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dimanche 21 octobre 2012

38 km trail des raids dingues à Saint André de l'Eure (27) – 1ère édition du 20/10/2012


Après l'annulation des 100 km de la Somme j'ai longtemps hésité entre le marathon de Reims et me lancer dans cette aventure mais comme la Saintélyon approche à grands pas c'était l'occasion de se tester sur une sortie nocturne sans oublier qu'il s'agit d'une première édition.
Même si la météo n'a pas été favorable de toute la semaine je me faisais une grande joie de participer à cette épreuve car c'était aussi l'occasion de revoir Samuel que j'ai connu au trail Seine Mauldre et l'ami Stéphane. Mais finalement, le boulot pour le premier et l'humidité pour le second auront raison d'eux.
C'est donc seul que je vais prendre la route sous une pluie battante qui a commencé vers 11 heures et qui ne me suivra pendant ce long voyage car la capitale est bien encombrée. Ce n'est qu'une fois arrivé dans cette charmante commune normande d'environ 4 000 habitants plantée au beau milieu d'une plaine que la pluie se calme. De prime abord je me dis que le relief ne sera pas mon pire ennemi aujourd'hui.
La voiture garée en centre ville, je me dirige en contre-sens des gens en tenue de sport avec le même sac plastic à la main en disant qu'ils doivent tous être passés par la case inscription ou retrait des dossards.

Au bout de quelques mètres je trouve des panneaux qui confirme ce que je pensais par contre il me semblait avoir lu que la partie administrative se passait à la mairie alors que nous sommes accueillis dans un coin d'un petit bistrot sympa. Les formalités accomplies auprès de personnes fort sympathiques on me remet le dossard 70 puis je pars faire un petit tour en ville pour repérer les lieux.


De retour à la charrette j'ai une bonne demi-heure devant moi pour me préparer alors je prends mon temps. J'ajuste le sac a dos et je vérifie que j'ai bien quelques barres de céréales car il n'y a qu'un seul ravitaillement en eau uniquement. Une fois prêt je repars vers la mairie ou sera donné le départ. Il y a encore peu de monde mais petit à petit les traileurs arrivent.

