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dimanche 7 juillet 2013

10 km France des Iles - 18e édition du 07/07/2013


Après un 10 km l'équipe en mode accompagnateur qui s’est plutôt bien déroulé, l'envie d'accrocher un dossard a été plus forte que la raison. Je me suis donc inscrit à la 18e édition des foulées d’Ile de France, France des Îles, organisées le premier dimanche de juillet dans le bois de Vincennes.

Au programme de cette manifestation, une course de 5 km, un 10 km et des courses pour les enfants. Pour moi ce sera le 10 km avec un objectif plaisir avec le secret espoir d’être sous les 50’.
Arrivé tôt sur la zone de départ, pour être certain de trouver facilement une place pour la voiture, j’ai pas mal de temps devant moi pour retirer mon dossard et profiter des stands dont certains sont en cours de montage.
La sono a quelques faiblesses mais quand tout rentre dans l’ordre on nous annonce plus de 1400 inscrit sur le 10 km et qu’il y aura du retard pour le départ de la première course, le 5 km. Là, je commence à baliser car j’ai un timming très serré, je dois impérativement être à la maison pour 11h30.



Mon enveloppe en main, je me trouve un petit coin pour me préparer. A peine posé qu’arrivent Alain et Laurent. Laurent est membre du site passioncourseapied.fr et il sera le guide d’Alain, coureur non voyant.
Ils seront suivis de près par Isabelle, Francine et Pascal. Une semaine après le grand raid du golfe du Morbihan terminé en beauté, Pascal a encore un peu mal aux jambes et sera l’accompagnateur personnel d’Isabelle.


Pendant que les coureurs du 5 km sont en plein effort, l’échauffement commun est lancé sur des musiques antillaises très rythmées. Nous partons nous échauffer de notre côté. Pas besoin de trottiner longtemps pour que de grosses gouttes de transpiration apparaissent.
Ce premier dimanche de juillet sera la première journée de fortes chaleurs sur la capitale, un départ un peu plus tôt aurait été le bienvenu.
A quelques minutes du départ nous sommes tous en place à une vingtaine de mètres de la ligne. Autant dire que ça va pousser pas mal au coup de pétard.
1 minute avant nous, Alain et son guide Laurent s’élancent sous de nombreux applaudissements. Avec 2 minutes de retard, le coup de feu est donné pour le millier de concurrents impatients d’en découdre sur 2 boucles pas tout à fait identiques.
Comme je l’avais prévu, quelques coureurs, ou plutôt des bourrins, nous dépassent en nous bousculant et sans s’excuser...

Francine à pris le large. Je reste derrière Pascal et Isabelle. Dans un virage Pascal est acclamé par des membres de son club qui s’entraînent dans le coin et qui se sont arrêter le temps d’encourager les potes inscrits sur la manifestation.
Après 2 km de course je n’ai toujours pas regardé mon chrono et Isabelle revient sur sa rivale du challenge Paris running tour. Quelques photos en courant et voilà que Francine a levé le pied pour attendre Isabelle. De mon côté je me sens bien alors je hausse un peu le rythme entre le 2e km et le 4e. Je pensais que mas ami-e-s m’auraient suivi, mais non, au contraire un petit trou s’est creusé entre nous.


Le parcours, essentiellement sur chemin et assez ombragé, fort heureusement mais après le ravitaillement du 5e je vais avoir un gros coup de mou entre le 6e et le 8e km. Les jambes lourdes, l’impression d’être un mammouth paralysé. Certainement les effets de la chaleur car nous sommes passés de l’hiver à l’été sans véritable phase de transition et mon organisme n’est pas habitué à cette chaleur.
Par de telles conditions météo, il aurait peut-être été souhaitable de donner le départ plus tôt...
C’est en voyant le bout de cette avant dernière longue ligne droite, après le 8e km, que je vais reprendre un peu mes esprits pour retrouver un rythme plus convenable. Un coup d’œil au chrono pour constater que je de
Fort heureusement je vais trouver les ressources pour bien terminer, très content de ma modeste prestation.
15 jours plus tôt j’étais plus en jambes, il faisait plus frais mais je suis quand même très satisfait de cette belle course.



Aussitôt arrivé on m’enlève la puce rapidement et je file retirer vite fait mon sac cadeau, en grappillant un peu quelques places un peu malhonnêtement, ce que je n’aime pas faire et je m’en excuse, mais je suis attendu.
Le sac et la médaille en main je file sans attendre mes ami-e-s pour rejoindre ma famille avec qui nous allons fêter quelques anniversaires.
Voilà une belle matinée qui a encore passé rapidement.
Je me classe 449e sur 1274 au général et 110e sur 268 dans la catégorie V1, ce qui me satisfait largement.
Merci à l’organisation, aux bénévoles. Merci aux amis pour leur présence et leurs encouragements.
Maintenant place aux vacances et pour préparer le marathon de Millau, je serais certainement au 10 km de Torcy le premier week-end d’août et au cul d’enfer à Mondeville le 25 août.

Site de l’organisation : http://www.ajaccolade.com/



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samedi 15 juin 2013

6 km la course du ministère de la Culture 2013 (14/06/2013)

Petit retour en arrière, sur la course du ministère de la culture qui s'est déroulée le vendredi 14 juin pendant l'heure du repas.

Nous étions 5 à représenter les Archives nationales : Nadège, Delphine, Jean-Jacques, Alain, Arnaud et moi.
Une année record puisque 299 personnes ont franchi la ligne d'arrivée sur 386 inscrits.

