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samedi 15 février 2014

2014 02 15 - Course de la Saint Valentin (10 km)

15e édition et ma 5e participation a cette manifestation. Bien organisée par les Frontrunners de Paris, la course compte pour le Paris Running Tour, l’accueil comme l’ambiance sont particulièrement excellents.
Cette année, travaux dans les buttes Chaumont obligent, les 10 km se dérouleront sur le même format, 5 tours, mais dans le parc de la Villette, entre cité de la musique, la grande Halle, le Zenith et le canal.
La première chose qui nous est venue a l’esprit quand Pascal, Isabelle et moi avons appris la délocalisation exceptionnelle de la manifestation, c’est que ça serait tout plat, donc propice à la performance. Mais c’était sans compter sur un parcours un peu plus sinueux, sur la présence de pavés et surtout d’un vent fort sur les 500 m qui bordent le canal.
5H45, samedi matin, le réveil sonne. Pour une course programmée à 10h30 ça me laisse le temps de préparer mes affaires... En fait, ce réveil aussi matinal était programmé pour sortir dans la rue le bazar que les encombrants doivent nous débarrasser.
8H30, je retrouve Pascal, Isabelle et Joseph. Ce dernier est arrivé la veille de Saint-Quentin (02) et a passé la nuit chez Pascal. Il a bien aidé Pascal à descendre le mobilier dont il voulait se séparer.

En attendant le bus, la perruque bleue d’Isabelle ne passe pas inaperçue. Le trajet en bus se fait dans la joie et la bonne humeur, c’est aussi l’occasion pour Joseph de faire une balade touristique.
Arrivé porte de Pantin, je constate que le quartier a bien changé depuis mon dernier match de foot sur le stade Jules Ladoumègue. Il faut désormais faire tout le tour pour entrer dans le complexe sportif.
Nous croisons Francine qui attend que Marc trouve une place pour se garer mais nous filons immédiatement dans la salle nous mettre à l’abri du vent. Le dossard, la puce et le beau t-shirt en main, on se trouve une place pour se mettre en tenue. Vont venir nous rejoindre, Nadia et ses schtroumpfettes, suivi de près par Jérôme le miraculé. Jérôme devait participer à cette manifestation pour le seconde fois avec pour objectif de passer largement sous l’heure mais la semaine précédente, un souci cardiaque l’a obligé à abandonner ce projet.
Ce n’est que partie remise !!

C’est son neveu Mickaël qui va profiter de son dossard. Ce sera sa première compétition en course à pied. Les sacs déposés à la consigne, je salue les amis facebook Jean-Pierre, Pascal et d’autres dont j’ignore les prénoms (toutes mes excuses) puis, nous nous dirigeons vers le parc de la Villette à environ 700 m du stade.
En cours de route nous croiserons Charly, un collègue qui habite le coin et qui promène son chien. Devant la grande halle, l’échauffement collectif a déjà commencé. On va trottiner un peu pour se mettre dans le bain, mais avant de se positionner sur la ligne de départ je dois me soulager, et je ne suis pas le seul.

Quelques photos et on se place dans le peloton. Des personnes nous signalent qu’on serait mieux devant, car nous sommes dans un groupe d’équipes en duo déjà en place bien qu’ils partent 3 minutes après nous.
Mickael compte faire dans les 50 minutes et reste donc dans mon sillage. Je lui dis qu’il va s’ennuyer avec moi et qu’il ferait mieux de s’envoler de ses propres ailes, enfin, il fait comme il veut.
Joseph n’a pas d’objectif kilométrique, contrairement à Pascal qui s’est positionné en conséquence bien devant pour atteindre le sien. Francine est aussi devant nous, je ne vois plus Marc, Isa, Nadia et ses amies. Le décompte final est lancé, on se souhaite une bonne course et c’est parti pour 10 km.

Nous nous élançons sur une ligne droite d’un peu moins de 400m, assez large composée essentiellement de paves avec au centre, une étroite bande de bitume.
Assez rapidement et sans slalomer, je trouve mon rythme. Il est un peu plus élevé que la semaine précédente, ce qui me fait penser à ce qui s’est déroulé 6 jours plus tôt, à Charenton. Aurai-je assez de jus pour aller jusqu’au bout ?

Le long du canal, nous devons luter contre le vent de face. Pour l’instant, le peloton est encore compact et on peut s’aider des autres concurrents pour s’en protéger un peu. Les 400 derniers mètres de ce circuit sont sur les pavés. Heureusement, ce ne sont pas les pavés irréguliers des quais de Seine même si nous aurions préféré une surface plus agréable. Cela dit, avec les Hoka ça passe super bien.

Le premier tour bouclé, je reviens à la hauteur de Francine qui s’est déguisée pour l’occasion. Comme la semaine précédente, je vais revenir sur elle et rester à sa hauteur avec toujours ce doute de pouvoir tenir jusqu’à la fin.
Je rappelle à Mickael, qui semble à l’aise, qu’il devrait prendre la poudre d’escampette pour aller chercher un bon chrono. Faut dire qu’à 25 ans, un physique de champion taillé pour faire de belles performances en course à pied, il est capable d’assurer seul, mais pour une première il souhaite assurer l’essentiel, bien terminer. Il aura certainement l’occasion d’améliorer son chrono sur d’autres défis.
Nous allons donc faire quelques tours ensemble et à chaque passage à proximité de la ligne d’arrivée, nous serons bien encouragés par une haie d'honneur de pompoms girls, par Jérôme à qui j’ai laissé mon appareil photo et par Edouard qui a eu le courage de venir nous supporter (avec son appareil photo) ce qui est super sympa.

Vers la fin du 3e tour, nous sommes dépassés par des flèches, les premiers de la course en duo.
Lors du 4e tour ce sont les premiers du 10 km qui nous mettent un vent, ça va vite !
A chaque tour, sur la petite partie où les coureurs se croisent, j’encourage Jean-Pierre, Joseph et Marc.
Dernier tour, j’invite à nouveau Mickael à se faire plaisir. Cette fois il accepte et je le vois partir doucement. Un petit souci au ravitaillement lui fera perdre quelques secondes. Il a voulu ramasser le gobelet ou l’orange qu’il lui a échappé des mains. Faut pas s’arrêter pour ça !
Pendant ce temps j’ai perdu Francine. Ai-je accéléré ou a -t-elle flanché ? D’après mon chrono j’ai très légèrement augmenté l’allure mais de là à ne plus la voir sur la courte partie où on se croise, je suis très surpris. En fait, elle était bien derrière moi, cachée par d’autres concurrents...

