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jeudi 16 octobre 2014

20 km de Paris - 36e édition, le 12/10/2014

20 km de Paris 


Inscrit de longue date sur mes deniers personnels pour être certain d'être de la partie, ces 20 km, auxquels j'ajouterai les quelques kilomètres pour rentrer à la maison après, seront ma dernière sortie longue avant le marathon de New York.
Pascal m'annonce qu'il y participera aussi, soit en touriste soit en récupérant le dossard d'un coureur blessé ou qui ne peut pas venir. Lui aussi est en préparation marathon (Valence en Espagne) mais n'a pas tout à fait les mêmes objectifs sur cette sortie mais globalement ses allures et les miennes devraient cohabiter. Nous décidons donc de partir tranquille pour essayer de terminer fort et on rentrera aux Archives en mode cool.

J'ai récupéré mon dossard vite fait le vendredi midi. Il y avait la queue pour certaines tranches de dossards mais pour moi tout s'est passé très vite. Dimanche matin, je retrouve Pascal dans la cour des Archives pour aller prendre le bus sauf que celui-ci ne circule plus. Nous nous rabattons sur le métro. On est dans les temps pour être bien placé dans le premier sas de la populace, derrière le sas Elite et handisport, les deux sas préférentiels et le sas partenaires.
En traversant le champ de Mars pour rejoindre le pont d'Iena, nous croisons des têtes connues dont un membre du club à Pascal, la SAM Paris 12 puis Marc, Francine, Nadia et Céline qui font la queue aux toilettes.














On se quitte en se souhaitant bonne course et nous nous positionnons à l'entrée du pont. Il ne nous reste plus qu'à attendre... une bonne heure. On papote un peu, on observe ce qui se passe et on regarde ce que montrent les écrans géants mais on ne peut pas profiter de ce qui se dit au micro car nous sommes trop loin des enceintes.
Côté météo on a de la chance. Le ciel est très couvert, un vent frais est présent mais grâce à la foule nous sommes protégés. Juste avant notre départ, quelques gouttes vont faire leur apparition mais rien de bien méchant et ça ne durera pas.

Les départs se succèdent et on se rapproche de la ligne quand Pascal aperçoit juste derrière lui Nathalie, une coéquipière de son club. On papote un peu, on parle objectif. Elle espère un chrono de moins d'une heure et cinquante deux minutes pour faire mieux que l'année dernière, on lui souhaite de réussir.
20 minutes après les élites nous allons nous élancer. Le décompte est donné et c'est parti accompagné par l'hymne de la course interprété en direct par Melissa présente sur le podium avec les officiels. Au passage sous l'arche je démarre le chrono et ça commence par une petite grimpette qui va me dégourdir les jambes car l'attente a été longue. A rester statique nous avions des fourmis dans les jambes d'autant que la veille j'ai bien piétiné au salon de l'automobile à la porte de Versailles.
Malgré les départs par petite quantité de coureurs il y a du monde et il faut se frayer un chemin si bien qu'en arrivant sur la place du Trocadéro et du 11 novembre j'ai perdu l'ami Pascal. Il me rattrapera quelques centaines de mètres plus loin en ayant emprunté les trottoirs. Surprise, Nathalie est là aussi. Je n'ai pas vu passer le premier kilomètre mais l'allure semble un peu plus élevée que prévu.
Nous allons nous retrouver sur de larges avenues où il est agréable de courir, on ne s'y bouscule pas. C'est l'occasion pour nous de discuter un peu, on se rend même pas compte des kilomètres qui défilent. On se retrouve sur l'allée de Longchamp longue de plus de 2,5 km et où on peut apercevoir tout au bout l'arche du 5e kilomètre.



Pour moi l'allure est bonne même si elle est toujours au dessus de ce que nous avions prévu. Nathalie semble à l'aise. Au premier ravitaillement je lui prends une bouteille d'eau au passage et nous passons le 5e kilomètre en un peu moins de 27 minutes ce qui permettrait à Nathalie d'exploser son record. Mais pour l'instant le profil de la course est plutôt favorable mais ça ne va pas durer.
Après avoir fait demi-tour au bout de hippodrome de Longchamp nous revenons dans le bois de Boulogne. Là un long faux plat risque de faire mal à quelques coureurs m^me si ce n'est pas un col de haute montagne. Nathalie s’accroche mais après ce petit obstacle, vers le 8e kilo, je sens qu'elle accuse le coup.
De mon côté, à la sortie du bois de Boulogne, une personne avec son chien traverse juste devant moi. Je n'ai pas d'abs mais j'ai évité de justesse le toutou. Ensuite ça descend légèrement jusqu'à la porte d'Auteuil. Curieusement je double quelques concurrents dont un qui a été victime d'un accident intestinal et non seulement ça se voit bien mais il y a aussi les odeurs. Bref, un coup d’œil derrière et plus de Pascal à nouveau. Je lève le pied pensant qu'il est resté avec sa coéquipière quand tout à coup il refait surface sans savoir où est la miss.


Ca me fait un peu de la peine de la laisser seule mais dans cette foule nous allons perdre beaucoup de temps à la chercher sans être certain de la retrouver.
Nous adoptons alors une allure bien plus soutenue après le passage au 10e kilomètre, juste après le ravitaillement de la porte d'Auteuil. A partir de là on va doubler et doubler si bien que sur les quais je dois souvent faire l'effort de monter sur le trottoir à de nombreuses reprises pour pouvoir rester aux basques de Pascal. Mais à ce petit jeu je m'épuise quelque peu et je commence à craindre les quelques remontés de tunnel qui nous attendent plus loin entre le 13e et 17e kilomètre.
Justement, la première grimpette se profile. Pascal me dit que nous sommes allés trop vite et qu'il faut lever le pied, je ne dis rien mais intérieurement ça me réjouit. La foule est dense, j'ai quand même du mal à rester au contact de Pascal. Les petites bosses se succèdent et ça commence à devenir dur mais je m’accroche. Au dernier ravitaillement Pascal me prend une bouteille d'eau et sous le tunnel suivant nous allons dépasser Nadia et Céline puis Emmanuelle, la meneuse d'allure des 1h50 de la vague 3.
Nous sommes désormais au niveau des Tuileries que nous connaissons bien pour venir souvent courir dans le coin.
Il reste un peu plus de 2 km, nous traversons la Seine pour descendre sur les quais de la rive gauche. Les nombreux aménagements de ces berges désormais ouvertes aux piétons 7 jours sur 7 font que la route est souvent très étroite pour une telle quantité de coureurs et si moi je prends soin de ne pas gêner les autres coureurs en les doublant certains n’hésitent pas à nous bousculer pour passer, bande de c... !
C'est que l'arrivée approche. Plus qu'une petite côte et ce sera la fin. Pascal, bien plus en forme que moi, arrive à se faufiler beaucoup plus facilement puis il m'attend pour m'encourager sur la dernière ligne droite puis nous franchissons la ligne quasiment ensemble.
Je le remercie de m'avoir accompagné mais on se s'attarde pas car nous avons encore quelques kilomètres à faire pour rentrer chez nous.

Le ravito et la médaille en main, nous traversons le pont d'Iena où une personne nous signale que la course est terminée sauf que nous on a une prépa à faire...
Nous retrouvons le peloton et allons le suivre jusqu'aux Tuileries où notre chemin prendra une autre direction. Pascal s'est pris une belle gamelle, heureusement sans gravité.

