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samedi 28 septembre 2013

2013 09 28 - 100 km de Millau



Le déplacement à Millau, ce 28 septembre 2013, était prévu de longue date mais, suite à mon abandon à Steenwerck en mai dernier, je ne me pensais pas capable de retenter la distance cette année alors je comptais m'inscrire sur le marathon. C'est à la fin d'un été dramatique, qui ne m'a cependant pas empêché de cumuler pas mal de kilomètres, que je décide finalement de m'inscrire sur les 100 km.
L'ami Pascal fera le voyage avec moi et profitera de la chambre d'hôtel que j'ai réservé depuis la fin 2012 à La Cavalerie, petite bourgade du Larzac située à 18 km de Millau. Avec pour seul objectif de franchir à nouveau la ligne d'arrivée d'une telle épreuve, je ne vais pas suivre de plan préparatoire. Je vais accumuler des kilomètres pour que les jambes tournent, tournent et tournent toujours. Tout se passe pour le mieux. J'en profite pour tester quelques nouveautés comme un maillot de compression pour éviter les échauffements, les Hoka, les chaussettes. Tout est parfait sauf que, la dernière semaine, un rhume va venir perturber tout cela. Le nez qui coule, la toux qui m'empêche de dormir plusieurs nuits me font douter sur ma capacité à parcourir une telle distance.
Vais-je être en forme pour relever ce défi ? Est-ce raisonnable de prendre le départ ? Dois-je renoncer ?



Pas de réponse jusqu’à ce que ce vendredi 27 septembre. Après quelques heures de route, un repas pris sur une aire d'autoroute avec Juan et Patrick retrouvés grâce à la magie des sms, nous arrivons au parc de la Victoire. Là, on me remet mon dossard. Avec les retrouvailles des amis, l'envie d'y être se fait pressante. Je ne vais pas me dégonfler, je ferais ce que je peux mais j'y serais.



Petit passage à la pharmacie pour acheter de quoi me soulager la gorge, puis direction un petit bar pour trinquer avec les amis. Le soir nous nous retrouvons au restaurant réservé par la crêpière pour un bon repas en compagnie de Francine, Marc, Patrick, Juan, Pascal et Christian (Neptune) qui nous arrivera un peu plus tard avec des trophées PCaP.
De retour à notre hôtel et avant de nous mettre au lit, nous préparons nos affaires pour le lendemain, réglons l'heure du réveil. Malgré les médicaments, je vais encore tousser beaucoup. Le Pascal est dans les bras de Morphée et j'ai peur que ma toux le réveille. Quand mon téléphone sonne le clairon à 6h30, je n'ai pas dormi énormément. Direction la douche, je m'habille puis nous filons prendre un petit déjeuner assez léger avant d'aller rejoindre la salle du parc de la victoire.



Nous retrouvons toute la compagnie et profitons des derniers préparatifs pour observer ce qui se passe dans la salle. Pendant ce temps-là, quelques célébrités sont interviewées, comme Anne Cécile Fontaine, la favorite chez les féminines, mais aussi Batman (alias Crocs-man) ou encore les meneurs d'allure et le groupe d'une vingtaine de marocains venus spécialement pour souffrir sur le bitume Aveyronnais.
Peu avant 9h30, nous nous dirigeons vers l'entrée du parc où tous les concurrents doivent se rassembler pour partir en convoi au centre-ville où est la ligne de départ. C'est à cet endroit que le dispositif électronique compte le nombre de partants, c'est LE passage obligé avant de s'élancer. Je me rends compte que j'ai oublié de mettre mes lunettes dans mon sac, trop tard !



A 10h00 précises, le top départ est donné, nous nous souhaitons bonne course. 1574 coureurs s'élancent sur les 1651 inscrits, accompagnés de 358 marathoniens.
Nous mettrons un peu plus d'une minute pour passer sous l'arche du départ. Pascal et Patrick sont partis devant avec l'espoir pour mon ami d'être sous les 10 heures.
Pour ce qui me concerne, ne pouvant le faire en moins de 11h00, je m'interdis donc d'être sous le 6'36 au km.

Première boucle : La vallée du Tarn


Acte I : dans le rythme
Un début de course facile Accompagné de Juan, nous maintenons une moyenne de 6'41 / km, ce qui me convient très bien. Dans le peloton ça papote et ça rigole encore.
Nous sommes rattrapés par Batman que Juan connais bien. Le fait de courir en crocs intrigue pas mal de monde et les questions fusent.

Le parcours est très agréable. Dans les villages traversés, un public enthousiaste et nombreux nous booste. Une petite inquiétude, la peur d'éventuelles bousculades quand les coureurs retrouveront leur accompagnateur vélo à partir du km 6,5, soit après le premier ravitaillement d'Aguessac.
La route se fait plus étroite et le peloton est encore dense, mais finalement cela se passera plutôt bien. Les 2 premiers ravitaillements seront liquides, que de l'eau en petite quantité. Ce n'est qu'au 3e ravitaillement que je vais prendre un petit morceau de banane et de pain d'épices. Je m'arrête aussi de temps en temps pour prendre des photos.

