semble être un gymnase.
Au loin j'aperçois Marc et Francine. En fait nous sommes arrivés à peu près en même temps mais comme ils ont été plus malins que moi ils sont garés à deux pas de la salle, sur le parking de l'organisation.



Francine fait chauffer sa carte bleue. Elle a investi dans une nouvelle paire de chaussures puis nous rentrons dans la salle, eux pour retirer leur dossard moi pour m'inscrire. Une fois fait nous croisons quelques connaissances, le Bagnard, Valessa, Guillaume.. .



On papote un peu sans oublier de faire quelques photos puis nous allons nous mettre en tenue. De retour à la salle Laurent est arrivé. Après s'être changé luis aussi, nous allons tous nous retrouver pour encourager les concurrents de la course des marcassins, le 11 km qui part 15 minutes avant nous.
C'est qu'il ne faut pas être cardiaque car les départs sont donnés par un coup de canon dont la forte déflagration en surprendra plus d'un à chaque fois.



Après cela Laurent et moi allons trottiner un peu pour nous mettre en jambes. 2 tours de stade et nous rejoignons le reste de la meute. Mais après quelques hésitations sur le point précis du départ celui-ci sera donné avec un peu de retard toujours par un coup de canon qui m'a fait sursauter.



Nous nous souhaitons bonne course et l'aventure commence. Ma grande question à ce moment là c'est comment gérer cette course car je ne sais pas quelle distance précise nous attend. Sur le site web de l'organisation la distance annoncée est de 21 km or j'ai entendu une personne dire qu'il n'y aurait que 20,5 km alors que dans le gymnase, sur l'affiche que j'ai pris en photo est écrit "distance exacte 22 km"



Que faire ?
Ce que je pourrai car j'ai eu un week-end chargé à commencer par samedi, 15 km aux buttes Chaumont suivi de 21 km le lendemain et je ne connais pas les surprises que l'organisation nous réserve. Ce qui est certain c'est que dimanche prochain je tiens absolument à être à Millau alors je ne prendrai aucun risque.

Laurent prend vite le large. Francine qui n'a pas d'objectif part vite, Marc est sur ses talons, je les laisse partir. Le peloton s'étire doucement dans un chemin agréable.
KM 1, douleur sous le pied. Que se passe t-il ? J'ai mal mi la semelle ? Ca commence mal me dis-je dans ma tête. Je vais attendre avant de déchausser pour jeter un œil dans la chaussure mais finalement ça passera aussi vite que c'est venu, ouf!!!
KM 2 la première côte est annoncée par un petit panneau à l'entrée de la forêt. 500 m de légère grimpette, rien de bien méchant. J'ai toujours Francine et Marc en visu, ce sera la dernière fois.
KM3 Nous sommes sortis du bois et nous allons y retourner mais des arbres couchés sur le chemin monotrace nous obligent à piétiner.
Ensuite je suis incapable de vous donner les distances avec précisions.
L'obstacle suivant est une belle descente sinueuse à travers de nombreux rochers. C'est bien glissant alors je l'aborde avec la plus grande prudence contrairement à d'autres…



Les 3 côtes qui suivront seront plus corsées dont une qui est annoncée à 17 %.. (Francine a pris le panneau en photo). Elles ne sont pas longues mais la succession de montées-descentes rendent le parcours difficile sans oublier les chemins aux nombreuses flaques d'eau qui nous obligent à zigzaguer si on veut éviter de mettre les pieds dans l'eau.
Cela risque aussi d'allonger un peu la distance.

A chaque ravitaillement, il y en a 4 sur le parcours, je vais prendre un peu d'eau et quelques raisins secs. Tous les bénévoles sont supers sympas et nous encouragent. A partir du 6e km et quasiment jusqu'au bout je vais faire le yoyo avec 3 féminines dont une qui mettra un point d'honneur à ne jamais marcher même dans les pires difficultés. Je la dépasse sur le plat et elle me dépasse quand ça monte.

Vers le 18e km une trace du passage d'Obélix en plein milieu d'un champ.



A ce moment là quelques goutes d'eau font leur apparition mais ça ne durera pas longtemps. Quelques maisons et l'avant dernière difficulté est là. Une longue côte à pente douce qui commence par un peu de bitume. Je vais alterner marche et course pour monter.
Après le 19e km environ, nous sortons de la forêt et là je vois le parking et j'entends la sono.
C'est bon, dans ma tête l'arrivée est proche, j'ai la certitude que le parcours fait moins de 21 km. Je suis largement dans les temps pour le MBO alors je lève le pied mais mais joie est de courte durée. Nous n'allons pas au complexe sportif tout de suite.
A gauche, à gauche me dit un bénévole en me tendant un gobelet d'eau. C'est juste un petit tour de rien du tout me dit-il. C'est que ça monte encore. J'en ai plein les bottes et comme je suis dans les temps je vais marcher tout au long de l'ascension.

