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mercredi 7 mai 2014

The Trail Yonne - 35 km à Sens (Yonne - 89)

The trail Yonne



The trail propose de nombreux formats de course permettant ainsi d'intéresser et donc d'attirer un grand nombre de personnes.
Du 18 km (la nouveauté de cette seconde édition), au 110 km en passant par le 35, 63, 85, des épreuves en relais sur le 35 et 85 km sans oublier des marches nordiques, il y en a pour tous les goûts.
J'avais repéré et suivi à la radio la première édition de cette manifestation à laquelle je ne m'étais pas inscrit pour 2 raisons. La première est qu’au lancement de cette course j'avais trouvé le prix des inscriptions très élevé. Il me semble que les organisateurs avaient corrigé le tir après. La seconde raison, la plus importante, est que j'avais comme objectif de retourner à Steenwerck qui se déroulait quelques jours après.
Cette année, sachant que quelques connaissances allaient s'y rendre je me suis inscrit tôt mais pas pour la même distance qu'eux. Quand j'ai gagné New-York je me suis fait la promesse de ne pas faire de course de plus de 50 km et à la fin du mois de mai j'ai le marathon du Mont Saint Michel alors pas de folie. C'est donc sur le 35 km que je vais aller m'amuser.

La famille devait m'accompagner jusqu’à la veille ou ma femme change d'avis. Je me dis alors qu'y aller en train serait peut-être préférable sauf qu'en voyant l'heure du dernier train pour rentrer cela risque de faire juste, C'est donc en voiture que je rejoins cette jolie bourgade bourguignonne aux confins de la région parisienne.

J'arrive à Sens en début d'après-midi et je fais confiance au fléchage vers le parking. Je vois déjà un coureur en tenue en train de trottiner à une heure trente du premier départ...

Direction la salle pour retirer le dossard. Ça commence par le contrôle d'identité, le bénévole garde la pièce d'identité en échange de la puce. Méthode que je trouve limite légale compte tenu de l'explosion des usurpations d'identité, mais je n'ai pas trouvé de texte officiel sur le sujet.
Ca continue avec la vérification du matériel obligatoire. Celui ou celle qui a oublié son sac est priée d'aller le chercher. A la fin de l'inspection, tout est bon, on me remet un petit ticket à présenter à la table suivante, la remise du dossard et de la puce. 
L'enveloppe en main, il nous est demandé d'apposer sur le dossard une pastille de couleur correspondant à notre distance, verte pour ce qui me concerne.
J'ai la chance de tomber sur Thierry, bénévole pour l'occasion puisqu’il est blessé. Un grand merci pour son implication, sans eux il n'y aurait pas de course.

Thierry
Francine , Marc, Muriel et Juan














Je retourne à la voiture pour déposer mes affaires et attendre les amis. A peine le coffre ouvert que je vois arriver Muriel, Francine, Juan et Marc.
Muriel est inscrite sur le 18 km, elle partira donc en même temps que moi à 16 heures alors que nos amis, inscrits sur la plus longue distance, partiront une heure plus tôt avec le 63 et 85 km. 
Nous retournons à la salle ou Francine souhaite savoir ou se trouve la consigne. Nous constatons que la météo sera plutôt clémente avec nous. Même si de temps en temps, quelques nuages menaçants cachent le soleil et qu'un vent frais désagréable apportent un peu de fraîcheur. 
Je commence à penser qu'une fois sur les hauteurs de la ville le vent risque d'être plus fort alors je vais certainement courir avec une veste.

Dans la salle ça s'active. Pendant que Marc, Francine, Juan saluent des connaissances j'observe ce qui se passe. Il y a ceux qui réfléchissent, ceux qui s'étirent, ceux qui papotent et ceux qui friment exhibant leurs derniers équipements à la mode hors de prix...
Au loin j’aperçois furtivement Guillaume, le vainqueur de la première édition. Une dernière photo et direction la ligne de départ.
Je tombe sur Greg qui compte bien prendre sa revanche sur l'écotrail et glaner les points nécessaires pour pouvoir s'inscrire à la CCC. Objectif atteint haut la main, grand bravo à lui !!


Je vais me trouver une place pour filmer entièrement les coureurs des 100, 85 et 63 km s'élancer mais j'ai merdé grave, du coup... pas de vidéo !

Les derniers participants passés direction la voiture pour me mettre en tenue. Alors que Muriel est déjà prête, il me faut remplir les bidons, un isostar orange et un citron, mettre quelques barres de céréales dans le sac, l'appareil photo, mon téléphone dans une poche de la veste, la casquette sur la tête. Je suis prêt !

Retour vers l'arche du départ. Pas de passage par les toilettes car il y a trop de monde. Une petite discussion avec Thierry qui fait une pause bien mérité puis nous allons nous positionner vers la fin du peloton histoire de ne pas gêner les coureurs rapides.
Nous n'attendrons pas trop longtemps. Après un briefing clair net et précis sensiblement identique à celui du premier peloton le départ est donné dans une très bonne ambiance.
Je souhaite bonne course à Muriel et au passage sur les tapis le chrono est lancé.

1600 m dans les rues de Sens et nous quittons la ville par un chemin très pentu qui donne le ton. Avec ce qui est tombé du ciel ces derniers jours je pensais que le sol serait bien gras mais il n'en est rien. Si j'avais su j'aurais mis d'autre pompes.
Je ne vais pas m'épuiser dès le début, je fais comme les autres, je marche. Le chemin n'est pas très large mais certain arrivent quand même à dépasser.
Le marquage au sol montre qu'au retour on repassera par ce chemin.
Ce qui est monté se descend mais là nous nous retrouvons sur du bitume jusqu'à la sortie du premier village que nous traverserons.
Je suis régulièrement doublé par un coureur minimaliste qui accompagne une dame, Véro si je ne me trompe pas. Il est en train de faire une belle séance de fractionnés surtout dans les grimpettes.