Acte 2 : mais où est Juan ?



21e km, la première côte est là. J'annonce à Juan que je vais m'arrêter prendre quelques clichés et que je le rattraperai tranquillement. Pour ne pas me griller, je vais le garder en ligne de mire pour revenir petit à petit. Au ravitaillement du 25e km, je me retrouve à ses côtés. Mais le temps de demander un gobelet d'eau, j'ai tourné la tête et plus de Juan...
Je me dis qu'il est certainement allé se soulager mais le temps passe et je ne le vois toujours pas. Je me retrouve donc seul. Je vais essayer de rattraper lee secondes perdues, mais le parcours est plus vallonné que la première partie de course si bien que j'arrive au 30e sans jus. Aucune douleur, de ce côté-là pas de soucis. Je n'ai plus de jambe, plus de force et le moral va en prendre un coup.



A la sortie du village, je demande à Batman s'il a vu notre pote. Il pense qu'il est derrière. Dans ma tête je me dis que ça tombe bien. Comme je suis à la ramasse et que je vais marcher un peu, il va bien me rattraper. Je me retourne souvent. Je vois des maillots oranges mais pas de Juan.
Cette portion du parcours qui nous ramène à Millau me semble interminable. Le moral dans les chaussettes, j'ai de plus en plus l'intention d'abandonner.
Et quand ça ne veut pas aller, tout s'y met. Mon maillot de compression, pourtant essayé à plusieurs reprises avec succès, m'empêche de respirer correctement et me gène de plus en plus.
Peu avant d'entrer en ville, le meneur d'allure des 13 heures me dépasse. Je l'entends annoncer à ses poursuivants qu'il est en avance et qu'il y aura 5 minutes de pause à la salle avant de repartir. Curieux cette façon de faire, heureusement que je ne me suis pas appuyé sur ce que j'appelle de l'assistanat. D'ailleurs ils arriveront tous quasiment seul, quel est l'intérêt ?
Bref, de retour en zone urbaine, les supporters sont de plus en plus nombreux à nous encourager. Je retrouve des forces pour rallier la salle du parc de la victoire au 42e km. Une première boucle facile qu'ils disaient...
Que fais-je ? Déposer les armes, repartir ? je ne sais pas quoi faire.
Je ressors de la salle, passe sur le tapis qui prend mon temps puis je trouve un banc pour me changer. J'enlève ce maillot de compression, me mets du NOK sur la poitrine pour éviter des échauffements, c'est décidé, je vais aller voir à quoi ressemble Saint-Affrique en faisant ce que je peux. Si ça ne va pas, je peux toujours m'arrêter.
Seconde boucle : l'aller-retour Millau / Saint-Affrique


Acte 1 : une promenade de santé

Jusque-là, du côté de la météo, nous avons eu de la chance malgré un ciel souvent très gris et menaçant. Seules quelques gouttelettes sont tombées. Rien de bien méchant mais, dans l'incertitude, j'ai décidé de partir avec mon camelbak dans lequel j'ai mis une frontale pour la nuit, une veste pour le froid, un poncho pour la pluie.
Je repars donc seul, sans aucune idée d'où peut être Juan. Mon but, atteindre sans me faire mal Saint-Affrique, point kilométrique 71 mais, cet aller-retour entre les deux villes est la partie la plus délicate du parcours. Et ça se confirme dès la sortie de Creissels avec la côte du viaduc à 8 % sur 1200 m (c'est ce qui est écrit sur le panneau).
Je ne m'affole pas et vais la monter en marchant du début à la fin. Ils sont quelques-uns à vouloir absolument la monter en courant, certains le paieront cher plus tard.


Ce cliché ne permet pas de voir correctement la difficulté qui nous attend.

Au sommet, je me remets à trottiner jusqu'à Saint-Georges de Luzençon. Faut dire que la pente est favorable pour courir. Je n'oublie pas de prendre de nouveau le viaduc en photo. Une petite pause vite fait pour me soulager (désolé m'dame !!) et une autre pour photographier le futur vainqueur, Ludovic Dilmi.

Après le ravitaillement, en plein cœur du village, je vais repartir en alternant course et marche jusqu'à Saint Rome de Cernon.
J'ai trouvé ce passage un peu long et monotone malgré la bonne ambiance qui régnait au ravitaillement du 56e kilomètre. Imaginez-vous en plein milieu de nulle part avec Peter et Sloane, Frédéric François et d'autres stars françaises des années 80 à fond pour nous faire oublier nos souffrances. Merci aux bénévoles,  vous êtes au top !!
Par contre, j'aurais aimé ne pas voir, vers le km 54, un véhicule de gendarmerie et 3 ambulances autour d'un coureur dans le fossé. D'après d'autres concurrents ce n'était pas bien méchant, je l'espère, car aucun moyen de vérifier l'information.