Enfin le retour au gymnase, PGAZ est là, je m'arrête pour le saluer.
Francine et Laurent m’exhortent d'en finir au plus vite, c'est que je ne suis pas pressé, je suis dans les temps mais en rentrant à la maison je constate que je me suis trompé dans le chrono que je pensais avoir annoncé.
Ce n'est pas grave j'ai pris beaucoup de plaisir à faire cette course même si je franchi la ligne d'arrivée de ce beau tracé de 21 km et des poussières bien fatigué en 02h12'52 (à mon chrono car les résultats officiels ne sont pas encore publiés).



Je retrouve toute la troupe pour un ravito bien mérité. Une ancienne collègue termine à la seconde place chez les féminines, Francine n'aura pas droit au podium. Il est désormais l'heure de se quitter car j'ai pas mal de boulot qui m'attend à la maison.
Le retour se fera sous une pluie fine, nous avons eu beaucoup de chance de ce côté là pendant l'effort.
Rendez-vous dimanche prochain 13 mai à Millau pour un rendez vous inoubliable avec les amis PCaP et un pont !!!

Merci à toute l'organisation et à tous les bénévoles.
Merci Francine pour les photos.
Bravo aux PCaPiens qui ont fait une belle course.
Merci PGAZ d'être passé nous voir.
Merci de m'avoir lu. Désolé je sais pas faire court.

Mes photos sont là : https://picasaweb.google.com/113245630134072672330/20120508SangliersDeCerny 
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dimanche 29 avril 2012

21km- 38e édition de la balade des chênes d'Antan à Draveil (91) - 29/04/2012

38e édition de la balade des chênes d'Antan

Pour avoir entendu parler de cette course à de nombreuses reprises mais aussi du magnifique buffet offert aux participants après l'épreuve il fallait que j'aille voir ça de mes propres yeux.
Ce qui n'était pas prévu c'est la météo qui nous attendait ce 29 avril. A 6 heures du matin de fortes bourrasques et la pluie me réveillent. Le jour a du mal à se lever tellement le ciel est chargé, ce n'est pas de chance. Je me demande si ça vaut le coup d'y aller.

A l'heure du départ la pluie cesse et à ma grande surprise quand je pointe le nez dehors la température est plutôt clémente.
Un petit coucou aux collègues pompiers et j'en embarque un qui a terminé sa garde pour le déposer à la gare Montparnasse.
Malgré l'oubli du plan que j'avais imprimé, malgré l'impossibilité de mettre en service le GPS de mon téléphone (faut aussi activer la 3G, quel neuneu !! ) j'arrive tant bien que mal à trouver le site de départ de la course mais la voiture est sur un parking de supermarché à 800 mètres du "village" de la course.
J'y retrouve Laurent avec un peu de retard. Je récupère vite fait mon dossard puis nous retournons à nos voitures car il n'y a pas de consignes. A première vue pas beaucoup de concurrents, la météo en a certainement découragé plus d'un.
 
38e édition de la balade des chênes d'Antan

Après un tout petit échauffement de rien du tout en compagnie de Laurent sous la pluie, on se souhaite bonne course et à 9 H précises, comme prévu, le coup de feu retentit.
Comme par miracle la pluie s'est arrêtée mais les flaques d'eau sont nombreuses surtout en forêt. Le parcours est composé de deux boucles pas tout à fait identiques principalement en forêt de Sénart.
Un parcours composé de longues lignes droites parfois bitumées, parfois de sentiers en bon état mais avec de grosses flaques d'eau et quelques passages bien boueux et glissants mais sans grande difficulté à part 2 petits faux plats montants.
N'ayant aucun objectif chrono en dehors du MBO je pars cool et comme le peloton s'est bien étiré après un petit kilomètre je vais suivre un groupe de coureurs pendant toute l'épreuve à faire le yoyo avec eux lors des arrêts aux ravitaillements.
Au 9e kilomètre, pour éviter une partie du chemin impraticable je vais m'écarter du sentier et mettre les pieds dans des racines qui me déséquilibrent, j'évite la francinette de peu mais mon petit soucis aux côtes n'a pas apprécié.
Après une belle pause au ravito du 10e je vais réussir à revenir et passer le groupe que je suivais.
Je me retrouve alors assez seul, c'est un peu monotone. Vers le 16e/17e km, je me fais dépasser par 2 fusées du Paris Unlimited Speed, club de la capitale que je ne connaissais pas, au coude à coude en tête du 10 km et qui ont pris une sacré avance sur leurs poursuivants. Jusqu'à l'arrivée quelques coureurs du 10 bornes vont me dépasser contre deux du semi.
A 400 mètres du but Laurent m'attend et va m'aider à aller franchir la ligne pile poil dans le MBO (1h56'52).
Une fois le dossard retiré, je n'ai qu'une seule idée en tête c'est de me rendre aux toilettes pour un besoin hyper urgent. En m'y rendant je vais y découvrir un magnifique buffet mis en place par le traiteur.
Malheureusement pour en profiter il faut attendre que tout le monde soit arrivé, que la remise des prix et le tirage au sort soient terminés. C'est plus d'une bonne heure d'attente mais comme la météo redevient menaçante et que je suis attendu je décide de quitter les lieux après avoir salué Laurent et non sans avoir pris une dernière douche à la station service.
Laurent avait prévu la binouze, ce sera pour la prochaine fois.