Même s'il est vallonné, le parcours est très agréable. Entre les champs, les bois c'est le calme absolu. Je n'ai vu aucune circulation sur les petites routes empruntées pourtant il a quelques habitations et donc des riverains susceptibles de sortir ou rentrer chez eux.
La descente de la seconde bosse va nous amener à Collemiers, km 08, premier ravitaillement bien animé.
Je prends un tuc, une gorgée d'un de mes bidons et c'est reparti toujours dans une bonne ambiance. 
Après ce village, les parcours du 18 et du 35 se séparent ce qui va éclaircir considérablement le peloton qui s'était déjà pas mal étiré.
Vers le 9e kilomètre, je vais me remettre à marcher dans la 3e montées. Dans certain coin la végétation est si verte qu'on se croirait en Normandie mais les vastes champs de colza nous rappellent que nous sommes bien en Bourgogne.

Tout s’enchaîne pour le mieux. J'ai assez chaud mais de temps en temps un vent frais me rappelle que j'ai quand même bien fait de mettre une veste.
C'est le pied, je n'ai même pas pris de musique et je ne regrette pas même si je me retrouve occasionnellement seul.
Vers le 16e km une longue côte va faire baisser ma moyenne d'autant que je vais m'arrêter pour une pause technique. De 6'10 de moyenne je vais passer à 6'20 /km. Je dois aussi avouer que je m'arrête pour prendre des photos...
C'est à ce niveau que notre parcours se sépare de celui des 100, 85 et 63 km. 3 bons kilomètres plus loin (vers le 19e km) le marquage au sol nous indique que toutes les distances (sauf le 18 km) se retrouvent à partir de ce point pour rentrer à Sens.
Les descentes, qui ne sont pas un exercice dans lequel j'excelle, me font toujours perdre des places puisque je ne prends pas de risque. Ça me permet de voir ce qui se passe sur le coteau d'en face, ce qui me fait dire que ça va bientôt remonter mais d'abord il y a le second ravitaillement, celui de Marsanguy, km 22. 

Pas mal de monde dès l'entrée du village jusqu'aux tables. Là, un musicien doit se sentir bien seul sous cette grande halle au centre du village. 
Là, je vais prendre un peu de temps pour avaler 2 tuc, quelques raisins secs et un gobelet de cola. J'en profite pour remplir une gourde que j'ai vidé à boire régulièrement.

En repartant j'entends quelques personnes se demander combien de kilomètres il reste à faire. Je vois aussi pas mal de coureurs qui s'étirent, ça devient dur pour pas mal de monde surtout qu'à la sortie du bourg une belle longue côte se présente. 
Ca va faire mal !
Je suis surpris de voir une fille me dépasser super à l'aise. Sur le coup j'avais pas capté mais le 35 km se fait aussi en relais, c'est certainement une personne qui vient de commencer sa course. Je dépasse le coureur minimaliste. Il n'est pas au mieux d'autant que sa copine a plus de 100 m d'avance sur lui.
Dès que le dénivelé devient propice je me remets à courir. Sur les hauteurs on apercoit la vallée de l'Yonne et la ville de Sens se profile.

Une nouvelle descente. Comme mon gps affiche 31 km je me dis qu'il ne doit plus y avoir qu'une seule difficulté sauf que sur la colline d'en face, je ne vois pas les installations sportives qui se trouvaient en haut de la première côte. Nous arrivons dans un nouveau village où un dernier ravitaillement nous est proposé. Il resterait 5 km à faire et une côte à gravir.

Cette côte est juste après le ravitaillement. De plus en plus de coureurs n'en peuvent plus dont un qui me dit avoir des crampes dans les deux jambes. 
Ca descend de nouveau légèrement, une fille qui marche comme un canard ou un pingouin (c'est comme on veut) n'en peut plus. Je l'encourage en lui disant que c'est bientôt la fin mais le monsieur juste devant elle nous lance "il y a 38 km à faire !!" et en levant la tête, apparaissent en face de moi les bâtiments qui confirment les dires de ce monsieur.

Il y a donc bien encore une côte et quelle côte !
Le pompon, la cerise sur le gâteau.
Juste après avoir traversé un rond point, un petit sentier étroit et très raide s'offre à nous. Que c'est dur, mais quel régal un peu plus haut quand on découvre la vue sur la ville de Sens et l'Yonne qui la traverse.


Encore quelques efforts et je me retrouve sur le chemin que nous avions monté au départ et qu'il faut désormais descendre. Celle là fait mal au cuissots.
Les quelques concurrents que je dépasse marchent tous. Je rentre en vile et un papy à son balcon me lance "allez monsieur, c'est bientôt fini !!" je le remercie chaleureusement. 
Je vais faire l'effort pour revenir et dépasser un groupe de filles, je passe le rond point, double un coureur épuisé, dernier virage, dernière ligne droite, bip bip, ma puce est enregistrée, c'est terminé.
J'aurais bien fait quelques kilomètres de plus mais il faut être raisonnable.

On me remet une jolie médaille, puis je file faire la queue pour rendre la puce et récupérer ma carte d'identité. En même temps on me donne un tee-shirt sympa. 
Direction la consigne reprendre mon sac. Il n'y a personne, ça va vite par contre ils sont nombreux à se faire masser..



Je passe un maillot sec et je vais profiter du plateau repas qui est offert avant de reprendre la route. C'est l'occasion de revoir Thierry qui officie un peu partout, c'est le dur métier de bénévole et il faut être courageux, encore merci à tous les bénévoles super sympas rencontrés tout au long du parcours.
A table il me semble entendre que le premier du 63 km vient de franchir la ligne d'arrivée. La sono, avec le brouhaha est un peu limite pour cette grande salle et je n'ai peut-être pas bien compris, en tous les cas aucune info sur les amis en piste sur le 110 km.
Une fois rassasié, il fait encore jour quand je reprends le route pour rentrer à la maison. Finalement j'avais largement le temps pour le dernier train mais là il me faut trouver une station service si je ne veux pas faire des kilomètres à pieds en plus.