Dernier virage, j’aperçois 2 schtroumpfettes que je dépasse puis j’ai en ligne de mire Nadia et Isa en pleine discussion.
Je n’arriverai pas à revenir sur elles mais je dépasse un groupe de 4 ou 5 coureurs dont un ne l’entends pas de cette oreille. Il va résister et nous franchirons la ligne quasiment en même temps, heureux d’avoir terminé cette belle course.
Je retrouve Jérome, Mickael et Edouard qui me précisent que Francine est arrivée pas loin derrière moi, ce qui me rassure.
Pascal est parti à la rencontre d’Isabelle et des schtroumpfettes alors que Marc en termine.


Bravo à Pascal pour son très bon chrono
Et bravo aussi à Marc, qui en a gardé sous le pied pour le semi-marathon du lendemain

La course terminée pour tout le monde, on retourne rapidement au gymnase pour ne pas prendre froid.
Le chemin qui nous ramène à la salle sera l’occasion d’échanger nos impressions sur la manifestation. Les avis sont partagés : Il y a ceux qui préfèrent les buttes Chaumont, d’autres qui n’ont pas aimé les pavés, les nombreux changements de dirrection, ceux qui ont aimé le parcours plat...
Pour l’ami Pascal, les buttes Chaumont, ça monte et ça descend, et quand la pente est favorable, après en avoir un peu bavé, on peut se refaire une santé, car sur le plat pas de répits.
C’est vrai, mais je pense que le temps que j’aurais perdu dans les grimpettes n’aurait jamais été récupéré dans les descentes et jamais je n’aurais fait ce chrono dans les buttes.
Pour terminer, merci à tous les amis de leur présence, et bravo à vous tous pour votre course.
.

Merci à cette belle organisation, rien à dire, c’était parfait.
Merci à tous les bénévoles sans qui rien ne pourrait se faire.
Merci à Edouard d’âtre venu nous encourager et nous photographier. 
Merci et bon rétablissement à Jérôme. Remets-toi vite pour qu’on s’en fasse une petite tranquillement.
Merci pour vos encouragements.
Prochain rendez-vous, début mars pour le semi-marathon de Paris.
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mercredi 12 février 2014

2014 02 09 - Foulées Charentonnaises (15 km)


C'est encore une semaine très difficile qui a précédé ma 6e participation aux Foulées Charentonnaises. En début de semaine, on m’a extrait 2 dents et mis sous antibiotiques. Même si je n'ai pas souffert de l’opération en elle-même, ça laisse des traces, alors je ne suis pas allé trottiner de la semaine pour être bien reposé. De toute façon, avec le temps de cochon que nous avons eu quasiment tous les soirs et le boulot, je ne serais sorti m’entraîner.
Ce 15 km, qui en est à sa trentième édition, est l'un des rendez-vous incontournable de la capitale pour celles et ceux qui préparent le semi-marathon et le marathon de Paris. Le parcours est propice à la performance. Les rues de Charenton et du bois de Vincennes ne proposent aucune difficulté. Seules les conditions météorologiques peuvent influer sur le bon déroulement de la course et cette année, c'est le vent qui sera notre ennemi.
Cette manifestation propose de nombreux formats de course: 5 km, 15 km duo, course enfants, bref, il y en a pour tous les goûts, tous les niveaux, de quoi passer une belle matinée de sport. C’est certainement pour toutes ces raisons qu’il y a de plus en plus de monde d’année en année. Mais cette année, la fête a été gâchée par la disparition prématurée en début d’année du président et entraîneur de l’AOC Charenton, le club d’Isabelle, organisateur de cette manifestation. Le speaker ne manquera pas de le rappeler tout au long de la matinée.


Dimanche, un peu plus de 7 heures, j’informe Pascal et Isabelle par sms que je suis prêt et les attends pour les emmener à Charenton. Exceptionnellement je vais m’y rendre en voiture pour revenir à la maison le plus rapidement possible après l’épreuve, repas de famille oblige. Si nous partons tôt c’est pour qu’isabelle, bénévole pendant toute la manifestation, soit à l’heure mais aussi pour être certain de trouver une place au plus près de l’arrivée.

Il n’y a pas encore grand monde dans les rues de Charenton. Je récupère mon dossard rapidement. Avec Pascal nous allons nous asseoir dans la grande salle encore vide. Nous avons deux bonnes heures d’attente ce qui nous laisse largement le temps de nous préparer.
Petit à petit le monde arrive. Quelques têtes connues puis des membres du club de Pascal, la SAM Paris 12 arrivent. Et ça papote...


Jean-Pierre vient nous saluer puis arrivent Francine, Nadia, mais plus trop le temps de discuter, il est l’heure d’aller prendre la température extérieure.
Accompagné de Pascal, je trottine vers la voiture pour y déposer mon sac et nous partons faire quelques foulées d’échauffement dans le bois de Vincennes. La stratégie de Pascal l’oblige à bien se positionner, il faut donc arriver tôt dans la zone de départ pour ne pas se retrouver en queue de peloton. Il y retrouve quelques amis de son club.
Quelques paroles échangées et chacun se met en place. J’ai la chance de me retrouver aux côtés de Francine pour les quinze minutes qui nous séparent du départ.