Pour protéger mon appareil photo de la pluie je n'ai pas beaucoup de clichés à vous proposer si ce n'est cet horrible auto-portrait.

38e édition de la balade des chênes d'Antan

A noter qu'en même temps j'ai réalisé un chrono de 45 minutes au 10 km du bois de Boulogne, trop fort le gars. Si si, c'est possible, il suffit de s'inscrire par erreur à une course et refiler le dossard à un collègue...

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samedi 24 mars 2012

50 km Ecotrail de Paris IDF (75) - Edition du 24/03/2012




Malgré un début d'année en dent de scie me voilà, ce samedi 24 mars 2012, dans le domaine royal de Versailles prêt à en découdre sur ces 50 km (ou 53 km) de l'Ecotrail de Paris Ile de France. Ces quelques km de différence auront leur importance, j'en reparlerai plus tard.

Pascal m'accompagne dans cette aventure avec l'idée de faire une vidéo.
Comme prévu nous retrouvons Laurent (Laurent94) place du Châtelet pour nous diriger ensemble au RER Saint-Michel. Sur les quais nous ne sommes pas les seuls à emprunter les transports en commun pour rejoindre les différents points de départ : Meudon pour le 30 km, Versailles pour le 50 km et Saint-Quentin en Yvelines pour le 80 km.



8h33 notre rame est à l'heure. Arrivée à Saint-Cyr l'école des bus font la navette pour nous emmener au plus près du départ. C'est qu'il y a du monde. Alors que nous faisons la queue mon téléphone m'annonce l'appel de Totorunning. La veille nous nous sommes ratés de peu au retrait des dossards, pas question de refaire la même erreur. Déposés à proximité des stands, nous allons tout de suite à sa rencontre alors que Laurent nous rejoindra un peu plus tard après s'être isolé dans un petit coin pour se mettre en tenue.




Tout le monde à l'air heureux d'être là même si chacun a ses doutes, ses angoisses. Une de mes angoisses est qu'une douleur à un mollet ou derrière la cuisse droite m'oblige à arrêter mais ce qui me fait plus peur encore, même si tout ça ne m'a pas empêcher de passer une excellente nuit, c'est la chaleur. Le soleil est en effet bien présent depuis le début de la semaine, la météo annonce 21 degrés et pour le premier gros événement de l'année je sens que je vais en baver. Mais comme le rappelle Pascal, il est quand même préférable de courir dans ces conditions que sous la pluie.





Enfin nous profitons aussi du buffet pour nous restaurer un peu mais sans abuser car l'heure du départ approche. Un dernier soulagement et le speaker nous demande de nous rapprocher pour un briefing en français, espagnol et anglais. Enfin, avant le départ nous observerons une minute de silence à la mémoire des victimes de Merah à Toulouse et à Montauban.



10h45 les 1400 concurrents sont lâchés. On se souhaite une bonne course et c'est parti pour quelques heures de plaisir pour certains, de souffrance pour d'autres. Comme j'en ai pris l'habitude je vais partir cool pour respecter le proverbe "qui veut voyager loin ménage sa monture"
Ca part vite, ça déboule de partout si bien que je n'ai pas vu Pascal et sa caméra. Il faut dire que dans le parc du Château de Versailles, monument que nous ne verrons que de loin, nous sommes sur de longues lignes droites plates et propices à s'emballer mais la route est longue, il faut en garder sous le pied.



C'est peu avant la sortie du parc du château que je retrouve mon ami reporter. Au loin nous entendons de nombreuses déflagrations, un ball-trap ? Une reconstitution historique ? Nul ne sait. Bref, les kilomètres s'égrainent doucement jusqu'au 8e où un bouchon se forme sur le trottoir. Il nous faut monter un petit talus pour rejoindre un sentier forestier monotrace et c'est à partir de là que les réjouissances commencent.



Jusqu'au 40e km ce sont 32 kilomètres de montées et descentes à travers les bois et forets de l'ouest parisien. Juste après Buc, ça remonte de plus belle. Une féminine encadrée par des coureurs est sur le côté, assise, un peu ailleurs. J'ai pensé à une entorse mais en fait elle s'est cassé une dent. Pour elle la course s'arrête là. Désormais à chaque grimpette personne ne prend le risque de s'épuiser à courir sauf un, Pascal, la caméra à la main, qui va faire des fractionnés tout au long du parcours et fait l'admiration de nombreux concurrents un peu écœurés à le voir aussi à l'aise. Chapeau l'artiste.

A partir de là je ne sais plus où je me trouve, je ne connais pas bien la région. Au niveau du 20 km à mon GPS, vers 12h45 soit après 2 heures de course, mon estomac me rappelle qu'il est l'heure de grailler. Chaque difficulté sera pour moi l'occasion d'avaler une barre de céréales et boire un coup. C'est le premier "coup de mou", cette petite fringale m'a coupé un peu les jambes.
Vers le 26e km un beau raidillon s'offre à nous. Qu'il est dur celui-là !! je me demande si je vais réussir à monter. Quand je vois enfin la fin du tunnel, si je peux m'exprimer ainsi, il n'est pas facile de se remettre à courir. Je n'ai pas l'habitude de ce genre d'exercice.
Un petit peu plus loin j'aperçois Sylvie (Sydoky). Elle ne m'a pas reconnu certainement à cause de mes lunettes et de ma nouvelle casquette.



