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dimanche 27 janvier 2013

10 km les foulées du 8e - 10e édition le 27/01/2013



Petit récit de cette aventure une semaine après un Ice Trail enneigé qui s’est révélé beaucoup plus dur que prévu. Du coup cette semaine a été tranquille côté course à pied. Samedi matin je vais retirer mon dossard en prenant le bus. Pas grand monde à la mairie du 8e alors je ressors assez rapidement, enveloppe et t shirt à la main.



Dimanche matin, un bruit suspect me dérange pendant mon petit déjeuner. Je ne rêve pas, c’est bien la pluie qui fait son apparition, manquait plus que ça. Comme l'année dernière j'ai décidé de me rendre dans le 8e arrondissement en courant. Ca va me faire 4 bons kilomètres pour m’échauffer et il faut bien ça, car le fond de l’air est très frais et une fine pluie m’accompagne.



Une petite photo de l'opéra Garnier puis j'arrive sur la zone de départ. L’échauffement collectif a commencé mais il y a beaucoup plus de gens à l'abri sous le porche de l’église.



Je pars à la recherche de Francine et de Laurent. Je vais trouver Laurent par hasard en train de trottiner avec Alain qu'il va devoir guider jusqu'au bout de cette épreuve. Quelques centaines de mètres ensemble, une petite photo et on se souhaite bonne course. Je me dirige alors vers l’arrière du peloton quand j'aperçois la veste passioncourseapied.fr de Francine.



On ne va pas pouvoir papoter longtemps, car le départ est imminent. Il est un peu plus de 9h35 a ma montre quand le décompte des 10 dernières secondes est lancé.
3, 2, 1..c’est parti.
Francine pars devant moi et je vois déjà le meneur d'allure des 50 minutes s’éloigner. Ca part vite mais je ne m’en fait pas, la route est encore longue. Je passe le premier kilomètre en 5'23 et ce qui commence à m’énerver un peu ce sont toutes ces personnes qui grignotent quelques dizaines de mètres à chaque virage en coupant sur les larges trottoirs. Pour ce qui le concerne j'ai la conscience tranquille, j'aurais fait les 10 km intégralement.
Nous sommes dans les beaux quartiers de la capitale aux larges avenues qui permettent aux véhicules de circuler sauf qu’à certaines intersections ça coince un peu. Malgré les écouteurs sur les oreilles j'entends quelques automobilistes râler.
Petite descente avant de revenir vers la mairie du 8e et l'église Saint-Augustin pour terminer cette première boucle. Je passe devant le panneau 5 km en 25'08.



Je vais zapper le ravitaillement de la mi-course. Le vent est pénible sur cette partie du circuit mais je vais essayer d’accélérer un peu pour tenter les 50'.
Le peloton s’est bien étiré mais nombreux sont ceux qui courent sur les trottoirs, du coup je suis un peu seul sur la route. La remontée vers l’Arc de Triomphe va être un peu pénible. Une fois ce petit faux plat passé c’est du velours, ou presque. Petit coup de mou vers le 8e km, peu avant le parc Monceau, mais à la vue du panneau 9 km je remets la machine en marche profitant de la dernière descente. Et là je dépasse quelques concurrents. Je  vais garder ce rythme jusqu’à la fin. Dernière ligne droite, l’arche est en vue. 2 hommes me dépassent,
bip !! bip !! c’est terminé.

Je retrouve Francine qui est arrivée quelques secondes avant moi


Pas assez de bénévoles pour enlever les puces alors ça piétine, du coup nous nous refroidissons. Puis on nous remet une médaille et une boisson.
J’accompagne Francine jusqu’à la consigne mais comme c’est la queue là aussi, que j'ai de plus en plus froid, je décide de la laisser et je rentre à la maison en empruntant à peu près le même chemin qu’à l'aller.
Au total, 18 km.
Première partie de la course en 25'08, second tour en 24'27 soit 49'35 au chrono réel.
J’ai bien fait de ne pas suivre le meneur d’allure qui semble être parti trop vite et qui en a usé quelques-uns (ce sont les impressions de quelques personnes à l'arrivée).
Merci à l’organisation, à tous les bénévoles qui ont fait le maximum.
Offrir un t-shirt en coton pour la dixième édition je trouve cela léger. Il était plus beau l’année dernière.
Prochain rendez-vous à Charenton-le-Pont le 10 février pour 15 km principalement dans le bois de Vincennes.
107e course.
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dimanche 20 janvier 2013

30 km Ice trail à St. Martin du Tertre (95) - Edition du 20/01/2013

Rien de tel pour commencer cette nouvelle année que de se lancer un gros défi, disons, d’une trentaine de kilomètres généralement très boueux.
Cette année, à deux jours de l’épreuve, la neige est annoncée et sera bien au rendez-vous. Ma grande crainte est que la course soit annulée d’autant que la veille la météo annonce encore des chutes de neige. Si les secours ou des bénévoles ne peuvent pas se déplacer l’organisation n’aura d’autre choix que de renoncer surtout si la préfecture ou la mairie y met son grain de sel.
Mais à ma grande surprise, samedi soir, en rentrant de chez mes beaux-parents je trouve un mail d’Action raid (l'organisateur) qui nous informe que la manifestation est maintenue. Petit sms à Pascal et à Samuel pour confirmer l’heure du départ.
Réveil à 5 heures. Faut vraiment être fou pour se lever à si tôt un dimanche. Je constate que ce qui a été déneigé la veille est à nouveau recouvert d'un manteau blanc mais pire, ça tombe toujours. Quel va être l’état des routes aussi bien dans Paris que sur les grands axes mais surtout sur la dernière partie du parcours, une petite route de campagne au fin fond de l’Ile de France, à deux pas de ma Picardie natale.
6h30, avec Pascal nous prenons la direction de la station de métro Chapelle où Samuel nous attend. Certaines rues sont un peu glissantes mais dans l’ensemble ça va, faut juste pas faire de folie, de manœuvre brutale.

