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samedi 16 février 2013

10 km de la course de la Saint Valentin - 14e édition du 16/02/2013



Après avoir raté 2 éditions de cette sympathique manifestation me voilà inscrit avec le but d'accompagner Jérôme au bout de sa première compétition. Nous le retrouvons régulièrement le samedi matin aux buttes Chaumont et comme à la mi-février, pour la Saint Valentin, est organisée une course à cet endroit précis, c'était l'occasion rêvée pour "goûter" à la compétition même si ce n'est pas le 10 km le plus facile de la capitale.


Vue du gymnase Jean Jaurès au métro Laumière.
Rendez-vous est donc donné dans cette belle petite salle du 19e arrondissement de Paris, à deux pas du grand parc dans lequel est tracé le parcours.


Edouard, un collègue de travail et accessoirement membre du même club d'athlétisme que Pascal (la SAM Montrouge Paris 12), est déjà là. Je retire vite fait mon dossard et découvre les cadeaux offerts par l'organisation et que Francine a immortalisé


Il manque le gel intime et le préservatif Francine...
 
Peu de temps après l'artiste arrive

Ca rigole mais la pression monte... Quelques instants plus tard Isabelle, Francine et Pascal arrivent.



C'est dans la joie et la bonne humeur que nous nous préparons.
Bien sur l'ami Jérôme ne sait pas comment on fixe un dossard, comment on met la puce à la chaussure alors je m'y colle.


Une fois prêt et en attendant le moment tant attendu de sortir pour aller nous échauffer nous observons ce qui se passe autour de nous et autant vous dire que l’ambiance est bonne, les déguisements sont nombreux.




A vingt minutes du départ nous décidons de nous rapprocher de la ligne et nous partons en trottinant histoire de se réchauffer. Comme nous avons le temps nous partons pour un petit tour du parcours dans sa partie la plus difficile mais Jérôme veut garder toute son énergie pour la course et nous rejoindra en marchant.
Nous sommes un peu rassurés, car, mercredi, Pascal et moi sommes venus faire quelques tours ici même et nous avions constaté que des engins de travaux publics avaient fait de grosses tranchées et occupaient toute la largeur de la chaussée. Heureusement pour l'occasion les trous ont été comblés et les machines bien rangées pour ne pas gêner la progression des coureurs.



A l'approche du coup de feu la tension monte encore d’un cran.



Puis le décompte est lancé, on se souhaite bonne course... c'est parti pour 5 tours.



Comme Jérôme veut faire "sa" course alors je pars tranquillement sans prendre de risque. Les premières foulées sont en descente et il est facile de se griller dès les premiers mètres sans oublier que le parcours n'est pas très large et qu'à slalomer on perd beaucoup d'énergie. Enfin, il y a le paramètre météo. Comme nous n'avons pas beaucoup vu le soleil depuis de longs mois, les parisiens profitent au maximum du moindre rayon de lumière. Il y a donc pas mal de monde ce matin dans tout le parc, promeneurs, joggeurs, animaux, enfants, personnes âgées... alors il faut être vigilant.
Pascal et Edouard n'ont pas perdu de temps et sont déjà loin. Je vois s’éloigner Francine avec Isabelle qui lui emboîte le pas.
Dans la partie basse du parc, côté mairie du XIXe, des percussionnistes mettent une bonne ambiance et attirent de nombreux curieux.

Sur le haut du parcours, juste après la grosse difficulté, on trouve la table du ravitaillement que je vais zapper tout au long de l'épreuve car l'eau doit être bien fraîche voire glacée, mais merci aux gentils bénévoles.


Photo prise avant la course.
 
Quelques mètres plus loin, au niveau de la ligne d'arrivée c'est du délire. Il y a beaucoup de monde, la musique est forte et des danseurs encouragent tous les concurrents.


Je vais trouver un rythme sympa à suivre une concurrente qui décrochera dans la grimpette qui suivra, méthode Neptune...



A partir du 3e tour je ne sais plus trop qui est qui entre les joggeurs, les coureurs du 6 km ou de la course duo à part les premiers qui vont me dépasser.
Par contre, dans la grimpette, je reconnais Isabelle alors que je pensais que c'était quelqu'un de l'athletic coueur de fond car le maillot qu'elle arbore ressemble beaucoup aux leurs.
En fait, à chaque tour elle prend le large dans la descente et je reviens sur elle dans la montée si bien qu'au 4e tour je suis à une dizaine de mètres d'elle avant qu'elle ne reprenne un peu d'aisance. Il ne me manquera pas grand chose pour que je la rattrape car j'arrive 3 secondes après elle.
Une fois la ligne franchie tous les amis sont là sauf Jérôme et nous partons à sa rencontre.
Cela me permettra d'encourager Valerio Puccianti, 91 ans



Puis enfin le voilà, tout content mais il reste encore une dernière difficulté



Et c'est bien entouré qu'il va franchir pour la première fois une ligne d'arrivée




Après l'effort nous sommes repartis au gymnase pour récupérer nos affaires, nous changer et grignoter quelque chose.