C'est qu'en forêt désormais je préfère mettre des lunettes car elles peuvent m'éviter de me prendre une branche dans l'œil où des petites bestioles qu'il m'arrive parfois d'avaler…
Une petite bise à Sylvie, une photo et je repars. Je croise Pascal à qui je signale la présence de notre amie.
2 cotes plus loin je les retrouve tous les deux, on nous dit que le ravitaillement n'est plus loin et effectivement la foule se fait plus dense, c'est le premier point de restauration à Chaville, point kilométrique 28.



Mon premier souhait est de manger mais je dois aussi remettre de l'eau dans la poche de mon sac. Et ça s'annonce mal. Première queue le bidon est vide, seconde queue idem, troisième pareil. J'ai comme l'impression que ça commence à m'énerver même si je suis largement dans les temps du MBO.



Finalement je trouve des bénévoles qui font du remplissage à l'aide de bouteilles et là ça sera fait rapidement. Je me dirige ensuite vers le buffet où je vais me jeter sur le saucisson sec et les tucs, c'est que j'ai une faim de loup mais je fais au plus vite pour ne pas laisser mon pote seul trop longtemps. Quelques sportifs profitent de cet espace pour s'étirer, se reposer, se prélasser sur l'herbe. J'aimerais bien faire une petite sieste pour digérer mais pas question, nous repartons. La course va alors prendre une toute autre tournure pour moi.




A partir de Ville d'Avray et la forêt de Fausses-Reposes j'ai les lèvres toutes desséchées, la gorge sèche et la soif toujours présente, second coup de mou. Pascal me dit que c'est l'effet saucisson… Désormais mon état va m'obliger à boire de plus en plus souvent
Les pentes se font un peu moins raides mais si on pense que le plus dure est de monter la descente demande aussi de gros efforts et beaucoup de lucidité. Ne pas prendre trop de vitesse pour pouvoir s'arrêter en cas de pépins, bien négocier les pièges pour éviter la chute ce qu'un monsieur devant moi n'a pas su faire. Il se relève et repart, plus de peur que de mal.



J'arrive enfin au second ravitaillement après 4h51 de course. J'ai l'impression d'avoir fait les 80 premiers kilomètres d'un cent bornes. On a un point de vue sur la capitale assez exceptionnel. On voit bien la tour Eiffel qui nous attend. Je ne traine pas et quand je quitte les tables bien achalandées je croise Nathalie (Minipouce) qui est là en tant que bénévole.
J'en profite pour remercier tous les bénévoles qui, comme d'habitude, sont toujours aussi dévoués pour que nous puissions prendre un maximum de plaisir. Sans eux il n'y aurait pas de course.



On papote un peu et elle nous certifie qu'il ne reste que 10 km à parcourir. Là j'ai un gros souci pour le chalenge MBO. S'il n'y a que dix bornes je suis largement en avance. J'avais annoncé 5h59 mais quand j'ai appris qu'il y avait 53 km j'ai ajouté quelques minutes pour afficher 6h25'30. Pascal me dit que ce n'est pas grave, qu'on va y aller cool en marchant de temps en temps.



Nous quittons le domaine de Saint-Cloud en passant devant le musée national de la céramique de Sèvres. C'est la partie la moins agréable du parcours surtout les quelques passages où nous courons à 1 mètre des voitures par contre nous savons qu'à partir de là il n'y a plus d'embuche, le parcours est plat.
Les pauses marche se font plus nombreuses ce qui me permet de boire et de gagner du temps pour le MBO.
Meudon, puis Issy-les-Moulineaux, Paris approche. Sur L'ile Saint Germain nous traversons un parc noir de monde. Le moindre rayon de soleil et le parisien sort prendre l'air. Nous sommes de temps en temps encouragés par des badauds, ça fait plaisir. Laurent m'appelle pour m'annoncer sa belle performance, il a fait un super chrono, je suis heureux pour lui.
La tour de TF1, le périphérique, nous sommes dans Paris. Pour la seconde fois je dois retirer un caillou qui s'est introduit dans ma chaussure. Et Pascal a toujours sa caméra à la main…
Mon téléphone sonne de nouveau, et là je suis sur le cul, c'est mon épouse qui m'annonce qu'elle est à la tour Eiffel mais qu'elle ne sait pas trop où est l'arrivée.
Nous sommes désormais en terrain connu. Quasiment tous les dimanches matin je viens par les quais fermés à la circulation automobile jusqu'au parc André Citroën noir de monde lui aussi en cette fin d'après midi.