En conclusion, une très belle épreuve à 1h30 de Paris. A part cette histoire de rétention de pièce d'identité l'organisation est parfaite. Le parcours, super bien balisé, est très agréable cependant, pour de purs traileurs il y a certainement un peu trop de bitume. Les chemins n'étaient pas trop détrempés juste ce qu'il faut pour qu'ils soient suffisamment souples à mon goût.
A faire et à refaire !!

Surpris par le nombre important de coureurs en difficulté sur une telle distance. Mal préparés ? Partis trop vite et surpris par la difficulté du tracé ?
Par contre je n'ai pas vu de déchet sur le sol ce qui est un point très positif.

Bravo à tous les coureurs (finishers ou pas) et comme toujours, énorme merci à tous les bénévoles !

Super bénévole Thierry


Trace gps de ma montre :



Mes photos :

Autres médias :


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vendredi 2 mai 2014

En attendant The Trail





The Trail Yonne


Pas d'entrainement aujourd'hui puisque demain après-midi je serai au départ du 35 km de la seconde édition de The Trail à Sens dans l'Yonne.

Ce matin je suis donc allé faire le plein de vitamines pour demain chez Decathlon Paris Madeleine.

Je me suis pris des powertabs fast hydration d'Isostar ainsi que des bidons et une paire de lunette de soleil. Bref, la carte bleue a un peu chauffé.
Suis prêt pour demain, l'heure du départ du 35 km est fixée à 16 heures !!

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mercredi 30 avril 2014

Sous le soleil

J'aime ces belles matinées ensoleillées où tout se passe super bien.
Après avoir rencontré madame la proviseur samedi aux buttes Chaumont, aujourd'hui c'est M. Boniface que j'ai croisé sur la coulée verte.











C'était aussi l'occasion de tester mes nouvelles Hoka achetées sur I-Run, les Bondi 3 M. Un peu moins dynamiques que mes anciennes Tarmac mais très confortables quand même.

On remet ça demain du côté des quais de Seine/Tour Eiffel.
Bonne journée !!

Le détail de ces 21 km d’efforts.
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mardi 29 avril 2014

10 km du bois de Boulogne - Paris.

L'affiche

Edition du 27 avril 2014 des 10 km du Bois de Boulogne


Mes collègues Michel et Nadège voulaient refaire la soli'run mais cette année elle tombe le jour de la Transbaie. Compte tenu de mes engagements nous nous sommes rabattus sur cette manifestation pour la 3e compétition de Michel, la seconde de Nadège.
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mercredi 23 avril 2014

Séance du mercredi 23 avril 2014

Les quais lors de la Color Run 2014
Encore un document à signer pour New-York et ce soir une petite sortie sur les quais de Seine. Quelques accélérations, tout va bien. 
Le soleil a commencé à jouer à cache-cache mais les températures étaient excellentes pour trottiner.
Par contre, beaucoup de touristes sur les quais comme aux abords du Louvre...

A demain !



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samedi 19 avril 2014

Marathon de Paris - 38e édition

C'est grâce à un tirage au sort organisé par la marque GU energy France que j'ai pu prendre le départ de ce 38e marathon de Paris, le 3e officiellement pour moi. Le vendredi précédant la course, pendant l'heure du repas, je me rends au running expo pour retirer mon dossard. J'y retrouve Nadège qui souhaite voir ce que propose le salon et pourquoi pas repartir avec une paire de chaussures. Boulot oblige, la visite de l'expo a été rapide, j'ai quand même eu le temps de saluer vite fait Patrick (marathons.fr)

Jour de la course, 2h30 du matin. Alors que j'ai eu beaucoup de mal à m'endormir, non pas à cause d'un stress lié au marathon mais excité à l'idée que l'ami Pascal puisse faire de belles choses aux championnats de France des 24 heures du côté de Toulouse, le téléphone me réveille. Je n'aime pas ça du tout, certainement une mauvaise nouvelle. Je me lève, décroche et j'entends "papa, tu peux descendre j'ai oublié ma carte !!!!" Inutile de vous exposer ici tous les noms d'oiseaux qui me sont passés par la tête. Du coup impossibilité de me rendormir. A 6 heures je prends mon petit déjeuner habituel en ayant quasiment pas dormi avec un petit morceau de gâteau de semoule maison et je file à la douche. Avant de partir, un dernier coup d’œil aux résultats des 24 heures du Confluent et je constate que Pascal est passé à la 13e place, premier de sa catégorie, je lui envoie un dernier message d'encouragement. J'en crois pas mes yeux. C'est ce qui m'a empêché de dormir et il l'a fait, je le savais...

A peine 7 heures, les rues du quartier sont tranquilles. Les policiers sont déjà en place à l'hôtel de ville, les quais du métro sont calmes. Au fil des arrêts, le train va se remplir de personnes en tenue, prêtes à en découdre. Et ça parle dans toutes les langues, certains tout sourie, d'autres un peu angoissés. Je descends à Franklin D Roosevelt pour prendre la température sur la ligne de départ. Ca s'agite, tests de sonorisation, mise en place des grilles, accueil des bénévoles. En remontant l'avenue, je vois déjà des coureurs qui trottinent dans les sas, d'autres qui se changent sur le trottoir puis, une personne d'origine asiatique me demande en anglais où est la consigne. J'arrive à le comprendre et l'invite à me suivre. Il me dit être un globe-trotter marathonien. Quelques semaines auparavant il était à Jérusalem et après Paris il prendra la direction de la Norvège.