Comme chaque année, pour que l'épreuve reste accessible au plus grand nombre, les féminines auront 4 tours à faire dans le jardin des Tuileries pour une distance totale de 4 km. 6 tours (6 km) pour les hommes.

Pour cette nouvelle édition, Nadège voulait passer sous les 20 minutes. Je l'ai donc accompagné pour qu'elle réalise cet objectif et elle l'a fait.
J'ai bouclé les 2 derniers tours seul, très heureux d'avoir participé à cette course dont voici mes photos.

Les photos de l'organisation sont là :
http://picasaweb.google.com/108342010981948285822/14Juin2013?authkey=Gv1sRgCKzYlcaOjJbruAE&feat=flashalbum#

Grand bravo à Nadège, aux collègues ainsi qu'à tous les participants.
Bravo et merci à l'organisation, aux bénévoles dont faisait parti notre collègue Olivier.
Rendez-vous est pris pour 2014 qui marquera le 25e anniversaire de cette manifestation.
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jeudi 9 mai 2013

100 km de Steenwerck, 38e édition du 08 et 09/05/2013


Au programme :
- 100 km "open" : 24 heures pour faire les 100 bornes comme on veut. départ le mercredi 19 heures.
- 100 km "course" : 100 km en 13 heures maxi. Départ le jeudi matin 06 heures.


Toutes les courses se terminent le jeudi 19 heures.

Possibilité de s'inscrire pour 1 tour le mercredi soir.
Le jeudi après-midi, des courses pour les enfants sont organisées.






Alors qu'une grande majorité de français profite du jeudi de l'ascension pour faire le pont et partir à la mer, à la montagne, quelques irréductibles convergent vers un joli petit village aux portes des Flandres, qui organise la 38e édition de ses 100 km à pied, Steenwerck.
Mercredi midi, Isabelle, Stéphane, Pascal et Juan sont prêts. Stéphane est inscrit et compte le faire avec moi. Pascal et Isabelle seront des suiveurs en vélo, Juan s’est porté volontaire pour aider l’organisation qui manque de bénévole car cette année la semaine compte 2 jours fériés, ce qui a poussé pas mal de gens à partir.

 

Un trajet sans grande difficulté à part les réductions de voies de l'autoroute A3 qui génèrent un beau bouchon, l'essentiel du trafic est dans l'autre sens.

Des échanges de SMS nous permettent de savoir que Marc et Francine sont déjà sur place et que Joseph n'est plus très loin. Plus nous approchons de Lille, plus le ciel se fait menaçant mais pas de goutte d'eau pendant le trajet.

Sur place le ciel s'éclaircit. Nous retrouvons nos amis et nous profitons d'un bon rafraîchissement. Comme nous avons beaucoup de temps devant nous, nous décidons d'aller faire un petit tour dans le village, et là, un orage nous tombe sur la tête. Ca promet pour la suite.
Aux environs de 16 heures, il faut passer à table, nous retournons dans la salle des sports.



Puis vient l'heure de se mettre en tenue. Comme le soleil se montre, nous nous changeons à l'extérieur.
C'est la joie et la bonne humeur avant le départ. Une façon de faire tomber un peu la pression (voir vidéo).
Patrick, alias Pgaz, est de retour pour assister au départ de la course du soir après avoir déposé ses affaires à l’hôtel. J'apprends que Vincent est venu en train. Le dernier coureur à arriver est Laurent. Après un marathon de Cheverny qu'il considère comme raté, il ne fera pas les 100 km mais le grand tour du soir, soit 37 km. Une fois tout ce petit monde réuni, la photo du groupe est faite puis direction le KM 0

Le collègue Stéphane est hyper motivé...


Quand les grilles du parc où tous les coureurs sont rassemblés s'ouvrent pour rejoindre la ligne de départ, un autre Stéphane, habitant le coin, est venu assister au départ et nous encourager. Il a participé à une course dans l'après midi et n'a pas voulu rechausser les baskets ne serait-ce que pour faire un petit tour.


Dernières consignes : suivre la ligne rose pour la première boucle de 7 km dans le village ensuite la bleue puis la jaune... avec tout ça on ne peut pas se perdre.
Le tracé revient à ses origines : 2 boucles d'un peu plus de 15 km en forme de huit à parcourir 3 fois précédé d'un tour dans et autour du village de 7 km pour atteindre les 100 bornes.
Ce sera une découverte pour moi, car à ma première participation, en 2009, il s’agissait d’un grand tour à parcourir 5 fois.


Les pigeons sont lâchés (pas nous, mais des vrais pigeons...) puis c'est le décompte
5, 4, 3, 2, 1 PAN !!!!
On se souhaite bonne course et c'est parti.


Beaucoup de monde dans cette petite artère du centre-ville et comme beaucoup de marcheurs se sont positionnés devant il faut les éviter, ce qui n'est pas une mince affaire et pas mal de concurrents râlent.
De mon côté la stratégie est simple : Comme j'ai presque fait du 10 km/h aux 6 heures de Buc, je pars un peu moins vite en essayant de tenir 60 à 70 km et le reste comme je peux. Ça, c'est la théorie, les actes c’est autre chose.
Laurent, Marc et Francine sont déjà loin. Joseph, Stéphane et Vincent partent cool comme moi et restent à mes côtés. Après 4 km environ, nous repassons par le centre du village. Nous croisons Pascal et sa caméra. Peu après il nous rejoint avec son vélo accompagné d’Isabelle.