De mon côté, un nouvel élément vient me perturber. J'ai la gorge qui me chatouille de plus en plus, ma bouche qui devient pâteuse, qui se dessèche certainement les effets de mon rhume mais peut-être pas que cela. Je vais trouver sur les tables des morceaux de citrons qui me feront du bien, mais je bois de plus en plus malgré toute l'eau déjà avalé jusque-là (j'ai aussi pris un peu de glucose et de coca mais, en très petite quantité).



Désormais, je croise de plus en plus de coureurs sur le chemin du retour sur Millau. Je les félicite et leur souhaite d'aller au bout. J'ai même la chance de voir la première féminine que j'encourage et elle me le rendra, super sympa, merci beaucoup !!
J'ai hâte de voir Pascal, Patrick, Marc, Francine et peut-être Juan. J'arrive enfin dans la grosse difficulté du jour, la côte de Tiergues. C'est là que je croise Pascal. Je vais l'encourager avec beaucoup d'enthousiasme.



En retour Il m'annonce que Patrick a été contraint à l'abandon. Rapidement, il me dit aussi être inquiet pour le sac qu'il avait déposé à Saint-Affrique. Il a oublié de signaler son passage pour qu'il soit rapatrié à Millau par l'organisation. Mais pas le temps de s'éterniser, le biloute trace la route vers le paradis. N'ayant pas mémorisé son N° de dossard je ne peux rien faire, ce n'est pas grave, on ira chercher ses affaires après la course.
Cette côte est raide. Là encore, pas d'effort inutile, je marche. Même les accompagnateurs en vélo souffrent. Au sommet, je vais me remettre à trottiner puis, je vais croiser Francine qui me donne vite fait la position des uns et des autres. C'est là que j'apprends que Juan est devant moi. Je la laisse non sans l'avoir encouragé pour la suite.

Puis je croise Marc, qui me demande où est la crêpière. Je lui dit l'avoir croisé il y a une trentaine de secondes, mais c'est peut-être une ou deux minutes. Je ne sais plus très bien. En retour, Marc m'annonce que Juan est loin devant moi. Bonne route l'ami !!

Je sais que Juan a laissé un sac à St Affrique pour se changer. Il va donc perdre un peu de temps alors si j'accélère, et ça tombe bien, ça descend, peut-être que j'arriverais à revenir sur lui.
Je dépasse à nouveau Batman et une petite centaine de coureurs dans cette belle côte. J'ai les quadriceps droits qui explosent mais au moins j'aurais tout donné. A ce moment-là, je ne pense même plus à l'abandon.



Saint-Affrique, 3 minutes d'arrêt.
J'avale un petit jambon beurre, un gobelet d'eau et c'est reparti mais je n'ai pas été très lucide. Je ne suis pas entré dans la salle pour voir si mon ami était là. Hors de question de faire demi-tour.

ACTE 2 : le bout du tunnel

Le retour sur Millau commence par la côte descendue à toute vitesse peu de temps avant. La grimpette sera longue mais comporte des parties moins raides permettant de trottiner un peu. Mon regard se fixe sur une personne qui à l'air de ressembler à Juan mais, de loin je ne vois pas de sac à dos, alors j'ai des doutes Mais en me rapprochant, c'est bel et bien lui qui est là et en revenant à sa hauteur je lui fais la surprise. Je suis heureux de l'avoir retrouvé mais j'ai tout donné pour revenir sur lui et suis HS.
En regardant les chiffres, il est passé 28 minutes avant moi et entre Millau et St Affrique je suis passé de la 1017e place à la 883e.
Juan m'affirme que nous allons terminer ensemble. Ca me va bien mais, je ne veux pas le retarder. Il préfère trottiner quand ça monte et moi quand ça descend. On trouvera un excellent compromis, courir quand on pourra, car ça devient dur pour tous les deux, les pneus chauffent !!
Avec le jour qui disparaît, les températures descendent. Je vais donc passer ma veste et mettre en place la frontale sur ma casquette.
Le tonnerre que nous entendons n'est pas bon signe pour la suite. Heureusement, les dieux du sport seront super sympa avec nous, car seuls de nombreux éclairs illuminant le ciel de cette belle région nous accompagnerons jusqu'à la fin, sans pluie. Incroyable.
Nous allons remercier tous les bénévoles que nous allons croiser, tous les gendarmes qui ont fait du bon boulot pour nous permettre de courir en toute sécurité.
A Saint Rome de Cernon, le ravitaillement a été rapatrié dans la salle. J'en profite pour aller aux toilettes mais j'en ressors avec une forte envie de vomir. Je signale à mon pote que je l'attends à l'extérieur. Il aura la même réaction que moi, mais après quelques secondes il faut repartir.
On se fixe de petits objectifs intermédiaires, ce qui nous permet d'avancer doucement mais sûrement. On papote pas mal entre nous mais aussi avec des coureurs en excès de vitesse. Nous encourageons aussi les derniers concurrents que nous croisons, ce sont proncipalement des marcheurs et pour eux, la route est encore longue. Avant dernier ravitaillement rapide puis arrive enfin la côte du viaduc.
C'est en marchant que nous allons la monter mais aussi la descendre. Même en descendant j'ai les pieds qui chauffent... A noter qu'à notre passage sous le viaduc, son éclairage s'est coupé, un signe ?
Dernier ravitaillement. On se fait une petite pause sur un banc quand le meneur d'allure des 14 heures s'installe à côté de nous. J'en profite pour tester le cocktail de Juan mais on ne s'éternise pas.
Ce meneur nous dit avoir 3 minutes d'avance sur son objectif, alors dès le 97e km nous allons nous remettre à courir. Désormais tous les kilomètres sont annoncés et défilent assez vite, nous sommes en centre-ville de Millau.
Beaucoup d'encouragements, ça motive pour aller au bout. 99e km, puis le parc de la victoire et toujours de nombreux bravos nous sont lancés, ça fait chaud au coeur, l'émotion monte.
Nous franchissons la porte main dans la main en ayant oublié notre légendaire galanterie.



