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jeudi 26 juin 2014

2014 06 22 - 26e Transbaie

La Transbaie


26e édition de la Transbaie , 5e participation à cette course depuis 2008. Cette manifestation me tient particulièrement à cœur puisqu'elle se déroule dans la région où j'ai passé les vingts premières années de mon existence, c'est donc l'occasion de voir la famille. 
D'un autre côté, cette course a la particularité de nous emmener en plein milieu de la baie de Somme à marée basse, un endroit qui m'était interdit d'aller quand j'étais jeune pour sa dangerosité. Chaque année la presse locale nous rapportait les nombreux accidents survenus en baie faisant souvent des victimes. Sables mouvants, mer qui remonte si vite qu'on se retrouve bloqué me faisaient peur. Alors quand j'ai entendu parler de cette épreuve je me suis dit qu'on envoyait pas des gens à abattoir alors je me suis inscrit pour aller voir comment c'était là-bas avec pas mal d'appréhension, mais quand on l'a fait une fois, on choppe un virus qui vous oblige à y revenir tellement la baie est belle et l'ambiance exceptionnelle.


En raison d'une circulation difficile sur Paris et son périphérique, petit détour par Amiens ce qui me fait arriver chez ma mère avec 30 minutes de retard sur l'horaire prévu. Quelques courses, alimentaires celles-là, puis direction Saint-Valéry-sur-Somme pour retirer mon dossard. Je n'ai pas vu l'heure défiler et je pensais que le village serait ouvert jusqu'à 19 heures mais non, portes closes. J'ai fait le voyage et gaspillé du carburant pour rien, tant pis, on verra ça demain.


Le soleil brille déjà quand je me lève dimanche matin. Petit déjeuner puis casse-croûte avant de partir vers 11 heures. Ça roule bien jusqu'à Saint-Valéry-sur-Somme. Ce n'est qu'au rond point qui nous permet d’accéder au parking que ça bloque un peu, les gendarmes font la circulation.
11h40 la voiture est sur le parking, direction les stands en compagnie de ma fille Océane. On me donne rapidement mon dossard et un t-shirt toujours en... coton, puis on fait un petit tour dans le village où ça s'agite pas mal du côté du plateau TV de France 3.


Il me reste une heure trente à patienter. On va essayer de trouver un coin à l'ombre pas loin du départ mais les places sont rares.
Nous nous installons finalement sur un trottoir, à l’ombre d'un camping car et à une cinquantaine de mètres de l'arche. Nous ne resterons pas seul longtemps car ils seront nombreux à nous imiter. La petite information que nous réussirons à entendre du speaker est que le départ est avancé de 5 minutes pour cause de retransmission TV. Par la suite, le brouhaha des coureurs de plus en plus nombreux couvrira ce qui se dit au micro.  Nous voyons défiler devant nos yeux quelques déguisements (mais aussi des tatouages) plus ou moins originaux, plus ou moins bien faits, tout ça dans une très bonne ambiance. Pour se faire remarquer, un véhicule de gendarmerie souhaite se frayer un chemin sirène hurlante dans cette foule désormais compacte. Mais comme l'organisation a mis des barrières sous l'arche pour créer un sas élite, ils devront faire marche arrière sous les huées de toute l'assistance. 

A une demi-heure du départ, mes fesses ne supportent plus le bitume. Je me lève pour me dégourdir les jambes, j'en profite pour mettre le GPS en marche. Que de monde !! Tout à coup des bras se lèvent, puis des cris, des sifflets ça sent le départ mais c'est une bande de joyeux lurons déguisés tout de verts vêtus formant une chenille. Ca sent le départ, je fixe un point de rendez-vous à ma fille pour la retrouver après la course. A quelques minutes du coup de feu nous nous rapprochons un peu de l'arche













13h55, le sifflet du petit train de la Baie de Somme donne le départ des 6500 coureurs inscrits. Une bonne minute plus tard je passe la ligne dans une ambiance de folie, je déclenche alors le chrono juste pour avoir la trace GPS et connaitre la distance que je vais parcourir.
Ici le chrono n'a aucune importance pour moi comme pour beaucoup d'autres. C'est la course pour le plaisir, pour s'amuser, décompresser. De toute façon, d'une année sur l'autre, le tracé et les difficultés du parcours ne sont pas les mêmes à cause des marées qui remodèlent un peu la baie deux fois par jour.

Schéma du Courrier Picard qui n'est pas à jour pour la boucle en ville avant d'entrer en baie

Ce que je sais, c'est que l'aller vers Le Crotoy est la partie la plus difficile du parcours où on nous fait passer dans les zones les plus accidentées. Mais avant d'entrer en baie, on nous fait faire 4 km en ville de sorte à étirer le peloton pour que ça se bouscule moins sur l'étroite digue nord.
Les premières centaines de mètres sont en légère côte sur une route pas très large si bien que ça joue des coudes, même que certains n’hésitent pas à pousser ce qui en irritent plus d'un dont moi. Après s'être écarté un peu de la ville on y revient par une nouvelle petite grimpette. Les encouragements ne manquent pas. Ils sont nombreux à être sortis de chez eux pour nous voir passer, faut dire que le soleil, même s'il s'est caché un peu vers 13 heures et de nouveau bien présent.
Vers le 2e kilomètres je me retrouve sur la gauche d'une chaussée très étroite aux obstacles nombreux et même si de la paille a été mise en place pour nous protéger je suis vigilant car je ne tiens pas à embrasser un poteau ou un pylône. Cela ne m’empêche pas de prendre quelques photos en cours de route.











Après le second kilomètre nous nous retrouvons sur le port. Sur l'autre rive de la Somme, on aperçoit les coureurs qui nous devancent et qui s'apprêtent à prendre leur premier bain de boue. Un public en nombre et pas avare en encouragements nous accompagne jusqu'à la descente en baie et même sur les premiers mètres de la baie, pieds nus, pour profiter de la partie la plus spectaculaire du tracé. Cette descente avec la première zone de boue et d'eau est l'endroit où pas mal de concurrents s'en donnent à cœur joie. 
Nous passons devant tout le dispositif de sécurité, derrière la zone d'arrivée, le village de la course et le plateau de France 3, puis nous repassons sous l'arche de départ mais dans l'autre sens. Ma fille est un peu surprise car je suis en avance sur l'horaire prévu, du coup elle n'a pas le temps de prendre de photo. L'écluse franchie, je me retrouve sur la digue où je commence à avoir chaud alors que j'en suis qu'au début. Comme d'habitude ça se resserre sur cette partie du tracé jusqu'à que que nous descendions en baie mais fort heureusement sans grosse bousculade.