Voilà encore une belle matinée qui se termine sous un ciel qui nous aura épargné le temps de la course. Je remercie mille fois l'ami Pascal de m'avoir accompagné et encouragé tout au long de cette belle course. Merci à tous les bénévoles, à l'organisation.
Le lendemain Pascal m'a appris que Nathalie avait réussi son objectif à l'aise mais souffre d'une petite douleur à un mollet. Grand bravo à elle et bon rétablissement !!
Un grand bravo à tous les amis qui sont allés au bout ainsi qu'à tous les finishers !

Mes photos :


Trace GPS Garmin:
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mercredi 15 octobre 2014

10 km Paris Centre - 11e Edition du 05/10/2014

10 km Paris Centre 


Seconde course de l'année en compagnie des collègues Nadège, Michel et Pascal.
Pour cette 4e course de Michel (3e pour Nadège) on change de style avec la course de masse sur le bitume parisien, certainement l'un des plus beau tracé de la capitale que propose ce 10 km Paris centre.
Fini l'organisation "familiale" avec une arrivée au forum des halles. Désormais sous la houlette de l'équipementier Nike, on est entré dans une autre dimension qui semble vouloir rivaliser avec les 10 km l'Equipe et ils y mettent les moyens, on y reviendra plus tard.
Vendredi midi, sous un beau soleil, je retire vite fait le dossard de l'ami Michel, pour le mien je dois m'armer de patience et attendre pas loin de 25 minutes. Quand je dis dossard c'est pas comme dans les autres courses. Ici le Numéro de dossard est imprimé sur le t-shirt de la marque. Autrement dit, ce seront pas moins de 10 000 coureurs qui porterons le maillot noir, le logo bien visible, beau coup de pub ! Quand je disais qu'ils y mettaient les moyens et ce n'est pas tout.
Dimanche 9 heures, rendez de la fine équipe aux Archives. L'avantage de cette manifestation est qu'elle se déroule à 15 minutes à pied du boulot et de la maison. Une fois prêt et équipé de la puce personnalisée (que nous garderons en souvenir) direction le Palais Royal et la place du Louvre afin d'y déposer un petit sac pour l'après course puis nous nous dirigeons vers la ligne de départ.


Pour Pascal qui part s'échauffer ce sera le sas moins de 45 minutes, pour nous la queue de peloton. La musique nous réchauffe un peu car il ne fait pas bien chaud et le ciel est bien gris ce dimanche matin alors que la veille il faisait si bon.
On aperçoit au loin des coachs donner le tempo pour s'échauffer. Trop loin pour que nous puissions en profiter. Puis une célébrité du petit écran prend la parole. L'animateur de télé Denis Brogniart annonce la présence de nombreux athlètes de haut niveau dont la championne d'Europe de marathon Christelle Daunay mais aussi de bien d'autres, je vous laisse regarder les résultats pour voir tous les autres noms connus, ils sont tous dans le haut du tableau.
Il nous annonce aussi la présence d'une légende de l'athlétisme, Carl Lewis. C'est lui qui nous fera l'honneur de donner le départ. Quand je disais que la célèbre marque américaine mettait le paquet pour devenir un événement majeur, elle n'hésite pas.



Le premier départ et donné. Il nous faudra attendre que tous les sas devant soient partis. On se rapproche de la ligne, j'ai le temps de prendre quelques photos puis nous nous élançons, le chrono est lancé.
Michel a pour objectif de se rapprocher des 1h06 et le parcours que propose ce 10 km est propice à la performance puisqu'il n'y a aucune difficulté majeure. Assez rapidement je perds de vue Nadège et j'ai beau me retourner, tout le monde est habillé de la même façon, impossible de la retrouver. Je laisse Michel adopter son allure pour ne pas l'épuiser dès le début comme à notre précédente prestation.
Le premier kilomètre est passé en 6'25 mais sur le second nous serons un peu plus lent car nous allons être ralenti dans une petite étroite. Michel me demande de temps en temps si je vois Nadège, malheureusement la miss est définitivement perdue dans la masse.
Sur la rue de Rivoli nous retrouvons un meilleur rythme mais je ne dis rien pour ne pas mettre trop la pression sur notre ami. Les kilométrés défilent et tout va bien. Michel se fait même une amie au bout de la rue du Louvre, Huguette, une V4 en pleine forme. Mais après la place des Victoires, au bout de la rue de la Banque au niveau de la Bourse, elle va légèrement prendre le dessus sur nous.
Je vais profiter du ravitaillement pour prendre une bouteille d'eau et au niveau du 5e kilomètre, boulevard de Sébastopol Nadège nous retrouve juste avant d'attaquer la partir la plus difficile du parcours, les quelques faux plats des grands boulevards.



Ces petites bosses ne sont pas bien méchantes mais l'allure va en prendre un coup. Michel se plaint que ça monte, je lui réponds que tout ce qui se monte se descend.
Nous sommes au point critique et comme à chaque fois, passé le 6e kilomètre notre ami va coincer un peu. Je l'encourage comme je peux mais quand ça veut pas, ça veut pas.
Les 8e et 9e kilomètres seront meilleurs mais à la vue des meneurs d'allure "plus d'une heure" notre collègue prend un coup au moral. Il n'es reste plus qu'un, là il est dans le dur et c'est une quantité impressionnante de coureurs qui nous dépasse.
Nadège et moi l'encourageons et même d'autres coureurs. Cette fin de courses est un peu sinueuse, derniers virages, dernière ligne droite, la ligne est franchie en un peu plus d'une heure et neuf minutes. Pas de record à la clé mais de bons moments de partage.


Nous retrouvons Pascal content de sa course. Petites photos puis direction le ravitaillement. Michel à l'air à l'ouest mais il va vite récupérer ses esprits.
Finalement on ne profitera pas beaucoup du ravitaillement car il y a trop de monde entre les coureurs, les spectateurs, les accompagnateurs. Il serait préférable soit de remettre un sac ravitaillement en même temps que la médaille (au moins on aura tous ce qu'il faut pour se requinquer sans se faire trop bousculer) soit de mettre les tables dans une zone réservée aux coureurs ou alors que mettre aussi des tables du côté du vestiaire homme. Du côté du Louvre il y avait beaucoup d'espace pour y mettre un petit ravito).

En tous les cas j'ai passé une bien belle matinée et on remet ça quand vous voulez !
Prochain rendez-vous la semaine prochaine pour les 20 km de Paris


GPS :


Photos :

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jeudi 25 septembre 2014

21,1 km course des 3 villes - 35e édition du 21/09/2014 - Le Tréport

Courses des 3 villes : semi-marathon


Prévue de longue date, j'avais hâte d'être sur la route en direction ma campagne natale pour ce petit week-end prolongé avec, en guise d'entrée, un semi-marathon du côté des villes sœurs que sont Le Tréport, Mers les Bains et Eu.
Ce week-end commence mal. Le trajet est quelque peu perturbé par de violents orages mais j'arrive quand même à Ganaches en temps et en heure pour aller faire quelques courses et surtout me rendre au retrait des dossard.
Devant le magasin sponsor de l'épreuve, pas de stand pour le semi-marathon,. Une dame m'invite à rentrer dans le magasin pour aller au rayon chaussures et là fraueyr, mon nom n'est pas dans la liste ? Une autre dame m'informe qu'une seconde liste est affichée sur le poteau opposé, tout va bien, je retire mon enveloppe rapidement, retour à la maison.