 
Bien avant l’entrée dans le village des bénévoles orientent les runners vers les parkings. Une fois garé à proximité du stade nous n’avons qu’une bonne demi-heure devant nous pour récupérer notre dossard et nous mettre en tenue.
 
Pas de queue au dossard, on se trouve alors un petit coin pour fixer la puce et le dossard, prendre quelques photos et nous sommes prêts. Enfin presque, Samuel enfile ses Yaktrax, j’en fais de même et pour la première fois je vais courir en pneu neige.

Visiblement la météo a eu raison d’une bonne partie des coureurs car ce sont environ 400 personnes qui se rapprochent de la ligne de départ de ce 30 km (le 15 km part 30 minutes après)
.
Le départ sera d’abord donné à un coureur malvoyant sous une belle ovation de la foule puis après quelques consignes notamment sur le balisage l’édition 2013 est lancée.
Je laisse partir Pascal et Samuel, de toute façon je ne peux pas les suivre et je dois m’habituer aux "chaînes".


Au 3e km la première difficulté du jour s'annonce. Une côte bien raide au milieu de laquelle 2 ou 3 troncs d'arbres se sont couchés à travers du chemin et que nous devons donc "escalader". A partir de là nous sommes en Forêt domaniale de Carnelle. La neige recouvre tous les chemins et sentiers. Seule la trace des traileurs permet de voir où on met les pieds. Pour ne pas prendre de risque je vais me trouver un petit groupe à mon niveau et le suivre car la neige recouvre de nombreux pièges dont des trous, des branchages qui peuvent se révéler dangereux et je m'ai pas envie de me blesser



De temps en temps je n'ai pas le choix et je dois dépasser des coureurs plus lents mais généralement c'est moi qui me fait doubler. Après 5 km j'ai trop chaud. J'enlève les gants et ouvre un peu la veste, là je vais prendre un peu froid mais ça va. On en prend pleins les yeux. C'est blanc partout mais à force ça fait mal aux yeux. Les difficultés s'enchaînent, rien de bien méchant mais le poids des Yaktrack et cette neige fraîche qui rend les appuis instables, fuyants, un peu comme dans du sable commencent à bien me fatiguer

Puis c'est la famine. Vers le 9e kilomètre je vais manger une barre de céréales mais je ne pourrai pas boire car j'ai oublié l'eau dans la voiture. Ca va être long d'attendre le ravitaillement annoncé vers le 24e km. D'ailleurs nous allons passé juste à côté avant le 10e km où un bénévole nous propose des fraises Tagada. Je n'ai pas pu résister… Le tracé va nous offrir une belle descente puis, vers le 22e km une longue côte qui doit nous emmener au ravitaillement. Au début de cette pente une féminine va me dépasser et je vais m'accrocher à elle jusqu'au ravito. Je vais alors faire l'erreur de prendre que du sucré, trop de sucré. Sans oublier que la boisson était bien glacée.
Bref, à partir de là rien ne va plus aller. Je vais galérer pour rallier l'arrivée. J'en connais d'autres qui galèrent
Merci aux secouristes d'avoir fait le déplacement.

Plus de jus, plus de jambes, les conséquences d'un copieux repas de famille la veille mais aussi d'un début d'année un peu trop chargée en course à pied et ces 24 km sans boire. Alors je vais terminer tant bien que mal. Ce long faux plat et cette longue ligne droite avant d'arriver au village vont être un enfer. L'impression de ne plus avancer même en marchant. Et tous ces coureurs qui me doublent. Ce qui me rassure c'est que j'en vois un bon nombre se mettre à marcher aussi. Puis les premières maisons apparaissent, c'est bientôt la délivrance et un dernier coureur qui me dépasse en râlant car le départ n'a pas été retardé compte tenu des conditions climatiques. Ben oui, mais y'en a qui ont pris leur disposition pour être certain d'être à l'heure et qui en avaient marre de se cailler… Le tapis est là, on m'enlève la puce puis on me remet un sachet "cadeau" contenant un magnifique T-shirt.
 
Je cherche mes potes mais je ne les vois pas et comme toutes les bonnes choses posées sur les tables de la tente ravitaillement ne me font pas envie je file à la voiture me changer car je commence à avoir très froid. Les premiers échanges avec Pascal et Samuel montrent que tout le monde en a bavé puisque les premiers ont mis environ 30 minutes de plus que les années précédentes pour boucler ces 30 km.
A titre d'exemple, Laurence Klein termine première féminine en près de 3 heures.

Maintenant il faut rentrer, heureusement les conditions de circulation auront évoluée favorablement sauf dans quelques petites rues de la capitale. Merci et bravo à Pascal tout comme à Samuel et merci pour la binouze. Rendez-vous la semaine prochaine pour un 10 km tranquille dans le 8e arrondissement de Paris, si la préfecture et la mairie ne l'annulent pas.
Trace GPS chez Garmin
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dimanche 2 décembre 2012

70 km la Saintélyon - St Etienne (42) à Lyon (69) - 59e édition du 01/12/2012


 
Comment se retrouve t-on embarqué dans une telle aventure ?
Après un eco-trail de Paris qui s'est plutôt bien déroulé on se dit qu'on doit être capable de faire cette épreuve mythique qu'est la Saintélyon qui consiste à relier Saint-Etienne à Lyon de nuit le premier week-end de décembre.
Il s'agit d'une épreuve mixte, mi chemin, mi bitume avec des conditions météorologiques aléatoires qui vont avec la saison. L'avantage pour moi c'est qu'il n'y a pas besoin d'hébergement, des frais en moins...
 

 
Suite à mon inscription mes amis Pascal et Isabelle décident de me suivre. Stéphane devait être avec nous mais il s'y est pris trop tard et n'a pas eu de place par contre son ami Georges, que j'ai rencontré à La Rochelle, nous rejoindra.
Rendez-vous est donné samedi midi en bas de la maison pour rejoindre la gare de Lyon en bus. Le train, direct pour Saint-Etienne avec un arrêt à Lyon, est en grande partie occupé par des coureurs.
Après Lyon on aperçoit bien les sommets enneigés qui seront notre terrain de jeu, la pression monte d'un cran.
A Saint-Etienne la neige est absente mais les températures sont basses. Il n'y a qu'à suivre le flot des coureurs pour rejoindre le parc des expositions qui se trouve à un petit kilomètre de la gare. Sur place ça va vite. Nous récupérons notre dossard, les petits cadeaux dont un bonnet bien pratique de chez Lafuma made in China puis, après avoir fait un petit tour des exposants, nous prenons place dans le Hall B qui sent un peu la campagne mais où il n'y a pas encore grand monde.
 