Francine me confie qu’elle est dans l’incertitude. La semaine a été difficile aussi pour elle. Un petit malaise et un poteau qui n’a rien senti... alors si elle fait aussi bien que la semaine précédente sur un trail à la distance équivalente, elle sera satisfaite.
C’est sous un beau soleil que nous attendons le coup de feu. Après avoir donné le top départ des handisports et alors que je pensais qu’on nous demanderait d’observer une minute de silence à la mémoire du défunt, c’est un tonnerre applaudissement qui a retenti juste avant le coup de pétard qui libère alors les quelques 1800 coureurs du 15 km.
Après avoir souhaité une bonne course à Francine, nous nous élançons et au passage sur les tapis, je mets en marche le chrono.
Je laisse partir Francine pour essayer de prendre un bon rythme dès le départ, ne pas m’essouffler à slalomer. Mais je me suis peut-être positionné un peu trop devant. Ca va vite et je me laisse entraîner dans une allure qui n’est pas la mienne.
Le chrono au passage du premier kilo confirme ce départ rapide, 4'41, je vais y laisser des plumes !!
C’est à ce moment que Jean-Pierre me dépasse, je ne dis mot pour me reconcentrer. La féminine du club de Pascal, que j’ai dépassée sur les deux premières courses de l’année, est juste devant moi. Je vais me caler sur elle, ne pas la dépasser pour revenir à une allure qui me correspond mieux.
Les kilomètres défilent tranquillement à travers les rues de Charenton puis les allées du bois de Vincennes, sauf sur une petite portion où le vent de face est très désagréable.

Au 5e km, après avoir dépassé Jean-Pierre, j’aperçois Francine à une petite cinquantaine de mètres devant moi.
Ca me surprend un peu, Je la pensais loin devant. Au 6e km je dépasse la copine de club de l’ami Pascal alors que deux autres féminines de son club en profitent pour me dépasser.
Alors que je reviens petit à petit sur Francine, je ne sais si c’est parce que j’ai accéléré ou si la miss à un coup de barre, une fille portant un maillot bleu d’un club de Vincennes jette son tube de gel dans la nature. J’ai failli et j’aurai dû l’enguirlander mais je me suis retenu. Un comportement inadmissible.
Après ce coup de sang, je me retrouve à la hauteur de Francine. Nous allons passer devant la ligne d’arrivée, à quasiment 9 km de course, pour entamer la dernière boucle. Beaucoup de monde pour nous encourager et ça fait du bien mais un peu plus loin, au 10e km, plus de jus.
Nous sommes au bout d’une longue ligne droite qui surplombe les lignes de chemin de fer, je vais lever le pied en espérant pouvoir repartir du bon pied après une petite récupération. Je ne dis rien à Francine pensant la rattraper peu parès, mais elle s'éloigne de plus en plus.
u passage du 12e km, mon chrono affiche 59’59. J’ai le moral et l’envie mais les jambes en ont décidé autrement. Moral qui reste au beau fixe quand même malgré toutes ces personnes qui me dépassent. Je sens alors que les derniers kilomètres vont être un calvaire.
Heureusement il n’en reste plus beaucoup. 14e km, une jeune fille bien sympathique m’encourage à la suivre. Je lui réponds que c’est très gentil de sa part mais ça va pas le faire.
Je vais terminer à "l’arrache" mais heureux et satisfait quand même, car le chrono est meilleur que l’année précédente.
La puce enlevée, Isabelle me remet une jolie médaille. Je la remercie mais je ne m’attarde pas. Je rentre avec Pascal, qui a aussi fait mieux que l’année dernière avec une sortie de 2h30 la veille aux Buttes Chaumont, grand bravo biloute !!

Pour terminer, je salue et remercie cette belle organisation bien rodée.
Un énorme merci aussi à tous les bénévoles qui ont tous eu des mots sympas pour nous. Un merci spécial à Isabelle pour son super cadeau.
Bravo à tous les concurrents et spécialement à Francine, Nadia, Jean-Pierre...
Rendez-vous la semaine prochaine pour les 10 km de la Saint Valentin à Paris.

Trace de mon GPS

Photos

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mercredi 29 janvier 2014

2014 01 26 - Foulées du VIIIe (10 km)


Une semaine après les 10 km du XIVe je me retrouve au départ des foulées du VIIIe arrondissement de Paris.
La semaine a été chargée et de nombreux soucis ne m’ont pas permis d’être au top de mentalement comme physiquement et puis la veille au matin, je glisse dans les escaliers. Sur le coup rien de bien méchant, j'ai pu faire mes courses sans difficulté mais le soir, en me levant précipitamment de ma chaise, une violente douleur dans le bas du mollet me fait douter sur ma participation à l’épreuve le lendemain.
Ça tombe bien, avec le mauvais temps et le moral en berne, je n’ai pas envie d’y aller. Mais au réveil, même plus mal. Les quelques foulées pour attraper mon bus confirment que la douleur est partie. Que s’est -il passé ? Mystère.

Comme souvent, j’arrive très tôt sur place. Quelques personnes sont en train de se changer sous le porche de la mairie où je récupère mon dossard et la puce. Je ressors et me trouve un banc pour me mettre en tenue.
L’année dernière j’étais venu en courant, j’avais participé à la manifestation puis j’étais rentré en trottinant. Cette année je vais procéder différemment et vais donc devoir laisser un sac à la consigne où ça ne s’était pas bien passé lors de la précédente édition, Francine peut le confirmer.
Je me suis dit qu’ils allaient forcément corriger le tir, ce qu’ils ont bien fait cette année, merci !
Une fois en tenue, je me balade pour repréer les lieux, que je connais déjà puisque ce sera ma troisième participation. En revenant près de la consigne je rencontre Jean-Pierre et Marc en pleine discution.


Le temps d’échanger quelques paroles sportives puis nous nous quittons pour aller nous échauffer. 2 km plus loin, je suis de retour près de la zone de départ où commence l’échauffemetn collectif en musique. Petite vidéo :  
Encore quelques foulées puis je rejoins la ligne de départ. Quelsques instants après, les meneurs d'allure se répartissent dans le peloton, contrairement à ce qui s'est passé la semaine dernière. Je me retrouve donc à 1 metre du meneur d’allure en 50'.
Contrairement à la semaine dernière, cette fois j’ai ma montre au poignet et j’aurai des ponts de repère. Après avoir rendu hommage à une personne partie trop vite, le départ des handisports est donné. 3 minutes plus tard le coup de feu retenti, c’est parti pour 10 km !
Nous sommes dans un quartier aux rues nettement plus larges que celles empruntéées dans le XIVe, ce qui évite de jouer des coudes au départ. Comme prévu et comme j’en ai pris l’habitude désormais, mon départ est tranquille. Je suis à une dizaine de mètres derrière le meneur d’allure qui n’arrête pas d’encourager tout le monde, de donner des conseils, de saluer ses ami(e)s qui font la circulation (signaleurs). Ces bénévoles ont bien du mérite, car nombreux sont les automobilistes à ne pas être contents, comme saouvent en ville. 