Désolé pour la demoiselle que nous avons "grillé" à 10 mètres de la ligne.
Heureux de l'avoir fait, très ému, je ne sais plus où je suis. On nous remet notre diplôme, un sac contenant un magnifique drap de bain aux couleurs de la manifestation et du principal sponsor.


Je suis aussi heureux car je n'ai aucun bobo, juste une petite ampoule de rien du tout que ma fille a soigné le lendemain.
Je peux enfin retirer ce sac à dos. Il n'était pas lourd, mais au bout de 100 km ça soulage et contrairement à ce qui est généralement dit dans les tests de matériels, il ne s'est pas fait oublier...
Les retrouvailles avec les amis permettent d'échanger nos impressions. Neptune m'annonce avoir abandonné suite à un début de tendinite, il n'a pas pris de risque. C'est une sage décision.
Même constat pour Patrick qui n'était pas au meilleur de sa forme et qui a jeté l'éponge à St-Affrique. C'est une décision lourde à prendre et il faut avoir beaucoup de courage pour renoncer.

Il se fait tard, certains ont envie d'aller au lit. Pascal et moi quitterons la fête après avoir avalé une bonne bière.
Désormais, la réponse à la question "as tu fais Millau ? ", je pourrai répondre "oui, je l'ai fait !!! "
La Mecque du cent borne porte bien son nom. Les paysages sont magnifiques mais Belvès vaut aussi de détour, car la Dordogne est belle, peut-être plus riche en monuments à voir le long du parcours.

Maintenant que l'épreuve du Morvan qui n'existe plus, c'est pour moi, sans aucun doute le 100 km sur route le plus difficile de France qu'il faut faire au moins une fois dans sa vie.
J'y retournerai, mais ça ne sera pas avant 2016, car en 2014 pas d'ultra, 2015 les 100 km d'Amiens (si un volontaire veut bien être mon accompagnateur en vélo). Il faut reconnaître qu'un accompagnateur est une aide morale et matérielle importante qui soulage beaucoup le coureur.
Bravo à tous les participants, terminateur ou pas.
Enorme bravo à Pascal qui a réussi son objectif de passer sous les 10H00 et de fort belle manière sur ce parcours très exigeant. Bravo à Francine et à Marc qui ont fait une très belle course.
Bon rétablissement à Patrick et Christian. Les gars, vous l'avez déjà fait et vous le referez sans problème.
Merci à toutes les personnes qui m'ont encouragé.
Merci à cette belle organisation, aux bénévoles, aux secouristes, à tous les supporters des villages traversés.

Prochain grand rendez-vous, la Saintélyon le 06 décembre. Course mi-route, mi-chemin de 75 km et de nuit entre Saint-Etienne et Lyon.

Mes photos sur Picasa



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dimanche 13 mai 2012

23,5 km la course du viaduc de Millau (12)-13/05/2012



Comment vous raconter tout ce qui s'est passé ce week-end du 13 mai 2012 dans la région de Millau sans oublier le moindre petit détail ?
Je pense que ça va être long et me prendre beaucoup de temps.