On y est !!
Quelques-uns sont surpris par ce qu'ils voient. On ne peut pas y échapper. La première zone de boue et de vase nous attend. Le public est ravi et réagit à chaque chute. Certains se laissent même tomber exprès où passent dans la partie où on a de la boue jusqu'au genou, d'autres s’amusent entre amis, c'est l'éclate totale. A partir de là les zones de boue, de vase et les flaques d'eau vont se succéder. Par rapport aux précédentes participations, je trouve le parcours beaucoup plus glissant, mais j'assure, j’évite la chute parfois en zigzaguant pas mal à la recherche du meilleur terrain sans me soucier de la trajectoire idéale. 

A partir du 6e kilomètre la nature du terrain va changer. On se retrouve sur un sol verdoyant mais il faut rester vigilant, la végétation peut cacher quelques pièges et se révéler glissante aussi. Désormais nous devons aussi franchir de nombreux fossés plus ou moins larges et profonds. Les premiers sont passés juste en sautant mais certains demandent un peu de réflexion. Après un bon kilomètre à sauter, escalader, ramper je m’aperçois que sur la droite, ceux qui courent dans le fossé, certes les pieds dans un peu d'eau, n'ont pas tous ces obstacles à surmonter alors je décide de les rejoindre mais nous allons vite nous retrouver sur une zone très humide et hyper glissante. Les appuis sont si fuyants que j'y laisse beaucoup d'énergie. 
On s'approche du Crotoy. Je vais me retrouver aux côtés des premiers qui sont sur le chemin du retour, nous sommes nombreux à les encourager. Le sol devient plus praticable mais les gués sont nombreux plus ou moins profonds. Je suis donc très prudent, je sors mon appareil photo de ma poche, m'écarte un peu de sorte à le protéger des éclaboussures.

 


Le public est aussi très nombreux au Crotoy où se trouve le seul ravitaillement de la course. Pour y arriver nous devons évoluer sur un sable fin qui me fatigue aussi car les appuis sont loin d'être stables. 
J'arrive enfin au ravitaillement. J'évite une caméra, pend une bouteille d'eau que j'avale rapidement tellement j'avais soif mais je ne m’attarde pas, je repars aussi sec. On traverse une partie de la ville bien animée et ça rebooste pour  les 6 kilomètres de plaisir qui m'attendent en baie de Somme. 

J'entame ce retour très calmement en prenant quelques photos. Comme ce long serpentin formé par cet énorme peloton de 6500 personnes qui s'est étiré est impressionnant. Les obstacles que nous rencontrons désormais sont généralement des zones de vase et des gués à l'eau parfois très noire. A quelques centaines de mètres de la sortie de la baie on nous fait passer dans une partie si vaseuse qu'en ressortant j'ai l'impression que mes jambes sont trois fois plus lourdes et je ne vous raconte pas l'odeur. 


J'ai hâte de trouver une belle flaque d'eau pour me rincer les baskets toutes noires. Heureusement ce n'est pas ce qui manque ici.
Curieusement c'est un peu moins glissant qu'à l'aller, le soleil a peut-être eu le temps de sécher le sol, d'ailleurs, quand j'arrive dans la montée finale, je constate que celle-ci est moins glissante que d’habitude je sors de la baie sans difficulté.



Un bon kilomètre et c'est l'arrivée que j'espère atteindre au plus vite car j'ai soif. J'ai la gorge desséchée, premier signe d'un mal de gorge qui va commencer et qui dure encore. Je vais faire le yoyo avec un concurrent qui n'en peut plus, il avance par à-coups jusqu'à ce que j'entre sur la dernière ligne droite où je vais le lâcher. Tiens un dossard au sol, une personne ne serra pas classée.
Porté par une foule qui n'a rien à envier à celle présente sur les grands cols du tour de France, je donne un dernier coup de collier et je passe la ligne en ayant doublé quelques coureurs. 

Bip bip !! Cette belle aventure est terminée. Que c'était bon, que c'était bien !!
On nous donne un sac contenant la médaille, une grande bouteille d'eau et une orange. Je retrouve ma fille puis nous filons récupérer la voiture pour rentrer chez ma maman. Curieusement je sors de cet immense parking sans encombre et entièrement satisfait de cette belle journée. 

A part le ravitaillement que je trouve un peu léger à l’arrivée et le t-hirt toujours en coton, rien à dire de cette belle organisation que je remercie. 
Un énorme merci à tous les bénévoles qui ont fait du bon boulot dans des conditions souvent difficiles. 
Merci à ma fille de m’avoir accompagné, merci à ma maman de nous avoir hébergé, merci au grand frérot pour l’excellente moules-frites, merci pour vos messages d’encouragement et à très bientôt.


Mes photos ( 2 albums puisque 2 appareils) :



Trace GPS : 



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mardi 17 juin 2014

2014 06 15 - 10 km l'Equipe (4e édition, Paris)

10 km l’Equipe


J’ai tout misé sur la case chance en m'inscrivant à tous les tirages au sort que j'ai trouvés pour espérer gagner un dossard pour cette 4e édition des 10 km l'Equipe. Ce n'était pas une priorité et j'avais prévu en compensation un trail du côté de Torcy le 29 juin au cas où la chance ne serait pas de mon côté. Mais une semaine avant le départ Samsung mobile France m’annonce que j’ai été tiré au sort. Je les remercie chaleureusement. Je dois quand même ajouter que ce n'est que justice vu le nombre d’appareils de la marque que j’ai à la maison... 

Le samedi 14 juin, accompagné de mon épouse et de la "petite" dernière je passe récupérer mon dossard vite fait place de la République. Petit passage chez Go Sport pour ma fille qui voudrait se remettre à la course à pied mais comme elle n'a pas beaucoup confiance en elle et qu'elle a peur de se montrer, c’est pas gagné !

Dimanche 15, je suis debout à 7 heures pétantes pas au mieux de ma forme. Un peu barbouillé toute l'après-midi du samedi ajouté à cela un dîner des plus allégés, bulots mayo ce n’est pas le repas idéal la veille d’une course mais le plaisir avant tout !
Bref, je passe pas mal de temps aux toilettes mais je ne suis pas pressé, le départ est donné au bout de ma rue.
A une demi-heure du départ je file rejoindre mon sas. Je n’ai jamais vu autant de runners rue des Archives, rue Rambuteau, du côté du centre Georges Pompidou (Beaubourg). Quand j’arrive sur le boulevard Sébastopol il y a déjà pas mal de monde derrière les grilles et j’entre dans le sas des 48 minutes. Je regarde un peu partout en espérant voir Marc, Jean-Pierre ou d’autres mais aucune tête connue à l’horizon.



On entre tout de suite dans l’ambiance avec un premier échauffement collectif le temps d’une chanson. Ca va réveiller les gens du quartier dont certains se montrent à leur balcon. Une quinzaine de minutes plus tard rebelote mais là il y a encore plus de monde et la foule est plus compacte si bien que je me prends quelques coups, heureusement rien bien méchant.

Juste avant le départ les speakers égrainent les noms des concurrents qui fêtent leur anniversaire aujourd'hui. Nous aurons aussi une pensée pour tous les papas, fête des pères oblige. On annonce aussi la présence d’associations dont mécénat chirurgie cardiaque et de personnalités comme Karine Lemarchand.
A quelques minutes du départ, nos deux meneurs d’allure se positionnent puis c'est le décompte pour les élites. Il est 10h00, la fête commence !