Je sais qu’ici le parcours est un peu plus vallonné que dans le XIVe et je n’espère pas faire de grandes prouesses. Quand je dis vallonné, entendons nous, nous se sommes pas à la montagne.
Après avoir perdu de vue l’Arc de triomphe, vers le 3e km je décide de passer à la vitesse supérieure. Je dépasse le meneur d’allure tout d’orange vêtu et vais prendre mon rythme de croisière. Au 5e kilomètre, soit à la fin de la première boucle où je zappe le ravitaillement, je reviens petit à petit à la hauteur de la féminine du club à Pascal, la SAM Paris 12. C’est la même personne que j’ai dépassé la semaine précédente au 9e km.

Je la dépasse juste après le 6e km sans même regarder mon chrono mais en apercevant Jean-Pierre, une bonne centaine de mètres devant moi.
Je le dépasse au niveau du 8e km en l’encourageant. Le dernier faux plat qui nous emmène au 9e kilomètre me fait ralentir un peu. Je profite de la descente qui suit pour respirer un bon coup avant d’attaquer la dernière ligne droite.
A la vue de l’arche, tout le monde essaie de terminer du mieux possible. Je passe la ligne avec un meilleur chrono que la semaine précédente et mieux aussi que l’année dernière ici même.
Même pas le temps de respirer que Jean-Pierre est déjà là. On me retire la puce, on me remet une médaille et nous partons ensemble récupérer nos affaires à la consigne où, surprise, il n’y a pas de queue cette année !!
Le sac sur le dos, j’ai juste le temps de saluer Marc qui a fait une belle performance et je me remets à trottiner pour rentrer à la maison.
Je rentre heureux d’avoir passé un bon moment, un peu déçu de ne pas avoir eu de t-shirt mais ça sera mieux l’année prochaine !

Merci aux organisateurs, aux bénévoles.
Merci pour vos encouragements et rendez vous début février à Charenton !

Trace GPS
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Photos :
Une belle vidéo de la manifestation
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dimanche 19 janvier 2014

2014 01 19 - 10 km du XIVe


Après un mois de décembre très allégé suite à la Saintélyon, les bonnes choses ayant une fin, il fallait reprendre le chemin de l’entraînement pour bien commencer l’année 2014 au 10 km du XIVe.
Les fêtes de fin d’année passées sans trop d’abus, la reprise n’a pas été si facile que ça. Faut dire que les conditions météo n’encouragent pas à chausser les baskets après une journée de boulot.
’est quand même avec une bonne centaine de km au compteur que je me présente ce dimanche 19 janvier à la mairie du XIV pour prendre le départ, pour la 4e fois, à cette première course de l’année dans la capitale.
J’arrive très tôt sur place. Le retrait des dossards n’est pas encore en place, les bénévoles commencent à s’activer.. J’en profite pour faire un petit tour de reconnaissance puis, mon enveloppe en main, je rentre dans un bar pour attendre au chaud. C’est l’occasion de papoter course à pied avec d’autres coureurs présents, si bien qu’on ne voit pas le temps passer. A quarante minutes du départ, je me rapproche de la consigne, je me mets en tenue, je laisse mon sac aux bénévoles puis je pars trottiner, appareil photo à la main.


L’échauffement terminé, je rejoins la zone de départ. Isabelle, de passage dans le coin, dans le cadre de sa préparation à l’écotrail de Paris, me fait coucou puis elle part se mettre en queu de peloton car, elle n’est pas inscrite à cette manifestation. Pas de Paris running tour pour elle cette année.


Je pense être bien placé pour prendre un bon départ. Pas trop devant pour ne pas gêner les bons et pas trop derrière pour ne pas avoir à slalomer et éviter les bouchons dans les petites rues que nous emprunterons après les 400 premiers mètres.
Mais le départ donné, ça ne se passera pas comme je l’avais imaginé. Comme annoncé par le speaker, une nappe de carburant déversée sur le sol a rendu la chaussée glissante et il nous a été demandé d’être vigilant, si bien qu’au premier virage, ça piétine. Quand je me remets à courir je constate, une fois de plus, que de nombreux de concurrents n’ont pas été aussi raisonnables que moi en se mettant devant alors qu’ils n’ont pas le niveau.
Comme la foule est trop dense et pour ne pas m’épuiser à slalomer, je vais attendre que le peloton s’étire un peu. Après 3 km de course, je peux garder un rythme régulier. Le parcours ne présente aucune difficulté majeure si ce n’est pas mal de changements de direction.
Parti précipitamment de la maison j’ai oublié mon gps, si bien que je n’ai aucun repère chronométrique. Je comptais un peu sur les meneurs d’allure mais vu la façon dont ils se sont positionnés au départ, je débrouillerai seul et c'est tant mieux.
Le premier tour bouclé, tout va bien et je continue sur une allure légèrement plus soutenue qui va me permettre de dépasser quelques coureurs jusqu’au 8e où j’ai un petit coup de mou.
Là, je vais me fixer comme objectif de revenir sur un couple, puis, une fois atteint, sur une concurrent qui porte le maillot de club de mon ami Pascal, la SAM Paris 12. Au 9e km, situé au début de la rue Emile Richard, le long du cimetière du Montparnasse, je la dépasse puis me fixe comme dernier but de terminer à cette allure.
A 300 m de l’arrivée, la meneuse d’allure des 50 minutes, certainement partie trop vite pour être dans l’objectif est à l’arrêt et encourage tous les coureurs capables dêtre sous le chrono escompté. Ce sera chose faite pour moi en 49’27, très satisfait car, à aucun moment je ne me suis mis dans le rouge et n’ai souffert.


L’arrivée franchie, on me remet un t-shirt en coton et une médaille. Je ne m’attarde pas au ravitaillement où il y a beaucoup de monde. Je file récupérer mes affaires pour me changer et rentrer au plus vite à la maison.



Pour conclure, un parcours qui n’a pas changé depuis ma première participation en 2008 et où je n’ai jamais brillé et même si je suis content de moi, cette année confirme la règle.