Malgré les prévisions météos qui n'annoncent pas de grosses perturbations pour le lendemain je reste sur la réserve mais quoi qu'il arrive, faudra faire avec. 
Mes affaires étant prêtes je me réveille au dernier moment. La nuit a été un peu agitée, comme chaque première nuit passée à la campagne même si c'est la chambre de mon enfance. J'avale vite fait un petit déjeuner, passage dans la salle de bain, je suis prêt alors que ma fille se fait attendre. Le ciel est bien couvert voir menaçant mais la température est agréable sauf que j'ai oublié un détail, ma maman habite une petite vallée à 15 km de la mer. En arrivant à Eu, je constate la présence d'un vent assez fort qui va certainement nous enquiquiner. 
Il est 8h15 environ et tous les bénévoles dont déjà en place aux carrefours et ronds-points. La voiture garée à côté de la caserne des pompiers de Mers-les-Bains, je rejoins la zone de départ à pied. 
Ils sont déjà nombreux à s'échauffer. De mon côté, je fais un petit tour pour explorer et repérer les lieux, donner un point de rendez-vous à ma fille. Un sifflet retentit pour nous demander de rejoindre la ligne de départ à quelques centaines de mètres de là, devant l'office du tourisme. Comme compté vite fait la veille sur les listes affichées, c'est environ 300 personnes qui s’apprêtent à prendre le départ de ce semi-marathon. 
Un rapide briefing il est demandé aux marcheurs et spectateurs de se mettre sur le côté et le coup de pétard retentit, la course est lancée !














Et ça part vite pour une première petite boucle qui nous fait faire le tour de la zone d'arrivée. De retour à proximité de l'office du tourisme nous reprenons la première ligne droite du départ sauf qu'au bout, cette fois nous tournerons à droite. 
Commence une boucle à parcourir deux fois avant de quitter Le Tréport. C'est là que commencent les difficultés. Un léger faux plat et une petite butte qui casse un peu le rythme. Quand j'entame pour la première fois cette petite grimpette, je croise le premier qui se trouve le quai François 1er, je l'encourage ! 
Quelques personnes sont à leur porte et nous applaudissent, ça fait du bien. Avec un beau soleil ils auraient été plus nombreux. A mon second passage les barrières métalliques tombent les unes après les autres poussées par ce vent violent. Ce même vent nous l'aurons de face tout au long de l'esplanade jusqu'au casino. 
Ce satané vent combiné à un début de parcours bosselé et une vitesse trop élevée font que je ne tiendrai pas cette allure jusqu'au bout. A chaque passage sur la ligne de départ les encouragements son nombreux et font du bien, mais la balade dans Le Tréport est terminée, maintenant direction Mers-les-Bains. 
Ici ce n'est pas le semi-marathon de Paris : les kilomètres ne sont pas tous annoncés, seule une pancarte de temps en temps nous donne une indication sur le kilométrage restant. 




Heureusement j'ai ma montre qui me donne des indications un peu plus précises. Les routes ne sont pas fermées à la circulation mais ici les automobilistes sont moins nombreux, moins stressés et plus compréhensifs qu'à Paris : ça semble se passer plutôt bien. Mais tout comme à Paris le semi fera la même distance et comme il est qualificatif pour les championnats de France il a été mesuré dans les règles de l'art et quelques pointures régionales ont fait le déplacement.

Sur l'esplanade de Mers-les-bains je dois lutter de nouveau contre ce vent sur un bon kilomètre et nous devons aussi franchir quelques obstacles en béton servant certainement à briser les vagues quand la mer déborde, si bien que j'arrive au second ravitaillement, vers le 11e km avec une bielle qui a coulé, plus de jus.
C'est à cet endroit qu'a été donné le départ du 10 km quelques minutes avant mon passage. J'avale un gobelet d'eau vite fait, c'est qu'il reste encore 10 bornes et quelques difficultés à surmonter alors je ne m'éternise pas.
Sur la longue route qui va m'emmener à Eu cinq concurrents vont me passer dont une fille très à l'aise. C'est que les féminines ne sont pas très nombreuses, en tous les cas j'en ai pas vu beaucoup.
Je salue quelques pompiers présents sur un rond-point avant d'avaler un nouveau gobelet d'eau au 3e ravitaillement (14e km).



J'entre dans Eu et il faut grimper sur le pont qui enjambe les voies de chemin de fer. La traversé du centre ville se passe plutôt bien pour moi, je bois encore un peu d'eau au quatrième ravitaillement. A la sortie du centre ville ils sont nombreux à nous encourager, c'est ici que doit être donné le départ de la course de 4 km mais la route qui longe de château et son domaine pour quitter la ville est en faux plat aussi. Je ne la voyais pas aussi longue.
Je vois que certains souffrent plus que moi et se mettent à la marche. Je vais profiter de la petite descente qui suit pour doubler trois ou quatre coureurs mais mon bonheur sera de courte durée car nous allons tourner sur la gauche et ça va grimper à nouveau. Je vais zapper le denier ravitaillement (vers le 20e km) puis accélérer dans la dernière descente. A ce moment précis une féminine me dépasse si vite qu'elle m'a enrhumé.
Troisième et dernier passage dans la rue Saint-Nicolas, puis la rue des Salines, la rue du Dr Pépin avant de retrouver les quais et l'avenue des Canadiens. Juste avant de descendre sur les quais, je dépasse les derniers concurrents du 10 km, une jeune fille qui encourage énergiquement ses deux amis.
Plus que 600 mètres, dernier virage je crois qu'on annonce mon nom au micro, bip bip, c'est terminé, on m'enlève la puce fixée à la chaussure.

Un chrono pas terrible mais avec un 50 km trois semaines plus tôt, un rhume qui m'a ennuyé quelques jours auparavant, une nuit agitée, un parcours un peu salé, un départ trop rapide fallait pas croire au père Noël.
Ce n'est pas grave, je suis quand même très satisfait de cette belle matinée d'autant qu'on va m’offrir un beau t-shirt, un porte-clé, un paquet de gâteau. On est pas au semi de Paris et ses tarifs exorbitants et son maillot en coton mais pour 10 euros ici, on est super bien gâtés.














Un dernier gobelet d'eau et je retrouve ma fille puis nous filons car la famille nous attend du côté de Gamaches. 


Une matinée sportive qui n'existerait pas sans le dévouement de nombreuses personnes. Et il y en avait pour tout le monde : 3 courses, du semi au 4 km en passant par un 10 km mais aussi des marches et des épreuves pour les enfants qui ont répondu présent puisqu'ils étaient plus de 150.
Alors un énorme merci aux organisateurs, à tous les bénévoles.
Merci à ma maman pour son accueil, mon frère pour la moules-frites party lundi soir ! 