Décompte aussi pour le sas des 42 minutes, puis pour celui des 45 minutes. C’est juste après ce compte à rebours que nous allons nous avancer tranquillement vers l’arche.
Dernières photos, je range l’appareil, je vérifie que le chrono est bien prêt, 5, 4, 3, 2, 1 c'est parti !!!

Mon objectif est de voir mon état de forme, éventuellement savoir si je suis capable de rééditer les 48’33 de février. Je compte donc essayer de maintenir une allure comprise entre 4’48 et 4’54 mais au bout de 300 mètres, quand j’entre sur le rue de Rivoli mon chrono affiche une moyenne de 4’29/km, c’est de la folie.
Je me cale alors derrière la jeune femme qui porte la flemme violette d’animateur d’allure. Nous passons le premier kilomètre en 4’45 ce qui est déjà mieux. Mais cette allure ne me convient pas alors au diable les prévisions, il arrivera ce qu’il arrivera, je la passe en faisant attention aux autres coureurs car sur cette large avenue le peloton reste assez compact et ils sont nombreux à doubler sans mettre le clignotant, quelques chutes sont évitées de justesse.
Quand j’entre sur la place de la Bastille moins animée qu’à l’occasion du semi ou du marathon de Paris, je suis revenu à une quarantaine de mètres du premier meneur d’allure.
Peu de monde sur cette grande place pourtant le soleil est avec nous ce matin et pour moi la température est agréable pour courir contrairement à vendredi midi où il faisait très chaud à l’occasion des 6 km de la course du Ministère organisés chaque année au jardin des tuileries. 


Malgré un coureur qui me fait une queue de poisson m’obligeant à donner un sérieux coup de frein je me retrouve à 5 mètres de la première flamme violette dans cette légère montée vers la place Félix Eboué, 4e kilomètre.
C’est là que se trouve le ravitaillement de la mi-course mais je ne prends rien et m’écarte au maximum pour ne pas gêner et être gêné.

Le dénivelé qui suit est plus favorable, je passe le 5e kilomètre en 23'32 à ma montre ce qui m'informe d'un excellent chrono pour moi si je tiens le coup.
A l'approche du changement de direction nouvelle queue de poison juste avant d'entrer sur le boulevard du Général Michel Bizot où je me retrouve devant le meneur d’allure.
Au niveau du l’hôpital Trousseau, vers le 6e kilomètre, le groupe qui suit ce drapeau violet revient à ma hauteur et j’entends l’animateur d’allure s’écrier "on tient ces 17 secondes d’avance jusqu’à la fin".
Comme ils sont passés quelques secondes avant moi sur la ligne de départ c'est assez cohérent avec ce qu'affiche mon GPS mais je ne suis plus aussi en jambes quand on arrive sur la place de la Nation. Il nous reste 3 kilomètres et je sais qu’on va encore rencontrer un faux plat montant jusqu’au Père Lachaise.
Au 8e kilomètre un coureur est au sol dans une position proche de la PLS en compagnie d’autres concurrents qui l'interdisent de bouger puis je croise les secouristes qui viennent à son chevet, j'espère que ce n'est pas grave.
Pour ce qui me concerne ça devient dur d'ailleurs ça s'affiche sur mon chrono mais rien d'alarmant car je sais désormais que je peux faire aussi bien qu’en février voir peut-être un petit peu mieux, la suite nous le dira.
Quand on arrive au Père Lachaise, comme à chaque virage, ça se resserre du côté où ça tourne, il faut toujours rester vigilant mais à partir de là, je sais que ça descend alors je donne tout sur ce dernier kilomètre qui sera d'ailleurs le plus rapide si j'en crois mon GPS.
Le meneur d’allure qui est repassé devant depuis 2 bornes accélère aussi prenant beaucoup d’avance mais quand enfin j’aperçois l’arche sur cette interminable ligne droite, j'accélère à nouveau, je reviens bien sur lui mais cela ne sera pas suffisant.
Je passe la ligne surpris par ces gerbes de fumée qui semblent accueillir chaque meneur d’allure et surpris par ce qu’affiche ma montre. Jamais je n’aurais imaginé passer sous les 48 minutes. Faut remonter à 2010 pour trouver un meilleur chrono sur la distance, je suis aux anges !



Je vais reprendre mes esprits en essayant de voir arriver des amis mais comme je ne vois toujours personne dans cette foule immense et que je commence à me refroidir, je vais aller profiter du ravitaillement sinon je vais mourir de soif !
Je quitte les tables avec quelques bonbons en main puis on me remet la médaille juste avant de quitter la zone d’arrivée. Un petit tour sur la place de la République et retour à la maison sous le soleil et remonté à bloc pour la Transbaie dimanche prochain, dans ma campagne natale.

Comme toujours merci à l’organisation, surtout à tous les bénévoles.
Merci à Samsung mobile France pour le dossard
Merci à tous les amis pour leur soutien et à bientôt pour de nouvelles aventures !



La trace de mon GPS :


Mes photos :


Liens divers :



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lundi 16 juin 2014

2014 06 13 - La course du Ministère de la Culture

La course de la Culture 2014



Comme chaque année depuis 25 ans le collectif des associations de personnel du ministère de la Culture autrement appelé le CAP culture, organise une manifestation sportive ouverte à tous les employés du Ministère : la course du ministère. 
Cette manifestation est organisée pendant l'heure de pause méridienne et si ça dépasse on fait des heures supps pour rattraper (ça c'est pour les mauvaises langues qui penseraient que ces paresseux de fonctionnaires en profitent pour en faire le moins possible...). 

C'est aussi une manifestation pour la bonne cause puisqu'elle soutien l'association Vaincre la mucoviscidose. Pour nous, c'est l'occasion de revoir des personnes qui ont travaillé à nos côtés avant d'être mutées, de voir des personnes avec qui nous travaillons à distance mais aussi faire des connaissances. 














Cette course de 6 km pour les hommes et 4 km pour les femmes et aussi ouverte aux invités mais ces derniers ne peuvent prétendre aux podiums. Comme chaque année c'est le jardin des Tuileries qui va nous accueillir avec pour nouveauté le chronométrage électronique par puce collée au dos du dossard comme dans les grandes courses !

J'en avais pas mal parlé autour de moi pour rameuter le plus de collègues possible. Sur le papier nous devions être une bonne dizaine, dans la réalité, entre ceux qui n'ont pas pu venir à cause de la grève à la SNCF ou pour des impératifs professionnels de dernière minute et ceux qui se dégonflent nous ne seront que 5 à représenter notre établissement : Pascal, Simon, Jean-Jacques, Stéphane et moi. 