 
Après avoir quitté cet aventurier, j'en retrouve un autre, Jean-Pierre. Comme nous avions choisi le même sas de départ, nous nous sommes mis d'accord pour nous retrouver et patienter ensemble. Lui a un objectif compris entre 3h35 et 4h00, moi plutôt proche des 4 heures. Finalement, on va essayer de le faire ensemble.


En place dans les sas, nous n'avons plus qu'à patienter. Pour nous réchauffer on nous propose un premier échauffement collectif, qui ne durera que le temps d'une chanson... Jusque là il n'y a pas grand monde et on peut bouger librement. On observe ce qui se passe autour de nous, on papote de nos différentes aventures puis on entend vaguement un premier décompte, c'est le départ des handisports.
Quelques minutes plus tard, l'hélicoptère de la télé nous survole, le départ de la course est donné sous de nombreux applaudissements.


Un autre échauffement collectif est proposé, mais là il y a tant de monde qu'il est impossible d'effectuer les mouvements proposés par les coachs perchés sur de hautes estrades. Arrive le moment de nous rapprocher de l'arche en marchant. Avec le soleil qui brille je n'ai plus besoin de ma protection en plastique.

 

Nous nous rapprochons doucement de la ligne de départ puis nous sommes de nouveau à l'arrêt, car c'est la partie droite de l'avenue qui aura la chance de s'élancer en premier.

C'est enfin notre tour mais à peine s'être souhaité bonne course et l'arche franchie que nous pensons déjà à nous arrêter pour une petite pause technique. Une fois soulagé l'aventure commence réellement, je rassure Jean-Pierre que nous pourrons rattraper le temps perdu au fil des kilomètres. Mais pas besoin de s'énerver car on a pas perdu de temps. L'allure est déjà trop élevée puisque nous passons le premier kilomètre en 5'28 malgré notre arrêt... Pour un objectif de 4 heures nous aurions dû passer le premier kilo en 5'41 mais, comme à chaque fois, je suis tombé dans le piège avec l'excitation, la foule et le dénivelé favorable de l'avenue des Champs Elysées.
C'est parti pour une belle balade dans les rues de la capitale. On a de la chance, il fait beau ce qui favorise la présence de spectateurs en masse. Nous sommes sur la première partie que j'aime bien. La rue de Rivoli jusqu'à la Bastille est large et agréable et propose de nombreux monuments à voir.
Je reste derrière Jean-Pierre et j'observe les personnes qui nous entourent. L'allure baisse un peu mais reste toujours trop élevée à mon goût, je ne dis rien. A peine 3 kilomètres (si je ne me trompe pas) et nous sommes déjà pris en photo par Maindru. Il fait beau, on est bien.
Le premier ravitaillement à Saint-Paul ne propose que de l'eau. Nous prenons une bouteille puis nous entrons sur une place de la Bastille noire de monde où nos puces sont enregistrées au passage du 5e kilomètre.
Le ravitaillement en solide est sur la place, je n'ai pas envie de manger et je ne compte pas m'y arrêter. J'entends JiPé s'exclamer "Christine !!!". Je me retourne et le copain est en train de faire la bises à des amies bénévoles. A peine remis à courir qu'on entend une voix féminine crier "Allez Jean-Pierre". Que de supportrices, quel tombeur ce JP !!
Du 5e au 10e kilomètre j'aime moins bien, peut-être parce qu'il y a cette petite grimpette rue de Reuilly pour rejoindre la place Félix Eboué. Quand on entre sur l'avenue Daumesnil pour rejoindre le bois de Vincennes on voit au loin ce long cortège de coureurs, c'est impressionnant.
Quand on entre dans le bois de Vincennes, Jean-Pierre me demande de ne pas l'attendre car il doit s'arrêter pour une nouvelle pause technique. Je lui réponds que ça tombe bien, moi aussi.
Au ravitaillement du 10e, je prends un morceau de banane et une bouteille d'eau fraîche, trop fraîche...
Il faut faire attention où on met les pieds. Le mélange morceaux d'oranges et peaux de bananes en grand nombre sur le sol rendent la chaussée dangereuse.
On se retrouve devant le château de Vincennes. Nous avons dépassé des personnes portant le même maillot de club que Pascal. J'ai juste le temps de me présenter et de leur parler vite fait des exploits du pote. Lui va bientôt en terminer alors qu'il nous reste 3 heures de course. En même temps lui a fait plus de 5 marathons d'affilés...
Jean-Pierre me signale une petite douleur et me demande de partir, ce que je ne compte pas faire. On est parti ensemble, on termine ensemble. Je lui propose de ralentir, ce que nous allons appliquer tout de suite.
Nous arrivons au ravitaillement du 15e où je vais prendre quelques raisins secs et boire à nouveau un peu d'eau. C'est que les températures sont très favorables, il ne faut surtout pas se déshydrater. Mine de rien les kilomètres défilent et pour moi tout va bien.
C'est une foule énorme qui nous accueille à l'entrée de Paris, porte de Charenton. Cette foule nous porte mais je ne dois pas m'enflammer surtout que ça va descendre et mon camarade n'est pas au top.
Nous passons le 21e km en 1h59, pile poile dans l'objectif des 4 heures.