Joseph est hyper motivé, je sens qu’il ira au bout tout comme Vincent qui est plus prudent. Joseph annonce les temps de passage. Nous sommes à 6’20 au kilo à peu près. Au 10e km il annonce 1h03. Un rapide calcul me fait dire qu’on est sur les bases de 10h30, ce qui est trop rapide mais je ne dis rien et je continue à les suivre. Au 3e ravitaillement, à la Croix du Bac, tout le monde passe par la case toilettes avant de reprendre la route.
La luminosité du jour faibli, c’est le moment pour moi de m’équiper pour la nuit à savoir mettre la frontale. Je reconnais certains passages de ma première participation même si nous sommes dans le sens contraire.


Après un peu plus de 21 km, premier passage à la salle des sports mais nous n’y rentrons pas. Le pointage et un ravitaillement sont à l’extérieur. C’est à la fin de la seconde boucle que nous passerons dans le gymnase. On ne s’attarde pas et nous voilà sur la partie complètement inconnue du tracé.
Joseph est désormais devant. Nous le rattrapons à chaque ravitaillement jusqu’au 7e ravito où il repart au moment où nous arrivons. Une partie du parcours, quelques centaines de mètres longeant l’autoroute, n’est pas bitumée et fait mal aux pieds, mais on a connu pire...
De retour à Steenwerck, cette fois nous passons dans la salle des sports puis nous repartons sur la boucle bleue.
Les jambes tournent bien. J’apprends que Marc est derrière. Parti trop vite ? un problème ? j’en saurais pas plus.

Nous dépassons la féminine qui s’est garée à côté de ma voiture, c'est elle qui gagnera l’épreuve. Le ravitaillement suivant est loin, un peu plus de 7 km. Pascal a troqué sa caméra, puisque la nuit il n’y a pas grand chose à filmer, contre ses runnings. Par contre, le second Stéphane, le régional, est venu avec son vélo et va nous accompagner un peu, merci biloute !!!









Alors que tout allait bien, un point de côté fait son apparition. Je vais quand même tenir jusqu’au ravitaillement où celui-ci va se faire plus discret. Par contre, ce que je mange a du mal à passer, ça sentirait le sapin ?
Pas encore. Mais pas pour longtemps. Deux kilomètres plus loin une douleur à l’aine se manifeste. J’avais déjà ressenti celle-ci peu avant les 6 heures de Buc mais comme elle n’avait pas perduré, je n’y avais pas prêté attention. Sauf qu’à ce moment précis, chaque foulée intensifie la douleur. En voyant la Croix du Bac se présenter devant nous j’informe mes amis de mon souci. Je vais essayer de tenir jusqu’au ravitaillement et après je vais marcher un peu. Sauf que mon plan ne va pas se dérouler sans accroc comme ceux d'Hannibal Smith. Même en marchant je suis gêné.



Un bon kilomètre après, sur le pont où se trouve la marque 50 km, je jette l’éponge. Pas la peine d'insister avec des conséquences qui pourraient être graves.
Il faut que j’insiste lourdement auprès de mes compagnons pour qu’ils continuent sans moi... Même Steph sur son vélo voulait rester. Ce sont les petites gouttes d’eau qui vont tomber à ce moment-là qui vont le pousser à m'écouter. 
Seul sur les deux kilomètres qui me séparent de la salle des sports de Steenwerck, je referai une tentative mais ça fait trop mal. En arrivant à la salle j’informe Juan, qui s'occupe alors du pointage, que j’arrête. Il est déçu pour moi, merci l’ami.

 

Peu de temps après Marc arrive et jette l’éponge à son tour. Après la douche nous allons nous installer dans la salle à surveiller les temps de passage de nos ami-e-s et les encourager autant que possible. Nous allons aussi assister a un récital des jeunes un peu éméchés au bar de la salle, le seul désormais ouvert a des kilomètres à la ronde.
Au 69e Stéphane, qui manque de préparation et qui s’est pris un coup au foot une semaine avant, arrête aussi. Bravo à lui, tu peux faire une petite sieste




 
Comme je l’avais imaginé, Joseph et Vincent sont bien allés au bout. Francine a été dépassée sur la fin par la féminine que nous avions doublé vers le 38e km, bravo la crêpière !! A 6 heures du matin, Pascal et moi assistons au départ du 100 km course et encourageons Nadine et Patrick.
 
 
 

On ne s’éternisera pas, car tout le monde est fatigué et nous avons 2h30 de route. Isabelle rentre sur Saint Quentin, du coup Vincent va prendre sa place dans la voiture.
Merci à Juan d’avoir pris un relais en cours de route. Stéphane était trop fatigué, Vincent ne connaît que les boites automatiques et Pascal se demande toujours comment il a eu son permis...


Bilan pour moi : une préparation qui a été un peu improvisée mais cette douleur aurait pu apparaître n’importe quand même avec une super préparation. Je ne regrette rien, tout ce que j’ai fait, je l’ai fait avec plaisir et ces 48 km sans problème ont été un régal. Les jambes auraient pu continuer un peu mais le sort en a décidé autrement.
Je retenterai l’aventure avec quand même, un travail plus sérieux de l’allure.


Merci à tous pour vos encouragements et vos messages de sympathie.
Aujourd’hui la douleur est partie, je vais attendre quelques jours avant de faire un test.
A bientôt.

 
Bravo à tous les finishers. Bravo à Laurent pour sa belle 5e place au premier tour du soir.
Merci aux bénévoles et à l'organisation.
 