Tout a commencé par un clic le 29 septembre 2011 à 9h18, date à laquelle se sont ouvertes les inscriptions pour une course dont l'objectif principal est d'avoir le privilège de fouler le célèbre viaduc de Millau.
Si j'ai "sauté" sur cette course c'est qu'elle ne s'est déroulée qu'une seule fois, en 2007 et que nul ne sait si elle sera à nouveau organisée par la suite.
Au fur et à mesure des annonces de participation des ami(e)s PCaPien(ne)s je me réjouis d'avance de cette belle rencontre et j'ai hâte d'y être.

Pour ce qui me concerne, mes déboires en début d'année m'ont fait douter, je me suis même vu dans l'obligation d'annuler le marathon d'Annecy à cause d'un soucis qui n'avait rien à voir avec le sport mais en suivant à la lettre les conseils du médecin le samedi 12 mai, à 7 heures du matin, ma femme, mes filles et les chiens prennent place à bord de la voiture direction Millau via Mesves-sur-Loire dans la Nièvre où toute ma famille séjournera le temps de la course.
Après 2 heures de route je continue donc seul ce voyage qui sera un peu perturbé par les nuages très bas et le brouillard entre Clermont Ferrand et Saint-Flour.

Vers 13 h 00 je fais face à un viaduc, celui de Garabit dans le Cantal construit par Eiffel.



J'en profite pour faire une pause technique, me ravitailler sans oublier de prendre quelques photos puis je continue mon périple.
En arrivant sur Millau je vois un panneau annonçant la ville où se trouve mon hôtel. Je vais donc modifier mon planning pour aller retirer la clé de ma chambre en premier ce qui me laissera le reste de l'après midi pour m'occuper de mon dossard puis retrouver Anne-Marie (Soleia), faire la connaissance de Laurent3336 (Laurent) ainsi que de Neptune (Christian).
Le seul hôtel abordable que j'ai trouvé est à petite cinquantaine de kilomètres de Millau, à Meyrueis, cité du département voisin, la Lozère, dans le parc naturel des Cévennes à deux pas du Gard et de l'Aveyron.



La région est jolie. Je m'arrête d'ailleurs deux fois pour prendre des photos sur une route étroite et sinueuse. Juste avant d'arriver à Meyrueis un sms de Soleia m'annonce qu'elle est déjà passée à l'hôtel et qu'elle file vers Millau (nous avons réservé dans le même établissement). Elle devait être accompagnée d'Hélène mais comme elle a eu des soucis de santé elle a dû se résigner à rester chez elle. Nous aurons une pensée pour elle car nous savons qu'elle est très déçue. Je lui souhaite aussi un bon rétablissement.
J'arrive enfin dans une petite bourgade bien sympathique d'environ 882 âmes (source Wikipédia) qui doit vivre principalement du tourisme vu le nombre d'hôtels et de restaurants. Je récupère ma clé, fait un petit tour dans le village en attendant que le responsable arrive pour régler ma note.




La vue de ma chambre

Une fois soulagé de quelques dizaines d'euros je reprends la route dans l'autre sens sauf qu'à Aguessac où je vais bifurquer vers la gauche. Le Viaduc de Millau apparait au loin, ça donne déjà envie d'être dessus.
J'avais imaginé une circulation plus dense si bien que je trouve facilement une place avenue Jean Jaurès comme je l'avais repéré sur un plan que j'avais étudié à la maison. Des panneaux indiquent que le village de la course est à 10 minutes à pied, c'est parfait !
Je n'aime pas trop m'approcher par peur de me retrouver coincé par la suite et j'aime bien marcher...



Un petit sms pour prévenir Soleia que j'arrive. Je file directement dans la salle pour retirer mon sésame. Il y a du monde mais pas de queue pour avoir mon enveloppe et mon petit sac cadeau.
A peine le temps de faire quelques photos, comme il y fait très chaud je ressors et je tombe sur Soleia et Laurent.
Pour ne pas oublier, je remets immédiatement à Anne-Marie un pli de la part de Pgaz puis je leur propose d'aller boire un verre, j'ai une soif...
Auparavant Laurent tient à aller à sa voiture car il a apporté des cadeaux pour tous les PCaPien(ne)s. D'excellents cannelés, une spécialité de sa ville Bordeaux. Je ne connaissais pas, c'est super bon, énorme merci Laurent.





A peine son verre avalé que Laurent doit nous quitter car il est attendu ailleurs, nous le retrouverons le lendemain.
En attendant l'arrivée de Neptune, Soleia et moi allons faire un petit tour en ville, nous ferons quelques boutiques et profiterons des animations dans la ville, c'est très sympathique.
Je lui propose aussi de n'utiliser qu'une seule voiture pour retourner à l'hôtel. Elle va donc déplacer son véhicule sur un parking et le lendemain j'essaierai de m'en rapprocher au maximum.



De retour dans le village de la course en attendant notre ami je regarde de plus près les stands mais comme il n'y a pas grand chose d'intéressant je ne resterai pas longtemps.