Moi-même j'ai failli ne pas venir en raison d'une réunion sur le site de Pierrefitte-sur-Seine mais fort heureusement mon chef m'a autorisé à quitter la séance un peu plus tôt, l'essentiel ayant été dit. 
A noter la présence parmi les bénévoles de l'organisation de notre collègue Magalie. Nous la remercions car sans ces personnes aucune course n’existerait. 

En arrivant je cherche mes collègues mais personne à l'horizon jusqu'à ce que Pascal me trouve. Il me faut faire la queue pour récupérer mon dossard. Aussitôt en main, je me change et dépose mon sac à la consigne. Pas le temps de s'échauffer, le départ va bientôt être donné. Juste le temps de s'infiltrer aux avant-postes pour saluer les collègues présents puis le départ est donné juste après le bref discours du directeur de cabinet. 

Pascal est en pleine forme
Ce sont 400 personnes qui s'élancent dans les allées du jardin des Tuileries qui accueille aussi de nombreux visiteurs dont pas mal d'employés des quartiers voisins qui viennent profiter du beau temps pour y déjeuner. Il faut donc être vigilant face aux pièges du terrain comme les nombreuses irrégularités du sol mais aussi face aux nombreux touristes qui ne sont là que pour les beautés du parc. 
Le premier virage passé, je ne vois déjà plus l'ami Pascal alors que Simon revient à ma hauteur. Pas le temps de papoter, Simon est en forme et s'éloigne tout doucement. Le peloton qui s'est étiré laisse apparaître mes collègues Stéphane et Jean-Jacques une cinquantaine de mètres devant moi. Le premier tour bouclé et donc un kilomètre de fait, je suis bien et je vais rester à distance de mes collègues. 
Comme j'ai oublié ma montre à la maison je n'ai aucune idée du temps et donc de mon allure. Ce n'est pas grave je vais courir à la sensation et au 3e tour, certainement à cause de la chaleur, j'accuse le coup mais je reste toujours à bonne distance de Stéphane qui a été lâché par Jean-Jacques. 
En l'absence de mon GPS je n'ai aucune idée du nombre de tour accompli et suis donc un peu perdu. Avec le comptage manuel on nous faisait une marque sur le bras ce qui nous permettait de savoir où on en était, mais là, je sais plus... 

A l'entame d'un nouveau tour je dépasse Pascal qui me dit être blessé. Coup dur pour lui car le grand raid du golfe du Morbihan et ses 177 km arrivent à grand pas et il serait bête de se blesser là après tout le travail accompli, mais je le sais costaud, c'est peut-être juste une alerte, j'espère que ce n'est pas grave. 
Fin de ce tour, Pascal m'encourage j'en profite pour lui demander s'il me reste un tour à faire mais comme je vois Stéphane continuer c'est que je n'ai pas terminé. Là, je ne sais pas si c'est moi qui accélère, lui qui a un coup de mou ou peut-être les deux, je reviens à sa hauteur. 
Plus que 3 virages et c'est l'arrivée que nous franchissons ensemble heureux d'en terminer car nous avons eu chaud, très chaud ! 

On nous offre une boisson énergétique dont je ne connaissais pas la marque et un casse-croûte aussitôt avalé. Je récupère mes affaires et nous rentrons content de notre prestation sauf pour Pascal qui va devoir se reposer et attendre quelques jours pour savoir s'il pourra prendre le départ dans 15 jours, le 27 juin à Vannes. Je lui souhaite de vite de remettre et de nous faire une belle performance. 
Pour moi, dans 2 jours ce sera les 10 km l'Equipe et compte tenu de ma prestation je ne suis pas rassuré, on verra bien... 

Merci à l'organisation, aux associations du Ministère de la Culture, aux bénévoles et à l'année prochaine j'espère plus nombreux.
Merci et bravo à tous les participants dont mes collègues !!





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mercredi 28 mai 2014

Marathon de la baie du Mont Saint-Michel - 17e édition du 25/05/2014

Le marathon de la baie du Mont Saint-Michel


Visiter l'un des plus beaux sites de France et sa région ça ne se refuse pas d'autant que je n'avais jamais vu le mont Saint-Michel si ce n'est une fois de loin. Alors quand Stéphane m'a demandé si j'étais intéressé par le marathon de la baie du mont Saint-Michel j'ai tout de suite dit oui.
Côté intendance, c'est un ami à Stéphane membre d'un club de la région du Mans qui s'occupe de la réservation d'un mobile-home pour tout le club et pour Stéphane, Georges, moi et nos épouses.

Par manque d'entrainement Georges ne sera pas des nôtres et comme les prévisions météos sont si mauvaises depuis plusieurs jours, ma femme renonce à faire ce voyage si bien qu'à 7 heures ce vendredi 23 mai, après son service, Stéphane et moi partons ensemble en direction de son domicile à Cerans-Foulletourte dans la Sarthe.
C'est la pluie qui va nous accueillir au Mans. Un petit tour du circuit des 24 heures où c'est l'effervescence car l'épreuve se déroulera dans quelques semaines me permet de découvrir la longue ligne droite des Hunaudières et les impressionnantes installations de sécurité en cours de montage.

Une fois arrivé, en attendant la fin des cours de ses enfants et que son épouse Séverine quitte son travail, Stéphane me fait visiter son village, sa caserne, l'exploitation agricole d'un pote et on en profite aussi pour faire quelques courses. Après avoir déjeuné, les valises faites, il est un peu plus de 14h30 quand nous prenons la route pour rejoindre la Normandie. Une petite visite rapide de la ville du Mans et sur l'autoroute je vais faire une petite sieste. A mon réveil, je serai le copilote jusqu'au camping le Saint-Michel à Courtils (8 km du Mont) où nous arrivons vers 18 heures accueillis par Bruno et son épouse Catherine, les amis de Stéphane.













Une fois installé dans un beau mobile-home, une autre couple de Cerans-Foulletourte nous rejoins pour le dîner. 5 marathoniens sur 7 personnes à table ça parle obligatoirement course à pied mais pas question de faire nuit blanche car le programme du samedi est chargé.
Le samedi matin 10h00, direction Saint-Malo où nous devons retirer notre dossard. C'est l'occasion de faire un peu de tourisme en passant par Cancale, la pointe du Grouin (point de départ de la route du rhum), le fort Du Guesclin et la côte d'émeraude, magnifique !! Jusque là pas de pluie. En arrivant à Saint-Malo, les nuages sont plus nombreux. Un petit tour dans le "village" et une fois le dossard et le beau tee-shirt en main, direction la vieille ville pour une petite balade sur les remparts.














14 heures, retour au camping pour grignoter un peu, c'est qu'un sportif doit manger... Heureusement Stéphane nous a préparé de très bonnes lasagnes même q'il a oublié quelques ingrédients.
Bruno et Catherine sont déjà à table mais ils vont venir nous tenir compagnie. Pendant ce temps là, de belles averses nous tombent dessus, ça promet pour la visite du mont prévue après le repas.