Toutes mes photos :


Les traces de mon GPS qui a "merdoyé" un peu du côté de la ville d'Eu


la même trace mais sur openrunner

La page facebook du club organisateur :
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mercredi 3 septembre 2014

2014-08-30 - 50 km de la Sologne des rivières

50 km de la Sologne des Rivières 

Réveil très matinal ce dernier samedi du mois d'août pour nous rendre au départ des 50 km de la Sologne des rivières qui se déroulent à Theillay dans le Loir-et-Cher.
Pascal partira en même temps que moi mais pour les championnats de France des 100 km. Isabelle l'accompagnera à vélo tout au long de cette aventure, une mission bien délicate.

Nous sommes arrivés très tôt la veille pour retirer notre dossard. Après avoir mangé sur place et fait le tour d'un village désertique, nous récupérons nos cadeaux et ces morceaux de papier qu'il nous faudra afficher sur nos tenues le lendemain.
Nous prenons ensuite la direction d'un petit village situé à une petite cinquantaine de kilomètres, chez les parents de Pascal qui ont la gentillesse de nous héberger pour l'occasion. Je les remercie très chaleureusement au passage. Ce sera l'occasion de discuter du bon vieux temps puisque sa maman était ma chef quand j'ai pris mes fonctions aux Archives nationales.

Nous sommes dans les temps pour rejoindre la quarantaine de coureurs du 50 km et les 200 concurrents du 100 km. A 20 minutes du départ les accompagnateurs vélos sont invités à se rendre en convoi au 5e km pour y attendre leur champion(ne). Pour moi pas d'accompagnateur, c'est pourquoi j'emporte avec moi un baladeur.
Contrairement à ce qui avait été dit la veille, à savoir dossard devant et derrière pour tout le monde, ce matin il est annoncé que les coureurs du 100 km ne doivent porter qu'un seul dossard placé sur la poitrine. J'aide donc Pascal à se débarrasser du papier en trop. Des dossards imprimés pour rien !

En cherchant des têtes connues, je pense reconnaître Greg mais comme je ne suis pas certain je n'ose l'aborder. Avec Pascal on va regarder la liste des inscrits mais sans nos lunettes, aucune certitude. Nous partons à la recherche de Francine et Marc qui accompagnent une amie qui débute sur la plus longue distance. Nous croisons des coureurs de l'AOC Charenton qu'Isaeblle connaît bien puisqu'elle est licenciée dans ce club proche de la capitale. Autant dire qu'entre Pascal et Isabelle les vannes fusent... Nous leur souhaitons bonne course. 
Marc et Francine sont fins prêts, ils nous présentent Karine qu'ils vont tenter d'accompagner jusqu'au bout de ce défi. Mais pas trop le temps de bavarder, l'heure du départ approche. Une petite photo avant de partir, on se souhaite bonne course et l'aventure commence, il est 6h30 !













Pascal m'expose vite fait sa stratégie. Elle est simple, courir le plus longtemps possible à 11 km/h et gérer comme il pourra après... Comme je n'ai pas d'objectif particulier je décide de l'accompagner jusqu'à ce que nos chemins se séparent, soit entre le 17e et 18e km à Salbris.
Il fait bien frais de si bonne heure dans la forêt solognote. J'ai donc bien fait de mettre des manchettes. Ça papote un peu dans le peloton, ça s'observe aussi. Pascal salue Stéphane Mathieu. Les kilomètres défient tranquillement pendant que le jour se lève. Arrive déjà le point de rencontre avec les accompagnateurs. Nous les passons tous sans voir Isabelle. Pascal est un peu inquiet mais elle s'est mise en retrait un peu plus loin, on ne peut pas la rater.
Le premier ravitaillement est déjà là. Pascal et moi avalons un gobelet d'eau vite fait et on reprend rapidement notre allure qui semble être légèrement plus rapide que celle prévue, mais je ne dis rien. Les lignes droites de cette belle forêt se dessinent. On sait ce qui nous attend. Nous revenons petit à petit sur Nadine alors qu'Isabelle a fait demi-tour pour aller saluer Marc et Francine à l'arrière du peloton.
Pascal m'informe qu'au prochain ravitaillement il s'arrêtera pour une petite pause technique et fera ainsi d'une pierre deux coups. Et ce second ravitaillement arrive déjà. La pause s'éternise un peu, je l'attends. Nadine en profite pour nous passer. Nous repartons avec l'envie de rattraper le temps perdu en passant à 12 km/h. Je sais que ça va me griller pour la suite mais ce n'est pas grave. A cette allure nous passons quelques concurrents.

La première ville traversée, Salbris, approche. Je suis étonné de ne pas encore avoir vu les premiers comme en 2009 quand j'avais fait les 100 km. De son côté Pascal s'inquiète de l'absence de son accompagnatrice mais peu de temps après, juste avant d'entrer dans Salbris, elle revient sur nous.
Pascal propose à Isabelle de l'attendre au prochain ravito pour qu'elle s'économise puisque les concurrents du 100 km font un petit tour dans la ville pour reprendre le même chemin dans l'autre sens, ce sera 5 km de gagné pour elle. Et ce 3e ravitaillement se présente. Je souhaite donc bonne chance à Isabelle pour la suite de l'aventure car elle va se poser là et attendre le retour de Pascal.
Il m'annonce que nous avons passé le 15e km en 1h17, soit une moyenne de 5'10 au kilo alors que mon allure marathon est plus proche des 6'. C'est l'assurance d'une mort annoncée.
Nous croisons enfin les premiers du 100 km. Les écarts sont serrés. Pascal reconnaît quelques célébrités, des coureurs qu'il a fréquenté au championnat de France des 24 heures.
Arrive le point de séparation de nos parcours. Pascal va tourner à gauche pour faire demi-tour alors que moi je vais aller tout droit. Je le quitte en l'encourageant, désormais je suis seul, très seul car nous ne sommes pas nombreux sur le 50 km et les écarts sont importants entre nous.

A la sortie de la ville, on nous dirige sur un chemin très agréable en retrait de la circulation. J'observe que la ligne d'arrivée, matérialisée par une banderole tendue entre deux arbres est située là,. Il nous reste 32 km environ, soit un aller-retour de 16 km. Je dépasse un coureur qui s'est arrêté pour se soulager. La longue ligne droite me permet de voir quelques coureurs très loin devant. Après plus de 2500 m sur ce sympathique chemin, entre le 21e et 22e km, un ravitaillement nous attend juste avant de retrouver le bitume.
Alors que je revenais sur une féminine, celle-ci, équipée d'un sac à dos avec le nécessaire pour s'alimenter et s'hydrater, ne s’arrête pas aux tables et reprend pas mal d'avance. Pendant ma pause restauration, le monsieur dépassé quelques kilomètres plus tôt me rejoint. Malheureusement pour lui il n'y a pas de salé aux ravitaillements du 50 km. Nous repartons ensemble. Il a la gentillesse de me proposer à manger mais comme j'ai pris ce dont j'avais besoin quelques secondes auparavant je décline gentiment son offre.
Il est en meilleure forme que moi et le trou se creuse rapidement. Je vais néanmoins repasser brièvement son accompagnatrice qui s'est arrêtée pour cueillir un énorme champignon. Par contre la fille devant moi s'arrête de plus en plus souvent. Je la dépasse sur cette très longue ligne droite qui me fait arriver au 5e ravito vers le 27e km.

Pour l'instant tout va bien, juste un petit arrêt pour me soulager à mon tour. J'ai le temps de constater les dégâts que font les sangliers sur les bords de la route. A certains endroits, les accotements sont labourés par ces cochons qui ont pourtant d'immenses forêts à leur disposition pour y trouver leur nourriture.