Tout le monde est satisfait de sa course et heureux d'avoir participé à cette belle manifestation très bien organisée et nous nous quittons avec l'envie de recommencer au plus vite.
Je terminerai en remerciant les bénévoles et toutes celles et ceux qui permettent à cet événement d'exister..
 
Mes photos :  https://picasaweb.google.com/113245630134072672330/20130216CourseDeLaSaintValentin02
La trace GPS : http://connect.garmin.com/activity/273769926
4e de l'année / 109e épreuve
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dimanche 10 février 2013

15 km des foulées Charentonaises - 29e édition le 10/02/2013



Pas très motivé pour m’inscrire à cette édition 2013 des Foulées Charentonnaises mais Isabelle et Pascal ont réussi à trouver les bons mots. La veille de l'épreuve je fait un petit détour par Charenton le Pont pour retirer mon dossard.

Il n’y a pas grand monde et j'ai la chance de tomber sur Isabelle qui va s'occuper de mon dossier. J'en profite pour récupérer le dossard et les cadeaux de Pascal. Petite photo des récompenses puis retour à la maison.


Le dernier bulletin météo que je vais consulter avant d'aller au lit n'est pas très encourageant. Météo France nous a mis en alerte orange à la neige. Quelle sera la surprise au réveil ? Finalement rien. Pour le pas changer c'est encore et toujours la grisaille qui est là mais il se pourrait que la neige s'invite pendant l'épreuve. Après un petit déjeuner pris de bonne heure, douche, habillage, direction le métro pour rejoindre Pascal qui est déjà à l'ouvrage en train d'aider Isabelle. La SAM Paris 12 qui aide l'AOC Charenton, c'est pas beau ça ? Bref, après sa bonne action du jour le biloute semble trouver le temps long car effectivement, quand j'arrive dans la salle, il n'y a pas grand monde avec qui papoter.
 

Petit à petit le gymnase va se remplir. Nous allons voir arriver Nathalie

puis Thierry

En se préparant ça discute.... course à pied, objectif, épreuves etc... Après avoir déposé nos sacs nous décidons d'aller voir ce qui se passe dehors histoire de se réchauffer un peu. C'est qu'il est un peu plus de 10 heures il est temps d'aller s'échauffer un peu. C'est altos que nous croisons Rochdi dans la file d'attente de la consigne. Nous l'attendons.

Un petit coucou à Isabelle qui distribue les médailles aux enfants qui terminent leur course et nous nous dirigeons vite fait vers le bois de Vincennes avant de revenir prendre place en queue de peloton.

Nous sommes tous content d'être là, sans pression, nous avons tous le sourire. Nous nous souhaitons bonne course quand le coup pétard retentit.
Je déclenche le chrono quand je passe sous l'arche mais curieusement les tapis sont une vingtaine de mètres plus loin, bizarre...

Départ tranquille en compagnie de Nathalie et de Rochdi, Thierry a déjà pris le large. Comme j'en ai pris l'habitude je compte faire la première moitié tranquille et accélérer, si possible, dans la seconde partie. Facile à dire, à faire c'est une autre histoire.

Le parcours est composé d'une petite boucle puis de 2 grands tours identiques.

Au premier kilomètre j'arrive à la hauteur d'une personne dont le maillot et la silhouette qui me rappellent quelqu'un...


Nadia me passe le bonjour de Francine et l'aventure continue, sans elle malheureusement et sans Nathalie qui n'a pas encore la condition pour nous suivre.
Rochdi et moi allons donc faire un petit bout de chemin ensemble jusqu'au 6e km pour être précis. C'est là qu'il m'annonce vouloir lever un peu le pied pour mieux gérer et me demande de ne pas l'attendre.
Un dernier petit cliché et je lui donne rendez-vous à l'arrivée.