Un peu de frime devant les photographes qui se sont positionnés dans la montée du pont de Grenelle. Quelques marches plus loin et me voilà sur le dernier pont avant l'arrivée, Bir-Hakeim. J'ai largement le temps de passer un coup de fil à ma femme pour savoir où elle est mais je tombe systématiquement sur la boite vocale, ma fille idem. Pascal a pris le large pour filmer l'arrivée.
L'arche qui matérialise la ligne d'arrivée est en vue et comme il y a de plus en plus de monde et d'encouragements je me remets à courir pour terminer cette belle épreuve en 6h12'13
Quelques minutes après ma femme et ma seconde fille me retrouvent.
Après quelques gobelets d'eau, on me remet le t-shirt de finisher. Je trouve un petit coin tranquille pour me changer puis retour à la maison. Les jambes lourdes laissent présager des lendemains douloureux mais finalement dimanche matin je suis plutôt bien.
J'ai terminé ma 90e compétition. C'était la première avec un sac sur le dos. Et quand les testeurs de produits écrivent "il sait se faire oublier" je me demande vraiment s'ils les ont testés sur de longues distances.

Je n'ose imaginer la galère que nous aurions vécue si le terrain avait été détrempé.
Une fois n'est pas coutume je vais encore râler contre les coureurs qui ont jeté leur déchet n'importe où.
Grand merci à Pascal de m'avoir accompagné dans cette aventure.
Merci à mon épouse et ma fille d'être venu à l'arrivée.
Merci à Isabelle de nous avoir raccompagné en voiture.
Merci à toutes celles et ceux qui m'ont envoyé des messages d'encouragement.
Merci aux organisateurs même si au retrait des dossards c'était un peu panique à bord au début.
Encore une fois merci aux bénévoles.
Merci à Totorunning pour les photos.

Maintenant il faut se remettre en condition pour le marathon d'Annecy dans 3 semaines.

MBO : 2+2+50+0+0+0+5+0+0+5+2=66

Toutes mes photos : https://picasaweb.google.com/113245630134072672330/20120324EcotrailDeParis
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dimanche 11 mars 2012

21,1 km des Foulées de Savigny sur Orge (91) – 22e édition du 11/03/2012


Il y a bien longtemps que je n'ai pas rédigé de compte rendu pour le site mais comme je me suis inscrit au challenge MBO je me dois de vous raconter comment s'est passée ma première participation à cette épreuve.

8 heures : Je prends la voiture pour rejoindre Savigny sur Orge , une localité de l'Essonne située le long de l'autoroute A6 entre Chilly-Mazarin et Viry-Châtillon. A cette heure là ça roule très bien, en une demi-heure je suis devant le stade.

Il y a déjà pas mal de monde sur place. Faut dire qu'il y a 4 courses d'organisées : pour les jeunes comme pour les moins jeunes, pour les coureurs comme pour les marcheurs.

Une fois dans la salle je récupère rapidement l'enveloppe contenant mon dossard, la puce puis je passe au stand "récompense" où une charmante dame me remet un beau maillot technique à manches longues.
Je me trouve un coin tranquille pour m'installer afin de me mettre en tenue, placer la petite feuille au numéro 503 dans une pochette et fixer la puce sur la chaussure. C'est là que Sylvie arrive et me prend en photo. On échange quelques mots puis elle part à la recherche d'une copine de club.



Aussitôt prêt je dépose mon sac à la consigne puis je sors voir ce qui se passe à l'extérieur. Au micro, le speaker annonce le départ de la première épreuve pour les plus petits. Je file donc vers la ligne pour prendre quelques photos.



10 heures approche à grands pas. Je me mets à trottiner histoire de chauffer la machine. Je tourne dans tout le complexe sportif à la recherche de Sylvie qui compte faire un chrono proche du mien.
Ma stratégie est simple, partir en queue de peloton tranquillement, essayer de tenir cette allure pépère le premier tour puis, si la condition physique le permet, accélérer dans le second tour avec l'espoir de retrouver la miss.


544 arrivants, ça fait beaucoup moins de monde qu'au semi de Paris

Et c'est effectivement à une allure cool que je vais effectuer cette première boucle en discutant avec quelques concurrents.
Le parcours est 100 % bitumé mais de nombreuses rues sont bien abimées, on ne compte pas le nombre de rustines. A certains endroits la route est si "bombée" qu'il faut impérativement courir au milieu de la chaussée. Enfin, nous ne traverserons que des zones pavillonnaires, à part quelques belles maisons il n'y a pas grand-chose à voir fort heureusement quelques riverains ont quand même fait l'effort de sortir de chez eux pour nous encourager ce qui est super sympa.
Pour être complet je teins à préciser que le circuit ne comporte aucune difficulté, juste 2 petits faux plats de rien du tout.

Le premier tour se termine. En rentrant dans le stade je profite bien du second ravitaillement. Mes 2 compères du moment ne s'arrêtent pas. Le premier, si j'ai bien tout compris, a souvent flirté avec les 2 heures sans jamais franchir cette barre symbolique. Avec les 5'25 de moyenne au kilo je lui dis que cette fois sera la bonne. Le second, son patron, compte faire un petit peu mieux et à l'arrivée il sera surpris de faire son meilleur temps sur la distance.
J'ai parcouru les dix premiers kilos en 57 minutes, le 11e km en un peu plus d' 1h02 et des poussières puis blackout car le GPS n'a plus de batterie. A partir de là je vais essayer d'élever le rythme et je vais me mettre à doubler et doubler et encore doubler. Entre le 13e et le 14e j'aperçois un maillot qui ressemble à celui du club de Sylvie et c'est bien elle que je retrouve un peu plus loin, au niveau du 3e ravitaillement. Elle est visiblement bien, contente d'être arrivée là sans bobo. Elle me dit être passée au 10e en 52 mn, après une très très longue réflexion je me dis que j'ai bien cravaché pour revenir à sa hauteur. Bref, je vais rester en sa compagnie et faire les 5 derniers kilos tranquillement. Nous franchissons la ligne ensemble en 1h51'52 (2 bonnes minutes de plus que le MBO annoncé).