16H20, nous sommes sur le parking du Mont Saint-Michel, c'est parti pour une visite rapide où nous aurons à gravir près de 320 marches (dixit le guide) pour atteindre l'abbaye. Un site merveilleux à voir absolument !! Je n'ai pas pensé à prendre une batterie de rechange pour mon appareil photo si bien que j'ai dû me servir de mon téléphone.













19 heures, nous sommes de retour au camping. Un dernier repas tranquille et pour certain(e)s du club des 3 A (Allonnes, Arnage, Athlé) la pression monte, moi ça va pas m’empêcher de dormir.
Le réveil est prévu vers 5h mais une demi-heure plus tôt des mouvements dans le mobile-home voisin me réveillent.
Un petit déjeuner copieux puis je me mets en tenue. Nous laissons Séverine seule avec pour mission de rendre les clés du mobile-home avant 11 heures (merci à elle!!) et de venir nous rechercher à l'arrivée.
C'est Bruno et Catherine qui nous emmènent aux navettes sur le parking gratuit de l'hippodrome de Moidrey, à quelques kilomètres de la ligne d'arrivée.
Il ne fait pas chaud et un ciel bien dégagé laisse présumer une belle matinée mais n'oublions pas que nous sommes en bord de mer, cela peut vite changer.
Le voyage vers cancale me paraît long. Les cars nous déposent à 500 mètres du port. Il y a déjà pas mal de monde qui attend aux toilettes, quelques personnes se changent sur la plage.













Dans cette foule j'ai la chance de croiser Laurent, un ami facebook du Havre que j'avais déjà rencontré sur le semi de Paris. On papote un peu mais il est annoncé au micro que les sacs doivent être déposés aux camions avant 8 heures, ce qui nous laisse plus beaucoup de temps pour nous préparer.
Un petit peu de NOK pour moi et Stéphane et je laisse mon sac aux bénévoles. Il est temps de se rapprocher de la zone de départ. Bruno et Catherine partent s'échauffer avec leurs collègues de club, nous on a 42 bornes pour ça. Nous les retrouvons quelques instants avant le coup de feu. Les speakers nous répètent que nous sommes sur l'un des parcours le plus plat du monde. Une seule difficulté au départ le reste est très roulant et nous devrions avoir un petit vent dans le dos sur la fin. Ce sont donc des conditions idéales pour la performance, ce qui ne me concerne pas trop puisque je ne suis pas ici pour battre un record, juste me rapprocher un peu des 4 heures.
Les meneurs, pardon, animateurs d'allure des 4 heures se positionnent juste derrière nous. Encore quelques photos et le coup de pétard retentit, on se souhaite bonne course !














La ligne franchie, le chrono est mis en route et nous nous élançons pour cette nouvelle aventure dans une très bonne ambiance. Tout de suite ça se met à monter mais le plus gênant est que la route s'est très nettement rétrécie et ça se bouscule pas mal. 
Comme toujours, entre les "bœufs" qui veulent passer coûte que coûte et les pas rapides qui veulent être sur la photo en se positionnant aux avant-postes il n'est pas facile de se frayer un chemin et comme je ne souhaite pas faire tomber quelqu'un je ne prends pas de risque tout en gardant un œil sur Steph qui reste quelques mètres devant moi alors que Bruno et Catherine nous ont distancé. 



Cette petite côté passée, vers le second kilomètre la route s'élargit. Nous sommes passés derrière l'animateur d'allure des 4 heures et revenus à la hauteur de Bruno et Catherine. Ces derniers vont passer à la vitesse supérieure et nous mettre un vent. D'après mon chrono, l'allure affichée de 5'33 c'est un chrono final de 3h55 alors, prendre la poudre d'escampette c'est le risque d'un crash certain quand on veut passer juste sous les 4 heures. Risque qui peut être payant mais qui généralement se termine en échec, après chacun fait ce qu'il veut... 


Derrière cette flamme verte je suis bien, l'allure me convient parfaitement. Stéphane et moi allons profiter du premier ravitaillement pour boire une coup. Sur ces premières tables on ne trouve que des bouteilles pleines, c'est beaucoup de gâchis. 
A partir du 6e kilomètre nous allons longer la baie jusqu'au 24e km et traverser quelques villages plus ou moins animés. De nombreuses personnes ont sorti les chaises sur leur palier pour nous regarder passer tout en nous encourageant, ce qui est très chaleureux et ça donne des forces pour aller plus loin. 
Je sens Stéphane en forme et peut-être a t-il un challenge avec Bruno si bien que nous allons accélérer légèrement ce qui va nous faire passer devant le meneur d'allure mais pas pour longtemps car au ravitaillement suivant nous allons nous arrêter pour boire un coup alors que lui trace sa route sans escale. 
Le 10e km est passé sur une base de 3h55, ce qui est un peu rapide pour moi. 




Nous allons faire le yoyo une nouvelle fois avec ce groupe des 4 heures car Steph me dit qu'il doit faire une pause technique. Ils vont donc repasser devant mais pas pour longtemps. Dans ma tête je me pose pas mal de questions car le meneur d'allure semble très régulier alors que de notre côté le rythme plus saccadé et plus élevé qui nous permet de repasser devant risque de nous emmener vers le mur que tous les marathoniens connaissent.
Mais bon, tout va bien, on a une belle vue sur la baie où la mer s'est retirée le temps d'une marée, le soleil brille, l'accueil dans les villages est chaleureux et l'ambiance dans le peloton très agréable.

Au 3e ravitaillement une bénévole nous demande de ne pas jeter nos déchets dans la nature... sauf qu'il n'y a pas de poubelle !! Au 17e km, sur une belle ligne droite après un petit crochet par le port mytilicole du Vivier sur Mer, je me retourne et je ne vois plus la flamme verte. Ma montre affiche une allure moyenne de 5'30, ce qui me semble peu rapide, on verra bien...
Au 19e km nous passons devant un moulin transformé en habitation puis un second moulin qui a gardé ses ailes, photo oblige.


En rangeant mon appareil je suis surpris par un photographe de Maindru qui m'a pris la main dans le sac ! Dans le village suivant, entre le 20e et 21e km, c'est le passage de témoin pour les duos (relais) et le ravitaillement pour nous.
Ici je vais manger quelques raisins secs et boire à nouveau. En repartant la flamme verte refait son apparition pas loin derrière nous. Nous passons néanmoins le semi dans un temps très favorable pour terminer dans l'objectif mais le parcours va bientôt changer. Avec tout ce que j'ai bu jusque là, il me faut faire une pause pipi, Steph en fera de même.
La belle et large route va laisser place à un parcours plus sinueux qui va s'éloigner petit à petit du littoral sur un bitume pas toujours en bon état. Après le 24e km nous allons même quitter le macadam pour ce qui ressemble plus à un chemin. Quelques cailloux pas très agréables puis un sentier en très bon état, c'est à dire sans trou, mais bien détrempé limite boueux avec tout ce qui est tombé du ciel les jours précédents. Rien de bien méchant quand même surtout que ça ne dure pas longtemps.
Désormais, les villages sont moins nombreux pour ne pas dire inexistants Nous ne voyons que des habitations isolées, des fermes pour la plupart et des pancartes "navettes abandons" qui fleurissent sur le bord de la route. Je demande à mon ami si tout va bien et il me répond que oui. Je lui propose de s'envoler s'il en a la force. Il me répond qu'il ne le souhaite pas et me propose la même chose mais je n'ai ni l'envie ni la force d'aller plus vite.