Le peloton s'est déjà bien étiré et la plupart des coureurs ont trouvé leur rythme. A Mi-course j'en suis à 40'5. C'est alors que je décide d'augmenter la cadence sans pour autant me mettre dans le rouge.
Et ça va me réussir d'autant que je dépasse de nombreux concurrents, c'est bon pour le moral.
Cette longue ligne droite qui surplombe les lignes de chemin de fer de la gare de Lyon va passer vite alors que les années précédentes cette partie du parcours était celle sur laquelle j'étais le moins bien. Faut dire qu’à cet endroit on est un peu à l'abri du vent alors que quelques petits flocons font leur apparition mais rien de bien méchant.

Je vais profiter du dernier passage devant le ravitaillement pour boire un peu d'eau glacée et avaler un morceau de pain d'épices.
Au 13e km je reviens à la hauteur d'une féminine qui ne compte pas en se laisser faire. Elle me repasse mais je n'ai pas dit mon dernier mot. J'accuse le coup en restant derrière elle pendant 500 mètres avant de relancer la machine et dépasser à nouveau quelques concurents.
Dernier virage, dernière ligne droite puis c'est l'arrivée je boucle cette seconde moitié du parcours 35'31.
Cerise sur le gâteau, je fais mieux que l'année dernière de 3 minutes (1:16'11 au réel).

Je retrouve Pascal et Isabelle

Isabelle distribue encore et toujours des médailles. Pascal est satisfait de sa prestation.
Direction le marché couvert pour profiter du ravitaillement. C'est un peu la cohue, beaucoup de monde qui piétine alors comme je me refroidis nous décidons d'aller nous changer.
Mais comme l'heure passe vite il me faut laisser les amis, je n'aurai pas la chance de revoir Nathalie et Rochdi, j'espère que leur course s'est bien passée pour eux.


Énorme Merci à Isabelle et son club pour cette belle organisation.
Si je peux me permettre, pour que la 30e édition soit une grande réussite et une belle fête je pense qu'il faudrait occuper un peu mieux l'espace dans le marché couvert pour mieux achalander le ravitaillement afin d'aviter les bouchons.
Enfin, je pense souhaitable que les danseurs qui animent la salle avant la remise des récompenses ne soient pas positionnés au milieu de la salle.
Pour leur confort et pour exercer leur art sans être dérangé par des personnes qui traversent leur espace il serait peut-être plus intéressant de les mettre sur une estrade, en hauteur, dans la partie gauche de la salle avec la sono qui va avec.
A part ça l'accueil et les bénévoles sont toujours aussi sympathiques.
Grand merci à vous tous.
 
Site de l'organisation : http://lesfouleescharentonnaise.asso-web.com/
Trace GPS : http://connect.garmin.com/activity/271647100
Mes photos, pas toujours réussies : https://picasaweb.google.com/113245630134072672330/20130210FouleesCharentonaises#
 


3e de l'année / 108e épreuve
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dimanche 27 janvier 2013

10 km les foulées du 8e - 10e édition le 27/01/2013



Petit récit de cette aventure une semaine après un Ice Trail enneigé qui s’est révélé beaucoup plus dur que prévu. Du coup cette semaine a été tranquille côté course à pied. Samedi matin je vais retirer mon dossard en prenant le bus. Pas grand monde à la mairie du 8e alors je ressors assez rapidement, enveloppe et t shirt à la main.



Dimanche matin, un bruit suspect me dérange pendant mon petit déjeuner. Je ne rêve pas, c’est bien la pluie qui fait son apparition, manquait plus que ça. Comme l'année dernière j'ai décidé de me rendre dans le 8e arrondissement en courant. Ca va me faire 4 bons kilomètres pour m’échauffer et il faut bien ça, car le fond de l’air est très frais et une fine pluie m’accompagne.



Une petite photo de l'opéra Garnier puis j'arrive sur la zone de départ. L’échauffement collectif a commencé mais il y a beaucoup plus de gens à l'abri sous le porche de l’église.



Je pars à la recherche de Francine et de Laurent. Je vais trouver Laurent par hasard en train de trottiner avec Alain qu'il va devoir guider jusqu'au bout de cette épreuve. Quelques centaines de mètres ensemble, une petite photo et on se souhaite bonne course. Je me dirige alors vers l’arrière du peloton quand j'aperçois la veste passioncourseapied.fr de Francine.