Désormais je suis devant et me retourne régulièrement pour voir si JiPé me suit mais au 22e kilomètre, au même endroit qu'au semi de Paris, je veux éviter un ravitaillement en boisson énergétique servie en gobelet. Il y en a partout sur le sol et c'est très collant..
Je suis dans mes pensées et je m'écarte pour éviter la zone. J'en oublie JP quelques secondes et quand je me retourne il n'est plus là. Je regarde du côté des tables mais il y a tellement de monde que je ne le vois pas. Je vais lever le pied, me mettre sur le côté, il va bien me rattraper et me signaler sa présence, mais rien de tout ça. J'imagine alors que la douleur a été plus forte et qu'il a renoncé.
C'est donc avec un peu de tristesse que je me remets dans la course. Après avoir passé une place de la Bastille toujours aussi animée, on se dirige vers les quais de Seine, sur la voie Georges Pompidou. Comme toujours, cette partie est bien garnie en spectateurs jusqu'au tunnel des Tuileries transformé cette année en discothèque avec jeux de lumières, laser et tout ce qui va bien, sympa !!
Je ne sais pas d'où vient cette odeur mais j'ai comme l'impression que ça sent le caca. Un pet qui aurait foiré ? Je retrouverai cette odeur dans les narines 2 autres fois plus loin.
Ces 900 mètres de tunnel passés, on arrive sur la partie la plus délicate du tracé. Nous allons enchaîner quelques descentes et remontées de tunnel qu'il faut bien négocier pour ne pas se cramer. Sous le tunnel de la Concorde, pour la seconde fois je vois un coureur allongé sur le sol mal en point entouré de personnes qui s'occupent de lui. Un peu plus loin, Cours Albert 1er, un autre concurrent est entouré de secouristes. Ils sont nombreux désormais à marcher, à s'arrêter pour s'étirer. Je n'aime pas ça et j'aime encore moins cette douleur au ventre qui fait son apparition. Certainement les effets de l'eau trop fraîche avalée plus tôt.

Au Trocadero, tous les tabourets pour se faire masser sont occupés. Pas bon de s'arrêter à ce stade de la course. A cet endroit se trouve aussi le ravitaillement du 30e km où je mange quelques raisins et je bois un peu d'eau. Je me remets à courir mais pas pour longtemps. Entre les nombreux concurrents qui marchent, l'énorme foule qui s'avance comme sur un col de haute montagne lors du tour de France il n'est pas possible de courir.
Et ça râle, ça pousse !!! Je vais être obligé de faire connaître mon mécontentement à une demoiselle lui expliquant que ce n'est pas ma faute si ça bloque devant et qu'il n'est pas nécessaire de me pousser. Au 31e kilomètre je me remets enfin dans le rythme mais pour les 4 heures c'est mort et cette douleur au ventre devient de plus en plus persistante. Je suis à la recherche de toilettes, mais les rares sanisettes parisiennes sont hors service ou occupées. Au bout de la rue Molitor, 4 cabines ont été installées mais une est fermée par un cadenas et il y a la queue. Mon dossard n'étant pas un passe-droit, je me résigne à reprendre la course. De nouveau un concurrent au sol et l'ambulance qui nous dépasse n'a pas vu les signes des secouristes déjà sur place. Heureusement, les cris de coureurs feront réagir le conducteur.
Après avoir fait le tour de Rolland Garros, juste après le 34e km au niveau du ravitaillement du 35e, de nombreux WC sont là, disponibles et pas de queue. J'en profite !! Je ne vous raconte pas l'état des toilettes, une vraie porcherie, une honte.
Je repars léger et sur un bon rythme mais cela ne va pas durer. 2 km plus loin, dans le bois de Boulogne, partie que je trouve toujours aussi monotone, j'accuse le coup et comme de toute façon je ne peux plus être dans les temps l'envie de marcher se fait de plus en plus forte.
Mais je vais résister. Petit à petit, objectif après objectif je ne m'arrête pas. Les secouristes sont toujours très demandés, les ambulances se faufilent comme elles peuvent dans la foule.

40e km, dernier ravitaillement et dernière gorgée d'eau. La porte Maillot se dessine, mais ce n'est pas notre destination. Cap à tribord, la foule se fait de plus en plus dense, les coureurs qui marchent de plus en plus nombreux. Même si l'envie est très forte pas question pour moi de flancher à un petit kilo de l'arrivée. Et de nouveau un coureur qui râle parce qu'il ne peut pas passer. Ce n'est pas ma faute si d'autres marchent, je dois aussi me frayer un chemin. Il s'excuse en me disant que ce n'est pas après moi qu'il en avait.
Porte Dauphine, il est demandé aux personnes sans dossard de se mettre sur le côté. Dernier virage et l'arche d'arrivée se profile. Qu'elle est loin !!
Dernières photos, je lève les yeux au ciel pour le remercier de m'avoir donné la force et le courage d'être allé au bout. La ligne franchie, je stoppe le chrono. Un chrono pire que l'année dernière bien que je finisse en meilleure forme cette année.
Pas grave, l'essentiel est d'avoir participé et d'être arrivé sain et sauf !!
Autour de moi il y a beaucoup d'émotion. Beaucoup de gens qui ont tout donné, qui ont souffert et qui craquent le ligne franchie, ça aussi c'est très impressionnant.


Les récompenses en main, je file récupérer mes affaires pour me changer. C'est un concert désagréable de pin-pon va m'accompagner jusqu'à ce que je quitte les lieux.
Il est déjà pas loin de 14 heures. Je repars en passant un petit coup de fil à Jean-Pierre pour savoir où il se trouve et s'il va bien. Il me dit qu'il a réussi à aller au bout. Je suis content pour lui mais un peu inquiet des conséquences de son obstination. Il me confie qu'il ira consulter si la douleur persiste quelques jours, j'espère que ce n'est pas grave. J'ai aussi reçu un message confirmant que Pascal est bel et bien champion de France des 24 heures dans sa catégorie.
Une journée historique !!!

Et BRAVO aux 39115 finishers !!


Merci à tous les bénévoles. Merci pour vos messages d'encouragement. Un grand merci à GU pour le beau cadeau qu'il m'ont offert.