Liens vers les photos, vidéos.. :
 
 
 
 


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dimanche 21 avril 2013

44 km trail des lavoirs à Chevreuse (78) - 3e édition du 21/04/2013



 
En début d’année, quand Samuel a annoncé qu’il était inscrit sur le 65 km, je suis allé faire un tour sur le site internet de l’épreuve et me suis engagé sur le 44 km. C’était l’occasion de le revoir, car la dernière réunion familiale à laquelle nous étions tous les deux remonte à bien longtemps. Puis nous nous sommes ratés l’année dernière suite à un pépin qui l’a obligé à annuler la course que nous devions faire ensemble.
Je dois aussi dire que la date de cette manifestation ne tombe pas trop mal pour servir de dernière sortie longue avant les 100 km de Steenwerck. Mais c’est avec une grosse appréhension que je me suis rendu à Chevreuse.
En effet, depuis le marathon de Paris, qui n’était pas prévu et que j’ai terminé dans la souffrance, chaque sortie est un calvaire d’autant qu’un rhume est venu aggraver la situation.
C’est donc sous un ciel dégagé mais avec des températures bien fraîches que je prends la route ce dimanche matin. Sur place, les parkings sont déjà pleins. Je trouve une place à plus de cinq cents mètres du parc des sports où se trouve le village de la course.


Le dossard en main avec comme cadeau un sac à chaussures, un de plus, je retourne à la voiture pour me changer, patienter et y laisser mon sac, car la consigne est un dépôt de sacs en vrac non surveillé. Je n’ai pas d’objet de valeur sur moi mais ça m’ennuierait de ne pas le retrouver à l’arrivée.
Après plus d’une demi-heure d’attente je me rapproche des stands. Au micro, les noms des 3 premiers coureurs du 65 km, partis 2 heures plus tôt, sont annoncés. Puis il est demandé aux 152 inscrits, dont 22 féminines, du 44 km de se rapprocher du départ. Nous sommes quelques-uns à se demander où est la ligne, nous suivons le troupeau...

 
Le départ donné, nous traversons le parc des sports pour rejoindre la forêt, un bon kilomètre plus loin. Parti quasiment en queue de peloton, j’ai décidé d’adopter une allure très tranquille et surtout de ne pas forcer dans les montées, à moi de respecter ce que je me suis fixé.

 
Pour nous le parcours est composé de 2 boucles : la bleue puis la jaune. J’avais dans l’idée qu’il s’agissait de deux boucles sensiblement égales et m’étais dit qu’au pire, si je ne suis pas en forme, j’abandonne après un tour, mais pas du tout. La première compte 14 km, la seconde 29 bornes.
La première partie du parcours, en forêt est un petit sentier peu vallonné. Au 3e km nous croisons un groupe de coureur dans lequel se reconnais Guillaume VIimeney. Il s’agit des premiers du 65 km, ils en sont à 29 km de course environ. Au 5e km, j’aperçois au loin Samuel que je salue de vive voix pour lui faire savoir que je suis bien là.
Jusque-là je suis un groupe de 3 coureurs qui sont dans l’allure que je me suis fixé, mais ils vont s’arrêter pour un besoin naturel, je continue sans eux.
La première difficulté du jour se présentera à nous après le château de Breteuil, vers le 7e km. Une belle montée que nous aurons à gravir par un autre sentier sur la seconde boucle. Certains n’ont pas fait attention au balisage et ont foncé bille en tête dans la pente la plus forte alors qu’il fallait suivre les rubalises aux couleurs d’une grande banque. Ils ont peut-être aussi été perturbés par un panneau indiquant retour toutes distances. Il aurait été plus judicieux de mettre un panneau "boucle 2 à gauche", "boucle 3 tout droit". Bref, on a un aperçu de ce qui nous attend dans une trentaine de kilomètres. Dommage pour les concurrents qui avaient déjà bien attaqué cette difficulté et qui auraient pu continuer, car au final, les deux traces se rejoignent en haut...
Après le 11e km, une petite queue de coureurs s’est formée, que se passe t-il ? C’est juste une balise de course d’orientation positionnée là pour que nous pointions notre dossard. Samuel est revenu sur moi, il est en pleine forme.


 
On papote un peu puis il reprend sa vitesse de croisière. De retour au village de la course sans encombre, je profite d’un ravitaillement assez bien achalandé. Il n’y a visiblement rien à emporter. Heureusement que j’ai pris deux barres de céréales pour les 29 km qui vont suivre.
Je retrouve Samuel qui rempli sa poche à eau. Il me reste 2 litres d’eau, ça devrait aller. Désormais nous devons suivre la rubalise aux couleurs de la route des 4 châteaux.
Après le 15e km les côtes vont se succéder. Ca grimpe raide. Dans la première côte, bitumée, je dois m’arrêter pour enlever un caillou dans ma chaussure. Samuel reviens à ma hauteur. Je vais le suivre jusqu’à la difficulté suivante.