Enfin, Neptune s'annonce auprès de Soleia, nous allons à sa rencontre et le retrouvons à l'entrée du parc de la Victoire.
Vu l'heure, il nous faut trouver quelque chose à manger. Tous les restaurants et toutes les brasseries du centre de Millau proposent des pâtes, il n'y a que l'embarras du choix.



Après un repas correct, surtout le dessert, il se fait tard et nous avons un peu de route pour rejoindre l'hôtel. Nous quittons Neptune après lui avoir remis le cadeau de Laurent.
Neptune a rencontré quelques soucis d'organisation. Il n'a pas d'hébergement alors il va dormir dans sa voiture, nous lui souhaitons bon courage !!
Le petit village où se trouve notre hôtel est encore vivant contrairement à ceux que nous avons traversés en cours de route. Avant d'aller au lit je retourne à la voiture car j'ai oublié le chargeur de mon téléphone puis je prépare toutes mes affaires pour être prêt à l'heure H.



5 H 00 mon téléphone me réveille. Un petit coup d'œil par la fenêtre et je constate que le ciel est bien dégagé, c'est l'annonce d'une belle journée mais à cette heure il fait frais.
Douche, habillage, rangement puis je descends mes affaires à la voiture peu avant 6 h 00. En attendant Soleia j'échange quelques sms avec mon ami Montpelliérain Thierry qui sera aussi de la partie. Le rendez vous est fixé à la salle de retrait des dossards où les stands des commerçants ont laissé place à la consigne.
Visiblement l'hôtel a accueilli de nombreux coureurs et c'est un peu le cas dans tous les villages du coin. Faut dire que 15 000 coureurs avec leurs accompagnateurs ça fait du monde à héberger. Une dame remarque mon petit numéro de dossard, non madame je ne suis qu'un coureur au clic rapide. Le petit-déjeuner avalé Soleia règle sa note et nous allons à notre rendez-vous tant attendu vous avec un pont.



Ce n'est pas la place qui manque sur le parking ou Soleia a laissé sa voiture la veille. Derniers préparatifs puis direction la salle. Il est environ 7H30, nous avons le temps pour y aller tranquillement.



Nous y retrouvons Thierry déjà prêt à en découdre. Mon sac au chaud, direction la fontaine au bout de l'avenue de la République où Neptune doit nous attendre et effectivement il est bien là, en tenue lui aussi, décontracté, les mains dans les poches.





Quelques clichés et en attendant d'entrer dans un sas nous allons observer les tenues et déguisements des autres concurrents. La température commence à monter et nous sommes impatients de partir. Echauffement ? ben non, on partira cool en guise de mise en jambes.
Sans nouvelle de Laurent nous décidons de nous rapprocher de la ligne de départ. Nous aurons aussi une pensée pour Valérie (Riri) qui s'est blessée et qui aurait dû être à nos côtés. A toi aussi un bon rétablissement.

Il y a 4 sas. Les deux premiers sont réservés au plateau élite et à celles et ceux qui veulent faire un chrono, les deux derniers pour ceux qui souhaitent courir en groupe. Le premier sas, dans lequel je devais me trouver, je ne sais pour quelle raison, partira à 9 heures les autres partiront toutes les 7 minutes. Comme je suis venu ici pour faire une course plaisir en compagnie de mes ami(e)s nous partirons dans l'un des 2 derniers sas. Neptune resta avec nous mais son objectif est de partir plus lentement que nous.



La pression monte, la musique (il me semble que c'était ERA ??) me donne des frissons. Le speaker annonce le décompte repris par toute la foule, 10, 9, …, 5, 4, 3, 2, 1 PAN !!!!
C'est parti sous les cris et les applaudissements d'une foule en délire. Nous avançons à petits pas puis 7 minutes plus tard de nouveau le même scénario pour le départ de la seconde vague, idem pour la troisième puis nous nous retrouvons en première ligne de la 4e et dernière vague avec un départ fixé à 9 h 21.





Ca fait tout drôle de voir une route dégagée devant nous et cette foule massée derrière les barrières de chaque côté de la chaussée.

A peine 2 minutes d'attente et de nouveau le même rituel, musique, décompte et l'aventure tant attendue commence après s'être souhaité une bonne course.
Neptune se sent des ailes et démarre comme une balle, pour quelqu'un qui voulait partir cool derrière il prend de l'avance. Les nombreux spectateurs nous encouragent et je commence à faire quelques petites accélérations pour prendre des photos.



Le viaduc est en vue, il est beau et grand ce qui me fait dire que la montée doit être raide. L'allure me convient parfaitement. Thierry n'arrête pas de papoter et de sortir des vannes qui nous font rire et oublier l'effort. Tout le monde est heureux d'être là et à voir les différentes tenues des concurrents on imagine que tous les départements français sont représentés. Il me semble aussi avoir entendu le speaker parler de 15 nationalités représentées.