Ce sera une autre paire de manches la semaine prochaine aux foulées du VIIIe !!

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dimanche 29 décembre 2013

2013 12 29 - 42e édition de la corrida pédestre de Houilles (10 km)



Changement de format pour cette édition 2013 de la corrida pédestre de Houilles, dans les Yvelines, qui clôture l’année puisqu’elle est organisée le dernier dimanche du mois de décembre.
Cette année, la course des as est réservée aux licenciés ayant de bonnes références chronométriques. La course populaire, gratuite, est ouverte à tous les autres et sera de 10 km aussi au lieu de 6,9 les années précédentes.
En cette fin d’année, j’ai prévu de me reposer 3 semaines après la SaintéLyon et la reprise coïncide avec cette manifestation. Je m’y inscrit avec comme objectif de courir tranquillement, de faire des photos de cette manifestation conviviale.

Mais, l’envie n’est pas là et la météo des jours précédents ne m’encourage pas à m’y rendre. Le matin de l’épreuve je suis réveillé très tôt par des sms dont un de Pascal, qui me propose de m’emmener.
Avec le soleil qui brille, je ne peux refuser l’offre. C’est ainsi, qu’à midi, une nonne et un gaulois m’embarquent dans leur char.

Petit détour par Versailles pour chercher Madame Ella. Une fois sur place, nous filons chercher nos dossards, et là on se fait remarquer...



Nous tombons d’abord sur Jean-Claude puis sur Pascal Rousseau qui nous informe que Marc, Nadia, Francine et d'autres personnes sont au bistrot.
Nous allons à leur rencontre. Je fais la connaissance d’Edith, de Jean-Pierre et du neveu de Pascal dont le prénom m’échappe.
Nous accompagnons nos amis vers la consigne où ils vont se changer. Quelques instants plus tard nous les laisserons pour aller nous mettre en tenue à la voiture.

J’ai compris le secret de Pascal, un peu de potion magique même s’il est tombé dans la marmite petit...


Avaler de la colle... après la moustache ne tient plus

photo de Nadine Bozek-Sturm.

Nous allons croiser Patrick puis André et son plateau, l’organisateur des foulées du Tertre à Montmartre courant mars.



Nous partons à la recherche de nos amis mais, ils ne sont plus du côté de la consigne.
Ca nous permet de repérer un peu le parcours, de voir ou se trouve l’arrivée. Nous croisons alors Leslie puis nous nous dirigeons vers la zone de départ et c’est là que nous retrouvons tout le monde. C’est le moment de faire quelques photos de groupe.



Il y a quelques personnes que je ne connais pas et il manque Vincent que nous verrons juste avant le départ.

A peine le temps de discuter que le départ est donné. Au passage sur les tapis je mets le chrono en marche, c’est parti pour 10 km.
Le parcours est une boucle en ville d’un peu plus de 3 km à parcourir 3 fois. Le tracé est un peu sinueux et souvent étroit ce qui laisse peu de place pour dépasser, mais je ne suis pas là pour faire une performance, juste pour accompagner les amis et faire quelques clichés.
Les potes sont déjà un peu dispersés. Où sont-ils ?
Patrick me dit que Marc doit être derrière, je m’arrête donc pour l’attendre. Ne le voyant pas je fait l’effort pour revenir à la hauteur de Patrick qui me dit alors avoir apperçu Marc devant (j'espère qu'il ne se trompe pas une seconde fois).
Après le premier kilomètre, je vais faire l’effort suivi par Patrick, pour revenir au niveau de Marc. Francine, Jean-Claude, Vincent sont déjà trop loin.



Clic clac puis je m’arrête sur le trottoir une bonne minute pour attendre Ella, la none suivies de près par Edith et Nadia, sans oublier Obelix, caméra à la main...

Une bonne partie du parcours est sonorisé ce qui nous permet de savoir ce qui se passe. Pas mal de riverains sont à leur porte, à leur fenêtre et nous encouragent. Le passage en centre-ville est bien animé par une foule très importante (plus de 20 000 spectateurs sont attendus, surtout pour la course des AS où le plateau est bien relevé).

Les déguisements de mes amis ont du succès. Il n’est pas rare d’entre "regardez, une bonne sœur !!" ou encore "Oh !! Astérix !! "...
Notre premier tour tout juste bouclé, les sirènes des motos nous informent que la tête de course va bientôt nous mettre un tour.


Nous allons ensuite attaquer le second tour par la toute petite difficulté du jour.
Je ne prendrai rien au ravitaillement. Nadia et Edith se sont arrêtées et l’écart avec Isabelle, Ella et Pascal s’est accentué. La seconde boucle terminée, je m’arrête pour attendre Nadia et Edith mais Nadia est seule. Un point de côté a obligé Edith à lever le pied. Mais chez Nadia, ça baigne.
Pour preuve elle va revenir sur Ella, Isabelle et Pascal et même les dépasser. De retour en centre-ville, les encouragements nous poussent à bien finir et Ella va s’envoler vers l’arrivée pour terminer sous l’heure au temps réel.
Bravo les filles, bravo à tous, vous avez assuré !!

A l’arrivée j’aurai bien grignoté quelque chose mais il n’y avait que des boissons chaudes. Nous n’allons pas nous éterniser car nous commençons à avoir froid et nous sommes attendus.
Nous n’aurons pas la chance de revoir le plupart de nos connaissances pour leur dire au revoir, mais nous nous reverrons bientôt.
Au final, tout était réuni pour que cette après-midi soit belle et elle l’a été. Je ne regrette pas d’avoir fait le déplacement.
A l’année prochaine, peut-être déguisé ?

Merci à tout le monde, l’organisation, les bénévoles, tous les participants... et à bientôt.
Bonne et heureuse année 2014 !!!

En attendant le film de Pascal, voici, d'abord la trace de mon GPS puis mes photos.

Photos :
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jeudi 12 décembre 2013

2013 12 08 - 60e édition de la SaintéLyon - 75 km


A l'issu de ma première participation à cette course de folie l'année dernière, j'avais affirmé que je n'y retournerai plus. Mais avec le temps, j’ai gardé en mémoire que les bons souvenirs oubliant les côtés négatifs si bien que j'ai tout de suite accepté l'invitation de l'ami Stéphane, participer ensemble à la 60e édition.