 

 
Plus le temps passe moins j’ai le moral, surtout dans les grimpettes ou c’est dur. Les jambes vont pas trop mal mais le mental n’est pas au top, conséquence aussi de tracas personnel.
Vers le 25e km je croise 2 coureurs dont Guillaume. Que fait-il là ? d’après le plan on ne repasse pas ici, je suis complètement déboussolé mais je continue mon chemin. Puis je tombe sur une coureuse qui s’est fait très mal à l’épaule, les secouristes s’occupent d’elle pour l’évacuer, je poursuis.
Le parcours est sympathique, nous sommes désormais sur des allées plus larges qu’une coureuse me dit détester. Pour avoir fait la route des 4 châteaux et les Foulées Cernaysiennes, le paysage m’a l’air familier et je profite des passages sympa le long d’un cours d’eau. Je dois faire attention aux nombreux obstacles, les cailloux comme les racines. Par 3 fois j’ai évité la chute de justesse, la prochaine sera la bonne...
Nous traversons de temps en temps des villages, des petits hameaux où il n’y a que les gentils bénévoles pour nous encourager. Toujours un petit mot sympathique pour nous remonter le moral, merci à vous !! J’ai de plus en plus de mal à courir. Les jambes ne sont pas raides comme au marathon de Paris mais c’est le mental qui n’est pas au rendez-vous, puis je n’ai plus d’eau et il reste une douzaine de kilomètres.
Pire, après le 32e km, à la traversée d’une route se trouve une auberge ou l’odeur de viande grillée donne envie de s’attabler et d’en profiter un maximum. Les clients attablés à l’extérieur nous encouragent. Je me remets à trottiner.
Au 38e km arrive le passage que je craignais le plus, un passage sous une route annoncé très humide.


 
Il y a effectivement une bonne couche de boue bien humide mais, la tête baissée, en position du canard, je vais franchir cet obstacle sans être obligé de ramper.
De l’autre côté, le bénévole me dit qu’il ne reste plus que 5 km, ça me remonte le moral mais 500 m plus loin, la difficulté du premier tour s’annonce. Le signaleur m’indique que c’est la dernière côte et m’encourage. Je vais prendre tout mon temps pour arriver en haut. Les concurrents qui me dépassent portent des dossards de l’épreuve en relais et du 65 km. Je vais courir les 3 derniers kilomètres sauf à la sortie du bois, ou je ne peux pas m’empêcher de prendre une petite photo de la bâtisse qui domine Chevreuse.


 
Le parc des sports est là, les bénévoles et les personnes qui profitent du soleil dans le parc m’encouragent. Je fais les derniers mètres sous des applaudissements puis je vois Samuel qui m’attend. C’est terminé, mon gps affiche un kilomètre de moins que ce qui était annoncé. Je vais me jeter sur une bouteille d’eau. Côté solide il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent à part du pain d’épices tout desséché. Aucune boisson pétillante, de jus de fruits. Au bout de la table nous avons quand le droit à une très bonne binouze locale bien fraîche qui fait du bien.


 
Après avoir échangé nos avis avec Samuel, salué Valessa et Guillaume, il se fait tard et je ne m’éternise pas, car deux manifestations sont organisées sur la capitale dont une dans mon quartier, ça va bouchonner...
 
Finalement plus de peur de que mal. Pas de douleur dans les jambes, j’aurai pu recourir le lendemain mais j’ai été sage, un peu forcé, car je me suis rendu dans ma Somme natale.
Un parcours de type éco-trail de Paris assez sympa. Un grand merci à tous les bénévoles, vous avez été super comme bien souvent. Pour le prix on aurait pu avoir un meilleur ravitaillement à l’arrivée et un point d’eau vers le 30e.
Comme toujours, j’ai vu 2 ou 3 gels jetés dans la nature, pas bien du tout messieurs-dames.
 
Je vais souffrir, mais vivement le 8 mai.

Trace GPS chez Garmin ou chez open-runner
 
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dimanche 14 avril 2013

10 km de la Soli'run - Edition du 14/04/2013


 
Cette nouvelle aventure a commencé au début de l’année, quand je lance cette idée folle à notre collègue Nadège, de l’accompagner sur son premier 10 km. N’ayant pas eu de réponse négative de sa part, il ne restait plus qu’à trouver une date qui convienne à tout le monde dans un calendrier bien chargé.
Notre choix s’est porté sur la soli’run, course solidaire au profit d’Habitat et humanisme. Quelques semaines plus tard, un autre collègue, qui vient de se remettre au sport, entend parler de cette initiative et souhaite en être aussi, je me charge des formalités administratives.
Les forces en présence sont donc : Nadège, sportive l’été quand le soleil brille. Participe à la course de 4 km organisée chaque année par notre employeur dans le jardin des Tuileries. Michel, pré-retraité. Bientôt la soixantaine. A arrêté le sport quand il a quitté la brigade des sapeurs pompiers de Paris il y a maintenant environ 25 ans. Excelle dans un célèbre jeu de boules marseillais. Aime la bonne bouffe, le champagne et une bière forte mais tout cela donne du cholestérol, alors son médecin l’a vivement incité à se bouger. C’est pourquoi il s’est remis à la course à pied.
Dans son sillage, il me demande d’inscrire aussi son fils, Gabriel, à peine 18 ans, en pleine forme pour faire péter le chrono. Pascal nous accompagnera pour filmer...
Entre le jour des inscriptions et le jour de la course les pronostiques vont bon train. Entre les doutes, les peurs, les incertitudes sur la façon d’aborder l’épreuve, ça cause beaucoup.
Pas question de me faire battre par une femme s’exclame l’un. L’autre de répliquer "pas question de me faire battre par un vieux".

Jour J, 8 heures, tout le monde est à l’heure au point de rendez-vous. Du côté de la météo, je trouve qu’il y a beaucoup de nuages pour une journée annoncée très ensoleillée.
 

 
Dernières blagues avant de partir, ça chambre pas mal !! J’ai souhaité partir tôt, d’une part pour ne pas tourner en rond des heures pour se garer mais surtout, pour trottiner une petite heure avant le départ de la course.
 