Quelques photos, un bon ravitaillement et c'est l'heure de se quitter.
Une organisation bien rodée, irréprochable. Des bénévoles qui nous encouragent tout au long du parcours, je suis donc très satisfait de cette matinée, ne manquait que le soleil.
Merci à Sylvie pour les photos.




Toutes mes photos sont là : https://picasaweb.google.com/113245630134072672330/20120311SemiMarathonDeSavignySurOrge
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dimanche 12 février 2012

15 km Les foulées charentonnaises (94) - Edition du 12/02/2012

Les foulées charentonnaises 2012
 
Avec un début de saison en dents de scie et un froid de canard ces 15 km ne se présentaient sous les meilleurs auspices.
Arrivé très tôt sur place je récupère rapidement mon dossard, la puce et les manchons qui nous sont offerts puis  je pars m'installer dans les tribunes pour me préparer.

Les foulées charentonnaises 2012
 
Francine et Isabelle me retrouve puis c'est au tour de Pascal  qui m'avait pourtant annoncé la veille qu'il ne se déplacerait pas.
Une fois prêt nous déposons nos affaires à la consigne et partons nous échauffer.

Les foulées charentonnaises 2012


Le soleil a du mal à faire remonter la température. Certaines personnes annoncent -9 au thermomètre. Bref, après avoir trottiné un peu nous rejoignons la foule sur la ligne de départ. Nous aurons la chance de tomber sur Rochdi et Baptiste bien affuté pour faire un chrono. On se souhaite bonne course puis le coup de feu retentit.

Les foulées charentonnaises 2012

Cette épreuve sera l'occasion pour moi de tester mon nouveau GPS, le Kalenji W300, que je mets en marche en franchissant la ligne.
Je décide de partir cool en laissant partir mes amis. Je ne veux pas prendre de risque jusqu'au 10 e km avant d'essayer d'accélérer un peu. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire. J'ai réussi à accélérer très légèrement ce qui me permettra de dépasser quelques concurrents certainement partis trop vite.
Au dernier ravitaillement je vais zapper les liquides et je pense avoir bien fait car le seul morceau de pain d'épice que j'ai pris était bien rigide à cause du froid. Dernière ligne droite, je vais revenir à la hauteur d'une concurrente au maillot du SAM Paris 12, le club où s'est inscrit l'ami Pascal cette semaine.
La ligne franchi, je compare mes 2 GPS et je constate une différence d'une vingtaine de mètres entre mes 2 appareils ce qui me satisfait de mon achat.

Les foulées charentonnaises 2012

Je ne vais pas m'attarder car je me refroidi très rapidement. Je récupère mes affaires, me change vite fait et rentre à la maison en compagnie de Pascal qui est assez satisfait de sa course.
Bilan de cette matinée, faire une course par de telles températures  n'est pas agréable mais quand on s'inscrit on ne sait pas ce qui nous attend quelques semaines plus tard.
 
Les foulées charentonnaises 2012
 
D'un autre côté cette course à laquelle je participe pour la 4e fois est très agréable car une bonne partie se déroule dans le bois de Vincennes et ne présente aucune difficulté. Je suis rassuré parce que j'ai terminé sans bobo mais pour cela je dois rester prudent et je ne peux pas faire de fractionné alors la vitesse n'est pas là. Patience, patience...

Trace GPS : Garmin (kalelnji ne propose pas encore ce service)
Photos sur Picasa
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dimanche 29 janvier 2012

Les foulées du 8ème (75) - Edition du 29/01/2012

 

Les foulées du 8e
Un week-end qui commence par un samedi bien gris. A la maison c'est grasse matinée générale sauf pour moi qui en profite pour aller chercher mon dossard à la mairie du 8e.
En sortant une fine pluie m'accueille, je décide donc d'y aller en bus.  Celui-ci va me déposer à la gare Saint Lazare, je termine à pied. Quelques photos et j'entre dans la mairie où tout est bien fléché.
Il y a peu de monde alors je suis vite servi. Le t-shirt technique est sympa.
Les foulées du 8e

Le retour se fera à pied ce qui me permettra de faire de nouvelles photos en chemin.
Samedi soir un texto de Pascal m'annonce qu'il a l'intention de venir. J'ai tout calculé pour y aller en trottinant, histoire de s'échauffer et pour arriver juste à l'heure du départ puis faire la course et rentrer en courant. Bref, rendez vous à 9h10 pour un départ à 9h45 me semble correct et je l'annonce au biloute.