Trace GPS :
Mes photos : Photos Maindru
et un diaporama sympa :

le récit de Jean-Pierre sur son site
quelques vidéos :
Running expo Le départ Ambiance course Le best of   ,Et encore une vidéo de l'organisation :   Merci aux bénévoles : :
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jeudi 27 mars 2014

21 km Trail du Val de Trie (Moyenneville - 80)



J'avais prévu d'aller rendre visite à la famille depuis quelques semaines mais pas de faire une course. Par curiosité, je suis quand même allé faire un tour sur le calendrier du site le-sportif.com et j'ai trouvé ce trail, à 14 km de chez ma maman.
Je n'ai pas pu résister et je me suis inscrit par internet sur la plus longue distance, le 21 km (l'autre épreuve étant sur 13 km).
J'arrive dans le hameau de mon enfance peu avant midi sous une belle averse de grêles. Ca promet pour cet après-midi. Le temps change rapidement et le ciel bleu réapparaît mais pas pour longtemps, comme chacun sait, après le beau temps, la pluie...
.


Le temps de manger et c'est déjà l'heure de se préparer puis de reprendre la voiture sous un ciel très menaçant. En arrivant à Moyenviille, rien n'indique qu'une manifestation sportive va se dérouler dans le village. Je me gare à deux pas de l'église, la route sèche vite grâce à un vent assez fort.
C'est en me rendant au stade que j'ai vu cette petite banderole qui annonce la course.


C'est une petite tente qui abrite l'accueil des sportifs pour la remise des dossards. Les coupes et les récompenses y sont aussi exposées. Nous sommes une bonne centaine de coureurs inscrits sur le 21 km et à peine une cinquantaine sur le 13 km.


Le dossard et le gâteau battu en main, je retourne à la voiture pour me mettre en tenue et attendre le départ. Un ravitaillement est prévu vers le 12e km mais je ne compte pas m'arrêter. Je ne sais pas ce qu'on va y trouver alors j'emporte mon sac à dos avec tout ce dont j'aurais besoin.
Je vais profiter de la présence d'un beau soleil pour aller m’échauffer et repérer un peu les lieux. Sur le parking de l'autre côté de l'église ça se prépare aussi. Aucune tête connue mais des maillots que j'ai déjà vu sur des courses parisiennes mais aussi sur de grandes manifestations comme la Transbaie, Millau, etc...
Je n'ai qu'une vague idée du type de parcours qui nous attend mais ce qui est certain c'est qu'un vent fort va bien nous enquiquiner.
On ne sait pas trop ou sera donné le départ. Ici c'est la campagne et on fait avec les moyens du bord. Pas de ligne tracée sur le sol pour nous indiquer où sera donné le départ. Je me trouve un petit coin et j'attends de voir ce qui va se passer.



A quelques minutes du départ un petit briefing est donné pour nous demander d'être vigilant sur les changements de parcours car si on part sur la mauvaise distance, pas de classement. Pour ce qui me concerne, ça m’ennuierait de ne pas faire 21 km !
Pas beaucoup de moyens mais un coup de pétard très fort libère le troupeau.
C'est quasiment en queue de peloton que je m'élance avec pour seul but de faire une sortie longue en mode reporter.
Un petit tour de la place du village et de l'église puis nous quittons le bourg pour entrer sur le premier chemin après 900 m de course.



Ca papote pas mal dans le peloton qui s'étire tout doucement et comme je n'ai pas pris la musique ça me distrait un peu.
Je suis surpris de l'état du terrain. Avec tout ce qui est tombé je m'attendais à beaucoup plus d'eau et de boue. Pour l'instant le parcours est agréable, pourvu que ça dure !
Après 2,6 km de course, cap à gauche toute et la première difficulté se présente à nous. Un long faux plat montant qui ne me résistera pas. En haut, je sors l'appareil photo ce qui fait causer un peu...

En plaine, le vent est très désagréable. Au kilomètre 3,8, nous retrouvons le bitume, ça monte légérement mais pas pour longtemps.
Tout baigne jusqu'au 6e km où ça commence à descendre. Comme je ne suis pas bon dans ce domaine et que le sol est recouvert de gros cailloux je ne prends pas de risque, je me retourne pour faire quelques photos..



Nous arrivons dans un hameau où je salue les rares personnes qui nous regardent passer. Comme je le pensais, tout ce qui se descend se remonte, une belle côte nous ramène en plaine. Je vais la monter tranquillement sans m'épuiser et en haut on retrouve ce p....n de vent !
Peu avant le 8e km les deux parcours se séparent. On ne se bousculait pas mais alors là, je me retrouve quasiment seul.
Je bois régulièrement l'isostar que j'ai emporté dans mes bouteilles et tout va bien, je me régale. Ca descend de nouveau. Nous arrivons dans un tout petit hameau où j'aperçois une énorme ferme aux portes de hangar numérotées de 1 à 12 ! impressionnant
Je dépasse un tracteur juste avant de tourner à gauche et là, surprise, une belle côte ! Je commence à la monter en courant mais rapidement je me rends compte que je vais y laisser des plumes alors je marche et j'en profite pour grignoter une barre de céréales.



Quelques concurrents en profitent pour me dépasser mais cela ne m'inquiète pas du tout,car je suis persuadé que certains vont se mettre dans le rouge, et c'est bien ce qui va arriver. 
Je suis surpris de retrouver nos camarades de la petite distance. Je ne savais pas qu'on les retrouvait pour les quitter à nouveau et pour de bon un kilomètre plus loin.