Nous sommes dépassés par quelques coureurs en pleine forme qui viennent de commencer leur relais. Certains vont très vite et nous démoralisent un peu comme le souligne notre charmante "voisine" du moment. Mais cela est vite compensé par les coureurs de plus en plus nombreux à marcher. Puis la première ambulance qui doit se frayer un chemin. De temps en temps des cyclistes de l'organisation remontent le peloton demandant surtout aux marcheurs si tout va bien. 
Vers le 29e km nous devons à nouveau laisser passer l'ambulance qui doit certainement évacuer le coureur qui était au sol peu de temps avant. Pour nous l'allure commence à baisser, d'ailleurs la première flamme verte va nous passer et nous allons la voir s'éloigner progressivement signe que nous ne sommes plus dans le coup. Au ravitaillement du 30e je bois encore pas mal d'eau et je mange un premier morceau de banane. Ici des plastics ont été mis au sol pour recueillir les déchets ce qui n'empêche pas quelques "buses" d'emporter avec eux des bouteilles pour les jeter quelques kilomètres plus loin où il n'y a pas de poubelle alors qu'ils pourraient les garder pour les jeter au ravito suivant... 




Je sens le Stéphane à la peine et ça se concrétise par une allure qui baisse de plus en plus. Je ne dis rien mais je sais désormais que les 4 heures ne sont plus possibles et au 35e il va coincer grave étant obligé de mettre le clignotant. 
Pour avoir connu cet état, quand ça veut plus ça veut plus... Je lui propose de marcher un peu pour repartir tranquillement et ainsi avancer tout doucement mais sûrement vers ce Mont Saint-Michel qui se fait de plus en plus présent même s'il est encore loin. 

Le moral qui en prend encore un coup quand le second meneur d'allure nous dépasse mais nous ne sommes pas les seuls à souffrir, c'est difficile pour beaucoup de monde. 













Le 36e km marque notre entrée dans le département de la Manche matérialisée par une arche. Nous quittons la Bretagne pour la Normandie.

Vers le 39e km nous nous offrons une nouvelle phase de récupération active avant de passer un pont que nous voyons déjà au loin et où il semble y avoir beaucoup de monde. 
A chaque changement de direction nous voyons Bruno deux cent mètres devant nous. Il est seul ce qui nous permet de supposer et d'espérer que Catherine a pu garder un bon rythme pour aller au bout. 
Du côté du ciel le soleil à laissé la place à quelques nuages et un peu de grisaille mais rien de bien grave.




Nous arrivons à ce pont et nous observons une pause d'une part pour profiter du dernier ravitaillement (40e km) et pour prendre des photos du mont Saint-Michel qui se trouve au bout de ce fleuve, le Couesnon.  La délivrance se trouve au bout de ces 2 derniers kilomètres de ligne droite le long de ce cours d'eau. 
Ce sont de nombreux spectateurs aux encouragements incessants qui vont nous porter jusqu'à l'arrivée mais l'ami Steph n'en peut plus, une nouvelle séance de marche est nécessaire. On se remet à trottiner pour la dernière fois. Nous apercevons Séverine et les enfants. La musique et les speakers sont désormais audibles et on voit enfin cette ligne d'arrivée que nous allons franchir en même temps, l'appareil photo à la main pour filmer cet instant unique.
Stéphane est épuisé. On se félicite mutuellement puis nous nous dirigeons vers la zone de ravitaillement. 

On nous remet une jolie médaille puis nous récupérerons rapidement nos affaires. Nous retrouvons Bruno qui a aussi coincé comme Stéph vers le 35e et Catherine qui n'a pas atteint son objectif mais qui est quand même très satisfaite de sa course.






















Quelques photos et on repart sur le camping prendre une douche, manger un morceau avant de reprendre la route. 
Un week-end qui se termine bien et qui m'a émerveillé à tout point de vue. A faire et à refaire sans aucun doute. 


Pour conclure, j'avais entendu pas mal de choses sur cette manifestation et j'avais de nombreuses craintes. S'agissant d'un marathon en bord de mer, le premier risque est une une météo qui peut changer rapidement, ça n'a pas été trop le cas. C'est aussi le risque d'avoir pas mal de vent. De ce côté là et pour ce qui me concerne, il ne m'a pas légèrement gêné que sur 2 ou 3 km vers la fin où je l'avais à mes 2 heures un peu trop frais à mon gout, mais rien de bien méchant. On m'avait dit aussi qu'en cas de grosses chaleurs il n'y a pas de zones ombragées pour se protéger du soleil, ça été le cas, j'ai pris quelques coup de soleil mais cela ne m'a pas handicapé pour courir, les températures étaient correctes.
Toute les conditions étaient réunies pour que cette édition se passe au mieux et nous avons eu beaucoup de chance compte tenu de ce qui s'est passé les jours précédents.
Ajouté à cela une organisation au top surtout grâce à un système de navettes très bien pensé et pratique,  des bénévoles aux petits soins c'est une très belle épreuve dans un cadre unique. 
Seul bémol, l'absence ou la rareté des poubelles sur les ravitaillements est pour moi le seul point négatif de cette belle manifestation. 

Merci à Stéphane à Séverine son épouse, leurs enfants, pour tous ces bons moments passés ensemble et pour l'intendance. Grand bravo à Stéphane pour être allé au bout avec pour seuls entraînements ceux du foot. On remet ça quand tu veux dans les mêmes conditions parce que bien entraîné je ne pourrai jamais te suivre. 
Merci au club des 3A pour leur accueil chaleureux, leur bonne humeur et pour s'être occupé de la réservation du camping. 
Merci à toutes à et à tous pour vos messages par sms, facebook... Petit point négatif du côté du camping, l'obligation de rendre les clés avant 11 heures le dimanche ce qui a obligé Séverine à ranger et nettoyer le logement seule. A cette période de l'année le camping était surtout occupé par des marathoniens et les mobile-homes n'étaient pas tous reloués pour la semaine suivante. Ils auraient pû faire un effort, pour preuve, nous étions autorisés à prendre une douche dans les parties communes et quand nous sommes partis après 15 heures personne n'avait pris la suite. 