 
Nous aurons droit à un petit briefing où on nous explique l'origine du nom de cette course mais aussi tout ce qu'il faut savoir sur le balisage, les points de contrôle car l'aller et le retour utilisent parfois les mêmes chemins.
On nous confirme qu'il y a bien un ravitaillement vers la mi-parcours en liquide uniquement enfin, on nous dit que le départ devant la mairie est fictif car nous allons parader en centre ville pour remercier les commerçants partenaires de l'épreuve.
Il est 17h30 quand les 77 concurrents s'élancent derrière le véhicule qui nous ouvre la route. Après un bon kilomètre nous sommes à la sortie du village prêt à en découdre. Quelques fumigènes sont allumés pour nous donner le signal du départ et c'est parti pour la grande aventure.
Quand nous entrons dans le premier bois le peloton s'est déjà bien étiré et scindé en cinq groupes bien distincts, je suis à la queue du 4e. Ce premier sentier forestier est assez sinueux et en devers donc un peu glissant compte tenu de toute l'eau qui est tombée ces derniers temps. La sortie du bois se fait par une courte descente bien raide où l'organisation à mis en place une corde pour nous aider à l'aller comme au retour. Moi qui croyais que ça allait être plat, c'est raté...
Entre campagne et bois je poursuis mon petit bonhomme de chemin au rythme que je me suis fixé avec la musique sur les oreilles tout en faisant attention au balisage pour ne pas me perdre mais de toute façon j'ai toujours quelqu'un en ligne de mire pour m'orienter.
Avec la nuit qui commence à tomber les couleurs de l'automne, les odeurs de la forêt, la brume qui enrobe la cime des arbres et la température agréable rendent ce parcours très agréable. Je commence même à avoir chaud alors je baisse mes manchettes. Un peu plus tard j’enlèverai aussi le buff que j'ai mis sur la tête pour ne pas avoir froid aux oreilles...
Au 4e km, clic clac c'est dans la boite.
Jusqu'à maintenant j'ai constaté que nous sommes essentiellement guidé par des panneaux. Je n'ai pas vu beaucoup de rubalise mais ça ne m’inquiète pas plus que ça car j'ai toujours du monde devant et derrière moi.
Vers le 9e km, dans une petite descente je vois 4 coureurs venir en sens inverse et s'infiltrer dans le bois. C'est qu'ils n'avaient pas vu le panneau pourtant bien visible.
Ces personnes sont à une petite cinquantaine de mètres devant moi quand ils quittent le chemin pour un autre sur la droite. J'hésite un peu car je ne vois aucun balisage nous interdisant d'aller tout doit ni de prendre à droite. je suis un peu perdu alors je vais faire confiance au groupe devant moi en me disant qu'ils sont plusieurs et qu'ils doivent savoir ce qu'ils font. Mais 300 m plus loin ils s'arrêtent car ils ne voient pas de balisage.
Du coup nous sommes désormais une quinzaine à nous retrouver au beau milieu de nulle part.... Le premier prend l'initiative de continuer, je le suis et les autres aussi. Finalement, à l'intersection suivante nous croisons un coureur venant de la gauche qui nous affirme être sur le bon chemin pour avoir vu un panneau cent mètres avant. Nous lui emboîtons le pas rassurés d'être revenu sur les bons rails.
Après une belle grimpette je vois au loin un véhicule sur la route, warning allumés, qui ouvre la route à aux concurrents.
Certains se posent des questions mais comme l'avant du groupe à suivi c'est que tout va bien. Là j'ai rien pigé, je passe un coureur que j'ai doublé 20 minutes avant...
Mais nous nous faisons aussi dépasser par des coureurs bien plus rapides que nous ce qui fait dire à mon compagnon du moment que nous avons dû gagner 2 ou 3 km tout à l'heure dans la forêt, ce qui est tout à fait plausible sauf qu'au 16e kilomètre tout le monde s'arrête auprès des bénévoles que nous avons vu une trentaine de minutes plus tôt.
Là il y a un problème, nous avons tourné en rond. En fait tout à déraillé en haut de la côte vers le km 12,5 à mon GPS juste après avoir rencontré le coureur qui nous a remis sur la bonne route. Nous aurions dû voir une flèche au sol nous indiquant de tourner à gauche mais personne ne l'a vu.
Le bénévole qui est venu nous chercher avec sa voiture est une personne postée sur le chemin du retour un peu plus haut. Quand il a vu débouler des coureurs 400 mètres devant lui il a pensé que des coureurs sur le retour se sont égarés et il a pensé bien faire en venant nous chercher sauf qu'il aurait dû nous dire de faire demi-tour sur 500m puis tourner à droite. Mais le savait-il ?
Je ne sais pas ce qui s'est dit devant, incompréhension entre les coureurs et cette personne ? peut-être que cette personne n’était pas bien informée sur le tracé ? toujours est-il que nous sommes une trentaine à nous demander ce qu'il faut faire.
Il faut aussi souligner que jusque là personne n'avait allumé sa frontale car on y voyait encore, peut-être que nous aurions vu des éléments réfléchissants qui nous auraient mis la puce à l'oreille et cela aurait changé la donne, on ne le saura jamais.
Bref, le bénévole à pour consigne de la direction de course de faire rentrer tout le monde au bercail. Nous nous remettons à courir mais le cœur n'y est plus. Les frontales allumées nous voyons bien les éléments réfléchissants qui nous guideront jusqu'au gymnase. Sauf vers le 21e km, je suis préoccupé à me trouver un endroit pour une petite pause technique si bien que quand je m'arrête je suis surpris de ne voir personne passer. En tournant la tête je me rends compte que j'ai pas vu le flèche pour tourner à gauche... Rien de bien méchant, je refais cette dizaine de mètres en trop. Avant d'entrer en ville nous aurons un petit passage sur un sol très très mou qui m'use beaucoup puis, en ville, juste avant d'arriver à la salle, un petit ruisseau à traverser. L'arche est là mais il faut continuer encore quelques métrés pour entrer dans l'enceinte ou je dis au contrôleur que je n'ai pas fait l'intégralité du parcours. Il me répond qu'il est au courant et que je ne suis pas le seul. Effectivement, au final c'est prêt d'une quarantaine de traileurs qui se sont perdus et ce n'est pas tout.