En bas d'une descente, quelques maisons et  quelques coureurs arrêtés au ravitaillement. Nous sommes vers le kilomètre 11,5. Comme prévu je le zappe et je continue ma route mais une nouvelle côte s'offre à nous. Je vais à nouveau marcher et me faire dépasser par des coureurs requinqués par le ravitaillement. Pas d'affolement, je ne m'occupe pas des autres et je poursuis à mon rythme.
Nous nous retrouvons sur une très longue ligne droite en direction de Rogeant, à découvert mais fort heureusement le vent n'est plus de face. J'en profite pour doubler quelques personnes.
Avant d'aborder la descente vers le village, j'ai le temps d'observer les coureurs qui remontent de l'autre côté du champs. Ce qui me fait dire qu'on aura une dernière difficulté à surmonter avant de dérouler vers l'arrivée, sauf surprise....
J'entre dans le petit village, j'ai.chaud et j'ai pas mal bu si bien qu'à un moment ça doit ressortir. Je dois donc m'arrêter pour me soulager.
Quelques centaines de mètres plus loin, la grimpette est là. Un petite côte pas très raide mais qui casse bien les jambes quand même. 



On voit le long cortège de coureurs qui confirme ce que je pensais, c'est tout plat jusqu'à la fin.



Je ne sais pas ce qui me donne des ailes, la peur de me prendre une saucée ? l'isostar ? Mais je vais augmenter l'allure ce qui va me permettre de dépasser 6 ou 7 personnes juste avant d'entrer dans la zone pavillonnaire qui marque l'entrée dans Moyenneville.
Le coureur qui me précède est trop loin pour le rattraper. Nous entrons sur le stade ou un mini-cross nous attend avant de franchir la ligne d'arrivée quelques secondes après le monsieur que je ne pensais pas rattraper.
Mon GPS affiche une distance de 20,7 km.


Photo de l'organisation

Aussitôt arrivé, on me pique mon dossard.
Comme de grosses gouttes commencent à tomber et que la tente semble saturée pour profiter d'un ravitaillement, je fonce à la voiture pour rentrer vite fait profiter d'une bonne douche avant d'emmener ma maman faire ses courses.
Super content de cette belle sortie campagnarde. Une course bien organisée, bien balisée, des bénévoles super sympas, un parcours agréable et en bon état malgré les averses, bref, que du bonheur et pas mécontent d'avoir fait le déplacement.

Quelques chffres : 127 classés sur le 21 km ( contre 97 en 2013) et 48 coureurs sur le 13 km.

La trace de mon GPS :

Photos :

Site de l'épreuve avec toutes les infos sur la course, les résultats, les photos, etc...
http://www.trail-du-val-de-trie.com/

Prochain rendez-vous : le marathon de Paris le 06 avril
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mercredi 5 mars 2014

Semi-marathon de Paris - 22e édition du 02/03/2014



Je me présente à ce 22e semi-marathon de Paris avec quelques incertitudes. Quelques doutes sur ma capacité à tenir la distance après un 15 km terminé dans la douleur début février. Par contre le moral est au beau fixe suite au bon chrono réalisé sur un 10 km une semaine plus tard.

La veille, je suis allé retirer mon dossard dans un “village” assez tranquille peu avant midi. Aucune connaissance rencontrée, je suis donc revenu rapidement à la maison où je vais éternuer jusqu’à l’heure d’aller au lit. Cela m’inquiète un peu mais le lendemain plus rien...
Quelle surprise de me réveiller avec un magnifique ciel dégagé et un soleil radieux. Est-ce le signe que la journée va être exceptionnelle ? Le petit déjeuner avalé, la douche prise, habillé quasiment prêt à courir, direction le métro. Pas grand monde dans la rue des Archives comme sur la rue de Rivoli encore endormie. Par contre dans le métro il y a beaucoup de monde comme aux heures de pointes en semaine, mais qu’est-ce qui peut bien se passer du côté de Vincennes ?
La rue de Rivoli au niveau du BHV et de l’hôtel de ville est encore calme.
Les allées qui bordent le château de Vincennes, tranquille la veille, se sont transformées en une énorme fourmilière. Francine m’a vu et vient me saluer. Nadia est là aussi. Nous interpellons Jean-Pierre qui traînait dans le coin puis nous partons retrouver d’autres personnes dont j’ignore les identités. Les appareils photos sont de sortie notamment pour rendre hommage et encourager Harry, un speaker très connu dans la région parisienne, qui doit subir une lourde intervention chirurgicale le lendemain.

Entre temps Marc nous a retrouvé. Nous filons déposer nos affaires à la consigne et comme de nombreuses personnes n'ont pas lu ou compris comment ça fonctionnait cette année, il me faudra être un peu patient.
Je retrouve Francine, Nadia et Marc. Nous sommes dans le même sas, nous resterons donc ensemble. Un petit tour du propriétaire pour trouver l'entrée de la zone d'attente et l'échauffement commun et en musique est lancé, il est 9h30.
Nous nous faufilons pour nous rapprocher des premiers rangs, c'est là que nous retrouvons Jean-Pierre
.

