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dimanche 21 avril 2013

44 km trail des lavoirs à Chevreuse (78) - 3e édition du 21/04/2013



 
En début d’année, quand Samuel a annoncé qu’il était inscrit sur le 65 km, je suis allé faire un tour sur le site internet de l’épreuve et me suis engagé sur le 44 km. C’était l’occasion de le revoir, car la dernière réunion familiale à laquelle nous étions tous les deux remonte à bien longtemps. Puis nous nous sommes ratés l’année dernière suite à un pépin qui l’a obligé à annuler la course que nous devions faire ensemble.
Je dois aussi dire que la date de cette manifestation ne tombe pas trop mal pour servir de dernière sortie longue avant les 100 km de Steenwerck. Mais c’est avec une grosse appréhension que je me suis rendu à Chevreuse.
En effet, depuis le marathon de Paris, qui n’était pas prévu et que j’ai terminé dans la souffrance, chaque sortie est un calvaire d’autant qu’un rhume est venu aggraver la situation.
C’est donc sous un ciel dégagé mais avec des températures bien fraîches que je prends la route ce dimanche matin. Sur place, les parkings sont déjà pleins. Je trouve une place à plus de cinq cents mètres du parc des sports où se trouve le village de la course.


Le dossard en main avec comme cadeau un sac à chaussures, un de plus, je retourne à la voiture pour me changer, patienter et y laisser mon sac, car la consigne est un dépôt de sacs en vrac non surveillé. Je n’ai pas d’objet de valeur sur moi mais ça m’ennuierait de ne pas le retrouver à l’arrivée.
Après plus d’une demi-heure d’attente je me rapproche des stands. Au micro, les noms des 3 premiers coureurs du 65 km, partis 2 heures plus tôt, sont annoncés. Puis il est demandé aux 152 inscrits, dont 22 féminines, du 44 km de se rapprocher du départ. Nous sommes quelques-uns à se demander où est la ligne, nous suivons le troupeau...

 
Le départ donné, nous traversons le parc des sports pour rejoindre la forêt, un bon kilomètre plus loin. Parti quasiment en queue de peloton, j’ai décidé d’adopter une allure très tranquille et surtout de ne pas forcer dans les montées, à moi de respecter ce que je me suis fixé.

 
Pour nous le parcours est composé de 2 boucles : la bleue puis la jaune. J’avais dans l’idée qu’il s’agissait de deux boucles sensiblement égales et m’étais dit qu’au pire, si je ne suis pas en forme, j’abandonne après un tour, mais pas du tout. La première compte 14 km, la seconde 29 bornes.
La première partie du parcours, en forêt est un petit sentier peu vallonné. Au 3e km nous croisons un groupe de coureur dans lequel se reconnais Guillaume VIimeney. Il s’agit des premiers du 65 km, ils en sont à 29 km de course environ. Au 5e km, j’aperçois au loin Samuel que je salue de vive voix pour lui faire savoir que je suis bien là.
Jusque-là je suis un groupe de 3 coureurs qui sont dans l’allure que je me suis fixé, mais ils vont s’arrêter pour un besoin naturel, je continue sans eux.
La première difficulté du jour se présentera à nous après le château de Breteuil, vers le 7e km. Une belle montée que nous aurons à gravir par un autre sentier sur la seconde boucle. Certains n’ont pas fait attention au balisage et ont foncé bille en tête dans la pente la plus forte alors qu’il fallait suivre les rubalises aux couleurs d’une grande banque. Ils ont peut-être aussi été perturbés par un panneau indiquant retour toutes distances. Il aurait été plus judicieux de mettre un panneau "boucle 2 à gauche", "boucle 3 tout droit". Bref, on a un aperçu de ce qui nous attend dans une trentaine de kilomètres. Dommage pour les concurrents qui avaient déjà bien attaqué cette difficulté et qui auraient pu continuer, car au final, les deux traces se rejoignent en haut...
Après le 11e km, une petite queue de coureurs s’est formée, que se passe t-il ? C’est juste une balise de course d’orientation positionnée là pour que nous pointions notre dossard. Samuel est revenu sur moi, il est en pleine forme.