Vers le 29e km je croise le premier sur le chemin du retour, il en est au 40e. A peine deux minutes plus tard voilà le second, puis le 3e... Tous sans exception auront un mot gentil, je les encourage aussi. Puis c'est Franck qui arrive. Il est satisfait car certain de passer le marathon sous les 3h30, je le félicite.
Juste avant le carrefour pour prendre la route de Pierrefitte-sur-Sauldre, un ravitaillement nous est proposé, j'en suis au kilomètre 32,5. Un gobelet d'eau à peine avalé que Greg et son suiveur sont sur le chemin du retour. Il ne s'arrête pas, juste une tape amicale, on s'encourage pour la suite. C'était bien lui que j'avais vu avant le départ.
Tiens, une petite descente !. Et si ça descend à l'aller, ça remontera au retour... On a quitté la forêt et le magnifique soleil fait monter progressivement la température.
Pas grand monde pour nous accueillir à Pierrefitte. A  part les signaleurs et les 2 dames très sympathiques du ravitaillement à côté de l'église, au centre du bourg, la population ne semble pas intéressée par la manifestation.
Peu de coureur s'arrête à ce ravitaillement car la majorité a un accompagnateur avec tout le nécessaire. Les bénévoles sont contentes de papoter un peu mais je ne peux pas m'éterniser, j'ai encore 17 km à faire.

Et c'est reparti. Mais la côte va faire baisser nettement ma moyenne.
J'en suis au 36e kilomètre, c'est souvent là que je craque sur un marathon, ce sera le cas ici aussi. Je suis dépassé par premier puis un second coureur portant un maillot aux couleurs du marathon des sables. Ils auront des mots gentils pour me réconforter mais quand ça veux plus, ça veut plus.
Je paie aussi la première partie de course trop rapide. S'ajoute à cela un petit soucis, l'absence de toilettes et les immenses propriétés boisées, généralement des domaines de chasse privés, sont clôturées. Je prends mon mal en patience jusqu'au 42e km où je trouve un échappatoire. Je vais perdre au moins 4 minutes ce qui me fait passer le marathon en 4h01 pile poil.

Quelques centaines de mètres plus loin, à l'avant-dernier ravitaillement, je vais prendre deux carrés de chocolat mais je sens tout de suite que ça va pas passer. A partir de là, plus rien ne va mais je garde quand même le moral.
J'arrête de regarder ma montre qui affiche une moyenne qui baisse inexorablement. Je trottine avec des séquences de marches qui se font de plus en plus nombreuses. Désormais je ne croise plus personne depuis pas mal de temps et les coureurs devant sont très très loin que je ne peux les voir et derrière personne à l'horizon. J'hésite à mettre la musique mais comme il ne reste que 6 bornes environ, je vais faire sans.  Par contre j'ai de plus en plus chaud alors j'enlève buff et manchettes.

Salbris n'est plus loin. Un petit faux plat et me voici au dernier ravitaillement. Deux concurrents profitent de mon arrêt aux stands pour me passer, je ne pourrai jamais revenir sur eux. J'avale un coca pour essayer de faire passer ce chocolat et ça semble être efficace. Je repars pour les 3 petites bornes qui me séparent de l'arrivée sur cette paisible et jolie allée.. Un rapide coup d’œil au chrono et je me rends compte que je peux encore être sous les 5 heures ce qui serait un exploit et c'est ce que j'ai réussi à faire.

Je passe la ligne d'arrivée heureux d'être allé au bout de cette belle course.
Une dame me remet un sac en guise de cadeau "finisher" puis je vais m’asseoir pour profiter d'un dernier ravitaillement.
L'un des 2 coureurs à avoir terminé devant moi est en train d'être interviewé. Quand il se retourne, il aura un mot gentil c'est là que je me dis que ce visage ne m'est pas inconnu (c'est en voyant son nom dans la liste des 44 coureurs classés que j'ai tilté !!).
Je vais me changer vite fait pour profiter de la navette au plus vite car je tiens à être présent à Theillay pour accueillir les centbornards à leur arrivée.

Merci à l'organisation, à tous les bénévoles qui font tout pour que notre course se déroule au mieux. Merci à tous les coureurs qui ont eu des mots d'encouragements bien sympathiques.
Bravo à tous les coureurs du 50 et du 100 km et un bon rétablissement à tous ceux qui ont dû abandonner.
Un bravo spécial à Pascal et Isabelle qui ont fait une très belle course !! on remet ça quand vous voulez !
Mille merci à ma famille qui me laisse courir...
Enfin, un ENORME merci aux parents de Pascal pour leur accueil et leur générosité.

La trace de mon GPS Garmin

La même trace mais sur Opnerunner

Mes photos:
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jeudi 26 juin 2014

2014 06 22 - 26e Transbaie

La Transbaie


26e édition de la Transbaie , 5e participation à cette course depuis 2008. Cette manifestation me tient particulièrement à cœur puisqu'elle se déroule dans la région où j'ai passé les vingts premières années de mon existence, c'est donc l'occasion de voir la famille. 
D'un autre côté, cette course a la particularité de nous emmener en plein milieu de la baie de Somme à marée basse, un endroit qui m'était interdit d'aller quand j'étais jeune pour sa dangerosité. Chaque année la presse locale nous rapportait les nombreux accidents survenus en baie faisant souvent des victimes. Sables mouvants, mer qui remonte si vite qu'on se retrouve bloqué me faisaient peur. Alors quand j'ai entendu parler de cette épreuve je me suis dit qu'on envoyait pas des gens à abattoir alors je me suis inscrit pour aller voir comment c'était là-bas avec pas mal d'appréhension, mais quand on l'a fait une fois, on choppe un virus qui vous oblige à y revenir tellement la baie est belle et l'ambiance exceptionnelle.


En raison d'une circulation difficile sur Paris et son périphérique, petit détour par Amiens ce qui me fait arriver chez ma mère avec 30 minutes de retard sur l'horaire prévu. Quelques courses, alimentaires celles-là, puis direction Saint-Valéry-sur-Somme pour retirer mon dossard. Je n'ai pas vu l'heure défiler et je pensais que le village serait ouvert jusqu'à 19 heures mais non, portes closes. J'ai fait le voyage et gaspillé du carburant pour rien, tant pis, on verra ça demain.


Le soleil brille déjà quand je me lève dimanche matin. Petit déjeuner puis casse-croûte avant de partir vers 11 heures. Ça roule bien jusqu'à Saint-Valéry-sur-Somme. Ce n'est qu'au rond point qui nous permet d’accéder au parking que ça bloque un peu, les gendarmes font la circulation.
11h40 la voiture est sur le parking, direction les stands en compagnie de ma fille Océane. On me donne rapidement mon dossard et un t-shirt toujours en... coton, puis on fait un petit tour dans le village où ça s'agite pas mal du côté du plateau TV de France 3.