 
Une fois prêts, nous allons assister à l’échauffement collectif de la soli’girl, course de 6 km réservée aux féminines.
 

 
Avec des musiques exotiques et un soleil qui est désormais bien présent la température monte... et le temps passe vite. 9H35, le premier départ est donné suivi, 10 minutes plus tard, par l’entrée en lice des minots puis des "encore" plus petits.
 

 
Pour moi c’est l’heure d’aller m’échauffer. Je vais me balader dans le bois de Boulogne, repérer le parcours, redécouvrir certains passages du marathon de Paris qui passait là quelques jours avant, mais aussi découvrir des allées inconnues. Je vais y croiser quelques bénévoles forts sympathiques dont ceux qui sont en train de mettre en place le ravitaillement du 5e km. Un d’entre eux me propose un peu d’eau. Merci beaucoup mais j’en profiterai tout à l’heure.
A dix minutes du coup de feu je retrouve Gabriel, Pascal et Michel. Nadège avait faim, elle est partie chercher sa banane... A peine le temps d’avaler son fruit que le décompte est lancé, 5, 4, 3, 2, 1 PAN !!!!
Une petite minute après les premiers, nous passons sous l’arche, c’est à ce moment que je déclenche le chrono. Un petit coucou à Pascal au passage et l’aventure commence.
L’allure est cool et ça rigole bien.

 
Gabriel à l’air à l’aise et impatient. Je lui propose de partir faire sa course en l’assurant de ma présence auprès de son père. Mais il refuse, respectant peut-être des consignes familiales. Vers le second kilomètre, Michel fait le yoyo. Il accélère pour ralentir à plusieurs reprises. Je lui fais part de mon scepticisme sur sa technique, rien de tel pour s’épuiser.
De son côté Nadège déroule. Elle qui était inquiète à l’idée de ne pas pouvoir terminer, je la sens en forme, d’ailleurs elle n’arrête pas de jacter, c’est bon signe.
Nous, qui étions partis en queue de peloton, avons doublé quelques concurrents. A mi-course nous profitons vite fait du ravitaillement. Je propose aux “jeunes” de ne pas nous attendre. Ils peuvent réaliser un bon chrono pour une première course. La réponse ne se fait pas attendre : "on a commencé ensemble, on termine ensemble".
A partir du sixième kilomètre le visage de Michel va changer. Ca commence à être dur, de plus en plus dur au fil des metres qui défilent sous nos pieds.

 
Tout le monde l’encourage. Il ne reste plus que 2 kilomètres, nous croisons de nouveau Pascal et il va nous suivre jusqu’au bout, la caméra à la main. Michel est très courageux. Pas question de marcher, de renoncer.
Le dernier kilomètre est là. Ils veulent déjà accélérer mais je leur dit que c’est un peu tôt. Attendons la dernière ligne droite, de voir l’arche pour fournir l’effort ultime.
L’hippodrome d’Auteuil est là, Pascal croise un pote de son club quand nous voyons enfin apparaître la ligne d’arrivée que nous allons tous franchir ensemble.
Bip bip, la puce a enregistré le même chrono pour toute l'équipe, pas de déçu et pari tenu.
 


Après avoir profité du ravitaillement dans la zone d’arrivée on refait la course et on commence à tirer les conclusions de cette belle matinée.


 
Nadège, qui se faisait un sang d’encre aurait pu faire nettement mieux. Elle en a les capacités tout comme Gabriel, premier de sa catégorie (junior), qui a le physique d’un coureur à pied qui s’ignore.
Pour Michel, qui a repris une activité sportive il y a pas si longtemps, c’est une belle performance. Avec un travail régulier, quelques kilos en moins, s’approcher de l’heure est réalisable.
Ce sera peut-être le prochain objectif pour ses 60 ans dans le bois de Vincennes, pour changer...
Pour moi, tout s’est bien passé malgré un rhume qui ne me quitte pas depuis 3 jours. Au total j’ai fait 19 km ce matin. Tout va bien, enfin presque, car le lendemain j’ai fait 20 km dont les 5 derniers ont été un véritable calvaire. Je dois me soigner pour retrouver une respiration normale, que la fièvre me quitte pour pouvoir m’aligner au départ du trail des lavoirs (44 kkm) à Chevreuse dimanche prochain.
Merci à l’organisation, aux bénévoles pour cette belle matinée.
Merci à l'ami Pascal pour sa présence. Nous attendons les images avec impatience.

Liens : Trace GPS avant la course : http://connect.garmin.com/activity/297651061
la course : http://connect.garmin.com/activity/297651081 (je n'ai pas arrêté le chrono tout de suite après l'arrivée...)
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dimanche 7 avril 2013

Marathon de Paris - 37e édition du 07/04/2013

 

Deux jours après le semi-marathon de Paris, un courriel de Nissan m'annonce qu'un dossard pour le marathon de Paris m'est offert grâce à ma participation à leur jeu facebook. J'étais en pleine réflexion pour m'inscrire à celui de Cheverny qui a lieu le même jour, le problème ne se pose plus.
L'inscription faite, un collègue m'annonce qu'il fait aussi parti des chanceux. Pour sa première expérience sur la distance, il souhaite m'accompagner, il risque de s'ennuyer un peu...