Pour cette édition 2013, qui relie toujours les deux grandes villes que sont Saint-Etienne et Lyon, quelques nouveautés : - un parcours modifié pour atteindre 75 km (au lieu de 72 en 2012) avec évitement des longs quais de Saône avant l’arrivée. - une course de 21 km baptisée SaintéSprint voit le jour et le départ sera donné à Soucieu en Jarrest. - le retrait des dossards à Lyon. Super pratique pour celui qui vient en train : Arrêt à Lyon, métro pour aller jusqu’au palais des sports, métro à nouveau pour reprendre un train pour St-Etienne...

Enfin, la fête des lumières est programmée le même week-end que la course. Super pour la fête et l’ambiance mais pas forcément pour le porte-monnaie. En effet, des millions de visiteurs sont attendus à Lyon et la SNCF y a vu là un moyen de s’en mettre plein les poches. Nous n’avons pas trouvé de billet preums dans les tranches horaires qui nous auraient convenu. Heureusement pour nous, "Super Pat" va assurer notre transport et notre assistance.
Ce qui ne sera pas une nouveauté cette année par rapport à 2012, c’est la présence de neige tombée en abondance quinze jours, trois semaines avant cette aventure. Avec un froid persistant sur la région, elle n’aura pas le temps de fondre.
Samedi 8 heures, notre chauffeur est prêt. Petit arrêt porte d’Orléans pour prendre en charge deux co-voitureurs.



Un voyage qui se passe bien. Pause café après 2 heures de route avec notre collègue qui assure un max. Ce qui l’ennuie c’est de devoir mettre les pieds à Lyon, surtout à deux pas de Gerland. Pour le Stéphanois qu’il est, ce n’est pas chose aisée.
Après avoir déposé nos deux compagnons de route en centre-ville, nous arrivons au palais des sports. Une fois l’excellent pique-nique préparé par Pat et son épouse avalé, nous filons retirer nos dossards, faire un tour des stands avant de reprendre la route pour Saint-Etienne.



Nous sommes les premiers à arriver dans le parc des expositions. Un petit tour pour repérer les lieux puis nous accompagnons Pat chez ses parents où il va déposer toutes les victuailles.
Le planning est bien chargé. Pat et Steph doivent se rendre au stade pour assister au match de ligue 1 opposant Saint-Etienne à Evian Thonon-Gaillard.
Direction Geoffroy-Guichard, visite de la boutique du club (impressionnant ce business), dîner dans un resto à quelques encablures du stade avec un ami de Pat, puis je les abandonne. Eux vont au foot et moi je vais les attendre dans une grande salle qui s’est bien remplie depuis notre passage éclair dans l’après midi.
Alors que je pensais attendre seul deux longues heures, quelqu’un a oublié de mettre le chauffage dans le stade et le match est annulé pour cause de terrain gelé. Quelles chochottes ces footeux !! Un degré en dessous de zéro et ils restent devant la cheminée alors que nous aurons des conditions bien pires.



Vers 23 heures nous sommes quasiment prêts. C’est parfait ! nous pourrons rejoindre la zone de départ bien plus tôt que l’année dernière où Isabelle et moi étions partis en toute queue de peloton. Les sacs déposés à la consigne, nous remercions note ami Pat avant qu’il ne parte se reposer chez ses parents. Il souhaitait nous suivre, mais la circulation va être difficile et il aura du mal ou nous retrouver. Autant qu’il aille se reposer pour être en forme le lendemain pour le retour.
A trente bonnes minutes du départ, il y a déjà pas mal de monde. Les SAS ne sont pas respectés. Nous serons en milieu de peloton. Des jeux de lumières et un fond musical nous font patienter. Puis le speaker prend la parole. Nous allons rendre hommage à deux personnes, puis il nous demande d’allumer les frontales et de faire une Ola quand enfin arrive le décompte final. On se souhaite bonne et deux minutes après le coup de pétard nous nous élançons dans la joie et la bonne humeur.
Les sept premiers kilomètres pour quitter Saint-Étienne vers Sorbiers se font sur le bitume. Au passage devant un magasin, nous aurons noté qu’un panneau affichait -6°, ce qui signifie que sur les hauteurs nous avoisinerons les -9 voire -10° mais comme j’ai mis 4 couches je ne crains pas le froid.
La première butte me fait prendre conscience que je suis un peu trop rapide. Inutile d’essayer de suivre Steph, je le laisse s’échapper. Pour reprendre mon souffle, je vais nettement baisser l’allure dans la longue côte de Sorbiers qui nous emmène sur les premiers chemins enneigés.
Je constate déjà la présence au sol de quelques déchets, ça me met hors de moi. Les premières neiges sont aussi synonymes de premières glissades et là, nombreux sont les coureurs qui s'arrêtent sur le côté pour mettre les équipements spéciaux. De mon côté, je vais attendre un peu même si, au fond de moi, je sais que nous allons encore prendre de l’altitude et que ça n’ira donc pas en s’arrangeant.
La grosse différence par rapport à l’année dernière c’est que la neige est moins fraîche. Les zones verglacées sont plus importantes à cause de la fonte de la neige dans la journée, du gel la nuit. De plus, une fine pellicule de givre recouvre par endroit ces parties glissantes et nous surprennent. Enfin, ce que nous n’avions pas vu l’année dernière, ce sont ces impressionnantes congères témoignant de l'intensité des intempéries mais aussi que le vent a été très présent. Cela dit, elles ne nous gênent pas, nous avons la place pour passer.
J’arrive à Saint-Christo-en-Jarrez, première zone de ravitaillement au 15e km. Un peu de monde sous la tente mais ce n’est pas la bousculade de l’année dernière. J’ai anticipé en ayant déjà mangé et bu. Je fais juste l’appoint en eau de mon bidon. Eau que je ne boirais pas, car trop chlorée. Je me servirai du second bidon rempli d’isostar.
Je ne m’attarde pas et je pars me soulager à l’extérieur. Je vais en profiter pour chausser les Ezyshoes. Au loin, j'entends des sirènes des véhicules de secours, signe qu'il y a certainement de la casse, je n'aime pas ça.
Encore des différences par rapport à la précédente édition : les zones bitumées sont moins glissantes, pas de brouillard et peu de vent. Et commence le balai des coureurs qui enlèvent leurs "chaînes" pour les remettre quelques mètres plus loin.