Après un bon ravitaillement j'entends un gars s’énerver au téléphone. Il s'agit d'un responsable de l'organisation qui engueule un bénévole car la tête de course est perdue aussi...
Il est excédé car il nous affirme avoir vérifié et revérifié le balisage.
C'était une première édition, il faudra en tirer les leçons.
Dans cette histoire tout le monde a sa part de responsabilité. Les coureurs pour ne pas avoir allumé leur frontale plus tôt et par leur manque de vigilance. Les organisateurs pour avoir peut-être mal informé les bénévoles sur le tracé et les conduites à tenir (peut-être expliquer sur carte et sur site) mais aussi sur un balisage un peu léger. En tous les cas j'ai quand même passé un bon moment même si j'aurais préféré accomplir l'intégralité du parcours.
Toute l'organisation a été aux petits soins pour nous. Le ravitaillement à l'arrivée était copieux. Si tous les problèmes sont corrigés, la prochaine édition se sera à n'en pas douter une très belle épreuve. Le retour à la maison se fera de nouveau sous la pluie et le brouillard. Un petit coup de RIA pour nettoyer les pompes puis gros dodo pour faire les kilomètres manquant le lendemain.

Pour ce qui me concerne je ne sais pas si je retenterai l'aventure "première édition" d'une course. Après la première édition du semi de Rueil Malmaison en 2010 où j'ai fait 24 km je me dis jamais 2 sans 3, alors...
le parcours officiel :

Ma trace GPS :

 
Merci à toutes les personnes qui m'ont encouragé et envoyé un message fort sympathique. Merci à cette organisation qui nous a très très bien accueilli. Merci à tous les bénévoles pour leur gentillesse et leur dévouement. Merci au site normandiecourseapied.com pour les belles photos.
Mes photos sur Picasa
D'autres photos sur normandiecourseapied  et la galerie de l'organisation
la trace de mon Garmin et sur openrunner
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dimanche 7 octobre 2012

26 km trail du four à chaux à Nandy (77) – Edition du 07/10/2012


 
Une semaine après un trail sympa de 32 km terminé un peu dans la douleur j’enchaîne sur cette épreuve de 26 bornes. A part un test d’effort chez le cardiologue en début de semaine je n'ai fait aucune activité physique. Faut dire que la météo ne s'y prêtait pas et puis j'avais trop de boulot.
Euh, j'en vois rire, mais c'est vrai, y'a des fonctionnaires qui bossent...
Jusqu'à la veille de l'épreuve la pluie n'a cessé de tomber. J'ai peur que cette course ne se transforme en bain de boue. Merci Francine et Nadia de m'avoir recommandé ce parcours du combattant... Il a même plu une bonne partie de la nuit ce qui n'a pas empêché le déroulement des animations bruyantes organisées dans la cour d'honneur des Archives nationales à l'occasion de la nuit blanche. J'ai quand même réussi à m'endormir à l'heure prévue. Petite parenthèse. Certains ne devraient pas prendre leur voiture le lendemain de la nuit blanche : J'ai failli me faire couper en deux par deux véhicules qui ont grillé un feu rouge rue de Rivoli puis, plus loin sur l'autoroute, un type est bloqué dans son vito (non non, ce n'est pas le bagnard) sur la voie du milieu, roue avant pliée, sans éclairage. Le sur-accident est évité de justesse. Fait ouvrir les yeux quand on conduit !! J'arrive vivant à Nandy, commune de la Seine et Marne, à deux pas de l'Essonne. La ville de cinq mille habitants est juste à côté de la forêt de Rougeau qui sera notre terrain de jeu. Mais c'est qu'il y a beaucoup de monde et la place que j'ai trouvé pour la voiture me semble bien loin de la forêt.
 
En allant chercher mon dossard je croise Marc et son fils Tristan. Marc sort tout droit des 100 km de Millau. Il est venu pour accompagner son fils et le supporter. Une fois mon dossard en main je retourne à la voiture pour me changer et laisser mes affaires. En chemin je vais croiser de nouveau la famille Destal et papoter un peu avec eux si bien que je me retrouve un peu à la bourre.
 