 

Vendredi 5, direction la porte de Versailles avec Edouard pour le Running expo. C'est le passage obligé pour récupérer son dossard et profiter d'un salon dédié exclusivement à la course à pied.
L'enveloppe en poche, nous nous dirigeons vers le stand des options car, d'après le prix qui s'est affiché lors des formalités d'inscription, celui-ci laissait penser que nous avions droit à un extra. Nos noms figurent bien sur leur liste mais on nous invite à nous renseigner sur le stand de Nissan. Les hôtesses du stand en question sont au courant de l'opération facebook et nous remettent des cadeaux aux couleurs de la marque, mais pas d'option spéciale comme l'accueil vip auquel j'avais eu droit au semi-marathon de Paris (encore merci Greg !!).
Pas grave, nous continuons notre visite. Cette année le salon occupe le plus grand bâtiment du parc des expositions. Tout est sur le même niveau et la circulation est faite de sorte à ce que tous les coureurs passent obligatoirement par l’équipementier, partenaire principal de la manifestation dont le stand est immense.




 

Le salon que nous visitons est composé de stands d'autres équipemntiers, nutritionnistes, accessoiristes, organisateurs de manifestations pédestres, presse spécialisée...
Après une bonne heure de balade, de rencontres parfois surprenantes ("Hamid Belhadj 2h14 au marathon, bonjour !! ", tant mieux pour toi, moi c’est 4 heures !  Sympa quand même), nous devons quitter les lieux, les sacs rempli de publicités.
De retour à la maison, j'ai en tête toutes ces personnes qui achètent en grande quantité, boissons, barres énergétiques, gels en tous genres, gâteaux sports et j’en passe. Moi, qui ne boit que de l'eau (parfois avec un peu de jaune dedans, certes), mais qui ne consomme pas ce que j'appelle du dopage légal, suis-je normal ? En tous les cas le business est très rentable...



 

Normal, il ne faut pas l'être pour se lever à 5 heures un dimanche matin.
J’ouvre la fenêtre et le referme aussitôt. Pas de doute, ça caille. Ca sera manche longue sous le maillot et corsaire à la place du short.
Petit déjeuner avalé, douche prise, habillé, je quitte la maison vers 7 heures. Très peu de monde dans les rues du Marais. Les policiers sont déjà en place, les abords de l’hôtel de Ville ont été décorés aux couleurs de l’événement du jour mais pas de blue line sur cette partie du parcours.



 

Sur les Champs Elysées, c’est l’effervescence du côté de l’organisation. Quelques rares coureurs sont déjà dans les SAS, le départ est dans un peu plus de deux heures.



 

Direction la consigne pour me mettre en tenue et déposer mon sac. Il y a du monde mais ce n’est pas la bousculade. Un de mes voisins s’exclame  "C’est Gilles Bouleau !!! mais si, celui qui présente les infos sur la une !!" Je ne l'ai pas vu.



 

Impossible de retrouver quelqu’un dans cette masse si on ne s’est pas fixé un point de rendez-vous. De mon côté pas de tête connue alors, une fois le sac déposé auprès des gentils bénévoles, je vais profiter du temps libre pour aller prendre la température sur la plus belle avenue du monde. J’en profite pour faire quelques photos, mon appareil va me suivre dans cette aventure tout comme mon mp3.


 

A une demi-heure du coup de feu je me dirige vers mon SAS. Je vais profiter des sanitaires installées derrière les grilles. Un bref échauffement en musique démarre. Dans chaque SAS des podiums surélevés permettent aux coachs sportifs de montrer le tempo et de mettre l’ambiance. Mais 2 ou 3 chansons et le speaker reprend la parole pour annoncer, dans toutes les langues, le départ imminent des handisports.



 



 

L’hélicoptère qui nous survole confirme que les premiers concurrents vont bientôt s’élancer.  il signifie aussi que nous sommes désormais à l’antenne de France 3.
Après avoir répété une nouvelle fois les consignes, en français, en anglais, en espagnol, de bien se ravitailler à tous les points mis à notre disposition, de ne pas partir trop vite, le départ des handisports est annoncé au micro et il est accompagné de quelques applaudissements.
Puis c’est le départ des associations suivi par quelques paroles du maire de Paris qui appuiera sur la détente après le décompte final.




C’est parti, les élites sont dans la course.
Le speaker annonce que les derniers partiront environ 45 minutes plus tard...
Pour nous la pression monte. Tout le monde se débarrasse de ce qu’il n’a pas besoin. Les déchets volent quand ils ne sont pas laisser sur le sol.
On trouve de tout, les protections plastiques données par l'organisation pour se protéger du vent, des sacs poubelle, des vieux pulls ou maillots, des bouteilles d'eau ou d'urine... Attention sur quoi on met les pieds.



20 minutes après nous commençons à marcher pour nous rapprocher de l'arche. Les 3h45 sont lâchés !




La ligne franchie on se met enfin à courir ce marathon tant attendu.

Pour ce qui me concerne, la course va commencer à un rythme élevé, trop élevé. Emporté par la foule, par les nombreux supporters qui nous encouragent. Et on galope sans slalomer, on ne se bouscule pas, il y a de la place.
Alors que je devais aborder cette course comme une sortie longue de préparation au 100 km de Steenwerck, me voilà parti avec l'idée de faire 3h50.
Beaucoup de monde tout au long des champs Elysées, tout comme sur la place de la Concorde mais aussi sur toute la rue de Rivoli.