Le dénivelé se fait plus rude. De temps en temps, je lève les yeux pour constater que les étoiles veillent sur nous. Je me retourne aussi pour admirer ce beau serpentin de frontales qui illuminent les monts du Lyonnais. Que de monde !!! c'est impressionnant.
Les plaques de glace sont de plus en plus nombreuses ce qui occasionne un festival de pirouettes. On se croirait à Holiday on ice, et un axel suivi d'un salchow, puis un boucle piqué... Parfois on se croirait au bowling, et un Strike ! (une chute pouvant en entraîner d’autres...)
Arrive une belle et longue descente. Visiblement sur un versant moins enneigé, moins verglacé mais je resterai néanmoins vigilant pour ne pas aller à la faute. Par contre, c’est un ruisseau de boue qui nous accueille dans cette zone où il y a aussi de nombreux rochers et des cailloux. C’est moins vicieux que le verglas, mais pas plus facile pour autant. Contrairement à certains fous, je suis prudent, je me freine, ce qui est, pour moi qui ne sais pas bien descendre, un très gros effort. Les muscles souffrent beaucoup mais à ce moment précis, ce qui commence à m’inquiéter ce sont mes pieds. Avec la boue et l’eau glacée, ils sont frigorifiés.
Dans une autre descente, un peu plus loin, un coureur derrière moi a glissé sur une plaque de glace. Malgré la musique dans une oreille j'ai bien entendu sa chute. Je m’arrête pour revenir à sa hauteur avec d’autres coureurs. Son poignet est dans un mauvais état, la course semble terminée pour lui. 100m plus loin, une jeune fille est transportée sur le dos d'un concurrent, les dégâts sont de plus en plus importants.
J’arrive enfin à Sainte-Catherine, second ravitaillement, 30e kilomètre, 3h55 de course. Malgré les embûches, je suis hyper motivé puisqu’on nous a dit qu’à partir de là il n’y avait plus qu’à dérouler... mon c.. !!
Comme j’ai mangé et bu de l'isostar régulièrement, je ne prends qu’un peu de thé, histoire d'essayer de me réchauffer puis, je pars faire la queue pour remplir mes bidons. Là, je vais perdre beaucoup de temps. Quand mon tour arrive, il n’y a pas de pression dans les tuyauteries. C’est un tout petit filet d’eau qui coule, à ce rythme j’en ai pour une heure. Je décide d’aller à l’autre point d’eau. Il me faut alors refaire la queue quelques minutes. Avant de repartir, passage rapide par les toilettes et après 20 minutes passées sous cette tente, je remets mes gants pour reprendre la route.
Mes deux paires de gants (oui, oui, deux couches) sont si humides qu'en les remettant mes mains se refroidissent considérablement. Heureusement, après quelques minutes d’efforts et en serrant fort les poings, ça s’arrange. L'inconvénient d’avoir mis de 2 couches de gants, c'est que cela rend les gestes moins précis. Il m’est difficile de manipuler certains éléments comme les fermetures éclairs du sac ou de la veste, on va faire avec.


Nous quittons Sainte Catherine par une belle côte. Quelques flaques de boue puis de nouvelles plaques de glace réapparaissent. Nombreux sont ceux, comme moi, à avoir enlevé les équipements spéciaux. Quelques-uns s’arrêtent pour les remettre. Je n’ai pas le courage de déposer le sac et surtout pas envie de me refroidir. Un gars devant moi va faire une belle pirouette retombant lourdement sur le dos et les épaules. Nous nous arrêtons pour prendre de ses nouvelles et lui prêter main forte. Il s’est relevé comme si de rien n’était puis il est reparti. Il m’a fait très peur. Sa tête aurait pu cogner une pierre ou un rocher, il aurait pu se retrouver en fauteuil voir pire.
Ca fait réfléchir, mais cet épisode sera vite oublié avec la grosse difficulté qui arrive, la célèbre côte du bois d’Arfeuille que nous avions descendu comme on a pu l’année dernière et que nous allons monter cette fois.


source : http://www.desbossesetdesbulles.com/Bravo-a-tous-les-Saintelyon.html

Heureusement pour nous, elle n’est pas aussi glissante que l’année dernière. Par contre son fort dénivelé nous en fait baver. A la queue leu leu, en silence, on grimpe ce long mur en marchant. On aperçoit les frontales des coureurs au-dessus de nous. Il faut grimper si haut ? En s’approchant du sommet on entend quelques cloches et de la musique, merci à ces courageux supporters !

Je commence à accuser le coup. Il est 5 heures du matin, je constate que l’intensité lumineuse de ma frontale devient faible, peut-être est-ce aussi la fatigue qui commence à se faire ressentir. Les jambes se font lourdes, certainement parce que je n’ai pas encore bien récupéré des 100 km de Millau et mes pieds ont froids et n’aiment vraimznt pas ça.
Heureusement le parcours devient moins glissant, je n’ai pas dit plus facile, loin de là. Il faut quand même rester vigilant mais je pense que le pire est derrière nous.
5H53 du matin, ravitaillement de St Genoux, point kilométrique 41.
L’année dernière c’était la grosse bousculade ici. C’est aussi à partir de là que j’ai continué seul, Isabelle ayant décidé de rendre les armes.
Un peu de thé, une pâte de fruit puis je change les piles de la frontale. Une boite pour piles usagées est à notre disposition, merci à l'organisation.
Un quart d’heure après je me remets à courir. Encore une belle descente qui fait râler de nombreux muscles suivie d’une belle grimpette. Je suis de plus en plus dégoûté par la vue de tous ces déchets sur le sol en pleine nature.
Sur le bitume, mes pieds n’en peuvent plus et mes orteils me le rappellent. Malgré tout ça, j’ai quand même le moral. L’idée d’abandonner ne m’a jamais effleuré l’esprit.
De temps en temps on peut profiter d’un beau panorama sur la vallée. Le ciel étoilé va bientôt laisser la place au jour qui se lève. Pour l’instant je trottine toujours. Et je vais trottiner jusqu’à Soucieu en Jarrest, kilomètre 54, où de nombreuses personnes sont présentes et nous encouragent.
7h47, j’entre dans le gymnase. Je vais quasiment goûter à tout (sauf au saucisson). La vue des coureurs en relais qui se changent après avoir terminé leur contrat me donne envie d'en faire autant. Avant de repartir je dois passer aux toilettes, je vais devoir faire la queue dans le froid et perdre un peu de temps.
15 minutes plus tard, je repars sous les encouragements de nombreuses personnes et des bénévoles, ça fait du bien, merci à vous !!
En traversant la ville, nous croisons quelques riverains dont certains ont des mots gentils pour nous remonter le moral. A la sortie de la cité, je reconnais la route et le chemin qui étaient verglacés l’année dernière et où un véhicule de secours était bien planté.
Cette année c’est nickel mais mes pieds ont toujours du mal à acquiescer les chocs quels qu’ils soient. De plus, un corps étranger s’est invité dans une chaussure. A 15 km de l’arrivée, je dois retirer ce caillou qui me gène beaucoup.