Pascal a eu la bonne idée de prendre des tapis de sol qui nous permettrons de nous allonger car l'attente va être longue. Petit à petit la salle se remplit. Les préparatifs commencent. Patrick, un collègue originaire de la région et de passage dans sa famille vient nous faire un petit coucou, merci l'ami !!
 
Peu de temps après Georges arrive du Mans avec un pote, Pierre-Yves. Pascal guette l'arrivée de ses camarades de club, la SAM Paris 12.
 
Nous mettons aussi à profit cette longue attente pour observer ce qui se passe atour de nous : ceux qui ont apporté leur sac de couchage et qui arrivent à trouver le sommeil, ceux qui sortent réchaud, casserole etc... on ne s'ennuie pas mais, même si je n'ai pas envie de dormir, la fatigue commence a se faire ressentir.
Quelques animations sont organisées pour faire passer le temps dont une remise de récompenses. Puis vient l'heure de manger. Pour les personnes ayant pris l'option pasta party des pâtes trop cuites sont proposées, c'est Pascal qui va les déguster. Heureusement j'avais prévu en emmenant ma petite salade maison.


Un sms d'encouragement de Laurent me rappelle que Samuel est aussi de la fête. Je l’avais complètement oublié, je suis impardonnable. Aussitôt je lui envoie un message pour savoir où il est. Sa réponse m'inquiète "suis bloqué dans un train à Lyon" et visiblement un collègue à Pascal est dans la même situation.
Ils arriveront juste à temps pour prendre le départ mais je n'aurai pas eu l'occasion de le saluer avant l'épreuve.
Une dernière vérification du matériel avant de déposer nos sacs aux camions dehors.
Ce sera l'occasion de se faire une idée de la température extérieure : ça caille !!
D'ailleurs Patrick nous le confirme en m'envoyant un dernier sms d’encouragement dans lequel il précise que le thermomètre chez ses parents affiche -5°, combien sur les hauteurs ?
Nous aurons aussi la chance de croiser Valessa et Guillaume, une petite photo et on se quitte en se souhaitant bonne chance.
 
23 heures, c'est le départ de la SaintExpress de Sainte-Catherine où nous serons dans quelques heures... si tout va bien. Vers 23h30 les premiers courageux sortent pour aller s'échauffer d'autres pour aller sur la ligne de départ. Pour ce qui me concerne je sortirai au dernier moment. Cette année le départ n'est pas donné à côté du stade Goeffroy Guichard mais juste derrière le parc des expositions.
Fatigué Georges ?
La salle se vide rapidement. Pascal part rejoindre le sas 7-9 heures. Isabelle et moi avons décidé de rester ensemble mais je ne veux pas partir sans avoir souhaité une bonne course à Georges qui s'est éclipsé. Nous sommes quasiment les derniers à sortir. Un petit passage par les sanitaires et c'est la queue pour rejoindre notre sas 9-11 heures. Il y a tellement de bordel qu'un bénévole a ouvert une barrière et laisse entrer tout le monde. Nous ne sommes pas en queue de peloton mais il y a pas mal de marcheurs je n'ai pas l’impression que les sas servent à quelque chose.
Le speaker annonce la présence de Chrisine Aaron, j'imagine que c'est elle qui va donner départ puis le décompte est lancé...
Minuit, top départ !!
Nous voyons cette masse de coureurs illuminés s'élancer, d'où nous sommes c'est impressionnant. Les jambes ne demandent qu'à partir. Nous allons marcher jusqu'à l'arche, c'est là que je déclenche le chrono.
Les 9 premiers kilomètres se font sur le bitume le temps de traverser la ville pour rejoindre les premiers chemins. La route est légèrement vallonnée et large mais des marcheurs nous obligent à slalomer un peu, ce qui confirme bien que les sas ne servent vraiment à rien.
Malgré l'heure il y a un peu de monde à certains carrefours et dans certains quartiers. L'allure est conforme a celle fixée mais dès le premier chemin notre vitesse va en prendre un coup car on nous annonce du verglas, c'est le début d'hollyday on Ice. La première glissade d'un concurrent nous avertit des dangers qui nous guettent. Désormais il faut être prudent. Puis ça grimpe, et ça grimpe de plus en plus.



Maindru Photo
A partir de là et jusqu'au 63e km ce seront des montagnes russes. Sans oublier qu'il y a aussi des zones boueuses conséquence d'écoulements d'eau qui vient de je ne sais où la haut.
Mes pieds sont mouillés, ça commence fort. Les chutes sont de plus en plus nombreuses, heureusement sans gravité. Nous sommes à la recherche de passages plus favorables. C'est généralement les côtés des chemins que nous offrent la possibilité dévoluer sans se soucier du verglas mais la neige cache d'autres pièges comme des trous ou des ornières nous devons quand même faire attention.
Il faut aussi faire très attention car, sur les côtés, on trouve souvent soit des clôtures électriques soit des barbelés et quand on chute, par réflexe on se rattrape à ce qu'on peut, certains vont se faire mal. Le pire arrive peu avant le premier ravitaillement. Un coureur est allongé sur le sol. Il est bien entouré et les pompiers arrivent. J'espère qu'il n'a rien de grave.
Dans la brume on devine les lumières d'un village. Nous sommes bien à Saint-Christo en Jarez, premier ravitaillement vers le 15e kilomètre. 2 heures de course à ma montre.
Si on continue comme ça on est dans les temps pour notre tgv du retour.
Pas mal de monde dans cette bourgade car c'est là qu'attendent les relayeurs, pour ceux qui participent en relais bien sûr.
Il y a aussi beaucoup de monde sous la tente du ravitaillement mais j'arrive à trouver mon bonheur, 2 pâtes de fruit, un morceau de pain d’épices, un peu d'eau et c'est reparti.
On est vite remis dans le vif du sujet par cette belle côté à gravir mais désormais nous n'allons plus courir beaucoup. Au moindre obstacle, à la moindre glissade, la moindre chute tout le monde s'arrête à la recherche d'une trace sûre à la queue leu-leu.
Ce que je comprends quand ça glisse bien mais quand il s'agit d'éviter une flaque d'eau, une zone boueuse là je trouve ça exagéré. Si on veut pas salir ses baskets on ne s'inscrit pas sur une course nature.