 
On papote un peu puis il reprend sa vitesse de croisière. De retour au village de la course sans encombre, je profite d’un ravitaillement assez bien achalandé. Il n’y a visiblement rien à emporter. Heureusement que j’ai pris deux barres de céréales pour les 29 km qui vont suivre.
Je retrouve Samuel qui rempli sa poche à eau. Il me reste 2 litres d’eau, ça devrait aller. Désormais nous devons suivre la rubalise aux couleurs de la route des 4 châteaux.
Après le 15e km les côtes vont se succéder. Ca grimpe raide. Dans la première côte, bitumée, je dois m’arrêter pour enlever un caillou dans ma chaussure. Samuel reviens à ma hauteur. Je vais le suivre jusqu’à la difficulté suivante.


 

 
Plus le temps passe moins j’ai le moral, surtout dans les grimpettes ou c’est dur. Les jambes vont pas trop mal mais le mental n’est pas au top, conséquence aussi de tracas personnel.
Vers le 25e km je croise 2 coureurs dont Guillaume. Que fait-il là ? d’après le plan on ne repasse pas ici, je suis complètement déboussolé mais je continue mon chemin. Puis je tombe sur une coureuse qui s’est fait très mal à l’épaule, les secouristes s’occupent d’elle pour l’évacuer, je poursuis.
Le parcours est sympathique, nous sommes désormais sur des allées plus larges qu’une coureuse me dit détester. Pour avoir fait la route des 4 châteaux et les Foulées Cernaysiennes, le paysage m’a l’air familier et je profite des passages sympa le long d’un cours d’eau. Je dois faire attention aux nombreux obstacles, les cailloux comme les racines. Par 3 fois j’ai évité la chute de justesse, la prochaine sera la bonne...
Nous traversons de temps en temps des villages, des petits hameaux où il n’y a que les gentils bénévoles pour nous encourager. Toujours un petit mot sympathique pour nous remonter le moral, merci à vous !! J’ai de plus en plus de mal à courir. Les jambes ne sont pas raides comme au marathon de Paris mais c’est le mental qui n’est pas au rendez-vous, puis je n’ai plus d’eau et il reste une douzaine de kilomètres.
Pire, après le 32e km, à la traversée d’une route se trouve une auberge ou l’odeur de viande grillée donne envie de s’attabler et d’en profiter un maximum. Les clients attablés à l’extérieur nous encouragent. Je me remets à trottiner.
Au 38e km arrive le passage que je craignais le plus, un passage sous une route annoncé très humide.


 
Il y a effectivement une bonne couche de boue bien humide mais, la tête baissée, en position du canard, je vais franchir cet obstacle sans être obligé de ramper.
De l’autre côté, le bénévole me dit qu’il ne reste plus que 5 km, ça me remonte le moral mais 500 m plus loin, la difficulté du premier tour s’annonce. Le signaleur m’indique que c’est la dernière côte et m’encourage. Je vais prendre tout mon temps pour arriver en haut. Les concurrents qui me dépassent portent des dossards de l’épreuve en relais et du 65 km. Je vais courir les 3 derniers kilomètres sauf à la sortie du bois, ou je ne peux pas m’empêcher de prendre une petite photo de la bâtisse qui domine Chevreuse.


 
Le parc des sports est là, les bénévoles et les personnes qui profitent du soleil dans le parc m’encouragent. Je fais les derniers mètres sous des applaudissements puis je vois Samuel qui m’attend. C’est terminé, mon gps affiche un kilomètre de moins que ce qui était annoncé. Je vais me jeter sur une bouteille d’eau. Côté solide il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent à part du pain d’épices tout desséché. Aucune boisson pétillante, de jus de fruits. Au bout de la table nous avons quand le droit à une très bonne binouze locale bien fraîche qui fait du bien.


 
Après avoir échangé nos avis avec Samuel, salué Valessa et Guillaume, il se fait tard et je ne m’éternise pas, car deux manifestations sont organisées sur la capitale dont une dans mon quartier, ça va bouchonner...
 
Finalement plus de peur de que mal. Pas de douleur dans les jambes, j’aurai pu recourir le lendemain mais j’ai été sage, un peu forcé, car je me suis rendu dans ma Somme natale.
Un parcours de type éco-trail de Paris assez sympa. Un grand merci à tous les bénévoles, vous avez été super comme bien souvent. Pour le prix on aurait pu avoir un meilleur ravitaillement à l’arrivée et un point d’eau vers le 30e.
Comme toujours, j’ai vu 2 ou 3 gels jetés dans la nature, pas bien du tout messieurs-dames.
 
Je vais souffrir, mais vivement le 8 mai.

Trace GPS chez Garmin ou chez open-runner
 

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