Rendez-vous en juin pour la Transbaie !
Quelques chiffres en provenance de la page facebook de l'organisation concernant cette édition: 3432 inscrits 3005 partants 2868 arrivants

Liens :
La Trace GPS de mon Garmin :


Openrunner : http://www.openrunner.com/index.php?id=3659787

Mes photos, en espérant qu'elles soient bien classées chronologiquement car prises avec 3 appareils :


Celles de Victor :


Les photos de Ouest France :
http://www.klikego.com/gallery/marathon-de-la-baie-du-mont-saint-michel-2014/1253705011503-1398179032220

Un article et un résumé vidéo :
http://basse-normandie.france3.fr/2014/05/25/les-kenyans-largement-vainqueurs-du-marathon-de-la-baie-du-mont-saint-michel-484599.html

Une vidéo :


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mercredi 7 mai 2014

The Trail Yonne - 35 km à Sens (Yonne - 89)

The trail Yonne



The trail propose de nombreux formats de course permettant ainsi d'intéresser et donc d'attirer un grand nombre de personnes.
Du 18 km (la nouveauté de cette seconde édition), au 110 km en passant par le 35, 63, 85, des épreuves en relais sur le 35 et 85 km sans oublier des marches nordiques, il y en a pour tous les goûts.
J'avais repéré et suivi à la radio la première édition de cette manifestation à laquelle je ne m'étais pas inscrit pour 2 raisons. La première est qu’au lancement de cette course j'avais trouvé le prix des inscriptions très élevé. Il me semble que les organisateurs avaient corrigé le tir après. La seconde raison, la plus importante, est que j'avais comme objectif de retourner à Steenwerck qui se déroulait quelques jours après.
Cette année, sachant que quelques connaissances allaient s'y rendre je me suis inscrit tôt mais pas pour la même distance qu'eux. Quand j'ai gagné New-York je me suis fait la promesse de ne pas faire de course de plus de 50 km et à la fin du mois de mai j'ai le marathon du Mont Saint Michel alors pas de folie. C'est donc sur le 35 km que je vais aller m'amuser.

La famille devait m'accompagner jusqu’à la veille ou ma femme change d'avis. Je me dis alors qu'y aller en train serait peut-être préférable sauf qu'en voyant l'heure du dernier train pour rentrer cela risque de faire juste, C'est donc en voiture que je rejoins cette jolie bourgade bourguignonne aux confins de la région parisienne.

J'arrive à Sens en début d'après-midi et je fais confiance au fléchage vers le parking. Je vois déjà un coureur en tenue en train de trottiner à une heure trente du premier départ...

Direction la salle pour retirer le dossard. Ça commence par le contrôle d'identité, le bénévole garde la pièce d'identité en échange de la puce. Méthode que je trouve limite légale compte tenu de l'explosion des usurpations d'identité, mais je n'ai pas trouvé de texte officiel sur le sujet.
Ca continue avec la vérification du matériel obligatoire. Celui ou celle qui a oublié son sac est priée d'aller le chercher. A la fin de l'inspection, tout est bon, on me remet un petit ticket à présenter à la table suivante, la remise du dossard et de la puce. 
L'enveloppe en main, il nous est demandé d'apposer sur le dossard une pastille de couleur correspondant à notre distance, verte pour ce qui me concerne.
J'ai la chance de tomber sur Thierry, bénévole pour l'occasion puisqu’il est blessé. Un grand merci pour son implication, sans eux il n'y aurait pas de course.

Thierry
Francine , Marc, Muriel et Juan














Je retourne à la voiture pour déposer mes affaires et attendre les amis. A peine le coffre ouvert que je vois arriver Muriel, Francine, Juan et Marc.
Muriel est inscrite sur le 18 km, elle partira donc en même temps que moi à 16 heures alors que nos amis, inscrits sur la plus longue distance, partiront une heure plus tôt avec le 63 et 85 km. 
Nous retournons à la salle ou Francine souhaite savoir ou se trouve la consigne. Nous constatons que la météo sera plutôt clémente avec nous. Même si de temps en temps, quelques nuages menaçants cachent le soleil et qu'un vent frais désagréable apportent un peu de fraîcheur. 
Je commence à penser qu'une fois sur les hauteurs de la ville le vent risque d'être plus fort alors je vais certainement courir avec une veste.

Dans la salle ça s'active. Pendant que Marc, Francine, Juan saluent des connaissances j'observe ce qui se passe. Il y a ceux qui réfléchissent, ceux qui s'étirent, ceux qui papotent et ceux qui friment exhibant leurs derniers équipements à la mode hors de prix...
Au loin j’aperçois furtivement Guillaume, le vainqueur de la première édition. Une dernière photo et direction la ligne de départ.
Je tombe sur Greg qui compte bien prendre sa revanche sur l'écotrail et glaner les points nécessaires pour pouvoir s'inscrire à la CCC. Objectif atteint haut la main, grand bravo à lui !!


Je vais me trouver une place pour filmer entièrement les coureurs des 100, 85 et 63 km s'élancer mais j'ai merdé grave, du coup... pas de vidéo !

Les derniers participants passés direction la voiture pour me mettre en tenue. Alors que Muriel est déjà prête, il me faut remplir les bidons, un isostar orange et un citron, mettre quelques barres de céréales dans le sac, l'appareil photo, mon téléphone dans une poche de la veste, la casquette sur la tête. Je suis prêt !

Retour vers l'arche du départ. Pas de passage par les toilettes car il y a trop de monde. Une petite discussion avec Thierry qui fait une pause bien mérité puis nous allons nous positionner vers la fin du peloton histoire de ne pas gêner les coureurs rapides.
Nous n'attendrons pas trop longtemps. Après un briefing clair net et précis sensiblement identique à celui du premier peloton le départ est donné dans une très bonne ambiance.
Je souhaite bonne course à Muriel et au passage sur les tapis le chrono est lancé.

1600 m dans les rues de Sens et nous quittons la ville par un chemin très pentu qui donne le ton. Avec ce qui est tombé du ciel ces derniers jours je pensais que le sol serait bien gras mais il n'en est rien. Si j'avais su j'aurais mis d'autre pompes.
Je ne vais pas m'épuiser dès le début, je fais comme les autres, je marche. Le chemin n'est pas très large mais certain arrivent quand même à dépasser.
Le marquage au sol montre qu'au retour on repassera par ce chemin.
Ce qui est monté se descend mais là nous nous retrouvons sur du bitume jusqu'à la sortie du premier village que nous traverserons.
Je suis régulièrement doublé par un coureur minimaliste qui accompagne une dame, Véro si je ne me trompe pas. Il est en train de faire une belle séance de fractionnés surtout dans les grimpettes.

Même s'il est vallonné, le parcours est très agréable. Entre les champs, les bois c'est le calme absolu. Je n'ai vu aucune circulation sur les petites routes empruntées pourtant il a quelques habitations et donc des riverains susceptibles de sortir ou rentrer chez eux.
La descente de la seconde bosse va nous amener à Collemiers, km 08, premier ravitaillement bien animé.
Je prends un tuc, une gorgée d'un de mes bidons et c'est reparti toujours dans une bonne ambiance. 
Après ce village, les parcours du 18 et du 35 se séparent ce qui va éclaircir considérablement le peloton qui s'était déjà pas mal étiré.
Vers le 9e kilomètre, je vais me remettre à marcher dans la 3e montées. Dans certain coin la végétation est si verte qu'on se croirait en Normandie mais les vastes champs de colza nous rappellent que nous sommes bien en Bourgogne.