Je suis bien, je profite d'un paysage qui m'est très familier puisque je viens souvent m’entraîner dans le jardin des Tuileries que nous longeons.
Les monuments défilent : Le Louvre, le Palais Royal, la Samaritaine, la tour Saint Jacques, le BHV, l'hotel de ville, Saint Paul puis la place de la Bastille, point kilometrique n° 5 que je passe en 26'. 
A ce moment précis, même si je suis en super forme, je sais que je me suis grillé et que la fin va être difficile, mais j'en profite.
La place de la Bastille est noire de monde et les encouragements fusent de partout, je n'entends quasiment plus ma musique. Je profite du premier ravitaillement. Je vais d’ailleurs boire une gorgée d’eau à tous les ravitos.

Je vais me mettre derrière une féminine qui va m'emmener jusqu'au 9e kilomètre où m'attend une surprise de la part de collègues.
Je maîtrise très bien cette petite grimpette pour arriver sur la place Felix Eboué où un écran géant affiche les encouragements des amis Facebook. J'ai eu le temps de lire un message pour Nadia et un pour Laurent.


L'avenue Dausmesnil va nous emmener dans le bois de Vincennes. A la porte dorée je ne vois pas mes collègues au point fixé. Faut dire qu'il y a énormément de monde là aussi.
J'entre donc dans le bois de Vincennes avec une petite déception mais avec l'espoir de peut-être les voir quand nous rentrerons de nouveau dans Paris, du côté de la porte de Charenton.

Je suis toujours derrière la même fille depuis le 6e km. Il y a un peu moins de supporters dans cette partie boisée, un peu plus sur l'esplanade du château de Vincennes. 15e km, juste avant le 3e ravitaillement la première ambulance se manifeste. J'espère que ce n'est pas grave. Les premières crampes apparaissent et deux coureurs commencent à marcher.
Porte de Charenton pas de collègue pourtant leur banderole était grande (merci Laure, Benoit....)


De retour dans les rues de la capitale par la descente de la rue de Charenton, tout est OK, quand vais-je lâcher prise ?
Je passe le semi-marathon dans les temps des 3h45, cependant je ne vois plus le meneur d'allure...
Petite côte avant de retrouver l'avenue Daumesnil pour passer une seconde fois sur la place de la Bastille.
C'est au ravitaillement juste avant les quais de Seine que je sens la fatigue me rattraper et c'est sous le tunnel des tuileries que je vais suffoquer. J'ai trop chaud, signe que je vais avoir du mal à terminer. Le second meneur d’allure des 3h45 me dépasse.
Désormais, même si je ne suis pas à l'agonie je sais que je perds du temps. Il me faut arriver sans trop de casse alors je n'insiste pas à vouloir garder  absolument la même allure.

A la sortie d'un tunnel des secouristes s’affairent sur un coureur probablement en hypoglycémie (d’après Jean-Claude).

Je profite de l'ambiance. Toujours beaucoup de monde, bien plus qu'en 2009 quand je l'avais fait pour la première fois.
Faut dire que le soleil est de sortie aujourd’hui et qu'il faut en profiter car il s'est fait rare depuis le début de l'année.
Après la tour Eiffel, la maison de la radio, nous allons entrer dans les beaux quartiers du XVIe arrondissement que je trouve un peu triste. C'est la partie du parcours que j’apprécie le moins. De plus en plus se mettent à la marche. Je résiste. Après avoir contourné Rolland Garros nous arrivons au ravitaillement du 35e km. J'appréhende les kilomètres qui suivent, c'est souvent là que je craque. C’est déjà le cas de nombreux concurrents qui s'arrêtent net devant moi sans prévenir.


Ca c'est pénible. Quand je m'arrête, je jette un œil derrière et tends le bras pour signaler que je vais m'écarter pour prévenir afin de ne pas gêner les personnes derrière moi. Quel manque de respect.
Bref, ce que je craignais arrive peu après le 37e. Le cœur et le souffle vont bien mais les jambes n'en peuvent plus.
Je vais me mettre à marcher quelques mètres avant de repartir.

J'ai la chance d’apercevoir Greg. Heureux papa depuis deux jours, il est venu encourager ses nombreux amis présents sur la course. Je m'empresse d'aller le saluer et le féliciter.
J'arrive tant bien que mal au dernier ravitaillement du 40e kilomètre, juste une gorgée d’eau, je ne m’attarde pas.
On se motive comme on peut. Plus que 2.km !!
Quelques instants plus tard je pense reconnaître une tenue familière. Plus je me rapproche et plus je suis certain qu'il s'agit de Jean-Claude.
Il est surpris de ma présence. Il est encouragé par un membre de son club. Il nous reste un kilomètre, je vais rester avec lui jusqu’au bout.

 
Dernière ligne droite, coucou aux photographes
L'arche est enfin là


Nous savourons ce moment unique, éphémère.

Mon GPS affiche 4h03 et des poussières. Epuisé, à cause aussi des 58 km effectués quinze jours avant aux 6 heures de Buc mais heureux d'avoir participé à cette magnifique manifestation.
On nous remet le T-shrit finisher, Jean-Claude me prend en photo, merci l'ami.
 
Puis une jolie médaille.

Je salue Jean-Claude qui part de son côté rejoindre ses amis de club.
De mon côté pas de queue pour récupérer mes affaires. Je ne m’éternise pas, me change vite fait puis rentre à la maison pour une sieste bien méritée.



Merci à toutes les personnes qui m’ont encouragé.
Merci Nissan
Merci à l’organisation, surtout à tous les bénévoles.
 
Bon rétablissement à Edouard qui, finalement, n'a pas pris le départ de cette course à cause d'un genou récalcitrant et m'a laissé seul.
 
Mes photos du running exp
Ma trace GPS Garmin



 



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