A partir de là je vais commencer à alterner course et marche. Il nous reste deux difficultés. Le raidillon à la sortie du parc de Chaponost, qui était un véritable bourbier l’année dernière. Aujourd’hui la boue est absente mais la côte est beaucoup plus difficile que le souvenir que j’en avais. Tout comme la dernière côte de Beaunant, juste après le dernier ravitaillement. Il s’agit d’un mur qui m’a paru interminable.
Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Comme quoi, en fonction de son état de fraîcheur, on apprécie différemment les choses.
Je dois ajouter que j’ai fait une énorme erreur au dernier ravitaillement de Beaunant, 68e kilomètre, 9 h 44 de course, 6 minutes d’arrêt.
Je demande à une dame de me remplir une gourde avec du thé. Elle va aller en chercher du chaud, du très très chaud. Pour pouvoir le boire, je vais aller ajouter de l’eau aux robinets mis en place pour remplir les poches d’eau. Mon thé sera à température convenable mais avec un fort goût de chlore. Décidé à vouloir me réchauffer coûte que coûte, j’avale rapidement cette boisson au goût d’eau de piscine mais cela va vite me donner l’envie de vomir. J'aurai dû tout jeter et retrourner en chercher. Le mal est fait, je vais faire avec.
Après cette dernière grosse difficulté, il me sera impossible de courir. Les 5 kilomètres qui vont suivre seront un véritable calvaire, surtout dans les descentes et il y en a pas mal. Les 180 marches annoncées par l'organisation ne sont pas à monter comme nous le pensions Steph et moi mais à descendre, ouf !!

Lyon !!!!  j’y suis !!
Contrairement à l’année dernière, le tracé dans la ville pour rallier l’arrivée sera plus direct, évitant d'interminables quais dont on en voit pas le bout.
Tous ces coureurs qui me doubler depuis le dernier ravitaillement me démoralisent encore plus, jusqu'à ce que je me remette à trottiner, à 2 kilomètres du but.
La présence de spectateurs de plus en plus nombreux va me rebooster pour terminer sur une belle note. L'entrée du parc affiche le dernier kilomètre. Le palais des sports se dévoile,.
Pat m’a téléphoné pour me dire qu’il était dans le dernier virage, que Steph était arrivé. Dernière ligne droite, de nombreux cris me portent mais je ne vois personne. Je suis à la recherche de notre ami que j’aperçois enfin pour une photo souvenir.

Mais j’ai encore 10 mètres à faire pour franchir cette ligne d’arrivée hyper soulagé, fatigué mais heureux.
Je récupère mon beau t-shirt puis je file chercher mes affaires. Je me change tranquillement puis je retrouve mes amis pour un voyage retour avec pleins d’images en tête mais surtout avec la ferme intention de ne jamais refaire cette course dans ces conditions trop dangereuses.
Courir oui mais pas pour me retrouver à l’hôpital. Quelques jours après, avec du recul, je ne suis plus aussi catégorique et puis j'aimerais bien profiter des paysages de ce parcours mais pour cela il faudrait la faire de jour.
Pour terminer, je suis hyper satisfait du sac Camp acheté à la dernière minute. Les portes bidons c'est vraiment génial.
Merci à Stéphane de m’avoir embarqué dans cette aventure.
Merci à Patrick (et Patricia) pour nous avoir conduit sur les lieux du crime et de s’être occupé de la logistique avec son épouse.
Merci à toutes les personnes qui nous ont encouragé quel que soit le moyen de communication.
Merci à cette belle organisation et à tous les courageux bénévoles
Pas de merci à tous ces gros porcs qui ont jeté leur déchet n’importe où. Aucun respect pour la nature, pour les autres concurrents, pour l’organisation. C’est inadmissible, honteux.
Une grosse pensée à Georges qui devait être avec nous mais son genou voulait rester dans la Sarthe. Bon rétablissement à lui et vivement qu’il puisse galoper à nouveau pour se faire une petite course ensemble.
Maintenant place à 3 semaines de repos total.
Bonnes fêtes de fin d’année !!!!


Quelques liens :
La trace de mon GPS Garmin 310 XT : http://connect.garmin.com/activity/415053203# Openrunner : http://www.openrunner.com/index.php?id=3117193

Exporté chez Openrunner : http://www.openrunner.com/index.php?id=3117193

Le résumé en images par la région Rhône-Alpes :


Le film officiel RRA de la SaintéLyon 2013 par MIGOOTV
Mes photos, dans le désordre car j'ai utilisé 2 appareils :


Photo chez Maindru : http://www.maindruphoto.com/fr/photos/la-saintlyon-2013-flash-sport/2113045/709-leclercq-hubert.html

Ce qu'il faut retenir de cette édition, par l'organisation : http://www.saintelyon.com/actualites/ce-quil-faut-retenir-de-cette-60eme-edition/

Photos de la reconnaissance d'une partie du parcours, 2 jours avant le départ. Photos sur Facebook : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.706364602709672.1073741835.561708693841931&type=1

Une vidéo un peu plus longue :

MONTAGE SAINTELYON 10MIN OK from Extra l'Agence on Vimeo.
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