Tout s’enchaîne pour le mieux. J'ai assez chaud mais de temps en temps un vent frais me rappelle que j'ai quand même bien fait de mettre une veste.
C'est le pied, je n'ai même pas pris de musique et je ne regrette pas même si je me retrouve occasionnellement seul.
Vers le 16e km une longue côte va faire baisser ma moyenne d'autant que je vais m'arrêter pour une pause technique. De 6'10 de moyenne je vais passer à 6'20 /km. Je dois aussi avouer que je m'arrête pour prendre des photos...
C'est à ce niveau que notre parcours se sépare de celui des 100, 85 et 63 km. 3 bons kilomètres plus loin (vers le 19e km) le marquage au sol nous indique que toutes les distances (sauf le 18 km) se retrouvent à partir de ce point pour rentrer à Sens.
Les descentes, qui ne sont pas un exercice dans lequel j'excelle, me font toujours perdre des places puisque je ne prends pas de risque. Ça me permet de voir ce qui se passe sur le coteau d'en face, ce qui me fait dire que ça va bientôt remonter mais d'abord il y a le second ravitaillement, celui de Marsanguy, km 22. 

Pas mal de monde dès l'entrée du village jusqu'aux tables. Là, un musicien doit se sentir bien seul sous cette grande halle au centre du village. 
Là, je vais prendre un peu de temps pour avaler 2 tuc, quelques raisins secs et un gobelet de cola. J'en profite pour remplir une gourde que j'ai vidé à boire régulièrement.

En repartant j'entends quelques personnes se demander combien de kilomètres il reste à faire. Je vois aussi pas mal de coureurs qui s'étirent, ça devient dur pour pas mal de monde surtout qu'à la sortie du bourg une belle longue côte se présente. 
Ca va faire mal !
Je suis surpris de voir une fille me dépasser super à l'aise. Sur le coup j'avais pas capté mais le 35 km se fait aussi en relais, c'est certainement une personne qui vient de commencer sa course. Je dépasse le coureur minimaliste. Il n'est pas au mieux d'autant que sa copine a plus de 100 m d'avance sur lui.
Dès que le dénivelé devient propice je me remets à courir. Sur les hauteurs on apercoit la vallée de l'Yonne et la ville de Sens se profile.

Une nouvelle descente. Comme mon gps affiche 31 km je me dis qu'il ne doit plus y avoir qu'une seule difficulté sauf que sur la colline d'en face, je ne vois pas les installations sportives qui se trouvaient en haut de la première côte. Nous arrivons dans un nouveau village où un dernier ravitaillement nous est proposé. Il resterait 5 km à faire et une côte à gravir.

Cette côte est juste après le ravitaillement. De plus en plus de coureurs n'en peuvent plus dont un qui me dit avoir des crampes dans les deux jambes. 
Ca descend de nouveau légèrement, une fille qui marche comme un canard ou un pingouin (c'est comme on veut) n'en peut plus. Je l'encourage en lui disant que c'est bientôt la fin mais le monsieur juste devant elle nous lance "il y a 38 km à faire !!" et en levant la tête, apparaissent en face de moi les bâtiments qui confirment les dires de ce monsieur.

Il y a donc bien encore une côte et quelle côte !
Le pompon, la cerise sur le gâteau.
Juste après avoir traversé un rond point, un petit sentier étroit et très raide s'offre à nous. Que c'est dur, mais quel régal un peu plus haut quand on découvre la vue sur la ville de Sens et l'Yonne qui la traverse.


Encore quelques efforts et je me retrouve sur le chemin que nous avions monté au départ et qu'il faut désormais descendre. Celle là fait mal au cuissots.
Les quelques concurrents que je dépasse marchent tous. Je rentre en vile et un papy à son balcon me lance "allez monsieur, c'est bientôt fini !!" je le remercie chaleureusement. 
Je vais faire l'effort pour revenir et dépasser un groupe de filles, je passe le rond point, double un coureur épuisé, dernier virage, dernière ligne droite, bip bip, ma puce est enregistrée, c'est terminé.
J'aurais bien fait quelques kilomètres de plus mais il faut être raisonnable.

On me remet une jolie médaille, puis je file faire la queue pour rendre la puce et récupérer ma carte d'identité. En même temps on me donne un tee-shirt sympa. 
Direction la consigne reprendre mon sac. Il n'y a personne, ça va vite par contre ils sont nombreux à se faire masser..



Je passe un maillot sec et je vais profiter du plateau repas qui est offert avant de reprendre la route. C'est l'occasion de revoir Thierry qui officie un peu partout, c'est le dur métier de bénévole et il faut être courageux, encore merci à tous les bénévoles super sympas rencontrés tout au long du parcours.
A table il me semble entendre que le premier du 63 km vient de franchir la ligne d'arrivée. La sono, avec le brouhaha est un peu limite pour cette grande salle et je n'ai peut-être pas bien compris, en tous les cas aucune info sur les amis en piste sur le 110 km.
Une fois rassasié, il fait encore jour quand je reprends le route pour rentrer à la maison. Finalement j'avais largement le temps pour le dernier train mais là il me faut trouver une station service si je ne veux pas faire des kilomètres à pieds en plus.

En conclusion, une très belle épreuve à 1h30 de Paris. A part cette histoire de rétention de pièce d'identité l'organisation est parfaite. Le parcours, super bien balisé, est très agréable cependant, pour de purs traileurs il y a certainement un peu trop de bitume. Les chemins n'étaient pas trop détrempés juste ce qu'il faut pour qu'ils soient suffisamment souples à mon goût.
A faire et à refaire !!

Surpris par le nombre important de coureurs en difficulté sur une telle distance. Mal préparés ? Partis trop vite et surpris par la difficulté du tracé ?
Par contre je n'ai pas vu de déchet sur le sol ce qui est un point très positif.

Bravo à tous les coureurs (finishers ou pas) et comme toujours, énorme merci à tous les bénévoles !

Super bénévole Thierry


Trace gps de ma montre :



Mes photos :

Autres médias :


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vendredi 2 mai 2014

En attendant The Trail





The Trail Yonne


Pas d'entrainement aujourd'hui puisque demain après-midi je serai au départ du 35 km de la seconde édition de The Trail à Sens dans l'Yonne.

Ce matin je suis donc allé faire le plein de vitamines pour demain chez Decathlon Paris Madeleine.

Je me suis pris des powertabs fast hydration d'Isostar ainsi que des bidons et une paire de lunette de soleil. Bref, la carte bleue a un peu chauffé.
Suis prêt pour demain, l'heure du départ du 35 km est fixée à 16 heures !!

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