A ne pas courir on se refroidit, on s'énerve un peu, on se demande ce qu'on fait là si bien que certains n'hésitent pas à franchir des barbelés pour couper et gagner quelques places.
Personnellement je ne trouve pas ça normal le parcours c'est le parcours et franchir des barrières c'est mettre les pieds sur une propriété privée où on a pas été invité... cela pourrait être reproché à l’organisation par les propriétaires pour les prochaines éditions.
Et puis je vois les coureurs qui, à chaque zone enneigée ou glissante, enfilent leur équipement spécial type Yaktrax et qui les retirent sur le bitume. J'en ai dans mon sac mais je n'ai pas eu le courage de les sortir et comme je ne les ai jamais utilisé j'applique le principe de précaution.

Au point culminant, quasiment au milieu de nulle part des bénévoles et quelques spectateurs ont allumé un feu ce qui permet à certains de faire une pause pour se réchauffer un peu. Leurs encouragements font plaisir et sont les bienvenus. Sur ces sommets on voit le défilé de frontales derrière nous, c'est impressionnant. On a aussi une vue sur les villes de ce que je pensais être la vallée du Rhône mais un coureur du coin me dit qu'il s'agit de la vallée du Gier, merci pour le renseignement.
Tant bien que mal nous arrivons à Sainte-Catherine, second ravitaillement où règne une certaine pagaille. Tente trop petite pour accueillir à la fois le ravitaillement et des bancs pour se reposer, se changer. C'est la bousculade, on est serré comme des sardines et ça pousse.
Faut jouer des coudes pour tenter de s'approcher des tables puis quand on y est ce n'est pas gagné.
Un coureur à côté de moi demande de l'eau, la dame lui répond qu'elle ne s'occupe que des gâteaux GRRrrrrrrrr
Un autre demande une boisson chaude, "c'est à l'entrée de la salle monsieur" mais impossible de faire marche arrière, GRRrrrr.
Avec Isabelle on s'en sort pas trop mal, un thé, quelques biscuits, un gobelet d'eau glacée et nous repartons. Pour pas changer, le parcours dessiné par les frontales nous montre que le chemin qui nous attend est encore difficile. Et toujours des zones boueuses, de la neige parfois jusqu'au genou soit environ 40 cm, sans oublier certaines congères bien plus épaisses...
De nouveau des secouristes qui ont mis sous perfusion une personne allongée sur le sol.
De temps en temps le bitume fait du bien, on se sent plus léger, on peut courir un peu mais ça ne dure jamais longtemps. Puis arrive la fameuse descente du bois d'Arfeuille. Ce bois nous protège un peu du vent et du froid mais qu'elle est longue cette descente avec des passages bien raides principalement constituée de rochers hyper glissants. Un pied dessus c'est la chute assurée.
Avec le recul je me demande comment interviendraient les secours dans cet endroit peu accueillant mais je pense (et j'espère) que tout a été pensé et prévu.
Tout le monde l'a compris rapidement. Il faut trouver une alternative à ce chemin trop dangereux si bien qu'on se retrouve tous dans les bois, là où les branches, les ronces n'épargnent pas le bas de mes jambes qui sont pas protégées puisque j'ai opté pour un corsaire.
On descend comme on peut, en s'accrochant à ce qu'on peut, à ce qu'on trouve sous la main, quel parcours du combattant !!!
Je sens qu'Isabelle n'y est plus. Je regarde sans cesse si elle est toujours derrière moi, je m'arrête de plus en plus souvent pour l'attendre. Elle n'a pas été épargnée par les chutes et le plasiir n'est pas là.
De mon côté je sens que l'eau glacée avalée à Sainte-Catherine commence à me donner des maux de ventre, ça sent le sapin !!
3e ravitaillement à Chausson / St Genoux. A mi-course nous en sommes à 5H45 d'effort à ma montre. C'est encore la cohue sous la tente. J'informe Isabelle que je pars immédiatement à la recherche des toilettes et lui demande de ne pas m'attendre. Après m'être soulagé je la retrouve.
Elle n'en peut plus et a décidé de s'arrêter là. Nous avons mis 3h45 pour faire les 20 derniers km, dans le froid car à ne pas courir on ne se réchauffe pas. Je la comprends et n'insiste pas.