Grosso modo, nous allons devoir attendre au moins 45 minutes, mais ça va passer vite. D'abord on papote, puis on regarde ma tronche qui passe régulièrement sur l'écran géant (merci Vittel, partenaire de la manifestation). 10 h 00, l'écran géant nous montre le départ de la course sous de nombreux applaudissement. Quelques minutes plus tard, ce sera le tour des dossards préférentiels.
On se rend déjà compte à l'écran, que des dossards n'ayant pas la bonne couleur se retrouvent en première ligne. Que font-ils là ? comment ont ils pu rentrer dans le SAS ? Mystère...
Visant un chrono d'une heure et quarante-cinq minutes, j'avais le choix entre partir avec les 1h40 avec le risque de gêner des gens plus rapides que moi ou partir avec les 1h50, en essayant d'être devant pour na pas être gêné. C'est la seconde option que j'ai retenu avec l'inconvénient d'une attente un peu plus longue. Avant chaque nouveau "lâcher" de coureurs, un décompte est lancé, puis vient notre tour d’avancer doucement pour rejoindre la rue de la Pyramide. Nous découvrons un véritable champ de bataille. Des protections en plastiques plein sur le sol, sur les barrières mais aussi des vêtements, des bouteilles certainement remplies d'urine, des dames et des messieurs qui font leur besoin avant de partir même devant quelques badauds, supporters...
..
Il serait peut-être intéressant que l'organisation installe des sanitaires dans les SAS. Arrive enfin le décompte final pour nous. On se souhaite bonne course, puis au passage sous l’arche, je mets mon chrono en marche.
Je compte prendre un départ prudent car je ne suis pas chaud. Je ne souhaite pas me faire mal et me mettre dans le rouge tout de suite. Le peloton est assez fluide, pas de bousculade et pas besoin de slalomer.
C’est quand même sur un bon rythme que je passe le premier kilomètre (5"03). Au lieu de rester à cette allure, je vais rapidement me retrouver proche des 4’50. Entre le 3e et le 4e kilomètre, je suis surpris de voir l’ami Pascal en train de discuter sur le bord de la chaussée. Le biloute devait faire une sortie de 3 heures tôt le matin pour pouvoir nous encourager du côté du BHV, rue de Rivoli. Mais un réveil tardif l’a contraint à revoir son emploi du temps. Je vais donc avoir la chance de faire quelques kilomètres en sa compagnie.
Passage au 5e kilomètre un peu en avance sur l’objectif en 24’ et des poussières. Dans les temps pour faire mieux que l’année dernière mais je signale à mon ami que je risque de le payer plus tard, la route est encore longue. Je zappe le premier ravitaillement où il n’y a plus grand-chose notamment sur les premières tables et il y a encore du monde derrière...
La porte de Charenton est bien garnie en spectateurs. Les pompiers de Paris ne sont pas avares en encouragements, ça fait chaud au cœur. Nous sommes désormais dans Paris intra-muros. Je sais qu’en bas de la rue de Charenton, nous tournerons à droite pour nous retrouver dans la première difficulté du parcours, une petite côte qui casse un peu les pattes. Je vais assez bien négicier cette partie du tracé.
Beaucoup de monde aussi place Félix Eboué où nous allons prendre la direction de la place de la Bastille sur une route en pente plus favorable. Les kilomètres défilent sans soucis si ce n’est que j’ai chaud. J’aurais dû opter pour le tee-shirt ou le débardeur.
Je passe l’arche des 10 km, en 49’11. L’allure a sensiblement baissée mais toujours dans les temps. Peu avant la place de la Bastille, je souhaite m’écarter le plus possible du ravitaillement offert par Powerade, partenaire de la manifestation. Je sais qu’à cet endroit le bitume va être très collant. Par contre je vais prendre une bouteille d’eau au ravitaillement officiel quelques mètres plus loin.
Nous entrons sur une place de la Bastille noire de monde. Un concurrent chute lourdement devant nous mais se relève aussitôt. Sur les quais mais aussi sur toute la rue de Rivoli de nombreux spectateurs sont présents et ça donne des ailes. La météo exceptionnelle doit être la raison principale qui a fait sortir toutes ces personnes.
Nous contournons l’hôtel de ville pour rejoindre la rue de Rivoli qui nous ramènera à la Bastille. Pascal me dit qu’au bout de la rue de Rivoli il ralentira pour essayer de retrouver Francine, Marc et d’autres, puis il aura terminé sa sortie du jour. Il me souhaite de bien terminer et me laisse seul face à mon destin.
L’arche du 15e km se profile sur la rue du faubourg Saint-Antoine. Un petit coup d’œil au chrono et je me rends compte que je suis plus rapide d’une minute par rapport au chrono réalisé trois semaines plus tôt aux foulées charentonnaises. Toujours dans l’objectif, mais je sais que la rue de Reuilly sera le juge de paix. Si j’arrive à bien négocier cette plus longue côte, je peux espérer bien finir les quatre petits kilomètres qui resteront à parcourir. Mais ça ne se passe pas toujours comme on l’espère.
Dans cette grimpette, je vais prendre le train d’une féminine jusqu’à la place Félix Eboué où je vais la doubler. Mais j’ai dépensé beaucoup d’énergie et j’ai beaucoup de mal à relancer la machine surtout que je vais rattraper des groupes de concurrents qui courent soit pour la bonne cause soit entre amis, que sais-je, mais ils occupent presque tout la largeur de la chaussée ce qui m’ oblige à modifier ma trajectoire et je perds un peu de temps.
Plus besoin de regarder le chrono pour savoir que c’est foutu.
Derrière le zoo de Vincennes, le 20e km est là. Nous allons tourner à droite pour nous retrouver sur l’avenue Daumesnil en direction du château de Vincennes où on n’aperçoit pas encore la ligne d’arrivée.
Qu’il est long ce dernier kilomètre. Certains ont encore beacoup du jus et n'ont peut-être pas tout donné pour accélérer aussi fortement, j’en suis incapable.
Les derniers photographes sont au milieu de la chaussée quand enfin, l’arche se profile. Je vais quand même réussir à faire un bon dernier kilo (bon pour mon niveau), mais le chrono final est moins bon d’une minute que l’année dernière en 1h45’42. Pas grave, j’ai passé un super moment.

Je vais attendre Francine que je laisserai après le dernier ravitaillement, car je suis attendu.

Pour conclure, je suis en manque de sortie longue, ce qui est un handicap pour terminer correctement les courses. Cependant je suis super heureux d’avoir vu (revu) du beau monde et d’avoir passé une très très belle matinée. Merci à tous pour vos encouragements. Merci à tous les bénévoles, à l’organisation et peut-être à l’année prochaine. Merci au partenaire Overstim.s, pour le dossard !

TRACE GPS :


PHOTOS :

Quelques vidéos de l’organisation
 :



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