Dimanche réveil à 6h00. Petit-déjeuner en surfant sur le web, douche, habillage et peu avant l'heure prévue je suis fin prêt. Pascal l'est aussi alors après avoir salué nos collègues pompiers nous prenons la direction du 8e arrondissement. Du 3e, on va traverser une partie du 2e, du 1er puis du 9e pour nous retrouver face à l'église Saint Augustin où sera donné le départ.  Mes calculs n'étaient pas très précis si bien qu'il nous reste 15 bonnes minutes à attendre.  Pour ne pas nous refroidir, la température étant proche de zéro, nous partons faire une brève reconnaissance des derniers kilomètres.
Les foulées du 8e
le samedi
Les foulées du 8e
le dimanche
De retour sur la zone de départ nous constatons que la grande majorité des participants est déjà en place derrière la ligne. Encore quelques photos puis nous entendons le speaker annoncer un départ imminent. Pascal prend en charge mon appareil, me prend vite fait en photo et à ma grande surprise, car il est à peine 9h45 à ma montre, le coup de pétard retentit.
Les foulées du 8e

C'est quasiment en queue de peloton que nous nous élançons. Même si les rues sont plus larges que dans le 14e ça piétine un peu par endroit. Dans un sens ce n'est pas plus mal, ça m'évite de partir trop vite. A partir du 1er kilomètre ça "s'éclaircit" et ça devient plus fluide. Pascal commence à faire ses allers-retours pour me prendre en photo, c'est un grand malade. Ca fait quelques semaines qu'il n'a pas couru et pour une reprise ce sont de gros efforts qu'il s'inflige, merci quand même l'artiste.

Après 1,5 km nous nous retrouvons sur le boulevard Haussman avec l'Arc de Triomphe en ligne de mire. A partir de là nous serons sur de larges avenues aux beaux immeubles haussmanniens. C'est aussi le quartier où l'on trouve de nombreuses ambassades. Côté relief il n'y a pas des montagnes russes mais les faux plats montants et descendants s'enchainent.  Après le 2e kilomètre nous allons faire la connaissance de Chloé qui va nous dire le plus grand bien du club où évolue une collègue qui monte chaque année sur la plus haute marche du podium à la course du Ministère. Je vais essayer de la suivre mais ça va me griller. Au 4e kilomètre nous savons qu'après quelques dizaines de mètres ca va descendre jusqu'à l'arrivée. Mais pour moi c'est trop tard, le mal est fait. Je vais devoir terminer avec les moyens du bord c'est-à-dire avec un physique très limité.
Les foulées du 8e
Chloé, dossard 457 du club SAM Paris 12
C'est surtout à partir du 7e que je vais en baver le plus. Entre les automobilistes qui s'en prennent aux bénévoles et les nombreux concurrents qui me doublent  parce que je suis à la ramasse j'ai le moral dans les chaussettes. Et Pascal m'encourage, plus que quelques mètres et c'est la dernière descente jusqu'à l'arche où Pascal m'attend et m'annonce un chrono surprenant..
Ayant zappé le ravitaillement de la mi-course je pars à la recherche du ravitaillement de l'arrivée. Nous allons alors suivre le mouvement pour nous retrouver dans la cour de la mairie où le stand est installe.
Au passage nous saluerons André, célèbre serveur coureur qui souffre d'une bronchite, bon rétablissement.
Les foulées du 8e
Chloé est contente de sa course mais on ne va pas s'éterniser à bavarder car nous commençons à avoir froid. Nous prendrons une boisson vite fait puis nous nous remettons à galoper pour rentrer à la maison.
Voilà une bien belle matinée de passée.
Rendez vous mi-février pour les 15 km des foulées charentonnaises.
merci à Pascal d'être venu me supporter, m'encourager.
Les foulées du 8e

Trace GPS chez Garmin (il manque 2 bons kilomètres car j'ai oublié de remettre la montre en marche entre le moment où nous sommes arrivés sur place et le départ de l'épreuve).

Photos sur picasa
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dimanche 18 décembre 2011

10 km de la 13e corrida de Thiais (94) - Edition du 18/12/2011

Corrida de Thisi (94)


Annulée en 2010 à cause des intempéries, j'avais droit de m'inscrire gratuitement cette année comme tous les concurrents de l'édition précédente.
Alors que je comptais y aller seul car l'ami Pascal a changé d'avis, le collègue Stéphane, qui restait sur la capitale après sa journée de service samedi, a souhaité m'accompagner. Je lui ai prêté une paire de pompes, un short et un maillot pour qu'il puisse participer à la fête.
 
A notre arrivée Il n'y a pas encore grand monde mais  Sylvie est déjà là. Marc et Francine sont aussi présents et ont sorti pour l'occasion leur déguisement. Sylvie me remet un cadeau  fait main pour les fêtes de fin d'année. C'est super sympa, merci beaucoup !!
 