Une fois en tenue je file vers le départ en trottinant histoire de chauffer la machine. A deux pas du départ je tombe sur Nadia et Marc en pleine discussion, un petit bonjour, on immortalise l'instant et direction la queue de peloton. C'est qu'il y a beaucoup plus de monde que la semaine dernière... Nadia nous a confié que le nombre de participants est plus élevé que l'année dernière malgré toutes les nombreuses épreuves organisées dans et à proximité de la capitale (10 km Paris centre, L'odysséa dans le bois de Vincennes, les 10 km de Neuilly sur Seine, l'ecorun92...). De ce côté là c'est une réussite.
 
Avant le coup de pétard, le speaker nous demande d'être vigilant car certaines parties du parcours sont très glissantes. Puis, après avoir donné le top départ à l'athlète non voyant sous les applaudissements de la foule, 5, 4, 3, 2, 1, Partez !!!! Contrairement à la semaine dernière je vais être plus sage et respecter l'allure que je me suis fixée. Les kilomètres vont s’enchaîner tranquillement, sans forcer.
Le terrain n'est pas aussi détrempé que je me l'imaginais. Certains passages sont effectivement un peu glissant mais pas de champ de boue. Un première boucle que nous allons faire en compagnie des concurrents du 11 km. Rien de bien méchant, un petit faux plat avant d'arriver au premier ravitaillement.
Après la pause restauration, un petit tour dans les bois pour revenir à proximité des tables par une petite grimpette (km 6 et 21). 7e km, puis au 22,5 km nous aurons à "escalader" une carrière, le "four à chaux". Des cordes ont été installées pour nous aider à monter 2 buttes bien glissantes.

Au second passage
 
A partir de là le sentier que nous empruntons surplombe la Seine, la vue est belle mais impossible de m'arrêter pour prendre une photo, je risque de géner les personnes qui me suivent. Devant moi 2 gars discutent de leur conquêtes féminines, parfois il est préférable d'avoir la musique sur les oreilles... Bref, pour revenir à nos moutons, cette première boucle va se terminer par une belle descente dont une partie est pavée puis par la remontée de celle-ci et plus encore. C'est LA grosse difficulté du jour qui va nous ramener sur la zone de départ, là où les concurrent du 11 km vont filer vers l'arrivée alors que pour nous il y a encore 15 km à faire. Rien de tel qu'un bon ravitaillement pour commencer le second tour !!
 
Désormais il y a moins de monde. Les 5 kilomètres qui suivent sont une découverte avant de revenir sur le tracé de la première boucle. Toujours en forêt, le parcours est très agréable. Du côté du ciel ça s'arrange. Le soleil va faire disparaître des nuages qui se sont montrés très menaçants pendant un certain temps. Le parcours sera aussi différent entre les kilomètres 16,5 et 19,3. Au ravito du 17e il n'y a de boisson gazeuse chimique de couleur noire ce qui agace un peu une concurrente. A partir de là je vais faire le yoyo avec une charmante concurrente aux couleurs de Bussy. Nous n'allons plus nous quitter jusqu'au 25e km où elle va s'arrêter, je suppose pour régler un problème technique.
 
Dernière descente
dernière grimpette dernière ligne droite L'arrivée
 
Voilà une belle épreuve qui se termine. Encore une fois les douleurs aux pieds ont commencé à faire leur apparition vers le 20e. Plus supportable que la semaine précédente mais présentes quand même et ça m'énerve. Semelles HS ou chaussures ? Réponse peut-être au prochain épisode, un trail nocturne de 38 km dans l'Eure le 20 octobre. Ca va être chaud !!!
 
Après avoir récupéré un beau maillot et m'être restauré je file à la voiture pour me changer et reprendre la route. Beaucoup de monde sur la capitale, A6b bloquée, bouchon sur le périphérique, un beau bordel...

Grâce à une très belle organisation et à des bénévoles formidables la matinée a été magnifique. Une très belle course à faire et/où à refaire.
 