Sachant qu'après il y aura un peu moins de neige je continue l'aventure seul. Effectivement après il y a moins de poudreuse mais le verglas est toujours présent et ne se signale pas. J'augmente l'allure, je me sens bien mais comme je n'ai rien avalé au dernier ravitaillement je prends une barre de céréales par contre je ne pourrai pas boire car l'embout du tuyau de mon camelbak est gelé.
Et ce qui devait arriver arriva. Après plusieurs glissades sans conséquence, en voulant traverser un chemin à la recherche d'un terrain moins accidenté, je vais poser le pied là ou je n'aurais pas du et je m'envole pour me retrouver au tapis. Un coureur qui passe à côté de moi me demande si ça va mais personne pour m'aider à me relever.
Y'a des moments on aimerait être une fille...
Je me relève tant bien que mal. Les fringues n'ont rien par contre j'ai une douleur sur le haut de la jambe gauche, je vais avoir un bel hématome. Je repars et reprends le rythme qui était le mien mais la fatigue aidant, je manque encore de vigilance et de lucidité. Peut être aussi parce que des feuilles ont caché le piège au début d'une nouvelle descente bien costaud type bois d'Arfeuille.
Et hop, seconde lourde chute sur les fesses mais le coude droit a tapé fort une pierre. Immédiatement j’imagine le pire, c'est encore cassé.
Trop c'est trop, au prochain ravitaillement je dépose les armes. Si je continue je vais y laisser ma peau. Et puis j'ai encore des petits maux de ventre qui viennent s'ajouter à la douleur. Cela m'énerve de plus en plus surtout que j'ai oublié mes cachets dans le sac qui doit m'attendre à Lyon.
Je me remets à courir tant bien que mal. La douleur au bras s'estompe, ça me rassure. Puis je double, et je double... des coureurs qui marchent au moindre dénivelé positif. De mon côté je cours jusqu'à ce que ça devienne trop dur pour moi.
Puis arrive le ravitaillement de Soucieu en Jarrest dans un gymnase où il y a plus d'espace donc moins de bousculade. Faut dire que le peloton s'est bien étiré et que bon nombre ont abandonné à en voir le carton rempli de puces à l'entrée de la salle.
Je mange un peu de tout et j'avale un gobelet de thé et d'eau avant de filer aux toilettes. En sortant je me remets à courir sans réfléchir. Un bénévole nous dit que la prochaine pause est dans 10 km et la fin dans 23.
Le jour s'est levé, plus besoin de la frontale par contre j'ai sorti l'appareil photo.



Comme prévu la neige se met à tomber.

 
A la sortie de Soucieu un bénévole nous conseille de ne pas emprunter le chemin qui est trop verglacé et nous invite à monter dans le verger, ce que tout le monde fait.
Plus loin un véhicule des secours est coincé dans une belle ornière, ses occupants ont désertés. Désormais je dépasse des concurents qui alternent marche et course, plus tard je dépasserai des coureurs qui marchent même dans les descentes.
Nous entrons dans Chaponost où nous alons visiter le parc de la ville. Je constate une fois de plus que des tubes de gel jonchent le sol. Je ne comprends pas ce comportement qui semble toucher, d'après les quelques témoignages que j'ai entendu, principalement la tête de course, ceux qui doivent montrer l'exemple.
Pourtant l'organisation nous a remis gracieusement un sac à déchets et à chaque ravitaillement il y avait de nombreuses poubelles à notre disposition, pourquoi les jeter n'importe où, parfois 50 mètres avant ou après un ravitaillement ???
Cerise sur le gâteau, une grosse zone boueuse nous attend à la sortie de ce parc suivi d'une montée dans une tranchée monotrace qui sert d'écoulement à une source ou aux eaux pluviales. Les pieds sont de nouveaux trempés. Même si ce n'est pas agréable ça fait parti du jeu, j’acquiesce, ce qui n'est pas le cas de la majorité de mes compagnons du moment qui râlent haut et fort.
Après cette petite difficulté je me remets à courir en pensant au prochain et dernier ravitaillement qui ne doit plus être loin. D'après mon GPS, si le bénévole a dit vrai, il devrait être là, mais non !!
Il est beaucoup plus loin et la neige tombe de plus en plus fort et je regrette de ne pas avoir pris une casquette.
J'arrive enfin a ce ravitaillement tant attendu de Beaunant, le dernier sur le parcours. Pas de bousculade, j'avale enfin un peu de salé : du saucisson. La majorité des concurrents présents savent qu'ils vont terminer. Ceux qui connaissent le parcours affirment que le plus dur est derrière nous. Un bénévole m'assure qu'il reste 10 km : "si si, le panneau 60 est juste derrière" par contre il me dit que c'est un peu le bordel dans les monts : Que les bus ont du mal à circuler ce qui me fait un peu peur pour Isabelle. Je range ma frontale, je ferme la musique qui m'a accompagné dans l'oreille droite jusque là. Je réponds à l'appel de Samuel qui est déjà arrivé. J'envoie un sms à Pascal pour lui donner ma position puis je file aux toilettes avant de repartir sans avoir oublié de prendre cette petite photo.
Effectivement le panneau 60 km est  bien là mais aussi la deuxième cerise du gâteau : Un bon kilomètre de grimpette avec un passage à plus de 20% à en croire certain.
Désormais nous sommes en ville, il n'y a plus que du bitume. S'en suivra une belle petite descente va me permettre de dépasser de nombreux coureurs qui marchent.
J'ai réussi à faire fondre la glace de mon camelbak en bloquant l'embout le long de ma poitrine ce qui me permet de boire un peu.
Un joggeur du quartier me dépasse, je m'accroche à lui. Il se retourne de temps en temps et oui, je suis toujours là. Il me dit que nous sommes de grands malades, que jamais il ne ferait ça. C'est ce que je me disais quand j'ai commencé...
J'en profite pour lui demander des informations sur la fin du parcours. Il me donne une idée de ce qui reste à faire car les panneaux qui annoncent le kilométrage ne sont pas fiables du tout.
Nous sommes à Lyon. Passage d'un pont puis commencent d'interminables quais.
Tiens un tapis sur le sol à côté d'une fourgonnette, serait-ce un point de chronométrage ?
Comme le tapis n'occupe pas toute la largeur de la chaussée le coureur qui me précède l'évite. Dans le doute je vais passer dessus, on ne sais jamais et j'ai eu raison, c'était bien un point de contrôle.
 
Petit coucou aux photographes de Maindru.

Puis 2 charmantes joggeuses que je dépasse m'encouragent chaleureusement. Merci beaucoup !! Ca fait chaud au cœur.
Nous allons jusqu'au bout de ces quais où la Saône rejoint le Rhône par un chemin fait de galets qui fait très mal aux articulations de mes petits petons.
A gauche toute puis de nouveau un pont et à droite toute. Désormais j'alterne course et marche. Il y a de plus en plus de monde l'arrivée n'a jamais été aussi proche. Je sens l'émotion arriver.
Virage à gauche et une arche apparait, cette fois c'est bon.
 
Les cris des gens me donnent des frissons. Je leur lance des merci à tout va.
Et c'est l'entrée dans le palais des sports, la délivrance.
C'est fait !!!
10H35 et des poussières, hyper heureux d'être allé au bout sans casse.