On ne va pas pouvoir papoter longtemps, car le départ est imminent. Il est un peu plus de 9h35 a ma montre quand le décompte des 10 dernières secondes est lancé.
3, 2, 1..c’est parti.
Francine pars devant moi et je vois déjà le meneur d'allure des 50 minutes s’éloigner. Ca part vite mais je ne m’en fait pas, la route est encore longue. Je passe le premier kilomètre en 5'23 et ce qui commence à m’énerver un peu ce sont toutes ces personnes qui grignotent quelques dizaines de mètres à chaque virage en coupant sur les larges trottoirs. Pour ce qui le concerne j'ai la conscience tranquille, j'aurais fait les 10 km intégralement.
Nous sommes dans les beaux quartiers de la capitale aux larges avenues qui permettent aux véhicules de circuler sauf qu’à certaines intersections ça coince un peu. Malgré les écouteurs sur les oreilles j'entends quelques automobilistes râler.
Petite descente avant de revenir vers la mairie du 8e et l'église Saint-Augustin pour terminer cette première boucle. Je passe devant le panneau 5 km en 25'08.



Je vais zapper le ravitaillement de la mi-course. Le vent est pénible sur cette partie du circuit mais je vais essayer d’accélérer un peu pour tenter les 50'.
Le peloton s’est bien étiré mais nombreux sont ceux qui courent sur les trottoirs, du coup je suis un peu seul sur la route. La remontée vers l’Arc de Triomphe va être un peu pénible. Une fois ce petit faux plat passé c’est du velours, ou presque. Petit coup de mou vers le 8e km, peu avant le parc Monceau, mais à la vue du panneau 9 km je remets la machine en marche profitant de la dernière descente. Et là je dépasse quelques concurrents. Je  vais garder ce rythme jusqu’à la fin. Dernière ligne droite, l’arche est en vue. 2 hommes me dépassent,
bip !! bip !! c’est terminé.

Je retrouve Francine qui est arrivée quelques secondes avant moi


Pas assez de bénévoles pour enlever les puces alors ça piétine, du coup nous nous refroidissons. Puis on nous remet une médaille et une boisson.
J’accompagne Francine jusqu’à la consigne mais comme c’est la queue là aussi, que j'ai de plus en plus froid, je décide de la laisser et je rentre à la maison en empruntant à peu près le même chemin qu’à l'aller.
Au total, 18 km.
Première partie de la course en 25'08, second tour en 24'27 soit 49'35 au chrono réel.
J’ai bien fait de ne pas suivre le meneur d’allure qui semble être parti trop vite et qui en a usé quelques-uns (ce sont les impressions de quelques personnes à l'arrivée).
Merci à l’organisation, à tous les bénévoles qui ont fait le maximum.
Offrir un t-shirt en coton pour la dixième édition je trouve cela léger. Il était plus beau l’année dernière.
Prochain rendez-vous à Charenton-le-Pont le 10 février pour 15 km principalement dans le bois de Vincennes.
107e course.
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dimanche 20 janvier 2013

30 km Ice trail à St. Martin du Tertre (95) - Edition du 20/01/2013

Rien de tel pour commencer cette nouvelle année que de se lancer un gros défi, disons, d’une trentaine de kilomètres généralement très boueux.
Cette année, à deux jours de l’épreuve, la neige est annoncée et sera bien au rendez-vous. Ma grande crainte est que la course soit annulée d’autant que la veille la météo annonce encore des chutes de neige. Si les secours ou des bénévoles ne peuvent pas se déplacer l’organisation n’aura d’autre choix que de renoncer surtout si la préfecture ou la mairie y met son grain de sel.
Mais à ma grande surprise, samedi soir, en rentrant de chez mes beaux-parents je trouve un mail d’Action raid (l'organisateur) qui nous informe que la manifestation est maintenue. Petit sms à Pascal et à Samuel pour confirmer l’heure du départ.
Réveil à 5 heures. Faut vraiment être fou pour se lever à si tôt un dimanche. Je constate que ce qui a été déneigé la veille est à nouveau recouvert d'un manteau blanc mais pire, ça tombe toujours. Quel va être l’état des routes aussi bien dans Paris que sur les grands axes mais surtout sur la dernière partie du parcours, une petite route de campagne au fin fond de l’Ile de France, à deux pas de ma Picardie natale.
6h30, avec Pascal nous prenons la direction de la station de métro Chapelle où Samuel nous attend. Certaines rues sont un peu glissantes mais dans l’ensemble ça va, faut juste pas faire de folie, de manœuvre brutale.

 
Bien avant l’entrée dans le village des bénévoles orientent les runners vers les parkings. Une fois garé à proximité du stade nous n’avons qu’une bonne demi-heure devant nous pour récupérer notre dossard et nous mettre en tenue.
 