Corrida de Thisi (94)
Francine et Marc
 
Petit à petit la salle se remplit. Beaucoup sont déguisés... en père Noel, c'est de saison. 
La puce fixée à la chaussure, dossard à la ceinture, je vais déposer mes affaires à la consigne. Tout le monde fait des photos, on papote pour passer le temps et  repousser au maximum l'heure de sortie de la salle car à l'extérieur il ne fait pas très chaud. Le groupe PCaP s'est un peu dispersé. Nous n'avons pas fait la traditionnelle photo de groupe.
 
Corrida de Thisi (94)
Merci Francine pour la photo
 
 
Stéphane a récupéré le dossard de Pascal. Nous partons faire quelques tours de piste en guise d'échauffement ou de réchauffement puis nous nous rapprochons de la ligne de départ. Nous retrouvons Sylvie et nous apercevons Francine, Marc, Juan et Audrey. Sur le podium Muriel Hurtis, si je ne me trompe pas, est interviewée puis c'est l'organisateur qui prend la parole et qui nous annonce une chaussée glissante vers le second kilomètre.
 
Corrida de Thisi (94)
Merci Patrick pour la photo !!
 
 
Le départ est donné. Nous piétinerons une bonne trentaine de secondes pour passer sur les tapis. Sur le premier kilomètre  Stéphane et moi allons rester à la hauteur de Marc, Francine et Audrey. On en profite pour faire quelques clichés mais le collègue et moi avons des fourmis dans les jambes alors nous allons accélérer un peu et laisser nos amis.
 
Au second kilomètre et comme annoncé au micro, nous sommes dans une portion ombragée et verglacée.
 
Corrida de Thisi (94)
Photo prise par Steph pendant l'effort
 
C'est  avec la plus grande prudence que je vais passer cet obstacle. Après le 3e kilomètre nous nous retrouvons sur la piste où sera jugée l'arrivée. Vais-je voir Pgaz (Patrick)  qui sort de blessure et qui n'a pas pris le risque de s'élancer avec nous ? C'est super sympa de sa part d'être venu nous encourager et faire des photos mais je sors du stade sans avoir vu notre ami reporter.
Je sais que la descente va bientôt arriver mais qu'après il faudra remonter...
 Au 5e kilomètre,  Stéphane qui ne me lâche pas d'une semelle, m'annonce 25 minutes et des poussières. Mon GPS est resté à la maison pour cause de batterie faible, je n'ai que mon ami pour avoir une idée de l'allure. Ce qui me fait le plus peur, et je lui en fais part, c'est que je n'ai pas couru depuis 15 jours, ou si peu, que je ne pense pas pouvoir tenir à ce rythme. Il me répond que je n'ai pas le choix... on verra bien...
Au ravitaillement de la mi-course je vais prendre un morceau de banane et un gobelet d'eau. Peu avant le 7e km la principale difficulté du jour est là. Je sais que cette côte est composée de 2 parties. La première jusqu'à l'église n'est pas trop raide par contre après la cinquantaine de mètres de répit en centre ville, ça grimpe plus fort jusqu'au 8e km. Cette seconde partie va me casser un peu mais Stéphane est toujours là pour m'encourager de sorte à ce que je ne baisse pas les bras.
 
Corrida de Thisi (94)
Juan déguisé en ange ou en corbeau ?
 
Après avoir bien soufflé pour récupérer un peu de cet effort nous rattrapons Juan qui est un peu gêné pour courir par l'accoutrement qu'il a sur les épaules.  Même pas le temps de papoter. Le sergent chef me rappelle à l'ordre, on est pas là pour discuter... Oui CHEF !!!
Et on double, on double sans arrêt mais que ça devient dur.
Au niveau du 9e km un bénévole s'en prend plein la gueule par un automobiliste excédé à l'idée d'être bloqué dans sa voiture et qui hurle "y'aurait une urgence on fait quoi ? " je lui réponds,  pour défendre le pauvre bénévole, "on appelle les secours".
 
Là encore je suis rappelé à l'ordre, on est là pour finir cette course !!  mais malgré les belles paroles de mon ami je suis au bord du K.O.
3 ou 4 coureurs en profitent pour me dépasser juste avant d'entrer dans le stade. Sur la piste une féminine me double mais je vais réussir à la rattraper et la passer sur la ligne, ce n'est pas galant et m'en excuse.
 
Je remercie mon accompagnateur du jour. qui m'a permis de réaliser là ma meilleure performance de l'année.
 
Corrida de Thisi (94)
Moi et Stéphane
 
 
Puis nous allons rendre la puce contre laquelle on nous remet une médaille et nous rentrons dans la salle pour nous mettre au chaud et nous ravitailler.
 Le groupe se reforme, nos amies marseillaises étaient bien là aussi. Nous échangeons nos impressions sur la course et on commence à parler calendrier pour savoir qui fait quoi et quand aura lieu la prochaine rencontre.
 
Corrida de Thisi (94)
 
Alors que certaines sont à la douche, il se fait tard et nous devons nous quitter. Certains vont prendre la direction de Houilles pour participer à la corrida organisée l'après-midi alors que pour moi c'était la dernière de l'année 2011. L'heure des bilans a sonné...
 
Pas de trace GPS, je vais devoir investir dans un nouvel appareil.
 
Mes photos sur Picasa
Celles de Marc
Celles de Patrick 
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