Pas d'échauffement, de brulure, pas d'ampoules. A part l'eau glacée qui m'a donné des maux de ventre mais chez moi c'est instantané, je le sais, j'ai pris un peu de thé et j'ai goûté raisonnablement à tout ce que proposait l'organisation et c'est super bien passé. Pour être précis 2341e sur 6000 partants dont 4016 classés. 767e dans la catégorie.
Petite queue pour récupérer le maillot terminator, pardon finisher. Je demande du XL ? "Nous n'avons que du L, ça taille grand" J'espère, merci !!!
Pascal vient à ma rencontre. On discute un peu puis je profite du dernier ravitaillement avant d'aller récupérer mon sac. Je constate que tous les bagages ont été déchargés des camions et déposés sur le sol, sans protection. Ils sont donc couverts de neige et humides.
Super, tout est trempé à l'intérieur. Heureusement mes affaires principales pour me changer sont protégées dans un plastic.
Samuel m'appelle pour me dire qu'il n'a pas pu m'attendre. On se donne rendez-vous pour un petit run de récupération la semaine prochaine.
Pas le temps d'aller prendre une douche chez Monsieur Aulas, dans le stade Gerland de l'autre côté du boulevard. Je vais me débarbouiller vite fait avec des lingettes afin de ne pas trop sentir le phoque dans le train.
Par contre pas de nouvelle de Georges et de son pote mais comme notre TGV ne nous attendra pas nous devons partir.
Pascal regarde de temps en temps les résultats sur son mobile et c'est dans le train que nous apprendrons qu'il sont allés au bout. Nous sommes soulagés car nous pensions au pire.
Toutes mes félicitations et un grand bravo en particulier à Isabelle, Samuel, William, Pascal, Georges, Pierre-Yves, Guillaume ainsi qu'à toutes les personnes qui ont pris le départ de cette course de folie qu'ils soient allés au bout ou pas.
A chaud j'étais plutôt un peu déçu car j'étais loin de m’imaginer ce que nous allions vivre. Avec le recul je commence à modérer mes propos mais en 2013 je n'y serai certainement pas car j'ai envie de m'attaquer au trail du canton en Seine-Maritime (82 km je crois).

Ce qui est certain c'est qu'il faut continuer à lutter contre ces coureurs qui ne respectent rien en jetant leur déchets n'importe où.
L'organisation doit revoir les capacités d’accueil des ravitaillements, peut-être en les organisant différemment : Une tente repos /change et une tente ravitaillement.
Une solution serait peut-être, aussi, de faire des départs par vague ce qui permettrait de fluidifier le traffic car on vient quand même pour courir pas pour piétiner.
Certains ont critiqué les ravitaillements. J'y ai trouvé tout ce dont j'avais besoin : bananes, madeleines, biscuits, chocolat, eau, thé, pâtes de fruit, biscuits au chocolat, saucisson (au dernier ravito). Il y avait aussi de la soupe et du coca mais j'en ai pas pris pendant l'épreuve.

Pour terminer merci à toutes les personnes qui m'ont encouragé. Merci à tous les bénévoles qui ont donné de leur temps dans des conditions extrêmes et merci quand même à cette belle organisation.
Le nettoyage des chaussures en arrivant à la maison.
 
Je vais repasser au plat avec pour prochain objectif les 100 km de Steenwerck en mai 2013
Mes photos : https://picasaweb.google.com/113245630134072672330/20121201Et02LaSaintelyon59EEdition#
le résumé de l'épreuve en vidéo par la région Rhône-Alpes :
 

 
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dimanche 18 novembre 2012

Semi-marathon de Boulogne-Billancourt (92) – 16e édition le 18/11/2012




Après une semaine de grisaille et de froid j'étais loin de m'imaginer que la pluie pouvait s'inviter ce dimanche à l'occasion du semi-marathon de Boulogne-Billancourt.

Et pourtant, à mon réveil, vers les 6 heures du matin, elle est bien là. Je constate que toutes les toitures de la capitale sont bien humides et que l'eau continue de tomber. Après le p'tit-dej, la douche, l'habillage direction le métro pour une petite heure de transport.
A noter que j'ai déjà fait le voyage la veille pour aller chercher mon dossard. Il y avait peu de monde, 2 heures de voyage aller/retour pour passer 5 minutes sur place, pas très écologique pour les personnes qui se déplacent en voiture.



Ce dimanche matin il n'y a pas encore beaucoup de monde, les gens qui entrent sont de plus en plus trempés, ça promet pour la suite.
Une fois en tenue je dois trouver la consigne. Pour moi ça sera à l'extérieur. Une fois dehors je me mets à trottiner pour ne pas avoir froid. J'ai une bonne demi-heure devant moi je vais aussi en profiter pour trouver un coin tranquille pour me soulager.
La pluie a quasiment cessé de tomber. Je me rapproche des sas de départ qui commencent à se remplir. C'est alors que Marc et son fils viennent me faire un petit coucou puis arrivent Olivier, alias Totorunning et son amie Chloé.
On papote un peu puis chacun rejoint son sas en fonction de l'objectif renseigné à l'inscription. Comme Olivier a le même que moi nous resterons ensemble jusqu'au coup de pétard.
Et c'est justement au moment où les handisports s'élancent, quelques minutes avant nous, qu'un crachin fait son apparition.
Enfin nous entendons le signal du départ. On se souhaite bonne course. C'est en marchant que nous allons progresser jusqu'à l'arche qui matérialise le point de départ officiel de la course.


Autoportrait juste avant de quitter la maison.