Pas de queue au dossard, on se trouve alors un petit coin pour fixer la puce et le dossard, prendre quelques photos et nous sommes prêts. Enfin presque, Samuel enfile ses Yaktrax, j’en fais de même et pour la première fois je vais courir en pneu neige.

Visiblement la météo a eu raison d’une bonne partie des coureurs car ce sont environ 400 personnes qui se rapprochent de la ligne de départ de ce 30 km (le 15 km part 30 minutes après)
.
Le départ sera d’abord donné à un coureur malvoyant sous une belle ovation de la foule puis après quelques consignes notamment sur le balisage l’édition 2013 est lancée.
Je laisse partir Pascal et Samuel, de toute façon je ne peux pas les suivre et je dois m’habituer aux "chaînes".


Au 3e km la première difficulté du jour s'annonce. Une côte bien raide au milieu de laquelle 2 ou 3 troncs d'arbres se sont couchés à travers du chemin et que nous devons donc "escalader". A partir de là nous sommes en Forêt domaniale de Carnelle. La neige recouvre tous les chemins et sentiers. Seule la trace des traileurs permet de voir où on met les pieds. Pour ne pas prendre de risque je vais me trouver un petit groupe à mon niveau et le suivre car la neige recouvre de nombreux pièges dont des trous, des branchages qui peuvent se révéler dangereux et je m'ai pas envie de me blesser



De temps en temps je n'ai pas le choix et je dois dépasser des coureurs plus lents mais généralement c'est moi qui me fait doubler. Après 5 km j'ai trop chaud. J'enlève les gants et ouvre un peu la veste, là je vais prendre un peu froid mais ça va. On en prend pleins les yeux. C'est blanc partout mais à force ça fait mal aux yeux. Les difficultés s'enchaînent, rien de bien méchant mais le poids des Yaktrack et cette neige fraîche qui rend les appuis instables, fuyants, un peu comme dans du sable commencent à bien me fatiguer

Puis c'est la famine. Vers le 9e kilomètre je vais manger une barre de céréales mais je ne pourrai pas boire car j'ai oublié l'eau dans la voiture. Ca va être long d'attendre le ravitaillement annoncé vers le 24e km. D'ailleurs nous allons passé juste à côté avant le 10e km où un bénévole nous propose des fraises Tagada. Je n'ai pas pu résister… Le tracé va nous offrir une belle descente puis, vers le 22e km une longue côte qui doit nous emmener au ravitaillement. Au début de cette pente une féminine va me dépasser et je vais m'accrocher à elle jusqu'au ravito. Je vais alors faire l'erreur de prendre que du sucré, trop de sucré. Sans oublier que la boisson était bien glacée.
Bref, à partir de là rien ne va plus aller. Je vais galérer pour rallier l'arrivée. J'en connais d'autres qui galèrent
Merci aux secouristes d'avoir fait le déplacement.

Plus de jus, plus de jambes, les conséquences d'un copieux repas de famille la veille mais aussi d'un début d'année un peu trop chargée en course à pied et ces 24 km sans boire. Alors je vais terminer tant bien que mal. Ce long faux plat et cette longue ligne droite avant d'arriver au village vont être un enfer. L'impression de ne plus avancer même en marchant. Et tous ces coureurs qui me doublent. Ce qui me rassure c'est que j'en vois un bon nombre se mettre à marcher aussi. Puis les premières maisons apparaissent, c'est bientôt la délivrance et un dernier coureur qui me dépasse en râlant car le départ n'a pas été retardé compte tenu des conditions climatiques. Ben oui, mais y'en a qui ont pris leur disposition pour être certain d'être à l'heure et qui en avaient marre de se cailler… Le tapis est là, on m'enlève la puce puis on me remet un sachet "cadeau" contenant un magnifique T-shirt.
 
Je cherche mes potes mais je ne les vois pas et comme toutes les bonnes choses posées sur les tables de la tente ravitaillement ne me font pas envie je file à la voiture me changer car je commence à avoir très froid. Les premiers échanges avec Pascal et Samuel montrent que tout le monde en a bavé puisque les premiers ont mis environ 30 minutes de plus que les années précédentes pour boucler ces 30 km.
A titre d'exemple, Laurence Klein termine première féminine en près de 3 heures.

Maintenant il faut rentrer, heureusement les conditions de circulation auront évoluée favorablement sauf dans quelques petites rues de la capitale. Merci et bravo à Pascal tout comme à Samuel et merci pour la binouze. Rendez-vous la semaine prochaine pour un 10 km tranquille dans le 8e arrondissement de Paris, si la préfecture et la mairie ne l'annulent pas.
Trace GPS chez Garmin
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