Il me reste une heure trente à patienter. On va essayer de trouver un coin à l'ombre pas loin du départ mais les places sont rares.
Nous nous installons finalement sur un trottoir, à l’ombre d'un camping car et à une cinquantaine de mètres de l'arche. Nous ne resterons pas seul longtemps car ils seront nombreux à nous imiter. La petite information que nous réussirons à entendre du speaker est que le départ est avancé de 5 minutes pour cause de retransmission TV. Par la suite, le brouhaha des coureurs de plus en plus nombreux couvrira ce qui se dit au micro.  Nous voyons défiler devant nos yeux quelques déguisements (mais aussi des tatouages) plus ou moins originaux, plus ou moins bien faits, tout ça dans une très bonne ambiance. Pour se faire remarquer, un véhicule de gendarmerie souhaite se frayer un chemin sirène hurlante dans cette foule désormais compacte. Mais comme l'organisation a mis des barrières sous l'arche pour créer un sas élite, ils devront faire marche arrière sous les huées de toute l'assistance. 

A une demi-heure du départ, mes fesses ne supportent plus le bitume. Je me lève pour me dégourdir les jambes, j'en profite pour mettre le GPS en marche. Que de monde !! Tout à coup des bras se lèvent, puis des cris, des sifflets ça sent le départ mais c'est une bande de joyeux lurons déguisés tout de verts vêtus formant une chenille. Ca sent le départ, je fixe un point de rendez-vous à ma fille pour la retrouver après la course. A quelques minutes du coup de feu nous nous rapprochons un peu de l'arche













13h55, le sifflet du petit train de la Baie de Somme donne le départ des 6500 coureurs inscrits. Une bonne minute plus tard je passe la ligne dans une ambiance de folie, je déclenche alors le chrono juste pour avoir la trace GPS et connaitre la distance que je vais parcourir.
Ici le chrono n'a aucune importance pour moi comme pour beaucoup d'autres. C'est la course pour le plaisir, pour s'amuser, décompresser. De toute façon, d'une année sur l'autre, le tracé et les difficultés du parcours ne sont pas les mêmes à cause des marées qui remodèlent un peu la baie deux fois par jour.

Schéma du Courrier Picard qui n'est pas à jour pour la boucle en ville avant d'entrer en baie

Ce que je sais, c'est que l'aller vers Le Crotoy est la partie la plus difficile du parcours où on nous fait passer dans les zones les plus accidentées. Mais avant d'entrer en baie, on nous fait faire 4 km en ville de sorte à étirer le peloton pour que ça se bouscule moins sur l'étroite digue nord.
Les premières centaines de mètres sont en légère côte sur une route pas très large si bien que ça joue des coudes, même que certains n’hésitent pas à pousser ce qui en irritent plus d'un dont moi. Après s'être écarté un peu de la ville on y revient par une nouvelle petite grimpette. Les encouragements ne manquent pas. Ils sont nombreux à être sortis de chez eux pour nous voir passer, faut dire que le soleil, même s'il s'est caché un peu vers 13 heures et de nouveau bien présent.
Vers le 2e kilomètres je me retrouve sur la gauche d'une chaussée très étroite aux obstacles nombreux et même si de la paille a été mise en place pour nous protéger je suis vigilant car je ne tiens pas à embrasser un poteau ou un pylône. Cela ne m’empêche pas de prendre quelques photos en cours de route.











Après le second kilomètre nous nous retrouvons sur le port. Sur l'autre rive de la Somme, on aperçoit les coureurs qui nous devancent et qui s'apprêtent à prendre leur premier bain de boue. Un public en nombre et pas avare en encouragements nous accompagne jusqu'à la descente en baie et même sur les premiers mètres de la baie, pieds nus, pour profiter de la partie la plus spectaculaire du tracé. Cette descente avec la première zone de boue et d'eau est l'endroit où pas mal de concurrents s'en donnent à cœur joie. 
Nous passons devant tout le dispositif de sécurité, derrière la zone d'arrivée, le village de la course et le plateau de France 3, puis nous repassons sous l'arche de départ mais dans l'autre sens. Ma fille est un peu surprise car je suis en avance sur l'horaire prévu, du coup elle n'a pas le temps de prendre de photo. L'écluse franchie, je me retrouve sur la digue où je commence à avoir chaud alors que j'en suis qu'au début. Comme d'habitude ça se resserre sur cette partie du tracé jusqu'à que que nous descendions en baie mais fort heureusement sans grosse bousculade.

On y est !!
Quelques-uns sont surpris par ce qu'ils voient. On ne peut pas y échapper. La première zone de boue et de vase nous attend. Le public est ravi et réagit à chaque chute. Certains se laissent même tomber exprès où passent dans la partie où on a de la boue jusqu'au genou, d'autres s’amusent entre amis, c'est l'éclate totale. A partir de là les zones de boue, de vase et les flaques d'eau vont se succéder. Par rapport aux précédentes participations, je trouve le parcours beaucoup plus glissant, mais j'assure, j’évite la chute parfois en zigzaguant pas mal à la recherche du meilleur terrain sans me soucier de la trajectoire idéale. 

A partir du 6e kilomètre la nature du terrain va changer. On se retrouve sur un sol verdoyant mais il faut rester vigilant, la végétation peut cacher quelques pièges et se révéler glissante aussi. Désormais nous devons aussi franchir de nombreux fossés plus ou moins larges et profonds. Les premiers sont passés juste en sautant mais certains demandent un peu de réflexion. Après un bon kilomètre à sauter, escalader, ramper je m’aperçois que sur la droite, ceux qui courent dans le fossé, certes les pieds dans un peu d'eau, n'ont pas tous ces obstacles à surmonter alors je décide de les rejoindre mais nous allons vite nous retrouver sur une zone très humide et hyper glissante. Les appuis sont si fuyants que j'y laisse beaucoup d'énergie. 
On s'approche du Crotoy. Je vais me retrouver aux côtés des premiers qui sont sur le chemin du retour, nous sommes nombreux à les encourager. Le sol devient plus praticable mais les gués sont nombreux plus ou moins profonds. Je suis donc très prudent, je sors mon appareil photo de ma poche, m'écarte un peu de sorte à le protéger des éclaboussures.

 


Le public est aussi très nombreux au Crotoy où se trouve le seul ravitaillement de la course. Pour y arriver nous devons évoluer sur un sable fin qui me fatigue aussi car les appuis sont loin d'être stables. 
J'arrive enfin au ravitaillement. J'évite une caméra, pend une bouteille d'eau que j'avale rapidement tellement j'avais soif mais je ne m’attarde pas, je repars aussi sec. On traverse une partie de la ville bien animée et ça rebooste pour  les 6 kilomètres de plaisir qui m'attendent en baie de Somme. 

J'entame ce retour très calmement en prenant quelques photos. Comme ce long serpentin formé par cet énorme peloton de 6500 personnes qui s'est étiré est impressionnant. Les obstacles que nous rencontrons désormais sont généralement des zones de vase et des gués à l'eau parfois très noire. A quelques centaines de mètres de la sortie de la baie on nous fait passer dans une partie si vaseuse qu'en ressortant j'ai l'impression que mes jambes sont trois fois plus lourdes et je ne vous raconte pas l'odeur. 


J'ai hâte de trouver une belle flaque d'eau pour me rincer les baskets toutes noires. Heureusement ce n'est pas ce qui manque ici.
Curieusement c'est un peu moins glissant qu'à l'aller, le soleil a peut-être eu le temps de sécher le sol, d'ailleurs, quand j'arrive dans la montée finale, je constate que celle-ci est moins glissante que d’habitude je sors de la baie sans difficulté.