Mes photos sur picasa
Trace GPS chez Garmin  ou openrunner
Merci de m'avoir lu et à bientôt !!!
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dimanche 30 septembre 2012

32 km trail du CORD à Dammartin en Goelle (77)- 2e édition du 30/09/2012


 
Si tout s'était bien passé cette épreuve aurait dû être ma dernière sortie longue avant les 100 km de la Somme à Amiens, mais le destin en a décidé autrement alors j'y suis allé avec le seul but de m'amuser. 
Pourtant je suis quand même inquiet car la première édition en 2011 a été, si j'en crois le récit d'un participant, assez folklorique (lien de son récit ci-dessous). Mais cela ne m'a pas découragé et c'est ainsi qu'en ce dimanche matin qui s'éveille je prends la route sous un ciel bien dégagé qui annonce une belle journée. 
Direction Dammartin-en-Goelle, cité de 8000 habitants située au nord-ouest du département de la Seine et Marne à la limite de l'Ile de France et de la Picardie mais aussi à deux pas de l'aéroport international Roissy Charles de Gaule. 

 

Après une portion de périphérique, d'autoroute A3 et de nationale 2 j'arrive sur les lieux du crime où je trouve assez facilement le parc de le Corbie malgré l'absence de fléchage. 
Il n'y a pas grand monde sur place si bien que je récupère mon dossard très rapidement auprès d'un monsieur très sympathique. Quelques photos, un petit coup d’œil sur le parcours et je retourne à la voiture me changer. 
Je constate que de nombreuses personnes portent le même maillot et connaissent bien l'organisation. Il s'agit de coureurs de l'Es Saint Pathus-Oissery, club d'une ville voisine Saint Pathus. 

 
 
 
Avant d'aller me mettre en tenue, petit passage par les toilettes du gymnase. Quasiment prêt j'hésite quand même à retirer le bas de mon jogging car ça caille bien. Mais bon, faut bien y aller !! Aussitôt enlevé je ferme la voiture et je me mets à trottiner pour me réchauffer. J'en profite pour faire aussi quelques photos dans la parc.


 
Ca s'est moi, pas terrible, on passe. 
 


A 10 minutes du départ les coureurs se rapprochent de l'arche. L'herbe est bien humide, j'ai les pieds trempés et je commence à me refroidir. 

On ne sait pas trop qui est sur le 16 km et qui est sur le 32, ce qui est certain c'est que nous ne sommes pas nombreux. Tout ce petit monde tient sur une photo

Vue de face 
 
Vue de derrière 
 


Nous sommes environ 80, peut-être 90 coureurs sur les 2 parcours. Je mets en marche l'ipod de ma fille. J'entends aussi des personnes dire que le parcours fait moins de 32km. Comme le parcours est un 8 a faire 2 fois, je verrai à la fin du premier tour si c'est vrai ou pas. 
A 9H01, le départ est donné par un coup de pétard. 
Je m'élance presque en queue de peloton et c'est parti pour un petit tour dans le parc puis nous le quittons pour entrer sur la boucle "sud" au fléchage bleu. 
Nous traversons un bout de la ville pour nous retrouver sur un petit chemin qui nous emmène dans un autre quartier. Une fois traversé nous voilà enfin dans la campagne. 
L'organisation a prévenu les sociétés de chasse de notre présence et nous pouvons galoper en toute liberté, sans crainte, ça n’empêche que j'entends des coups de feu malgré la musique sur les oreilles et que nous croiserons quelques personnes armées. 
J'entends aussi les avions en approche de l'aéroport. Cela gâche un peu le cachet de cette charmante bourgade.


 

KM 3, premier ravitaillement que je zappe puis une petite côte fait son apparition. Nous longeons une propriété bien gardé par des chiens qui n'aiment pas notre présence et aimeraient croquer un peu de chair fraîche. J'espère qu'il n'y a pas de faille dans la clôture... 
après cette petite difficulté retour sur le bitume puis dans la ville. 
KM 5 : les coureurs qui papotent devant n'ont pas fait attention au fléchage et n'ont pas tourné à droite. Nos cris vont les faire revenir sur leur pas. 
KM 6,8 : une seconde grimpette nous amène dans le parc de la Corbie ce qui signifie que la première boucle se termine. 
KM 7,5 nous sortons du parc pour enchaîner sur la boucle "Nord" au fléchage vert. C'est là qu'un photographe me surprend.