A peine 4 km que Soleia et Thierry doivent faire une pause technique dans les broussailles, cela aura son importance plus tard.
Le viaduc se rapproche et joue parfois à cache-cache avec nous, puis au 5e km, changement de direction à droite toute et là on rentre dans le vif du sujet, ça monte grave.



D'un côté le pont que nous sommes venus voir de près et de l'autre un long serpentin de coureurs qui se superpose, c'est impressionnant.



Beaucoup alternent marche et course, d'autres ne font que marcher. Comme la route s'est bien resserrée et que nous avons rattrapé des coureurs de la vague précédente il y a beaucoup de monde et il n'est pas facile de doubler surtout que les accotements ne sont pas très praticables.



Je m'arrête souvent pour prendre des photos tout en gardant un œil sur mes comparses qui prennent de l’avance. Je ne prends pas le risque de me griller pour revenir à leur hauteur, je trouverai bien un endroit plus favorable pour le faire.



C'est à l'entrée de l'aire du Viaduc de Millau, site offrant un panorama sur le pont aux automobilistes de l'autoroute A75 reconverti pour l'occasion en zone de ravitaillement, que le groupe se reforme. Un ravitaillement en eau nous attend, ça fait du bien. On nous a proposé des gels que j'ai refusés.



Et c'est reparti pour LE rendez-vous extraordinaire. Quelques virages plus loin, le bitume du viaduc fait son apparition avec son long cortège de runners. C'est impressionnant, magique, je ne sais quoi dire.



Une fois sur l'ouvrage d'art nous immortalisons l'instant, une dame a eu la gentillesse de nous photographier.



Nombreux sont les concurrents qui sortent leur appareil, certains ont même apporté le champagne pour fêter l'événement mais aussi pour arroser leur anniversaire, inoubliable !!
Thierry croise une copine de club et la salue. C'est que ça monte toujours, contrairement à ce qu'on pourrait penser ce pont est loin d'être plat. Soleia gère sa course parfaitement et toujours avec le sourire. Laurent qui est déjà sur le retour nous fait un petit coucou.



On n'a qu'une vision lointaine de cette belle vallée du Tarn donc aucun risque de vertige. On sait que sous nos pieds il y a 270 mètres de vide mais je n'y pense pas. J'ai du mal à imaginer comment un tel ouvrage a pu voir le jour car le pont n'est pas plat, il n'est pas droit, il est très haut. Je ne sais pas si j'aurais pu travailler à la réalisation de ce mastodonte de béton et d'acier car je pense que pour cela il ne fallait pas avoir le vertige.




Pour revenir à la course, je me dis qu'une fois au bout nous souffrirons moins car nous serons dans le sens où ça descend sauf qu'une fois le demi-tour effectué nous aurons à lutter contre un vent qui souffle bien. Encore quelques photos. Je papote avec un monsieur qui porte un maillot de la SAM Paris 12, le club de l'ami Pascal. Neptune nous croise et nous l'encourageons.



La sortie du viaduc approche, mais auparavant un panneau nous informe que les photographes officiels sont un peu plus loin alors il est conseillé de montrer son dossard.
Clic-clac et nous revenons sur une autre partie de l'aire d'autoroute où un second ravitaillement en liquide et en solide nous attend.





Je vais boire 2 petites bouteilles d'eau, manger du pain d'épice et c'est reparti.
Dans ma tête le plus dur est fait et je ne suis pas le seul à le penser sauf qu'en quittant l'aire d'autoroute une petite côte nous attend. C'est quand que ça descend ????
J'arrive à la hauteur d'une personne qui porte un maillot de l'AS Nandy, un club de la région parisienne que notre amie Francine connait bien. Je l'encourage, elle se tourne alors vers moi et là je reconnais Nadia une amie facebook.



Une petite bise et tout le monde fait connaissance rapidement avant d'aborder la descente. Je me retourne pour voir s'éloigner ce géant que nous avons pu toucher du doigt quelques instants. Quelques spectateurs sont là et nous encouragent, les nombreux bénévoles aussi ont été exceptionnels, merci à tous.
Enfin la descente commence. A ce moment précis nous sommes sur un chemin. Nous retrouvons le bitume quelques dizaines de mètres plus loin, sur une petite route sinueuse qui va nous ramener à Millau. Un dernier coup d'œil au viaduc et nous allons faire une belle descente qui nous permettra de passer de nombreux coureurs.