Un bon kilomètre et c'est l'arrivée que j'espère atteindre au plus vite car j'ai soif. J'ai la gorge desséchée, premier signe d'un mal de gorge qui va commencer et qui dure encore. Je vais faire le yoyo avec un concurrent qui n'en peut plus, il avance par à-coups jusqu'à ce que j'entre sur la dernière ligne droite où je vais le lâcher. Tiens un dossard au sol, une personne ne serra pas classée.
Porté par une foule qui n'a rien à envier à celle présente sur les grands cols du tour de France, je donne un dernier coup de collier et je passe la ligne en ayant doublé quelques coureurs. 

Bip bip !! Cette belle aventure est terminée. Que c'était bon, que c'était bien !!
On nous donne un sac contenant la médaille, une grande bouteille d'eau et une orange. Je retrouve ma fille puis nous filons récupérer la voiture pour rentrer chez ma maman. Curieusement je sors de cet immense parking sans encombre et entièrement satisfait de cette belle journée. 

A part le ravitaillement que je trouve un peu léger à l’arrivée et le t-hirt toujours en coton, rien à dire de cette belle organisation que je remercie. 
Un énorme merci à tous les bénévoles qui ont fait du bon boulot dans des conditions souvent difficiles. 
Merci à ma fille de m’avoir accompagné, merci à ma maman de nous avoir hébergé, merci au grand frérot pour l’excellente moules-frites, merci pour vos messages d’encouragement et à très bientôt.


Mes photos ( 2 albums puisque 2 appareils) :



Trace GPS : 



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mardi 17 juin 2014

2014 06 15 - 10 km l'Equipe (4e édition, Paris)

10 km l’Equipe


J’ai tout misé sur la case chance en m'inscrivant à tous les tirages au sort que j'ai trouvés pour espérer gagner un dossard pour cette 4e édition des 10 km l'Equipe. Ce n'était pas une priorité et j'avais prévu en compensation un trail du côté de Torcy le 29 juin au cas où la chance ne serait pas de mon côté. Mais une semaine avant le départ Samsung mobile France m’annonce que j’ai été tiré au sort. Je les remercie chaleureusement. Je dois quand même ajouter que ce n'est que justice vu le nombre d’appareils de la marque que j’ai à la maison... 

Le samedi 14 juin, accompagné de mon épouse et de la "petite" dernière je passe récupérer mon dossard vite fait place de la République. Petit passage chez Go Sport pour ma fille qui voudrait se remettre à la course à pied mais comme elle n'a pas beaucoup confiance en elle et qu'elle a peur de se montrer, c’est pas gagné !

Dimanche 15, je suis debout à 7 heures pétantes pas au mieux de ma forme. Un peu barbouillé toute l'après-midi du samedi ajouté à cela un dîner des plus allégés, bulots mayo ce n’est pas le repas idéal la veille d’une course mais le plaisir avant tout !
Bref, je passe pas mal de temps aux toilettes mais je ne suis pas pressé, le départ est donné au bout de ma rue.
A une demi-heure du départ je file rejoindre mon sas. Je n’ai jamais vu autant de runners rue des Archives, rue Rambuteau, du côté du centre Georges Pompidou (Beaubourg). Quand j’arrive sur le boulevard Sébastopol il y a déjà pas mal de monde derrière les grilles et j’entre dans le sas des 48 minutes. Je regarde un peu partout en espérant voir Marc, Jean-Pierre ou d’autres mais aucune tête connue à l’horizon.



On entre tout de suite dans l’ambiance avec un premier échauffement collectif le temps d’une chanson. Ca va réveiller les gens du quartier dont certains se montrent à leur balcon. Une quinzaine de minutes plus tard rebelote mais là il y a encore plus de monde et la foule est plus compacte si bien que je me prends quelques coups, heureusement rien bien méchant.

Juste avant le départ les speakers égrainent les noms des concurrents qui fêtent leur anniversaire aujourd'hui. Nous aurons aussi une pensée pour tous les papas, fête des pères oblige. On annonce aussi la présence d’associations dont mécénat chirurgie cardiaque et de personnalités comme Karine Lemarchand.
A quelques minutes du départ, nos deux meneurs d’allure se positionnent puis c'est le décompte pour les élites. Il est 10h00, la fête commence !

Décompte aussi pour le sas des 42 minutes, puis pour celui des 45 minutes. C’est juste après ce compte à rebours que nous allons nous avancer tranquillement vers l’arche.
Dernières photos, je range l’appareil, je vérifie que le chrono est bien prêt, 5, 4, 3, 2, 1 c'est parti !!!

Mon objectif est de voir mon état de forme, éventuellement savoir si je suis capable de rééditer les 48’33 de février. Je compte donc essayer de maintenir une allure comprise entre 4’48 et 4’54 mais au bout de 300 mètres, quand j’entre sur le rue de Rivoli mon chrono affiche une moyenne de 4’29/km, c’est de la folie.
Je me cale alors derrière la jeune femme qui porte la flemme violette d’animateur d’allure. Nous passons le premier kilomètre en 4’45 ce qui est déjà mieux. Mais cette allure ne me convient pas alors au diable les prévisions, il arrivera ce qu’il arrivera, je la passe en faisant attention aux autres coureurs car sur cette large avenue le peloton reste assez compact et ils sont nombreux à doubler sans mettre le clignotant, quelques chutes sont évitées de justesse.
Quand j’entre sur la place de la Bastille moins animée qu’à l’occasion du semi ou du marathon de Paris, je suis revenu à une quarantaine de mètres du premier meneur d’allure.
Peu de monde sur cette grande place pourtant le soleil est avec nous ce matin et pour moi la température est agréable pour courir contrairement à vendredi midi où il faisait très chaud à l’occasion des 6 km de la course du Ministère organisés chaque année au jardin des tuileries. 


Malgré un coureur qui me fait une queue de poisson m’obligeant à donner un sérieux coup de frein je me retrouve à 5 mètres de la première flamme violette dans cette légère montée vers la place Félix Eboué, 4e kilomètre.
C’est là que se trouve le ravitaillement de la mi-course mais je ne prends rien et m’écarte au maximum pour ne pas gêner et être gêné.

Le dénivelé qui suit est plus favorable, je passe le 5e kilomètre en 23'32 à ma montre ce qui m'informe d'un excellent chrono pour moi si je tiens le coup.
A l'approche du changement de direction nouvelle queue de poison juste avant d'entrer sur le boulevard du Général Michel Bizot où je me retrouve devant le meneur d’allure.
Au niveau du l’hôpital Trousseau, vers le 6e kilomètre, le groupe qui suit ce drapeau violet revient à ma hauteur et j’entends l’animateur d’allure s’écrier "on tient ces 17 secondes d’avance jusqu’à la fin".
Comme ils sont passés quelques secondes avant moi sur la ligne de départ c'est assez cohérent avec ce qu'affiche mon GPS mais je ne suis plus aussi en jambes quand on arrive sur la place de la Nation. Il nous reste 3 kilomètres et je sais qu’on va encore rencontrer un faux plat montant jusqu’au Père Lachaise.
Au 8e kilomètre un coureur est au sol dans une position proche de la PLS en compagnie d’autres concurrents qui l'interdisent de bouger puis je croise les secouristes qui viennent à son chevet, j'espère que ce n'est pas grave.
Pour ce qui me concerne ça devient dur d'ailleurs ça s'affiche sur mon chrono mais rien d'alarmant car je sais désormais que je peux faire aussi bien qu’en février voir peut-être un petit peu mieux, la suite nous le dira.
Quand on arrive au Père Lachaise, comme à chaque virage, ça se resserre du côté où ça tourne, il faut toujours rester vigilant mais à partir de là, je sais que ça descend alors je donne tout sur ce dernier kilomètre qui sera d'ailleurs le plus rapide si j'en crois mon GPS.
Le meneur d’allure qui est repassé devant depuis 2 bornes accélère aussi prenant beaucoup d’avance mais quand enfin j’aperçois l’arche sur cette interminable ligne droite, j'accélère à nouveau, je reviens bien sur lui mais cela ne sera pas suffisant.
Je passe la ligne surpris par ces gerbes de fumée qui semblent accueillir chaque meneur d’allure et surpris par ce qu’affiche ma montre. Jamais je n’aurais imaginé passer sous les 48 minutes. Faut remonter à 2010 pour trouver un meilleur chrono sur la distance, je suis aux anges !