La course :
Pas grand chose à dire si ce n'est que la grisaille et la pluie l'ont rendu un peu monotone. Il y a avait plus de supporters l'année dernière malgré le froid mais le soleil était de la partie.
Je suis parti à l'allure que je m'étais fixé pour améliorer sensiblement mon temps de l'année dernière et pour être pile poil dans l'objectif MBO.
Comme d'habitude il faut gérer les coureurs qui n'ont aucun respect pour les autres et qui se positionnent devant obligeant les coureurs plus rapides à ralentir, à slalomer et ça en énerve plus d'un. Si encore ils se mettaient sur le côté, en file indienne mais non, à 4 ou 5 de front, super pour doubler avec la foule !!
Il faut gérer aussi ceux qui ne veulent pas mettre les pieds dans les flaques d'eau et qui font des écarts sans prévenir.
Enfin, cette moto dont le passager filme ou prend des photos et qui veut passer là où la chaussée se rétrécie. Il y a des endroits plus propices pour faire ça...

J'ai aussi été confronté à 3 coureurs peu respectueux des autres en rotant haut et fort !! super sympa pour les gens autour. Quelle éducation !! on est pas dans une porcherie, on peut faire ça discrètement.




Bref, km 10 j'ai 30 secondes d'avance sur l'objectif.
A cet endroit précis nous avons surmonté une des rares difficultés du parcours, un faux plat montant. Nous sommes dans le bois de Boulogne, nous avons contourné peu de temps auparavant l’hippodrome de Longchamp. A chaque ravitaillement je vais prendre un peu d'eau et quelques raisins secs.
Vers le 13 km j'ai un petit coup de mou, un petit point de côté fait son apparition, je lève le pied et perds un peu de vue la féminine qui me servait de lièvre depuis le second kilomètre.
Mais bizarrement je reviens sur elle si bien qu'au 15e km je regarde ma montre et je me rends compte, après un calcul vite fait, que je risque d'arriver avec 3 minutes d'avance. Je lève le pied et je vois cette féminine s'éloigner de plus en plus et de nombreux coureurs profitent de ma baisse de régime pour me dépasser.
Je vais juste en repasser quelques-uns quand, à deux cents mètres de l'arche, je constate que j'ai rempli mon contrat et bien plus.
En effet, sans forcer, sans me faire mal, j'ai fait les 10 premiers kilomètres en 53'25 et les 10 km suivants en 51'36 (au chrono officiel grâce au tapis disposés tous les 5 km. IL y en avait même un au 7e km pour être certain que tout le monde fasse le parcours en entier).

La ligne franchie tous ces corps qui laissent échapper de la vapeur c'est énorme, je n'ai pas mon appareil photo sur moi pour immortaliser cet instant.
On me remet un sac "ravitaillement" puis une jolie médaille. Direction les tentes pour profiter d'une bonne soupe bien chaude, d'un morceau de banane puis je file récupérer mes affaires pour me changer et rentrer vite fait à la maison, content de ma matinée.

Un grand merci aux bénévoles, car il fallait être courageux pour venir rendre service avec de telles conditions météo.
Un grand bravo aux amis qui sont allés au bout et surtout à Nadia, que j'ai pas eu la chance de croiser mais qui a été courageuse pour terminer ce semi de reprise.

Juste un petit bémol sur l'organisation et surtout les clauses abusives de leur règlement qui interdit tout échange de dossard. Les organisateurs souhaitent que les coureurs s’inscrivent le plus tôt possible pour des questions de logistiques, ça je le comprends et le sportif y gagne, car c'est généralement un peu moins cher. Mais c'est aussi pour remplir les caisses puis ils refusent tout remboursement ou échange de dossard.
Or, en s'inscrivant des mois à l'avance il peut se passer plein de choses, comme, malheureusement, se blesser. Mais ces organisateurs n'en ont que faire. Ils ont l'oseille, après ce n'est plus leur problème.
C'est l'esprit business qui prend le dessus sur l'esprit sportif, pas sympa du tout alors qu'une procédure simple d'échange peut être mise en place sachant que la modification d'un nom dans un fichier informatique ne prend pas beaucoup de temps. Moi j'assimile ça à du vol.

C'était mon petit coup de gueule du jour.
Pas beaucoup de photo car j'ai laissé mon appareil dans mon sac pour ne pas l'exposer à l'humidité.

Prochain rendez-vous la Saintélyon dans 15 jours.



Lien photo : https://picasaweb.google.com/113245630134072672330/20121118SemiDeBoulogneBillancourt#
Lien garmin : http://connect.garmin.com/activity/244379973
Lien openrunner : http://www.openrunner.com/index.php?id=2090878
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dimanche 11 novembre 2012

18 km trail des flambeaux à Montfort l'Amaury (78) – 7e édition le 10/11/2012


En 2007 j'accrochais pour la première fois un dossard sur mon maillot ici même, à l'occasion de la seconde édition de cette manifestation nature et nocturne. C'est aussi ici que j'ai croisé pour la première fois un type déguisé en Bagnard avec un boulet qui malheureusement ne sera pas avec les dunes d'espoir ce soir en raison de pépins de santé pour lesquels je lui souhaite un prompt rétablissement.
Cette année là, 187 coureurs ont franchi la ligne d'arrivée du 10 km. Désormais les inscriptions sont closes fin octobre. Il s'y prendre très tôt si on veut participer à cette course super sympa, accessible au plus grand nombre et très bien organisée. Cette course à donc un caractère particulier pour moi, plus encore ce soir puisque je m'alignerai pour la première fois sur le 18 km.
16 heures, je retrouve Pascal et Isabelle qui m'accompagnent dans cette aventure. Quelle galère pour sortir de la capitale en direction du grand ouest parisien, à deux pas de l'Eure et loir. Tant bien que mal nous arrivons à Houdan où je fais le plein de légumes dans une ferme que je connais puis direction Montfort l'Amaury, à une bonne dizaine de kilomètres où nous trouvons facilement une place face au gymnase.
Nous avons 1 h 20 devant nous pour nous préparer. Ça commence à s'agiter dans la salle mais pas encore de queue pour récupérer le dossard et les cadeaux.


En se préparant tranquillement Pascal voit arriver un collègue de son club. Peu après Jenifer qui vient nous saluer puis d'autres membres de la SAM Paris 12 Montrouge arrivent et je dois me transformer en photographe pour le prix d'une bise que j’attends toujours.
Vers 19h40 on nous demande de rejoindre la place du marché, à 700 m de la salle, point de départ et d'arrivée de l'épreuve. Nous nous y rendons en trottinant pour nous réchauffer et profitons de ces derniers instants pour régler la frontale. Un rapide briefing est fait où on nous demande d'être très prudent dans les escaliers. On nous annonce aussi que la forêt est très humide.