 

Un peu de bitume avant de retrouver un chemin forestier en légère descente. Un coureur me dépasse mais je suis dans ma bulle avec la musique sur la tête et je regarde les quelques propriétés qui se trouvent sur notre chemin. 
A la sortie du bois, le chemin va nous mener au ravitaillement du km 10 situé derrière le supermarché de la ville voisine (Othis). Jusqu'à maintenant je n'ai encore rien mangé et bu alors je vais m'arrêter. 

Je repars de ce ravitaillement avec 3 coureurs que j'ai rattrapé et avec 5 autres bien équipés qui ne se sont pas arrêtés. Dans ce groupe il y en a 5 de l'Es Saint Pathus-Oissery. 
Sur ces 8 coureurs, 1 va prendre le large avant d'être repris suite à un arrêt technique puis il repartira de plus belle pour nous mettre un vent. 
Parmi les 5 coureurs de la même équipe, un va creuser l’écart petit à petit. 

Un chemin d'environ 2 km, parfois en faux plat montant va nous conduire dans un petit bois où le parcours va devenir sinueux et comporter une petite bosse. 
Après c'est quasiment tout plat jusqu'au 14e km où l'entrée dans Dammartin se fait par une petite pente douce sur environ 500 m. 
Km 15, retour dans le parc de la Corbie, ce qui veut dire que la seconde boucle est terminée et que le parcours ne fera pas 32 km, donc MBO foutu !! 
Pour l'instant tout va bien, l'allure du groupe que je suis me convient parfaitement. 


 


Sur la ligne d'arrivée on nous encourage, merci beaucoup !! 
Une petite table nous propose un petit ravitaillement. Les 4 gars au maillot vert en profite pour prendre la poudre d’escampette. Une petite photo des récompenses et c'est reparti pour le deuxième round.


 


Un second tour avec moins de monde puisque les concurrents du 16 km ont terminé. Je me dis que j'ai bien fait de mettre la musique sur les oreilles. 
Mais après 1 km, de vieilles connaissances refont surface. Ces satanées douleur dans les orteils. Si ce n'est pas le mollet ou la hanche faut que ça soit autre chose. Bref, je me pose pas mal de questions : Ai-je mal mis mes semelles ? Ai-je bu trop tard ? Autant de question auxquelles je n'ai pas de réponse. La seule chose dont je suis sûr c'est que la veille j'ai un peu abusé de le choucroute qui n'est pas le repas idéal la veille d'un tel effort. 
Cela dit, après 2 kilomètres, je suis revenu à une petite cinquantaine de mètres du petit groupe qui m'a faussé compagnie au précédent ravitaillement. Mais la petite cote arrive et je sais que je ne pourrai pas être au top pour franchir ce petit obstacle. Je me dis même qu'il serait souhaitable de faire demi-tour. Mais comme en marchant ça va pas trop mal je continue et j'en profite aussi pour faire quelques clichés. 

 


Les kilomètres défilent avec une douleur plus ou moins vive, je fais avec... 
Peu avant le 19e km un concurrent me passe et me demande ce qu'affiche mon PS. Il a exactement la même chose ce qui confirme que le parcours ne fera pas 32 km. 
Après m'avoir lâché je vais faire les 5 kilomètres suivants seul. Au 25e km une petite fringale m'oblige à ouvrir la barre de céréales que j'ai emporté et je vide mon bidon qui me servira alors de poubelle. 
Tant bien que mal je reviens sur un coureur aux couleurs de Nandy (club organisateur du trail du four à chaux auquel je suis inscrit la semaine prochaine). 
Une fois à sa hauteur je l'entends râler et s’énerver car il n'arrive à attraper un la friandise dans la poche arrière de son maillot. Lui aussi a une fringale. Je vais m'arrêter pour l'aider ce qui va permettre à un autre coureur du même club (Nandy) de nous rattraper et de nous larguer... 