Je vais reprendre mes esprits en essayant de voir arriver des amis mais comme je ne vois toujours personne dans cette foule immense et que je commence à me refroidir, je vais aller profiter du ravitaillement sinon je vais mourir de soif !
Je quitte les tables avec quelques bonbons en main puis on me remet la médaille juste avant de quitter la zone d’arrivée. Un petit tour sur la place de la République et retour à la maison sous le soleil et remonté à bloc pour la Transbaie dimanche prochain, dans ma campagne natale.

Comme toujours merci à l’organisation, surtout à tous les bénévoles.
Merci à Samsung mobile France pour le dossard
Merci à tous les amis pour leur soutien et à bientôt pour de nouvelles aventures !



La trace de mon GPS :


Mes photos :


Liens divers :



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lundi 16 juin 2014

2014 06 13 - La course du Ministère de la Culture

La course de la Culture 2014



Comme chaque année depuis 25 ans le collectif des associations de personnel du ministère de la Culture autrement appelé le CAP culture, organise une manifestation sportive ouverte à tous les employés du Ministère : la course du ministère. 
Cette manifestation est organisée pendant l'heure de pause méridienne et si ça dépasse on fait des heures supps pour rattraper (ça c'est pour les mauvaises langues qui penseraient que ces paresseux de fonctionnaires en profitent pour en faire le moins possible...). 

C'est aussi une manifestation pour la bonne cause puisqu'elle soutien l'association Vaincre la mucoviscidose. Pour nous, c'est l'occasion de revoir des personnes qui ont travaillé à nos côtés avant d'être mutées, de voir des personnes avec qui nous travaillons à distance mais aussi faire des connaissances. 














Cette course de 6 km pour les hommes et 4 km pour les femmes et aussi ouverte aux invités mais ces derniers ne peuvent prétendre aux podiums. Comme chaque année c'est le jardin des Tuileries qui va nous accueillir avec pour nouveauté le chronométrage électronique par puce collée au dos du dossard comme dans les grandes courses !

J'en avais pas mal parlé autour de moi pour rameuter le plus de collègues possible. Sur le papier nous devions être une bonne dizaine, dans la réalité, entre ceux qui n'ont pas pu venir à cause de la grève à la SNCF ou pour des impératifs professionnels de dernière minute et ceux qui se dégonflent nous ne seront que 5 à représenter notre établissement : Pascal, Simon, Jean-Jacques, Stéphane et moi. 


Moi-même j'ai failli ne pas venir en raison d'une réunion sur le site de Pierrefitte-sur-Seine mais fort heureusement mon chef m'a autorisé à quitter la séance un peu plus tôt, l'essentiel ayant été dit. 
A noter la présence parmi les bénévoles de l'organisation de notre collègue Magalie. Nous la remercions car sans ces personnes aucune course n’existerait. 

En arrivant je cherche mes collègues mais personne à l'horizon jusqu'à ce que Pascal me trouve. Il me faut faire la queue pour récupérer mon dossard. Aussitôt en main, je me change et dépose mon sac à la consigne. Pas le temps de s'échauffer, le départ va bientôt être donné. Juste le temps de s'infiltrer aux avant-postes pour saluer les collègues présents puis le départ est donné juste après le bref discours du directeur de cabinet. 

Pascal est en pleine forme
Ce sont 400 personnes qui s'élancent dans les allées du jardin des Tuileries qui accueille aussi de nombreux visiteurs dont pas mal d'employés des quartiers voisins qui viennent profiter du beau temps pour y déjeuner. Il faut donc être vigilant face aux pièges du terrain comme les nombreuses irrégularités du sol mais aussi face aux nombreux touristes qui ne sont là que pour les beautés du parc. 
Le premier virage passé, je ne vois déjà plus l'ami Pascal alors que Simon revient à ma hauteur. Pas le temps de papoter, Simon est en forme et s'éloigne tout doucement. Le peloton qui s'est étiré laisse apparaître mes collègues Stéphane et Jean-Jacques une cinquantaine de mètres devant moi. Le premier tour bouclé et donc un kilomètre de fait, je suis bien et je vais rester à distance de mes collègues. 
Comme j'ai oublié ma montre à la maison je n'ai aucune idée du temps et donc de mon allure. Ce n'est pas grave je vais courir à la sensation et au 3e tour, certainement à cause de la chaleur, j'accuse le coup mais je reste toujours à bonne distance de Stéphane qui a été lâché par Jean-Jacques. 
En l'absence de mon GPS je n'ai aucune idée du nombre de tour accompli et suis donc un peu perdu. Avec le comptage manuel on nous faisait une marque sur le bras ce qui nous permettait de savoir où on en était, mais là, je sais plus... 

A l'entame d'un nouveau tour je dépasse Pascal qui me dit être blessé. Coup dur pour lui car le grand raid du golfe du Morbihan et ses 177 km arrivent à grand pas et il serait bête de se blesser là après tout le travail accompli, mais je le sais costaud, c'est peut-être juste une alerte, j'espère que ce n'est pas grave. 
Fin de ce tour, Pascal m'encourage j'en profite pour lui demander s'il me reste un tour à faire mais comme je vois Stéphane continuer c'est que je n'ai pas terminé. Là, je ne sais pas si c'est moi qui accélère, lui qui a un coup de mou ou peut-être les deux, je reviens à sa hauteur. 
Plus que 3 virages et c'est l'arrivée que nous franchissons ensemble heureux d'en terminer car nous avons eu chaud, très chaud ! 

On nous offre une boisson énergétique dont je ne connaissais pas la marque et un casse-croûte aussitôt avalé. Je récupère mes affaires et nous rentrons content de notre prestation sauf pour Pascal qui va devoir se reposer et attendre quelques jours pour savoir s'il pourra prendre le départ dans 15 jours, le 27 juin à Vannes. Je lui souhaite de vite de remettre et de nous faire une belle performance. 
Pour moi, dans 2 jours ce sera les 10 km l'Equipe et compte tenu de ma prestation je ne suis pas rassuré, on verra bien... 

Merci à l'organisation, aux associations du Ministère de la Culture, aux bénévoles et à l'année prochaine j'espère plus nombreux.
Merci et bravo à tous les participants dont mes collègues !!





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