 

Après la joëlette des dunes d'espoir qui s'élance sous les applaudissements de toutes les personnes présentes, nous serons les prochains à partir suivi, 20 minutes plus tard, du 10 km et de la marche nordique.
La fusée lancée du haut de la ville, au pied de la tour d'Anne de Bretagne, donnera le départ de la course et c'est à ce moment précis que je déclenche le chrono après bien sûr s’être souhaité une bonne course.
Pour l'avoir déjà fait plusieurs fois je comptai partir tranquillement mais je me suis un peu emballé. C’est qu’après quelques centaines de mètres ça va commencer à grimper et de plus en plus pour arriver au point culminant de la ville.
A partir de là Pascal s’envole. Je ne sais pas où est Isabelle.
S'en suivra une descente d’escaliers très prudente pour tous les concurrents. Puis de nouveau une petite et longue côte qui nous amène dans la forêt domaniale de Rambouillet. Jusque-là tout va bien.
Cette première partie de forêt ne nous propose pas de grosse difficulté hormis les nombreuses zones boueuses et des flaques d'eau qui rendent les larges chemins glissants. 4e km, je dépasse la joëlette en encourageant ces courageux coureurs au grand cœur. 600 mètres plus loin j’aborderai avec prudence là encore cette première descente jusqu’au point de séparation des parcours du 18 et du 10 km.
Quelques coureurs ont profité de ce dénivelé favorable pour me mettre un vent mais je vais les rattraper dans la côte vers le 6e km. Elle me paraît bien longue cette côte. Les frontales font bien ressortir les nombreux éléments réfléchissants de la file de coureurs qui se suivent et qui nous montrent le chemin. Presque au sommet, un mauvais appui, mon pied qui glisse et là je dois me résigner à marcher, impossible de repartir. D'un autre côté je me dis que ce n'est pas plus mal car je pense déjà à la phase finale. Après cette petite difficulté nous nous dirigeons vers Les Mesnuls. Les portions bitumées sont plus nombreuses et j'ai l'impression que nous descendons plus que nous ne montons, quelle surprise nous attend ? Les premières maisons, pardon, je devrais plutôt dire les premiers manoirs, châteaux ou villas sont là. Certaines demeures sont éclairées et nous montre à quelle point elles sont somptueuses.
A un croisement des bénévoles nous annoncent qu'il reste 7 km. Effectivement, mon GPS affiche un peu plus de 11e km. Je n'ai pas vu le temps passer. Par contre je pensais qu'un ravitaillement nous attendait là mais comme je n'ai pas bien regardé le règlement je me retrouve le bec dans l'eau. Pas grave, je vais composer sans et au final ça ne m’aura pas gêné. Au 13e km, nos sommes revenus sur le parcours du 10 km, virage à gauche et là ça grimpe doucement mais sûrement à nouveau. Je reviens sur tous les concurrents qui excellent dans les descentes et sur le plat. Parmi ces coureurs que je retrouve régulièrement une féminine, une certaine Wendy qui est régulièrement encouragée par des coureurs comme par des spectateurs et même des bénévoles. Il y aussi une autre féminine qui dit sans arrêt à son accompagnateur de lever le pied.
Nous dépassons des concurrents de la marche nordique et des attardés du 10 km. Je reconnais bien le parcours. Je sais qu’après cette belle ligne droite sur le bitume une longue descente va nous ramener en ville. Les premières habitations de Montfort l'Amaury sont là, je dépasse un groupe de joyeux lurons portant pour la plupart un maillot orange. L'un deux pense que la fin est proche. Il ne sait pas qu'il faut remonter au donjon.
Si si, d'ailleurs les premières marches sont là. Alors que tout le monde les aborde en marchant je les avale d'un trait mais un virage serré à gauche me coupe mon élan et je terminerai cette première ascension comme je peux.
Nous retrouvons le bitume, je me remets à courir. Dernière série de marches, je les aborde à fond ; Enfin, quand je dis à fond c'est à fond pour moi. Et je dépasse encore et encore des coureurs. Certainement du 10 km mais certains occupent toute la largeur des escaliers.
Pardon, Pardon, les premiers m’entendent et s’écartent, les suivants ne bougeront pas d’un iota et m’obligeront à m’arrêter. Heureusement nous sommes quasiment au sommet et je suis revenu sur Wendy que je ne compte pas laisser partir mais c’est qu’elle ne compte pas en rester là et veux profiter de la descente pour reprendre la poudre d’escampette.
Et elle a de la chance, car la semelle de ma chaussure gauche a bougé et j'ai du mal à mettre le pied au sol. Je vais finir tant bien que mal en revenant quand même sur elle, car je termine sur ses talons. Je suis aussi surpris, car je n’ai pas vu le temps passer, j’aurai aimé que ça dure un peu plus longtemps...
Pascal et là, en pleine discussion avec ses camarades de club qui ont terminé leur dix bornes Il attend Isabelle qu’il n’a pas vu passer. Elle arrivera 2 minutes après moi. Direction la salle pour se changer et profiter d’un ravitaillement très copieux et varié. Comme les résultats du 18 km mettent du temps à arriver nous décidons de rentrer. Nous sommes tous satisfaits et contents de notre balade nocturne.
Pour terminer je tiens à remercier l'organisation, les bénévoles et toutes les personnes qui contribuent à la réussite de cette très belle manifestation accessible au plus grand nombre, car le parcours n’est pas très difficile. Pour des premiers pas dans le trail et dans la course nocturne c’est la course qui vous conviendra.

Encore besoin du RIA pour nettoyer les pompes...
Mes photos : https://picasaweb.google.com/113245630134072672330/20121110LesFlambeaux#5809525525110541554 Openrunner : http://www.openrunner.com/index.php?id=2078440
Garmin : http://connect.garmin.com/activity/242064898
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