Les 4 derniers kilomètres seront faits seul aussi. A l'entrée du parc le bénévole m'encourage et l'en remercie. Plus que 300 m mais auparavant dernier arrêt photo 


JJe Je ne l'ai pas vu au premier passage
La ligne d'arrivée est en vue. J'entends le speaker annoncer mon arrivée en citant mon nom et mon club... PcaP IDF 
Une fois la ligne franchie j'aurai bien aimé boire et manger mais les tables sont vides... 
A côté du podium il n'y a qu'une boisson chaude qui ne m'intéresse pas, ce n'est pas grave. Je file vite me changer pour rentrer au plus vite car j'ai entendu qu'une manifestation était organisée dans le centre de la capitale et je n'ai pas envie de passer l'après-midi dans la voiture. 

Bilan un peu mitigé de cette matinée. Un premier tour qui s'est bien passé, un second un peu plus douloureux mais au final je suis quand même satisfait car je me suis amusé sur ce parcours nature pas trop détrempé ou le bitume est quand même bien présent. mais
Pour le challenge MBO je suis un peu déçu car les 2 bons kilomètres manquants me font perdre quelques points. 
Une course petite course sympathique victime d'un week-end chargé (Paris Versailles, Millau, Berlin et j'en passe...). 
Des bénévoles comme toujours super sympas, merci à vous !! 
Un seul tube de gel jeté ou perdu sur le parcours, c'est toujours un de trop !! 

Comme les résultats sont publiés sur le site internet, parlons un peu chiffre. 
Premier tout 15,12 km ce qui inclus le petit tour dans le parc avant d'entrer sur le circuit. 
Second tour : 14,31 km 
Chrono 2:53'28 (avec 2,4 km de plus à 6' j'étais dans les 3h09 annoncé sur PCaP ) 
41 classés sur le 16 km 
36 classés sur le 32 km, je suis le 25e 

Lien vers mes photos sur Picasa
(Les photos encadrées sont des copies d'écran à partir du site de l'organisation) : 

Trace GPS chez Garmin chez Openrunner
Openrunner : http://www.openrunner.com/index.php?id=2001622  

Site de l'épreuve : http://www.cord.fr/pages/accueil.php  

Compte rendu d'un participant à la première édition : 
http://traileur77.over-blog.com/article-trail-du-cord-32km-260910-58124001.html
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dimanche 16 septembre 2012

24 km trail Seine Mauldre à Bouafle (78) - Edition du 16/09/2012




 



En ce dimanche des journées du patrimoine j'ai décidé d'aller redécouvrir la campagne et les bois de l'ouest parisien pour prendre un bon bol d'air. 

Depuis mon inscription à la mi-août sur la plus longue distance j'ai connu quelques soucis musculaires pour lesquels j'ai stoppé la course à pied pendant 15 jours. C'est pourquoi j'ai envoyé un mail à l'organisation pour demander à passer sur le 12 km. 
Sans réponse de leur part à ma requête, je me suis donc rendu sur place sans savoir si j'allais faire le 12 ou le 24 km. A mon retour, je constaterai que mon courriel n'est jamais arrivé puisqu'il n'est pas parti... 
Par contre, la veille, j'ai bien reçu une demande de co-voiturage transmise par l'organisateur. Comme j'ai été le seul à répondre, j'ai donc accueilli ce dimanche matin à 7h00, devant le portail des Archives nationales, Samuel, un jeune coureur qui en est à sa seconde épreuve après un marathon de Paris bouclé en 3h13. 
Et c'est parti pour un petit voyage d'une heure en passant par Villejuif pour récupérer Laurent à son domicile. 









Cette année le départ sera donné à Bouafle soit à peu près au 3e km du parcours de l'année précédente. Le reste du tracé est le même à l'exception d'une petite boucle de 500 m avant d'entrer dans Flins-sur-Seine où était jugée l'arrivée en 2011. Bilan de cette modification 23,2 km au compteur du GPS. 



A notre arrivée nous constatons qu'il fait plus frais qu'à Paris. Je constate que je suis bien dans la liste des inscrits du 24 km et comme je suis en pleine forme ce matin je ne vais pas demander à changer. 

Il y a un peu de monde sur la place de la mairie mais nous récupérons notre dossard rapidement avant de retourner à la voiture nous préparer. 



Une fois prêt nous retournons au centre du village pour voir comment est l'ambiance mais aussi pour faire quelques clichés. 