A la marque 3000 qui nous annonce donc qu'il reste 3 km, Anne-Marie me demande de partir car l'objectif MBO est possible mais on ne le saura jamais car j'ai refusé son offre, nous avons commencé ensemble, on termine ensemble.
Et on double, on double. Enfin la ville est là, de nombreux riverains nous encouragent. Certains nous arrosent, il parait que c'était des pompiers mais je n'ai pas fait attention car j'ai tenu a protéger mon appareil photo de l'eau. Thierry fait quelques grimaces. Je lui demande si ça va, il me répond qu'il n'est pas loin d'avoir des crampes et qu'il fait attention à son genou.
En bas de la côte nous allons tourner à gauche et là nous devons faire face à un petit raidillon qui va en faire souffrir quelques-uns mais sur le sol la marque 1000 nous indique que nous ne sommes plus loin du but.



Nadia est là aussi. Je suis incapable de dire si c'est elle qui est revenue sur nous ou l'inverse.
Nouveau changement de direction à gauche et là il y a du monde derrière les barrières qui crie.



L'arche fait son apparition, un dernier effort et nous franchissons la ligne tous ensemble en un peu plus de 2h44.
On nous retire la puce, on nous remet un sac contenant un petit ravitaillement et une très belle médaille.



Mes compagnons de route m'accompagnent dans la salle où je vais récupérer mon sac et me changer. Laurent nous rejoint une binouze à la main, j'ai hâte d'en déguster une.



En sortant de la salle Neptune est là. Nous nous dirigeons tous ensemble à la buvette. Anne-Marie va nous offrir une binouze bien fraiche, ça fait du bien. Tout le monde à l'air satisfait de sa course, c'est génial. Mais que le temps passe vite. Nous avons tous pas mal de route à faire pour rentrer alors il faut nous dire au-revoir. Nous saluons Thierry, Laurent et Neptune. Neptune qui doit faire son tiercé, pardon, quinté, avant de partir.
Soleia et moi arrivons sur le parking et là catastrophe, elle a perdu sa clé de voiture. Bien sûr pas de double, sa carte d'identité, sa carte bleue dans le coffre. Je lui dis que la seule solution est de contacter l'assistance mais ce n'est pas gagné. A l'arrivée du dépanneur, qui ne peut pas ouvrir la voiture, il lui propose de l'emmener à la gare où un billet de train l'attend, je la laisse pas très rassuré par la suite des événements mais j'ai pas mal de route à faire et il est déjà plus de 14 heures. Elle m'informera pas sms de ses déboires et en fin d'après midi son dernier texto étant rassurant je terminerai ma route très fatigué mais soulagé.
Je me suis arrêté trois fois pour éviter l'endormissement, si bien que je suis arrivé dans la Nièvre vers 19h30 soit une heure et demi de plus par rapport au temps prévu par le GPS au départ de Millau. Mais belle-maman ne veut pas ma laisser repartir le ventre vide alors je ne reprendrai la route que vers 21 heures pour arriver à minuit à la maison; Heureusement à cette heure là ça roule bien sur la capitale. Et voilà comment se termine ce beau week-end, avec plein d'images dans la tête. Des images de ce beau viaduc bien sur mais aussi de cette belle rencontre avec les PCaPiens. J'espère vivre d'autres événements aussi beaux encore plein de fois, vivement la prochaine !!!!
Merci à Soleia pour tout ce qu'elle fait pour le site, merci aussi pour la bière à l'arrivée.
Merci à Laurent pour les cannelés et ta gentillesse. Merci à Neptune pour sa joie et sa bonne humeur permanente. Merci Thierry d'être venu et d'avoir mis une bonne ambiance. Au fait Sophie est au courant que tu t'es marié avec Soleia pendant la course ?

Une course parfaite, merci aux organisateurs. Merci aux bénévoles et à toutes les personnes qui ont rendu possible cet événement.
Bravo aux 13 500 coureurs qui ont franchi la ligne d'arrivée.
Rendez vous en 2014, c'est officiel sur le site d'Eiffage, la date reste à défini. Certains parlent de la fin de l'année car le viaduc a été inauguré en décembre 2004 et peut-être de nuit. On verra bien mais une chose est sûre je ne ferai pas la route seul car c'est trop fatiguant. D'ici là Riri, Petitrenardbleu seront rétablies, on compte sur vous et sur d'autres...

Difficile de faire un choix parmi toutes mes photos qui sont là : https://picasaweb.google.com/113245630134072672330/20120513CourseViaducMillau#

Merci de m'avoir lu car j'ai été un peu long, toutes mes excuses.

MBO :
Participation/Organisation 2 pts : 2
Course terminée 2 pts : 2
Distance 1 pt/km : 23
Objectif 10 pts : 0
Solidarité 10 pts : 0
Record sur distance 10 pts : 0
Record sur épreuve 5 pts : 5
Scratch 3/2/1 : 0
Catégorie 3/2/1 : 0
Signes distinctifs 3 + 2 + 3 : 8
Récit 2 ou 1 : 2
TOTAL : 42 
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