Puis c'est parti pour un petit tour dans le village en guise d'échauffement. A Flins nous avions le grand parc de l'hôtel de ville pour nous mettre en condition, c'était nettement plus verdoyant et agréable. 

Après une dizaine de minutes nous revenons au point de départ pour assister au briefing. 
Après cette courte causerie nous nous rapprochons de la ligne de départ. Quelques applaudissements accompagnent le départ de l'athlète handisport et de son accompagnateur puis c'est notre tour. 



Le départ est en montée ce qui m'évitera de m'enflammer et faire n'importe quoi. 

Je pars donc cool. Après 1 bon km de course et la traversée de la nationale 13 nous quittons le bitume pour un chemin qui était beaucoup plus détrempé l'année dernière. 






Je reconnais bien le lieux. Ca va monter légèrement avant d'entrer dans les bois. 

Au 5e km environ se présentera la première difficulté du jour. Une succession de 2 bosses dont un petit raidillon qui oblige une grande partie des coureurs à se mettre à la marche ce que je ne vais pas faire et qui, peut-être, sera la cause de ma perte... 
En haut de cette première bosse, petite photo 






Dans le léger faux plat qui suivra il ne sera pas facile de doubler car le chemin sera parfois très étroit au point qu'il faudra même piétiner de temps en temps. 

Puis nous allons sortir de la forêt pour une dizaine de kilomètres en plaine, en plein soleil mais pour ce qui me concerne, ça ne me gênera pas. 
L’année dernière il y avait plus de champs de maïs qui nous empêchaient de voir au loin contrairement à cette année. 






La seconde difficulté du jour est la petite montée pour arriver à Herbeville, km 11, où se trouve l'unique ravitaillement qu'il fallait atteindre en moins d'une heure trente. A ma montre j'ai bien 11 km et 01h et 40 secondes. 

Nickel, tout va bien. 
Je vais profiter tranquillement du ravitaillement car je sais que la suite va être un peu plus compliquée. 






4 petites minutes d'arrêt au stand et je remets la machine en route. L'année dernière quand j'avais demandé si le plus dur avait été fait on m'avait ri au nez et j'ai compris pourquoi après. Rien de bien méchant : 2 beaux raidillons qui se succèdent où j'ai dû me mettre à marcher, photo : 




Non, ça se sont des ânes qui doivent se marrer en nous regardant sachant ce qui nous attend cent mètres plus loin. 






Après ce passage délicat je sais qu'il reste une difficulté, une pente moins raide mais plus longue 4 km plus loin. Après la traversée de Bazemont j'ai un coup de mou qui arrive au pied de cet obstacle. Le manque d’entraînement certainement, j'ai eu les yeux plus gros que le ventre. Je me trouve un objectif "Neptunien" mais dans la côte elle va me mettre un vent... 






Nous retrouvons la forêt mais pendant 2 km je vais continuer à galérer un peu. Puis les intestins commencent à gargouiller, c'est mauvais signe. Après la descente et la traversée de Flins je dois faire une pause technique, je ne tiendrai pas jusqu'au bout. Mais il n'y a pas d'endroit pour s'arrêter et les bois sont impénétrables si bien que je suis de plus en plus inquiet sur mon sort quant à 2 km de l'arrivée apparaît un champ de maïs salvateur... 



Je vous passe les détails mais j'ai perdu pas mal de temps, pas assez pour être dans les temps du MBO. Pas grave, je passe la ligne d'arrivée en 2h18, soit 15 minutes de moins que l'année dernière, sans bobo et heureux de retrouver les potes qui ont fait une belle course. On me remet un buff en guise de cadeau et Laurent m'apprend qu'il a gagné un lot au tirage au sort 



 



Sympa, sauf que le bistrot du village est fermé. Alors après un bon ravitaillement nous nous changeons et reprenons la route. Laurent aura la gentillesse de nous inviter à prendre un verre. 

Merci l'ami, c'était super sympa et elle était bonne la Chimay !! 



 



Une belle matinée ensoleillée se termine. C'était ma 100e course. Prochaine étape le trail du Cord, 32 km le 30 septembre à Dommartin en Goelle. 
Grand merci  à l'organisation et aux bénévoles !!




Trace GPS : Openrunner ou Garmin
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